Lise Duclaux.

tous les vivants sont des êtres désirants | semis d’ombres

Le musée des Beaux ARTS de Caen a invité en résidence Lise Duclaux.

C’est le Parc du château qui entoure le musée qui a retenu l’attention de l’artiste..

On regarde ses dessins et dans un deuxième temps la présentation qu’elle a réalisé car les textes et leur mise en forme ont leur importance.

Montrer les racines

Et expliquer, nommer, découvrir.

Voilà comment on passe du dessin à la poésie, de la nature à l’aquarelle , des racines aux papillons etc… un univers qui se révèle grâce à la poésie de Lise Duclaux.

Les mots de l’article.

Lise Duclaux, musée des Beaux-Arts de Caen, poésie,

Diana Sherer, la lumière dans les filets.

Étrange exposition dans cet église Saint-Nicolas à Caen.

De grandes tapisseries en terre, racine et filet se présentent à nous.

Mises en espace dans cette église, ces structures tissées nous étonnent.

De plus près, on voit que les dessins sont des racines dans des filets.

Mais, d’une façon étrange, ces racines réalisent des dessins très géométriques.

On se laisse impressionner par ces étendues naturelles figées entre deux moments.

C’est dans le cadre de la Normandie Impressionniste que le travail de Diana Scherer a été présenté.

Dans la présentation de l’artiste, on peut lire:

« Diana scherer utilise une technique unique qui exploite les processus de croissance naturels pour créer diverses structures à partir de tissus racinaires. Elle puise ses motifs dans des formes issues du monde végétal, ainsi que dans des structures artificielles. Le résultat est à la fois tactile et poétique, et sa démarche créative évoque l’équilibre écologique actuel entre l’humain et la nature. Cependant, son travail et sa démarche soulèvent des questions essentielles : dans quelle mesure parler de coopération avec la nature est-il pertinent ? Est-ce même logique ? Assiste-t-on à une appropriation artistique et culturelle des conditions inhérentes aux processus naturels d’autosuffisance ? Ces questions révèlent l’ambivalence fondamentale de notre rapport à la nature. L’artiste explore sans cesse l’interaction entre culture (végétale) et nature (végétale). L’œuvre de Scherer invite à la réflexion, mais elle constitue avant tout une représentation poétique du désir humain de contrôler la nature « 

En discutant avec la médiatrice, elle nous explique comment cette artiste internationale qui expose aux 4 coins du monde a choisi de présenter ses travaux en fonction de l’architecture du lieu, de la lumière et des symboles que représente ce lieu.

Et pour le savoir faire, elle nous explique que l’artiste travaille comme les lissiers qui réalisent des tapisseries ou des tapis. En suivant un dessin qu’elle a réalisé sur un carton, elle ensemence celui-ci, rajoute de la terre, arrose , et, elle attend.

Un fois poussées végétation et racines, elle retourne ce filet de terre et racines et c’est sur cet envers qu’elle le travaille pour réaliser des ensembles comme ceux qui sont présentés devant nous.

On est admiratif devant cette ambiance que provoque cette instalation de tapisserie végétale dans ce lieu où la symbolique de l’énergie qui va de la terre au ciel, réalisé par cette architecture gothique est mise en avant par ces matériaux tissés et poussés par la nature qui vont de la terre au ciel.

INCARNA Yosra Mojtahedi. les Métamorphoses du sacré

L’abbaye de Maubuisson présente cet été 2026 une grande exposition de l’artiste Iranienne Yosra Mojtahedi.

Les installations de Yosra Mojtahedi nous mène dans un parcours parsemé de sculptures sonores et dynamiques, où la lumière et les brouillards sont controlés dans un mouvement perpétuel. Il y a un élément que l’on retrouve tout le long du parcours ce sont les cheveux. Car pour cet artiste Iranienne montrer les cheveux est le Symbole pour dénoncer le patriarcat religieux qui existe en Iran.

Mais la thématique va plus loin, par ses créations en terre qui représentent sa chair en confrontation avec des éléments qui tournent, c’est aussi le constat de cette lutte continuelle du temps de cette culture mécanique contrôlée par les hommes qu’elle nous présente.

Remercions Marie Ménestrier cette Diplômée des beaux arts de Lyon qui est commissaire de l’exposition avec Emmanuel Reiarua Cuisinier qui nous ont permis de voir cet oeuvre.

L’exposition se nome Inkarna:

«  Inkarna explore une présence incarnée imaginaire reliant matières, corps et paysages. Le noir, force enveloppante et sensuelle, unit le corps et l’esprit de cette gardienne. Inspirée des déesses perses, l’exposition déploie un corps-hybride mêlant organique, soft-robotique et mécanique. L’artiste invite également Elsa Guillaume et Magdalena Abakanowicz, dont les oeuvres dialoguent avec la sienne, pour composer un univers peuplé de chimères et d’organismes imaginaires. »

Inkarma Ceramique verre , sable ( plus parfum)

Exode 2023. Charbon de bois, cheveux, collants branchés, tuyaux etc…

Exode 2023. Charbon de bois, cheveux, collants branchés, tuyaux etc…
Fleur de printemps, jouissant la naissance d’un merle noir
. Encre sur papier 244/110 cm 2020

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Corps paysage 1. 2926. installation de sculpture céramique sable latex

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Dans la salle des religieuses de l’abbaye, une installation avec 3 sculptures.

