OFFICE DE TOURISME DU VAL FOURRÉ.

EXPOSITION « OFFICE DE TOURISME DU VAL FOURRÉ »

C’est une exposition artistique de Saïd Bahij, Rachid Akiyahou et Maxime Raffard au Musée de l’hôtel Dieu de Mantes la Jolie.


L’exposition détourne les codes de la communication touristique pour écrire les pages oubliées du guide de Mantes-la-Jolie concernant le quartier du Val Fourré.

Ma perception est que cette exposition est organisée comme un grand poème Rap.

Les codes visuels utilisés sont mélangés, et on passe du récit des architectes de ce quartier dans cette France post coloniale des trente glorieuses aux traces des vécus des habitants dans ce qui est devenu leur quartier. Du vécu du quartier des aviateurs ou des musiciens à la 404 qui fait le voyage au Maroc, etc… chaque bloc visuel se suive en cadence sous des formats différents et répétitifs.

Ce long poème graphique nous montre au delà de son bâti, comment les habitant y vivent et …..

Les Mozarts du VF

Des barbecues à la musique comment la diversité a créé un quartier qui a son identité.

L’exposition aurait pu être plus grande encore, d’autres morceaux choisis sont restés au centre culturel le Chaplin ou dans une exposition photo Val Fourré/Londres.

On espère que la ville de Mantes commandera à cet équipe d’autres expos sur la ville ou sur les entreprises de la région là où travaillent beaucoup de gens du Val Fourré.

Les mots de l article: OFFICE DE TOURISME DU VAL FOURRÉ, Saïd Bahij, Rachid Akiyahou et Maxime Raffard, Musée de l’hôtel Dieu de Mantes la Jolie, Val fourré, Saïd Bahij,

Philippe-Righini artiste

Au salon de Jambville, c’est la découverte du travail sur le bois de Philippe Righini (Woodworker) qui m’a passionnée .

Commençons par ses petites pièces de bois .

De plus près

Righiniphilippe.

Petit travail minimaliste, un savoir faire de la gouge

Righiniphilippe. Petit format chêne
Righiniphilippe. Petit format chêne oxydé

Righiniphilippe. Petit format chêne oxydé et orme.

Petit format chêne oxydé et orme.

Righiniphilippe. Petit format chêne texturé oxydé+frêne et encre de Chine

Righiniphilippe. Poirier oxydé

Righiniphilippe. Poirier oxydé …

Righiniphilippe. Bois de chêne partiellement oxydé, incrusté de laiton . 135/135 mm

Righiniphilippe. Bois de chêne partiellement oxydé, incrusté de laiton .diamètre 155 mm
Righiniphilippe. Bois de chêne partiellement oxydé, incrusté de laiton . 135/135 mm

Righiniphilippe. Bois de chêne partiellement oxydé, incrusté de laiton . 135/135 mm

Righiniphilippe. Série ogives . Bois de chêne tourné 580 de haut mm
Righiniphilippe. ogives . Bois de chêne tourné encre de Chine 580 de haut mm

Righiniphilippe. ogives . Bois de chêne tourné 580 de haut mm

Righiniphilippe.

Il réalise aussi des photos.

Righiniphilippe. Fougères et boulot…..poil au dos

Righiniphilippe. 15 mars 2025

Righiniphilippe. 1923. Frémainville

Righiniphilippe. Misty morning

Righiniphilippe. Un noyer, une moto, un matin brumeux

….

Des dessins

Et pour finir quelques dessins de cet artisan/artiste qui nous emmène dans une pureté de la forme et de la matière dans chaque domaines qui réalise.

Pour aller plus loin il faut voir son site https://philipperighini.wixsite.com/atelierwook/atelier

Où on peut y lire :

Less is More » 

Cette citation de l’architecte allemand Mies Van der Rohe guide mon travail artistique. En partant d’un morceau de bois brut j’essaye d’intervenir le moins possible afin de révéler la richesse que la matière cache en son sein. Mes gestes vont s’articuler autour d’une ligne directrice fluide et épurée qui va orienter le regard tout en laissant l’interprétation libre

Ferdinand Holder

Autoportrait avec rose 1914

Petit plaisir de l’histoire de l’art est de voir le parcours d’un peintre comme Ferdinand Holder.

