Francis Wilson

Une exposition au musée Jean Lurçat d’Anger, musée de la tapisserie, retrace l’itinéraire de Francis Wilson .

On a découvert Francis Wilson dans les années 1980; ses structures tissées de terre et de couleurs côtoyaient les structures légères de Marinette Cueco dans les biennales de tapisserie.

Par la suite, Francis Wilson a travaillé sur la toile et les noeuds.

Puis sur l’empreinte .

Un peu après, dans son atelier du Lubéron, il peint sur la toile mais tendue sur un châssis, on devine que les traces colorées sont la suite des tissages, fils et autres cordes, mais c’est avec plus de couleur.

Au fil du temps, sa graphie évolue et s’épure. Il met en relief des formes pour réaliser des volutes colorées.

Puis il épure le trait et la couleur ceci sur du calque comme support. Des dessins affinent encore plus la trace.

Sa dernière période que nous fait découvrir l’exposition ce sont des petits formats où c’est la vibration de la couleur qui domine, mais ce sont les traces du pinceau qui apparaissent. Les fils sont encore là, mais se sont des tissages de couleurs. .

Pour en savoir plus, la présentation du musée:

“Le musée Jean-Lurçat et de la Tapisserie contemporaine propose une exposition rétrospective de l’artiste américain Francis Wilson, né en 1935 et installé en France depuis la fin des années 1960. Son parcours artistique fut reconnu tôt par des institutions et grands musées français, qui ont acquis des œuvres clefs de sa création (Fonds national d’art contemporain, musée d’Art moderne de la Ville de Paris, musée des Arts décoratifs de Paris).

Artiste atypique et autodidacte, Francis Wilson, qui vit à New-York au début des années 1960, découvre l’Europe et s’installe à Paris en 1967. Il se consacre entièrement à sa pratique artistique à partir de 1974. Sa rencontre au début des années 1970 avec Michel Thomas et le réseau d’artistes de l’association « Textile/Art », auquel appartient également le licier-créateur Pierre Daquin, est déterminante et l’encourage à poursuivre dans cette voie.

Ses œuvres sont d’abord de modestes formats, sculptures en fibres de coco, nouées et peintes, sorte de « voyage dans l’univers corporel » (Michel Thomas). Il est alors proche des recherches de l’art brut.

Puis, très vite, dès 1978, Wilson aborde le grand format, notamment avec la suite des « Tjurunga », dont le musée d’Art moderne de la Ville de Paris acquiert un exemplaire à la suite de la grande exposition en 1985 au musée des Arts décoratifs « Architextures 85/Fibres art 85 ». Telles de grandes enveloppes ou de lourds manteaux, les trois « Tjurunga » qui composent ce cycle sont des bas-reliefs dont les plis naturels sont provoqués par la structure de l’œuvre, le nouage de fibres de coco enduites de peinture et de sable.

En 1981, le grand triptyque Memories of a Santacruzian Spring, composé de trois carrés noués de 2 mètres de côté, est sélectionné pour la 10e Biennale internationale de la tapisserie de Lausanne, puis acquis par le Fonds national d’art contemporain.

L’exposition proposée au musée Jean-Lurçat et de la Tapisserie contemporaine suit ainsi l’évolution de l’artiste qui, à la fin des années 1990 et aux débuts des années 2000, peint des œuvres sur châssis avec un graphisme vigoureux. Ces derniers tableaux sont un éclatement de couleurs avec les cycles « Couleurs sans paroles » ou « More couleurs sans paroles » dans de petits formats expressifs. L’exposition permet également d’engager les prémices pour une donation de l’artiste aux musées d’Angers”

Lien vidéo.: https://www.textile-art-revue.fr/artistes/videos-art-textile/francis-wilson/

Son Site où j’ai puisé beaucoup d’illustrations : http://www.francis-wilson.com

Extrait du catalogue datant de 1981 ci dessous

1981
Mémorie Of a Santacruzian. Spring. 3 pieces

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