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Zhinar, 2025. Acier et cheveux

Anahithanor, 2024 Ceramique, acier,liquide noir, gravier noir, tuyaux, pompes et Brumisateurs.

Dans la salle du fond dite salle des latrines cette installation.

Je ne peux restituer cette scénographie artistique réalisée avec les sculptures de Yosra Mojtahedi, qui nous donne un spectacle total où les yeux, les oreilles , les senteurs sont en harmonie avec le mouvement des certaines pièces dans le reflet et fumées blanches .

Elle a aussi invité dans une de ses installations cette artiste polonaise Magdalena Abakanowicz qui présentait cette structure tissée.

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Plus complet que mes remarque le livret visiteur est en ligne .voir le lien ci-dessous

https://abbaye-de-maubuisson.fr/app/uploads/1/2025/11/WEB-LIVRET-VISITEUR-05052026.pdf

Le Hangar des Arts

Laurence Philippon, la collectionneuse qui a créé ce lieu d’art contemporain avait demandé à des artistes de préparer, proposer, des travaux sur la thématique de l’Arbre.

L’exposition finissait en même temps que les fenaisons des champs qui entourent ce lieu.

Jean-Loup Choquet ( plasticien)

Jean-Loup Choquet ( plasticien)

Avec Humour Jean-Loup Choquet nous présente sur l’hôtel de l’église de la menuiserie industrielle les transformations des arbres en tasseau.

Emmanuelle Lemetais

Fidèle à sa palette chromatique, Emmanuelle Lemetais nous présentes des paysages arborés.

NICOLE VIONNET

Nicole Vionnet-Fuasset nous présente ses terres naturelles où chaque personnage rempli de poésie nous offre un élément de la nature.

Marie Aublé

Les tableaux de Marie Aublé nous crient les couleurs de la nature pour en faire des images oniriques de ses collectes de motifs vegétaux.

Série MERIOMAM *80/80 cm huile sur toile encadrée

Étonnant cette broderie en Fil de coton qu’elle a intitulé  » INTIMITE DES ARBRES *.

Marie-Hélène Blanc-Maury.

Marie-Hélène Blanc Maury réalise des têtes qui nous regardent , elles sont posées sur des bois morts travaillés par le temps .

Valerie Danniou, sculpteure

Valerie Danniou, elle a la nature dans la tête.

Raphaëlle Boutié.

Raphaëlle Boutié, avec ses ciels roses, nous présente ces paysages où les arbres sont les seuls points de figuration dans cet univers de couleur.

Front de terre. Acrylic sur toile. 130/97 cm
Tendron IX . Acrylic sur toile. 116/76 cm
Tendron VIII. . Acrylic sur toile. 116/76 cm

Thierry Tavoni

Le photographe Thierry Tavoni nous présente une lecture de photos, celles ci sont en noir et blanc. Le bois, la forêt, le tronc sont des acteurs de transformation pour l’homme.

L’esprit des forêts photo argentique superposition 30/30 cm

Gueule de bois , photo argentique 40/60 cm

Série «  les forêts obscures » photo argentique 30/20 cm
«  les forêts obscures  » photo argentique 30/20 cm
«  du bois dont je me chauffe » photo argentique superposition 30/20 cm
«  du bois dont on fait des héros  » photo argentique superposition 30/20 cm

Éclectique, ce parcours d’artistes sur un même sujet est toujours plein de découvertes.

Les mots de l’article:

Le Hangar des Arts, Marie-Hélène Blanc-Maury, Thierry Tavoni, Valerie Danniou, Jean-Loup Choquet, Marie-Hélène Blanc-Maury, Marie Aublé, Emmanuelle Lemetais, Les arbres,

Impression d’expo en isme.

Pour faire de la money avec Monet que ce soit le musée impressionniste de Giverny ou Le Havre, les commissaires d’exposition se servent du centenaire de sa disparition pour cette saison.

Pour le musée de Giverny, où un flot immense de visiteur parcourt la maison atelier (où il n’y a pas un seul tableau de Monet) et le jardin, ils ont installé le musée impressionniste à 500 mètres. Chaque année une expo est visible mais souvent sans tableau de C. Monet.

Pour le centenaire, le commissaire de l’exposition a trouvé: Monet avant les Nymphéas.

Donc on a des tableaux de Claude .Monet au début de son installation dans la région, de grands panneaux pour nous montrer les itinéraires du peintre et les lieux de chaque tableau.

Les tableaux ne sont pas les plus connus, et pour ce petit article, je me suis permis de vous montrer ces toiles sans les cadres et sans le recul.

L’œil collé au tableau

Pommier en fleur

Champs de coquelicots Giverny.
Arbres en hiver.

Champs d’iris jaunes à Giverny

Les peupliers à Giverny

Au bord de l’eau au printemps
Bras de Seine à Giverny .

Champs d’avoine.

Pivoines.

Je me suis permis de retirer le contexte de l’exposition car entre des cadres dorés, la couleur des murs, gris, vert, orange, bleu, et les énormes panneaux d’ explication, on ne voit plus les tableaux dans les salles car entre les plans de la région, les photos des maisons et villes où résida Monet entre 1883 et 1890, on a perdu la peinture. On oublie que l’on est dans un musée, on pense que l’on est dans l’office de tourisme de la Normandie impressionniste.