Sachant que pour voir sa biographie, le site du musée d Orsay est très bien réalisé.

https://www.musee-orsay.fr/fr/agenda/expositions/presentation/ferdinand-hodler-1853-1918

On peut aussi lire à son propos la revue «  Connaissance des arts ».

Dans une conférence prononcée en 1897, le peintre suisse Ferdinand Hodler (1853-1918) exposait sa théorie du « parallélisme » qui veut que la nature comme l’humanité soit organisée en un ordre rigoureux. C’est cet ordre que doit rechercher l’artiste dans tous les aspects de son œuvre, paysage, peinture d’histoire et même portrait….

Car ce peintre du début XX ème siècle a influencé des peintres comme Kandinsky, Mondrian et d’autres, il a porté la modernité à la peinture.

On connaît bien ces peintures de montagne de sa fin de carrière en 1918 et on le rattache aux impressionnistes ou post-impressionnistes qui ont façonné la représentation du paysage. Il y a dans sa peinture très avant-gardiste un trait, un caractère, qui ont donné à beaucoup de peintres une envie de se dépasser pour trouver un art qui porte.

Lac de Genève et chaîne du Mont-Blanc à l’aurore (1918), Bâle, Kunstmuseum
Lac de Genève et chaîne du Mont-Blanc

mais c’est son itinairaire qui est intéressant à suivre.


 Paturage … 1878. Oil on canvas, 55.4 x 46 cm.

Autoportrait debout 1879

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Le Bois des Frères 1845

Au pied du Petit Salève (1890)

Et le même paysage

1893

At The Foot of the Petit Saleve, Ferdinand Hodler
Au pied du Petit Salève (1893)

La particularité de Ferdinand Hodler est que le paysage n’est qu’une partie de ses sujets. il s’ intéresse aussi aux personnes.

Bûcheron 1910.

Sans travail (1891), collection particulière

La Nuit, 1889-1890, musée de Berne

Dans son tableau La Nuit (1889-1890), Ferdinand Hodler se représente deux fois entre sa première femme, Bertha Stucki, et son amante Augustine Dupin, éveillé par une créature drapée de noir, la mort, et endormi en haut à gauche. L’œuvre suscite le scandale lors de sa première présentation au Musée Rath de Genève en 1891 et assure le succès de son auteur. 

Et cette force dans le traitement graphique des portraits ou bien le sujet comme cette peinture de sa compagne à la veille de sa mort

Valentine à l’agonie, 24 janvier 1915 (1915), Bâle, Kunstmuseum

Le Lecteur (vers 1885), Madrid, musée Thyssen-Bornemisza

Il est souvent rattaché au courant symbolique.

L’élu. Mystère du titre de l’initiation. 1903

Sur le site espagnol ( histitia-arte ) l’explication de ce tableau est : »L’élu montre une sorte de rituel païen, un mystérieux rite d’initiation dans la nature dans lequel apparaissent six figures angéliques flottant dans les airs et portant des fleurs. Les anges entourent un enfant nu et accoussé qui lève les yeux et se tient devant un buisson également nu. Un paysage d’arrière-plan à peine esquissé donne la touche onirique à cette étrange danse.

Nous pourrions interpréter la peinture de milliers de façons. Si quelque chose caractérise le mouvement symboliste. Subjectivité. Peut-être que Hodler voulait que ces six femmes ailées représentent les porteuses de la vie (symbolisées par les fleurs) et se préparent à passer cette vie à l’enfant, à cette plante du centre. Il est choisi par les forces de la nature.

En mélangeant le chrétien et le païen, le peintre obtient ce mysticisme si au goût du mouvement qui a révolutionné l’Europe de la fin du XIXe siècle et qui préparera le terrain pour la naissance des avant-gardes artistiques. »


Le Printemps (1901), Essen, musée Folkwang.


Le Sentiment (1901), collection particulière.

En même temps que ces tableaux que l’on met dans le mouvement symbolique un traitement graphique beaucoup plus libre qui avec les années va se simplifier pour nous donner cette joie de percevoir derrière le tableau une force que seuls des artistes peuvent réaliser.

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Ruisseau dans la forêt de Leissingen (1904), Kunsthaus de Zurich.

Le Salève en automne 1891

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Maggia delta before sunrise, 1893

The Gantrisch, 1898


Le massif de la Jungfrau vu depuis Mürren, 1911

The Grand Muveran, 1912


Dents du Midi vue de Champéry. , 1916

Ruisseau de montagne près de Champéry (1916), musée des Beaux-Arts de Winterthour

Ferdinand Hodler, Lac Léman, avec les collines du Jura, peinture de paysage, 1911


Lac de Thoune aux reflets symétriques – 1909
huile sur toile
67,5 x 92 cm, 
Musée d’Art et d’Histoire.Genève

On peut voir aussi cette vidéo sur les peintures de Hodler plus complète que les quelques images que j’ai voulu partager.

https://www.youtube.com/watch?v=VOX8E9fb_P0m

Abstraction au MUMA

Le MUMA, MUsée d’art moderne André Malraux de la ville du Havre, nous montre une exposition sur l’abstraction,

Pour cela, les responsables du Musée et de l’exposition sont partis du principe « que l’abstraction ayant été l’une des grandes questions artistiques du XXe siècle, cela a donné des œuvres abstraites remarquables. Et l’exposition est là pour présenter cette aventure ». Ils ont choisi de façon très pédagogique de montrer un exemple de chaque courant de l’abstraction et ils ont développé avec Julius Baltazar l’évolution de l’itinéraire d’un peintre qui utilise l’abstraction.

Pour voir le texte complet de l’exposition. https://www.muma-lehavre.fr/fr/expositions/itineraires-abstraits

L’affiche est la reproduction d’un tableau de Jean HÉLION, 1932, huile sur toile, 72,8 x 60 cm. Il est là pour présenter Abstraction géométrique.

« Déchargé de l’obligation au réalisme, l’artiste peut transformer l’espace de la toile en un formidable terrain de jeu et d’exploration. Jouer des formes et des couleurs »

Nature Morte

« Des siècles durant, les artistes n’auront eu de cesse de « mimer » le réel. Ou de tenter d’y parvenir du mieux possible « .

Ce sera Albert GLEIZES (1881-1953), Peinture familière, 1923, peinture à colle sur toile, 80,5 x 65,5 cm.

Paysage

« Le sujet se dissout. Et le paysage lui aussi s’efface. Il s’abstrait. L’histoire du paysage en peinture nous rappelle que le report sur la toile en deux dimensions d’un espace en trois dimensions oblige l’artiste à faire des choix, à adopter un cadre, un point de vue. Le paysage pictural est une vision d’un espace, une traduction, et, même très réaliste, une distorsion du réel. »

Nicolas de STAËL (1914-1955), Paysage, Antibes, 1955, huile sur toile, 116 x 89 cm

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Informel 

« Si le sujet se dissout, la peinture reste un langage. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, certains peintres feront l’expérience d’un langage abstrait ». 

Albert FERAUD (1921-2008), Sans titre, 1976, encre de chine appliquée à la seringue hypodermique

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Geste

« Du signe, le regard se porte sur le geste. La matière, déposée sur la toile, est marquée du geste même de l’artiste. »

ZAO Wou-Ki (1920-2013), Growing, 1956, huile sur toile, 54 x 65 cm

Matériaux

« Débarrassés de l’injonction de signifier, attendus à ne plus livrer que ce que l’on a sous les yeux, des artistes de l’abstraction interrogent alors l’oeuvre d’art dans ses composants même : le médium, le support, le cadre, le matériau… »

Ladislas KIJNO (1921-2012), Papier froissé peint, 1976, 108 x 75 cm

Et pour continuer cet exposition, une cinquantaine de tableaux sont présentés pour approfondir cette notion de l’abstraction. Ceci sans rentrer dans un classement de définition des différents courants ou un ordre chronologique de la présentation. Ceci permet ainsi à un tableau de Dubuffet de côtoyer une sculpture de Morellet et qu’une peinture d’Olivier Debré soit juste à côté d’une ligne horizontale de Genevieve Asse …. Ceci nous donne à voir tous ces créateurs qui ont eu le plaisir de peindre, de créer des univers avec des lignes, une éclaboussure , une couleur etc. et c’est avec plaisir que l’on voit dans ce musée des d’enfants qui dessinent, gesticulent et donnent à ce musée une joie qui n’est pas monacale.