Voici d’autres tableaux présentés dans l’exposition.

Voilà pour ce petit tour au bord de l’Epte, ce petit cours d’eau que E.Monet détourna pour réaliser son jardin.

Jung Shen  et Manoli Gonzalez

Après une ballade sur les berges de la Seine à côté de Saint Martin de la Garenne , on découvre dans une chapelle du XII ème siècle , la chapelle du Prieuré. Arts en Voutes prèsentent une exposition de deux artistes, Jung Shen avec ses toiles et ses encres et Manoli Gonzalez avec ses céramiques.

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Manoli Gonzalez

Les céramiques de Manoli Gonzalez ne sont pas statiques, elles dansent dans le vent, entrent par les fenêtres, prennent le soleil en contrejour et font apparaître la minutie des écritures et reliefs de chaque forme.

Jung Shen

Les encres sur les paysages que nous présente Jung Shen sont de plus en plus abstraites au fur et à mesure que l’on rentre dans le tissu de ses toiles. Mais Jung Shen reste dans la limite entre impressions, encre des toiles , déchirures, et traces de pinceau pour nous donner le plaisir de voir.

Un plaisir de sentir comment la transparence des toiles et les éclaboussures d’encre se mélangent avec les traces des poils des pinceaux.

Pour suivre sont travail c est sur Instagram où : https://jungshen.com

François Place , illustrateur.

La maison des arts Solange Bautoux à Evreux nous présente le parcours de François Place un illustrateur, qui est toujours resté fidèle au format du livre illustré.

Ce sont donc les dessins réalisés pour des livres auxquels il a collaboré, et tous les livres qu’il a créé qui sont présentés.

Ses premières collaborations

Et on continue par des livres

On découvre ainsi l’univers graphique de cet artiste illustrateur, qui ne veut pas rentrer dans les cases et les bulles. Chaque dessin permet de découvrir un univers créatif où les sources sont souvent puisées dans l’histoire de l’Art, comme dans ce dessin où Breughel nous vient à l esprit. Des illustrations de livres pédagogiques pour la jeunesse, il a évolué vers l’écriture de livre de dessins personnels.

Avec plus de liberté dans ses livres comme « l’enfant, le peintre et la mer »

Agréable de parcourir l’univers de cet écrivain illustrateur .

Pour en savoir plus : https://www.francois-place.fr/portfolio/

Allez voir sous l’onglet « recherches ». Toute une série de croquis.

5 ème biennale de Estampe à la Tannerie, Noirs sillons.

Beaucoup d’artistes pour cet exposition intitulée Noirs Sillons, à la Tannerie de Houdan en ce printemps consacré à la gravure.

J’ai préféré rechercher des compléments d’information sur quelques artistes découverts lors de cette bienale, plutôt que de présenter tout le monde.

Une découverte de la gravure contemporaine.

Hélène Bascoul

Par le traitement graphique, autant que par les sujets, les gravures de Hélène Bascoul m’interpellent. Sur son site, on trouve cette même ambiance mais les traitements graphiques sont différents.

https://www.helenebascoul.art/96-2024.html

Françoise Blondel

Pour en savoir plus

https://www.blondel1.fr/noirs-blancs/

Et je suis étonné de voir que ses dessins et peintures sont bien éloignés de ses gravures, ou plus précisément, je n’ai pas ressenti la même lecture entre ses aplats d’encre finement éclairés et juxtaposés et cette univers en couleur dans les peintures vues sur son site.

Guy Braun gravure

En regardant ses glaneuses dans cette gravure énigmatique

elle donne envie d’en savoir plus.

https://guybraun.fr/eau-forte-etching/

Et on n’est pas déçu.

Sur son site en dehors de sa prestation d’enseignant graveur, une multitude de gravure est présenté. Elles sont toutes de qualité.

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J’ai dû couper un peu les images à droite et gauche, je m’en excuse, le but est de montrer la qualité de ces gravures et des modes de travail ( manière noire, burin, eau forte), cette maîtrise de l’outil va de pair avec le choix de ses dessins.

Hyun Jeung

Cette artiste nous montrait des gravures su bois.

Pluie sur les lotus

En recherchant , on voit que la renommée de cette artiste coréenne n’est pas à faire, son univers très sobre est apprécié.

https://www.hyunjeung.com

Et on découvre

Géranium

Djadjak

Gingko

Géranium

Pavot

Restons dans un univers de plante.

Valerie Loiseau

Pour Valérie Loiseau :

La nature est ce portail toujours ouvert qui permet d’accéder à un monde onirique où le passé et le présent n’ont plus de frontière, où les objets et les êtres sont des entités vivantes et fortes de symbole.

Dans le paysage, les perceptions s’affinent, les émotions se déploient…

Pour finir il faut montrer le travail de cet artiste graveur

Yannick Dublineau.

Car tous les graveurs présents lui rendaient hommage.

https://www.yannick-dublineau.com/Gravures.htm

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Initiatrice de cette biennale sur la gravure à la Tannerie avec Marc Giai-Miniet, l’exposition lui est dédiée.

Marc Giai-Miniet

Je ne peux pas terminer cette présentation, sans vous faire entrer dans l’univers grahique De Marc Giai-Miniet qui présentait des sérigraphies.

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Je vous propose d’aller voir son site pour découvrir les boîtes et tout le travail graphique de cette grande personnalité de l’art.

http://www.marc-giai-miniet.com/index.html

Mots de l’article:

Noir Sillons, 5eme biennale de l’estampe, la tannerie Houdan, Marc Giai-Miniet , Hélène Bascoul, Yannick Dublineau, Valérie Loiseau, Hyun Jeung, Guy Braun, Françoise Blondel, gravure, Yvelines,

Laura Sánchez Filomena

Taxinomie

À la tannerie de Houdan, ce lieu d’exposition autogéré par les artistes, nous a permis de découvrir au mois de mars des artistes qui travaillent le fil.

Et dans le champ poétique des ouvrages en miniature tissées, Laura Sánchez Filomena nous entraîne dans un univers où le cheveux comme matière première se tisse en broderie qui, de fil en aiguille, nous emmène dans un cabinet de curiosités qui déborde de couleurs.

Pour permettre de voir de plus près, chaque pièce est présentée avec une loupe.

Le cheveux teint est utilisé comme fil à broder, et les formes de tissage qui résultent du travail de Laura Sánchez Filomena nous emmènent entre le végétal et certaines minéralités et aboutit à des objets proches des cabinets de curiosités.

L’artiste nous montre aussi des dessins sur papier avec des feuilles d’or et encre de Chine.

En effectuant des recherches sur son compte Instagram , ou sur le site:

https://www.fiberartfever.com/artiste/laura-sanchez-filomeno/

différents univers ont été abordés par Laura Sánchez Filomena, comme celui de la cartographie avec des pièces un peu plus grandes.

Série Portulans 2020 2024. Broderie en cheveux naturels colorés sur soie
Série Portulans II Mar del Zur 2021 .
Broderie en cheveux naturels colorés sur soie. 20/35/35.cm

Série Portulans II Mar del Zur de la série ATLAS. 2018 . Broderie en cheveux naturels matériaux organiques. 19//17 cm

Ou cette présentation de plantes .

Pièce de 2016 , tissage avec ses informations texte code barre et flash code

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C’est une artiste que l’on va avoir du plaisir à suivre pour voir comment elle va tisser des liens avec le réel par une taxinomie propre avec son language.

La taxonomie ou taxinomie est une branche des sciences naturelles qui a pour objet l’étude de la diversité du monde vivant.

Michel Daumergue

Artiste/Photographe.

Michel Daumergue présentait quelques photos de sa série couleur. Mer/mur dans la maisonette de Gargenville.

Son travail est comme celui d’un peintre, il compose des formes (ici avec ses photos) grace à un logiciel de montage. Il est intéressant car c’est du montage, du cadrage et de la transparence, mais il se garde bien de transformer les photos. Ce n’est pas un retoucheur de photo, mais, un artiste qui avec les nouveaux outils lui permettent d’aller plus loin dans la représentation d’un sujet.

En recherchant sur un site: https://distance-focale.icom/fr/mermur

On découvre d’autres séries de Michel Daumergue avec une diversité de forme, et toujours une qualité dans la composition.

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Dans les séries Noir et Blanc.

coin du photographe

Ou Noir Silence

Ou tissus urbains

Il y a d’autres séries sur son site que je vous recommande https://distance-focale.com/fr/accueil

Par exemple cette série: les intrus.

Bref un plaisir de vous faire partager le travail de cet artiste qui utilise la photo comme outil, car derrière chaque rendu, on trouve une référence à notre histoire de l’art.

On a reconnu Mondrian, Annette Messager, Clara Brion, Zurbarán etc….

Sandrine Thiébaud Mathieu

L’art de l’épingle.

A la Tannerie, ce centre d’art autogéré par les artistes, se tenait une exposition où j’ai déouvert le travail de Sandrine Thiébaud Mathieu.

Sur son site, on trouve cette définition de son travail ‘ Produire un art social trans’classe et mémoriel pour une réconciliation quotidienne au Monde. »

…. Sandrine Thiébaud Mathieu s’inscrit dans une filiation d’art textile, mais c’est l’épingle, plus que le tissu, qui en constitue la trame essentielle. Matériau discret, domestique, presque invisible…

Sur son site : https://www.thiebaud-mathieu.com/à-propos

Je vous conseille de faire un tour sur son site :

https://www.thiebaud-mathieu.com/à-propos.

pour trouver les dates où voir son travail, car les photos ne rendent pas cette finesse du reflet, du moirage du tissu et des reflets des épingles dans la mise en espace de ses compositions.

On peut y voir d’autres images de son travail et surtout avec leur légendes.