Jean DUBUFFET (1901-1985), Ontogénèse, 1974, vinyle sur panneau, 251 x 316 cm

Roger Chastels. 1945. Cheminée d’hôtel

Olivier Debré. 1968. Juin Jaune

Genevieve ASE. 1978. Horizontale
Léon GISCHIA (1903-1991), , Vue d’en haut, 1962, gouache sur papier, 65 x 50 cm. 

Maurice ESTÈVE (1904-2001), Noirlac, 1954, huile sur toile, 61 x 50 cm

André LHOTE. 1910. Les Arbres à Avignon

Etienne HAJDU. 1972. Estampille Blanche.

André MASSON (1896-1987), Nature morte avec poissons,
1924, huile sur toile, 55 x 46 cm

François MORELLET Sphère-trames, 1969, acier, 180 cm

Julius BALTAZAR (1949 – ), Sans titre, 2014, encre de Chine et acrylique sur papier, 76 x 56 cm

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En fin d’exposition, le musée présente une dizaine de tableaux du peintre Julius Balthazar. Ceci est un extrait d’une donation réalisée par cet artiste qui porte aussi le nom de Hervé Lambion comme signature pour l’écriture de ses romans.

Julius BALTAZAR. 1999. Sans titre

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Julius BALTAZAR. 2003. Lumières du Vent

Julius BALTAZAR. 2017. Sans titre

Julius BALTAZAR. 2017. Luis Mizon

Julius BALTAZAR. 2019. S ans titre

Julius BALTAZAR. 1988. Sans titre

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Au niveau du restaurant, on peut voir aussi les 3 panneaux de cette tapisserie réalisée en fils métallique par Simone PROUVÉ fille de l’ingénieur Jean Prouvé.

Simone PROUVÉ (1931- ), Sans titre (tapisserie), 1999, fibres textiles, 227 x 199 par panneau.

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Nous continuerons la suite de ce musée dans un prochain blog.

Paris de la modernité

Au petit Palais de la ville de Paris une exposition sur l’activité artistique de 1905 à 1925.

Le pari des commissaires de l’exposition est de donner un sens à cette révolution artistique qu’ont provoqué les artistes à Paris en cette période. Pour cela, ils ont rassemblé dans un parcourt chronologique les créations en peinture, mode, design et objets technologiques. Et la coupure de la guerre présentée par des tableaux est intéressante, de salle en salle on assiste à l’évolution des avant-gardes et à la réactivité rapide des créateurs dans différents domaines. De la mode à la musique en passant par l’industrie et l’architecture, ces 25 années ont été riches en bouleversement, et il en ressort une force qui se dégage, la joie de vivre et de créer.

Naturellement « L’exposition entend également mettre en valeur le rôle des femmes durant cette période. De 1905 à 1925, les mutations sociales sont spectaculaires. Des artistes comme Marie Laurencin, Sonia Delaunay, Jacqueline Marval, Marie Vassilieff ou encore Tamara de Lempicka participent pleinement aux avant-gardes. Symbole d’émancipation féminine, la silhouette de la garçonne est immortalisée par Victor Margueritte en 1922. Avec sa coupe courte et ses fines hanches, Joséphine Baker en est aussi l’incarnation. Joséphine Baker s’inscrit dans un mouvement de métissage croissant au sein de la société française. L’Antillaise Aïcha Goblet, célèbre modèle d’artiste, est immortalisée par Vallotton. » comme nous le précisent Juliette Singer et Annick Lemoine les deux commissaires de l’exposition.

Dans chaque salle, sont rassemblés peintures, sculptures, objets autour d’une thématique, ou un lieu, on commence par Montmartre.

André GIL. Enseigne du Lapin-Agile.

Pablo Picasso. Le repas frugal
1904 Eau forte sur zinc

On nous présente un des premiers tableaux de Picasso arrivant à Paris et un autre deux années après son arrivée à Montmartre. Sont présentées d’autres peintres qui ont aussi évolué vers le cubisme.

Pablo Picasso. Buste de femme ou de marin
1907 huile sur carton étude pour les demoiselles d’Avignon

D’autres cubistes homme comme Braque, Jean Metzinger et aussi des femmes.