“ Soft White” douceur du coton crocheté……

Je ne peux finir cette découverte que par le texte d’introduction de son site:

https://www.thiebaud-mathieu.com

Sandrine Thiébaud Mathieu produit un art qui se veut transclasse et mémoriel pour une réconciliation quotidienne au Monde.
Fille et petite-fille d’ouvriers bonnetiers, elle grandit à Troyes, dans les souvenirs d’une ville autrefois prospère, dans la déliquescence des usines textiles, du tissu social où l’intimité même de la famille est ébranlée.
Inconditionnelle de Bonnard et de Rothko, elle éprouve l’incommensurable. C’est la découverte de Pierrette Bloch et celles des écrits de
Le Bot, de Bachelard, de Maldiney et leur chère phénoménologie qui bouleversent sa conception de l’art. Elle s’autorise à laisser les choses advenir, sans crainte. Elle sait de ce savoir “autre” qu’elle doit les faire, que les œuvres doivent venir, sous différentes formes, sous différentes techniques.
Son mode d’expression est fait de rétivité, de résistance. Pour cela, elle affectionne les épingles, héritage familial et féminin, des milliers d’épingles qu’elle pique les unes à côté des autres dans du tissu, en rangs plus ou moins serrés, bien droits ou ondulants. Elles forcent le tissu, le tordent jusqu’à le maintenir dans son mouvement, suspendu. Parfois, en prémices, des broderies faites main jalonnent le tissu ; de simples chemins pour guider le piqué des épingles. Transfiguré, là où le petit matériel se retire habituellement pour que la pièce textile soit, ici il en est l’incarnation.
Parfois, le tissu de seconde main s’invite et convoque les souvenirs. ; les siens où ceux qui lui remettent le tissu. Avec ce récit tantôt imaginé tantôt dévoilé, le travail artistique poursuit cette histoire, la porte ou au contraire pour l’infléchir jusqu’à lui offrir un autre chapitre plus clément.Naissent ainsi des cartographies abstraites dont les titres sont souvent empruntés aux écrits de Bachelard, Arthur H, Borges ou encore Damasio, chez qui elle trouve la justesse des mots. Par résonance toujours, le titre s’impose. L’œuvre nommée devient dès lors tangible. Elle aime cette idée. Parfois le titre fait écho à une actualité car l’œuvre n’y a pas échappé.
Devant l’œuvre de Sandrine Thiébaud Mathieu, le spectateur éprouve la magie de l’alchimie, sous ses yeux, opérante. Le temps du regard, d’un léger déplacement, d’un clignement du soleil, le scintillement métallique des épingles offre à l’œuvre une multiplicité d’être, sans cesse renouvelée

Et pour voir d’autres images de ses créations : https://www.instagram.com/sandrinethiebaudmathieu

OFFICE DE TOURISME DU VAL FOURRÉ.

EXPOSITION « OFFICE DE TOURISME DU VAL FOURRÉ »

C’est une exposition artistique de Saïd Bahij, Rachid Akiyahou et Maxime Raffard au Musée de l’hôtel Dieu de Mantes la Jolie.


L’exposition détourne les codes de la communication touristique pour écrire les pages oubliées du guide de Mantes-la-Jolie concernant le quartier du Val Fourré.

Ma perception est que cette exposition est organisée comme un grand poème Rap.

Les codes visuels utilisés sont mélangés, et on passe du récit des architectes de ce quartier dans cette France post coloniale des trente glorieuses aux traces des vécus des habitants dans ce qui est devenu leur quartier. Du vécu du quartier des aviateurs ou des musiciens à la 404 qui fait le voyage au Maroc, etc… chaque bloc visuel se suive en cadence sous des formats différents et répétitifs.

Ce long poème graphique nous montre au delà de son bâti, comment les habitant y vivent et …..

Les Mozarts du VF

Des barbecues à la musique comment la diversité a créé un quartier qui a son identité.

L’exposition aurait pu être plus grande encore, d’autres morceaux choisis sont restés au centre culturel le Chaplin ou dans une exposition photo Val Fourré/Londres.

On espère que la ville de Mantes commandera à cet équipe d’autres expos sur la ville ou sur les entreprises de la région là où travaillent beaucoup de gens du Val Fourré.

Les mots de l article: OFFICE DE TOURISME DU VAL FOURRÉ, Saïd Bahij, Rachid Akiyahou et Maxime Raffard, Musée de l’hôtel Dieu de Mantes la Jolie, Val fourré, Saïd Bahij,

Emilie Dewaele.

Le hangar des Arts dans le Vexin nous a fait découvrir une artiste qui travaille la laine feutrée.

« Avocate le jour, et peintre la nuit » aime-t-elle répéter. Ses œuvres révèlent beaucoup de nuances mais toujours marquées par la puissance du noir et la profondeur du blanc.

Son compte Instagram permet de voir l’évolution du travail de e.Dewaele.art des dessins aux feuilles découpées jusqu’à ses travaux actuels en laine feutrée, elle évolue dans son univers graphique minimalist proche de plasticiens comme Raoul Ubac mais avec une dimension volume donnée par les matières. C’est la finesse de la texture réalisée sur les matériaux qu’elle travaille, tissus, voile, dentelles, fils, et naturellement le feutre peigné. Ceci pour créer un tableau qui donne au regardeur que nous sommes un plaisir. Car on rentre dans ces tableaux comme si on avait une grande composition picturale devant nous.

Laine feutrée. 40/40cm

Laine feutrée. 100/132 cm

Laine feutrée. 97,5/68,5 cm

Et puis, sorte de « signature », toutes les œuvres d’Émile Dewaele comportent un point orange. Pourquoi orange ? « Parce que cette couleur symbolise la chaleur humaine, l’espoir, la lumière », répond l’artiste.

Collection « inspiration Zen

 »

Auparavant Emilie Dewaele a réalisé des travaux sur d’autres supports, encre sur papier, papier découpé; on trouvait déjà dans ces compositions cette univers qui lui est propre.

Collection Zen 1922. Encre et papier

Dualité. 2023 collage et encre

Collection Harmonie. La traversée Acrylique sur toile. 2022

Laine feutrée. 88/85 cm

Laine feutrée. 88/85 cm

Laine feutrée. 110/45 cm

Laine feutrée. 88/85 cm

Laine feutrée. Détail

Bonne découverte

Un lien concernant E.Dewaele, le plus complet est son site Instagram

https://www.instagram.com/e.dewaele.art?igsh=MXZ5bTUwNzZtNXVvaA==

Gallérie Commune.

Cette exposition intitulée Gallérie Commune a été installée au début de l’été dans la maison de Philippe Niorthe, ceci pour nous faire découvrir différents artistes.

Commençons par :

*. Fadia Haddad.

Fadia Haddad
Landscapes” series
Fadia Haddad

“Landscapes” series 
97x146cm

Fadia Haddad 

“Landscapes” series 
Pigments and acrylic on canvas 
97x130cm

En allant voir son site, on découvre une démarche intéressante de cet artiste libanaise née en 1959.

http://www.fadia-haddad.com/

Et si l’on veut voir une vidéo de son atelier.

https://www.dailymotion.com/video/x8zdxv0

Fadia Haddad 
Trou, 1987 
Technique mixte et collage sur papier marouflé sur toile  95 × 90 cm


 

Fabia Haddad. Lenteur légitime

Fabia Haddad . Composition. 2011. 50/62 cm

Fabia Haddad . Symphonie des oiseaux 2021. 130/98 cm

  • Muriel Baumgartner

Dans un autre registre, cette exposition nous fait découvrir des gravures à l’eau forte de Muriel Baumgartner.

  • Yves Blond

Il y a aussi les objets et tableaux de Yves Blond.

Yves Blond. Peinture 2022 pigments, médium acrylique

Yves Blond. Peinture 2022

Les sculptures d’assemblage d’Yves Blond. Les personnages, robots, animaux et les êtres imaginaires sont issus d’un réassemblage d’objets de récupération en métal. 

« Mon travail est un camaïeu métallique argenté. J’essaye, entre autres, de donner une vie et une âme à des êtres de métal. Ainsi mes rêves prennent forme à partir d’objets inertes.”

Yves Blond au salon Révélation de Saint Georges sur Layon

• Philippe Niorthe.

Et l’organisateur de cette expo est Philippe Niorthe: celui-ci est un artiste avec. une démarche conceptuelle qui va de la réalisation de petits dessins : (Ex -Vito d’avenir ) réalisés au cours d’une manifestation in situ avec du public.

Mais son outil principal est la photographie.

Philippe Niorthe. Photos de la Série ATLAS réalisée dans le Mantois.

Son travail de plasticien utilisant la photographie est remarqué.

Réalisant différentes expérimentations artistiques comme ce projet d’installation de photos dans le quartier New-Bell / Ngangué à Douala, au Cameroun, au fond du Golfe de Guinée.

Philippe Niorthe photos de la série DS réalisées dans le quartier New-Bell à Douala.

Pour un autre projet, Philippe Niorthe a circulé dans le quartier de New Bell avec un sceau de peinture faite à partir de charbon pilé. Il tracait l’ombre des gens sur les murs de leur maison, ou dans les environs, puis la peignait de noir. Ainsi des dizaines d’ombre sont apparues dans le quartier.

Pour en savoir plus :

Voir aussi https://urbanscenos-archive.org/philippe-niorthe/

Ou : https://photographiesethistoires.blogspot.com/2017/12/ds-de-new-bell.html

*. Jessica Visage

Parmi les artistes qui étaient présentés, il y a Jessica Visage qui ne peint que des paysages de mer.

Chaque titre reprend les coordonnées de latitude et longitude du paysage.

Peu d’endroits présentent des parcours d’artiste contemporain dans les Yvelines. Espérons que l’initiative de Philippe Niorthe fasse école.

Jessica Visage, Philippe Niorthe, Yves Blond, Fadia Haddad, Gallérie Commune,

Philippe-Righini artiste

Au salon de Jambville, c’est la découverte du travail sur le bois de Philippe Righini (Woodworker) qui m’a passionnée .

Commençons par ses petites pièces de bois .

De plus près

Righiniphilippe.

Petit travail minimaliste, un savoir faire de la gouge

Righiniphilippe. Petit format chêne
Righiniphilippe. Petit format chêne oxydé

Righiniphilippe. Petit format chêne oxydé et orme.

Petit format chêne oxydé et orme.

Righiniphilippe. Petit format chêne texturé oxydé+frêne et encre de Chine

Righiniphilippe. Poirier oxydé

Righiniphilippe. Poirier oxydé …

Righiniphilippe. Bois de chêne partiellement oxydé, incrusté de laiton . 135/135 mm

Righiniphilippe. Bois de chêne partiellement oxydé, incrusté de laiton .diamètre 155 mm
Righiniphilippe. Bois de chêne partiellement oxydé, incrusté de laiton . 135/135 mm

Righiniphilippe. Bois de chêne partiellement oxydé, incrusté de laiton . 135/135 mm

Righiniphilippe. Série ogives . Bois de chêne tourné 580 de haut mm
Righiniphilippe. ogives . Bois de chêne tourné encre de Chine 580 de haut mm

Righiniphilippe. ogives . Bois de chêne tourné 580 de haut mm

Righiniphilippe.