Marie Vassilieff. Scipion l’Africain.
1916. Huile sur toile

Des sculptures.

József Csáky. Tête
1914 pierre blanche (premier sculpteur à inspiration cubiste)

Amedeo Modigliani Tête de femme 1911-1912

O

Blaise Cendrars et Sonia Delaunay La prose du Transsibérien et de la petit Johanne de France. Livre d’artiste dédicacés à B.Cendrars et et O. Zadkine

– De salle en salle, on regarde tous les artistes et courants artistiques qui évoluent.

Henri Rousseau, dit Le Douanier Rousseau
La charmeuse de serpents, 1907,

Piet Mondrian Paysage avec des arbres .
1912. Huile sur toile présentée au salon des indépendants 1912

Le futurisme est présenté par le tableau de G Séverine pour montrer la danse et le mouvement au moulin rouge.

Gino Severini. la Danse du Pan-Pan au Monica.
1911 Huile sur toile (Réplique à l’identique du tableau )

Chana Orloff. David Ossipovitch Widhopff. 1923

Le fameux ready made de Marcel Duchamp et la merveilleuse sculpture de son frère sont présentés avec les innovations technologiques qui, selon leurs écrits, avaient remis en question le rôle de l’art .

Marcel Duchamp Roue de bicyclette.

Un des premiers ready made de l’artiste 1913. ( réplique certifiée M.Duchamp )

Raymond Duchamp Villon. Le cheval majeure 1917. sculpture bronze a patiné noir

“. Raymond Duchamp-Villon écrit: « La puissance de la machine s’impose et nous ne concevons plus guère les vivants sans elle ». Avec son anatomie stylisée, comme en pleine métamorphose, Le Cheval majeur traduit la fusion de la force vitale et de la force mécanique : la puissance nerveuse d’un cheval au galop et un train en marche. S’inspirant de la volonté cubiste de multiplier les points de vue sur un même objet, l’artiste puise aussi chez les futuristes la passion pour la vitesse, le dynamisme des formes et le progrès”

Une salle pour montrer des dessins sur la guerre.

Georges Scott. Effet d’un obus dans la nuit
1915 encre pastel et gouaches sur papier

L’après guerre

Cette époque a aussi transformé le théâtre; cela est présenté par des collaborations des peintres comme Picasso ou F. Léger.

Decors de Fernand Léger
Costume de P Picasso

Le rôle des artistes femmes pour montrer leur part entière dans cette révolution artistique et pas seulement comme objet mais comme le début du féminisme.

Tamara De Lempicka Perspective ou les Deux Amies.
1923 huile sur toile

Le grand couturier Paul Poiret
Robert Mallet-Stevens.
Maquette du pavillon du renseignement et du Tourisme
(reconstitution en 2013 par P.Velu de la maquette du projet)

Man Ray. Le Violon d’Ingres. 1924.
(Tirage réalisé à partir du négatif original.)

Robert Delaunay. Ville de Paris – la femme et la tour 1925. Huile sur toile

On retrouve dans cette exposition le plaisir des grandes expositions thématiques que le centre Beaubourg avait réalisé comme Paris/ Berlin Paris/Moscou etc…. Et je n’ai pas pu vous montrer un exemple de petits films d’époque qui marquaient le parcours, souvent très drôles.

Musée Art Brut de Montpellier

Ce petit musée se développe tout doucement, et du Brut à l’art singulier, il s’ouvre aussi sur des artistes un peu inclassables.

Jean Claude Andrault. Petites créatures

« le manipulateur « 1991. Philippe Aïssa
A.Rigal. /2012. « Le gardien de la centrale »

A.P Lobanov. / 19(60-2002. « Staline ». Feutre gouache papier

A.Labelle . / 1995. « Martien » acrylique sur carton

Rebecca Campeau. 1955. Portugal
Rebecca Campeau. 1960. Portugal

Allumettes sculptées. Par Pradeep Klumar. 1973. Inde

Joaquim Baptista Antunes. Portugal
J.R,Meunier. Sans titre

M. Chichorro. 1978. « monstre du mal de l’époque. «

L’origine de ce musée est l’atelier d’un artiste à la frontière de l’art brut , Fernand Michel 1913/1999. Il réalisait des œuvres à partir de métal , tôle de zing principalement. Le musée a gardé son atelier.

Fernand Michel

Il y a aussi :

Jeanne Gerardin 1930/2014. D’origine de Nîmes, elle a eu du succès avec ses œuvres textiles.

Jeanne Gerardin

Sanfourche.

Et encore d’autres artistes dans l’exposition permanente.

Joli travail d’encre de chine sur patte à papier de I Jarousse 2002. « Le paradis des extravagances «

Dans la partie exposition temporaire, il y avait des peintures [Bande dessinée] de Gérard Lattier.

Gérard Lattier
Gérard Lattier

Musée art brut Montpellier, Gérard Lattier, Sanfourche, Jeanne Girardin, Fernand Michel, Joaquim Baptista Antunes, Rebecca Campeau, M. Chichorro,

Chrystèle Gonçalves.

A la galerie N°5.

Une exposition intitulée ABSTRACTION EXPRESSIVE.

Lucie Bitunjac présente des céramiques et Chrystèle Gonçalves des peintures qui retiennent l’attention.

Chrystèle Gonçalves présente 3 séries de tableau.

Série 1

“L’étang de Walden », diptyque”, 2019. Huile sur toile, 65 x 50 cm
“L’étang de Walden », diptyque”, 2019. Huile sur toile, 65 x 50 cm

Série 2

Untilteted
Oil on canvas
116 x 89 cm
2020

“Brume rouge de mars”, 2020, Huile sur toile, 50 x 65 cm. deux autres tableaux en dessous.

Le galeriste Ludovic Allabert explique que, dans l’atelier, l’artiste part d’un objet simple, ici une cerise, et fait évoluer sa composition au grès de son plaisir de peintre.

Huile sur toile 114 x 150 cm

Série 3

(Birds and crickets chirping) / (Gazouillis d’oiseaux et sons de criquets) V
Huile sur toile,
146 x 114 cm

En cherchant sur le Net, on découvre que cette marseillaise a déjà réalisé quelques expositions et sa peinture évolue tout doucement vers cet abstraction expressive, comme le titre de l’exposition nous le présente. Mais sa peinture reste dans le domaine du végétal.

On peut voir le site: https://chrystelegoncalves.tumblr.com/post/189067259276/walden-pond-létang-de-walden-huile-sur-toile. Pour voir son travail et son atelier

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Cécile Borne

Dans le château de la Roche Jagu, l’exposition “ Métamorphose” Cecile Borne que l’on avait vu au musée Paul Valéry de Sète avec son Carnet de Bord en tissu présentait son travail toujours avec les tissus et objets récupérés. Le texte de présentation nous précise:


“.
Elle mène un travail de mémoire et de création autour des tissus échoués, parcelles d’étoffes venues du large et rejetées par la mer. Ces fragments de tissu deviennent le point de départ d’un développement sensible aux lisières de l’intimité du corps et du tissu social. Ces humbles reliques, ruines muettes, témoignent d’une histoire sans parole. Ces dernières années, Cécile Borne a élargi son champ de recherches aux déchets plastiques présents sur le littoral. Elle présente à partir de ces fragments, une fiction ethnographique plastique : Les Indigènes du 7e continent. “


cecile.borne.free.fr

Disparition 2016.

DISPARITION

C’est une installation en hommage aux migrants disparus en mer. 2016

“Parmi les photos nous arrivant du drame qui se joue en méditerranée, certaines m’ont particulièrement interpellées. Il s’agit de ces photos de plages de Turquie ou de Grèce, jonchées de vêtements. Bien sûr, pour moi qui travaille autour du tissu échoué depuis des années, la résonance est immédiate.
Cette installation est composée de caisses à crabes en bois, empilées les unes sur les autres, emplies de tissus échoués roulés, fragments d’histoires serrés dans une valise. Ces empilements de caisses forment des stèles au dessus desquelles flottent des coques vides, empreintes de femmes, d’ hommes, d’ enfants. Leur absence est criante. Ces présences fantomatiques nous ramènent au corps, nous rappelle que derrière le mot migrants il y a des hommes, des femmes, des enfants, des êtres uniques, des corps aimés, désirants, des êtres en quête d’une vie meilleure fuyant la guerre et la misère, des destins brisés, abîmés en mer, disparus, devenus invisibles, sans sépulture.”