Il réalise aussi des photos.

Righiniphilippe. Fougères et boulot…..poil au dos

Righiniphilippe. 15 mars 2025

Righiniphilippe. 1923. Frémainville

Righiniphilippe. Misty morning

Righiniphilippe. Un noyer, une moto, un matin brumeux

….

Des dessins

Et pour finir quelques dessins de cet artisan/artiste qui nous emmène dans une pureté de la forme et de la matière dans chaque domaines qui réalise.

Pour aller plus loin il faut voir son site https://philipperighini.wixsite.com/atelierwook/atelier

Où on peut y lire :

Less is More » 

Cette citation de l’architecte allemand Mies Van der Rohe guide mon travail artistique. En partant d’un morceau de bois brut j’essaye d’intervenir le moins possible afin de révéler la richesse que la matière cache en son sein. Mes gestes vont s’articuler autour d’une ligne directrice fluide et épurée qui va orienter le regard tout en laissant l’interprétation libre

Astrid Geuser. Anima Mundi.

Au musée du Vexin à Themericour, Astrid Geuser a installé une exposition intitulée Anima Mundi. ( L’Âme Monde) 

L’artiste nous emmène dans un monde extraordinaire.

“Il était une fois un territoire ancien, où les arbres murmuraient aux esprits du vent. De cette mémoire enfouie est née une légende : celle d’une Nature peuplée de créatures hybrides, entre végétal et animal, entre rêve et matière. L’exposition propose une immersion artistique au cœur d’un territoire vivant et légendaire.

Un parcours en trois chapitres inspiré des forêts et des habitants secrets du Vexin. Ancrée dans une démarche à la fois poétique et écologique, Anima Mundi cherche à éveiller notre regard sur la fragilité du Vivant, et réenchanter notre rapport à la Nature ».

La maîtrise des matériaux mi- végétaux mi synthétiques pour réaliser ses figures poétiques nous entraine dans un monde merveilleux.

Chaque sculpture se regarde sur des angles différents et à chaque regard on découvre chaque détail qui représente un autre animal ou une plante.

Et c’est comme cela à chaque sculpture.

Dans la première salle, elle donne des visages aux arbres « Car chaque arbre a une entité ancienne et une âme éternelle qui veille à la nature environnante……. »

Dans la salle métamorphose, Astride de Geuser nous transporte dans un monde où la nature et les vivants sont en harmonie.

«  les champs mélodieux des fées et leurs dances aériennes apportaient une énergie nouvelle qui se répandait comme un souffle léger , identifiant une métamorphose dans le Vexin français. Les animaux et les plantes , autrefois séparées dans leurs formes distinctes , commencèrent à se fondre en une symbiose merveilleuses……. »

Gaïa Déesse de la Terre

Et pour continuer dans ce monde onirique , réalisé avec des végétaux, de la résine et beaucoup de créativité, nous découvrons d’autres personnages dans un cabinet de curiosités.

Man Rabbit et Chou – Racvanide

Et pour finir

Pour en savoir plus, cliquer sur son site vous découvrirez les aquarelles, sculptures, et autres curiosités. Vous y découvrirez les peintures , présentées dans l’exposition.

https://astrid2geuser.com

Les mots de l’article: Astrid Geuser, sculptures, anima Mundi, themericourt, maison de Vexin

Sandrine Ars-Coignar, Marie José MALARGÉ, KangSang.

A la Tannerie , espace d’exposition de Houdan trois artistes se partagent le lieu.

La peinture à la plume

MARIE JOSÉ MALARGÉ

« Depuis 1965, Marie José Malargé reste fidèle à sa technique originale : peinture à la plume sur papier.
Elle réalise ainsi une manière d’écriture très personnelle par laquelle elle explore, apprivoise et s’approprie son espace et ses objets familiers dans toutes leurs dimensions. »

Regardons cette technique originale

Les sujets souvent minimalistes sont épurés formellement pour ne représenter qu’un volume coloré. Mais ces formes sont quand même, attachées à un réel.

Si vous voulez rentrer dans son univers : Voir ses fleurs , ses poissons…

Allez voir son site:

https://mariejosemalarge.com/accueil/

Des petites sculptures de marbre.

Sandrine Ars-Coignard

 Céramiste – C’est en parallèle de son métier de restauratrice, activité professionnelle qu’elle effectue avec son époux Benoit Coignard. Ils ont des commandes pour différents musées comme celui de Nîmes et d’Arles ou la restauration de la collection Khmer du musée Guimet. Sandrine Ars-Coignard pratique la sculpture.