La planète bleue 2021. 50/50cm

Concrétions mèmorielles. tissus ficelles. 2017

La Bestia Noire LES INDIGENES DU 7eme CONTINENT. 2019.

Fiction ethnographique plastique.
“Pendant 20 ans j’ai récolté ces fragments textiles sur les côtes de Bretagne et d’ailleurs. J’ai écarté de mon regard le plastique, pourtant bien présent sur le rivage. Cette matière particulièrement indésirable ne m’inspirait pas. Puis, il m’a fallu me rendre à l’évidence, je ne pouvais plus faire comme si ce n’était pas là. Il fallait que je porte un regard sur cette réalité. Ce déchet avait aussi des choses à dire.
De ce nouveau regard, ont émergé LES INDIGENES DU 7EME CONTINENT..”

Sur son site http://cecile.borne.free.fr/installations/index.html

On aperçoit d’autres indigènes du 7 éme Continent.

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LES INDIGENES DU 7eme CONTINENT

Une des meilleures plasticiennes de la scène contemporaine, que je mets très haut car elle montre dans sa répétition son geste créatif, comme Armand avec les objets, elle avec les tissus, au delà d’une volonté d’exister comme une artiste, elle donne une présentation de notre société comme un Boltanski qui aurait fait une analyse pour ne pas répéter toujours le même scenario conceptuel.

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FORMICA

La galerie LA SERRE , à Montpellier, présente les tableaux de Jean Pierre Formica.

Déchirures impressionnistes est le nom que l’on peut donner à la technique utilisée par l’artiste.

Sans titre

De plus près

Sa technique est de déchirer les papiers qu’il a préalablement peint.

Ce qui donne vu de côté des reliefs.

Au delà de la technique, les sujets reprennent des tableaux connus.

De Velasquez

Delacroix.
Césanne.
Les femmes d’Alger de Delacroix

On a aussi des paysages.

Les Arènes de Palmyre.

Je vois les étangs de Thau ou autres , car souvent ces tableaux sont sans titre.

Il y a un autre versant de ce peintre de plus de 70 ans , ce sont des dessins travaillés à la palette graphique et imprimés sur un support alu et recouvert de plexiglass.

La tête de l’autre.

Hurlement 55×27 cm

Mon histoire. 55×27 cm. Impression UV

Fantôme de toi. 55 x 27 cm. Impression U V

Ma maison. 55 x 27 cm. Impression UV.

Revenons à ces peintures qui sont des déchirures.

A la Mi juin ce sont les derniers jours de cet exposition, mais on retrouve ses peintures à Arles où il a son atelier ou dans les musées comme à Nîmes.

Une biographie lui est consacrée chez l’éditeur Acte Sud. Il a un site très complet qui vous donnera plus d’informations et de visuels que mes brèves illustrations.

https://formica.typepad.fr

Tisser la Nature

Musée de Lodève

Une exposition, plusieurs lieux.
L’exposition Tisser la Nature XVe – XXIe siècle a été imaginée par le réseau TRAME[S] qui regroupe cinq établissements liés à l’art tissé en Massif Central : le Musée de Lodève, la Cité Internationale de la Tapisserie, l’abbaye de La Chaise-Dieu, le musée Dom Robert, et l’atelier-musée Jean Lurçat. Chaque lieu présente des tapisseries différentes, toutes portent sur le même thème : Tisser la Nature.

Pour le musée de Lodève, le choix de l’accrochage est d’alterner une tapisserie ancienne avec une Tapisserie du XXème siècle.

Les saltimbanques XVIème siècle

Leo Chiachio et Daniel Chianone. 2017 Atelier A2

Jean Lurçat. 1962 Atelier Tabart Aubusson

Mois d’avril. XVII siècle. Manufacture des Gobelins

F.Rouan manufacture des Gobelins 1992
F Rouan. Détails
F Rouan. Détail 2
F Rouan. Détail 3
F Rouan. Détail 4

Les bergers XVI siècle

Mille fleurs sauvages Dom. Robert 1999

Les trois arbres. Mario Praxinos 1997. Manufacture de Beauvais

Jardin bleu Étienne Hajdu. 1988 Manufacture de Beauvais

Primavera Leonetto Cappiello 1934

Velvet Jungle N°1. Jacques Monory. 2012. Manufacture des Gobelins

Tenture des chasses de Maximilien Manufacture des Gobelins 1685-87

Les loups dans la bergerie. Jean Lurçat 1962 Atelier Pinton Frères

Triptyque estampillé Étienne Hajdu 1971. Manufacture de Beauvais

Grande feuille Étienne Hajdu. 1994. Tapis réalisé à La Savonnerie de Lodéve.

Philipe Bé, Artiste illustrateur

Philippe Bé se définit maintenant comme un Illustrateur – Graphic- designer.

Je l’ai connu dans PAO et la communication, il trouvait toujours des idées originales d’objets à réaliser pour ses clients. Et, depuis quelques années le style de son graphisme a changé , moins de feutres plus de couleurs et de profondeur. Il est revenu à ses préférences Le dessin d’illustration .

Rencontre masculin – féminin
Lire la suite de « Philipe Bé, Artiste illustrateur » →

NUBIAN

A la Galerie Nicolas Xavier, 3 rue Glaise á Montpellier .

Juste au moment du confinement était présenté un illustrateur street art : NUBIAN.

Cela fait déjà plusieurs années que la galerie nous présente cet artiste qui signe sous le non de Nubian

Á Montpellier on connaît l’artiste car il a signé des murs que l’on trouve remarquable dans le quartier Méditerranée.

Rue De la Méditerranée

Et dans la boutique sont présentées des dessins .

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Max Leenhardt

Dans la ville de Sommières, petite exposition d’un peintre de Montpellier du début du XXème siècle.

On peut aller voir la fiche Wikipedia pour plus de renseignements sur ce peintre qui a appris à dessiner avec son cousin Frédéric Bazille, formé à l’atelier de Cabanel en 1890 à Paris , où il fait quelques fresques du Train Bleu en 1900 à la Gare de Lyon de Paris.

Train Bleu Gare de Lyon à Paris

C’est de retour sur Montpellier qu’il a peint quelques tableaux remarquables.

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Dernier Cri au MIAM

Dernier Cri.

Le Musée des Arts Modestes (MIAM) à Sète présente une exposition d’affiche représentant des dessins d’artistes dit de l’Underground. Pour cela, le musée a fait appel à un éditeur marseillais “Le Dernier Cri“. Le Dernier Cri est un éditeur underground de livres et affiches sérigraphies, spécialisé dans l’image subversive et graphique communément nommée graphzine; elle fut fondée à Paris en 1993 par Caroline Sury et Pakito Bolino.

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Sophie Taeuber-Arp et Jean ARP

Intéressant de mettre en relief le travail de ce couple qui a appartenu à l’avant garde du début du XX siècle.

Je ne vais pas faire la biographie complète de Jean ARP et de sa première femme Sophie Taeuber ARP.

Je vous renvoie sur les pages de Wikipedia.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Arp?wprov=sfti1

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sophie_Taeuber-Arp?wprov=sfti1

Mon étonnement a été de connaître leur aventure car ils ont côtoyé beaucoup de personnes et participé à la création du mouvement Dada à Zurich ou plus tard au manifeste pour l’abstraction en 1925.

Je ne connaissais que les sculptures de la période 1950-1970 , présente au musée de Strasbourg et au musée d’Art Moderne de Paris.

Jean ARP ayant étudié avec Wassily Kandinsky et d’autres membres du groupe Der Blaue Reiter à Munich au début des années 1910, il connaissait aussi Paul Klee. Jean Arp ou Hans Arp est connu pour être l’un des membres fondateurs avec Sophie Taeuber-Arp du mouvement Dada à Zurich. Ils participent ensemble à Strasbourg en 1926 à la décoration abstraite et géométrique du premier étage de l’aubette à laquelle ils associent Theo van Doesburg. Avec le groupe surréaliste, ils participent d’octobre à novembre 1933 au Salon des surindépendants car Breton le trouvait inimitable.

Sophie_Taeuber-Arp
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