Comme l’écrit son ami Dominique Lacoste «  Chez Sandrine, tout est finalement sculpture, depuis les premières grandes statues figuratives,    galbées et polies, des vierges émergées d’un bois de tilleul ou d’essingang au burin, les pains de terre désormais debout et entrepris dans la masse, et les blocs durs dont les noms font voyager : pierre du Bois-des-Lens, marbre de Carrare, albâtre du Brésil. Le voyage est d’ailleurs multiple. Déjà il se devine au cœur de la taille d’un matériau qui impose sa loi : irréversibilité des coups portés, savoir-faire qui doit toujours composer sans se soumettre, déploiement d’une certaine force. Il s’éprouve ensuite dans l’invitation à tourner autour de l’oeuvre finale, qui se révèle plurielle, et l’on se surprend à ne plus savoir quel abord on préfère. Enfin, il se trouve dans le déplacement du rendu de la surface. Le traitement de la céramique    ̶    dont le raku mais pas seulement    ̶    détermine à l’oeil et à la main rugosité, aspérités, craquèlements, quelques passages concédant de la brillance, et établit une correspondance avec l’aspect brut de la pierre primitive qu’on ne saura jamais. Puisque celle-ci ne manifeste plus que douceur mate et poudrée, velouté opalescent, plis et replis lisses en mouvements figés, même s’ils semblent prêts à s’animer. Au terme du voyage essentiel, celui de la création. »

La troisième artiste nous présente des toiles au premier étage.


KangSan

Cette artiste coréenne nous présente trois volets de son travail qu’elle définit comme suit:

Ma peinture trouve son inspiration dans la vie et l’humain mais plus que la représentation des corps ou des visages, ce qui m’intéresse c’est de capturer les émotions, les histoires, les désirs et les contradictions.

De façon non conventionnelle l’artiste travaille chaque série avec des écritures différentes, pour moi, il a fallut l’écriture de cet article pour en saisir le sens, car je suis bien entré dans des images à l’encre tout de suite, et je n’ai pas vu de linéarité avec les acryliques situés à l’opposée de l’espace .

Sa série rêve ou souvenir mélange un travail à l’encre que l’on recent comme issus d’une culture coréen et d’autres toiles qui sont plus dans une peinture très expressionniste. Difficile de voir de lien les séries de toile très différentes:

Autoportrait (Acrylique sur carton – 80×60
Sans titre (Acrylique sur carton – 80×60
Sans titre (Acrylique sur carton – 80×60


Inspire Expire  (Acrylique sur carton – 80×60
Sans titre (Acrylique sur carton – 80×60

Le mieux pour comprendre le travail présenté , il faut lire :

https://latannerieregardparole.fr/kansan/

Le travail de KangSan est un travail de réflexion sur la complexité des sentiments humains. Ce travail l’amène à se plonger dans le tourbillon des émotions humaines, dans ses méandres.
Chaque toile est une invitation à explorer nos propres émotions, souvent contradictoires et entremêlées.
Les traumatismes de la vie et le souvenir sont également des thèmes récurrents dans ce travail. Ils sont représentés tantôt de manière poétique tantôt de manière plus crue mais, ici encore, il s’agit d’une invitation à plonger dans nos propres émotions, à affronter nos traumatismes, à chérir nos souvenirs ou essayer d’y trouver une explication au présent.
Cette exploration de l’âme humaine s’exprime notamment les séries suivantes :
« Ligne du Destin »
Dans cette série, ce sont différents destins (soulignés par une surintensité lumineuse le long
de la ligne du destin de la main) qui sont illustrés. Cette série est organisée comme une galerie
de portraits et peut, sous certains aspects, évoquer un reportage mettant en œuvre portraits
peints et photographies N&B. Ici les modèles prêtent à la fois leur visage et l’une de leur main.
La photographie est l’instrument d’une volonté de précision qui, en restituant les détails d’une ligne symbolisant le parcours passé et à venir d’une vie, s’oppose à l’expression parfois. trompeuse ou aléatoire d’un visage peints.
« Rêve »
Cette œuvre se présente sous la forme de six tableaux et d’un miroir. Tel un scénario, les six tableaux montrent la progression d’un passant dans une rue au petit jour jusqu’à son point. d’arrêt : un miroir abandonné. Ce miroir sur lequel le mot « rêve » est écrit intrigue le passant. L’image renvoyée par ce miroir est d’abord celle du passant mais par extension celle de nos
propres vies.
Au travers de la rencontre fortuite de ce passant et de ce miroir, c’est une représentation de. la vie et de ses hasards qui est exprimée. La vie est une succession d’évènements et de choix.
A chaque évènement est associé un choix. De ce choix découle un autre évènement.
« Souvenir »
Cette série est un exercice de mémoire qui draine mes souvenirs d’enfance, des souvenirs. d’une époque pas si lointaine durant laquelle la société Coréenne relevait la tête à marche forcée, des souvenirs d’une époque pleine de promesses et de progrès mais marquée par la. présence d’un état autoritaire contrôlant l’information, la population et son éducation

On rentre bien dans ses toiles, on est pris dans une profondeur, on est dans la tache, on réagit à l’opposition entre le personnage et son environnement réel ou en pensée, même, si on ne devine pas exactement le sens. Il faudrait revoir l’exposition de KangSan après avoir lu et vu son site pour mieux apprécier cette ambiance picturale qu’elle nous a présentée à la Tannerie de Houdan.

Pour en savoir plus : https://www.kangsan-art.com/

On découvre son autoportrait

Les mots de l’article:

La Tannerie Houdan, Marie Josée Malargé, Sandrine Ars-Coignard, KangSang, peinture à la plume, sculpture, artiste coréene, Olivier Côme,

Regard Parole : Racines communes, chemins croisés.

 Regard Parole est une association fondée à Trappes par Marc Giai-Miniet, avec des artistes et des poètes de la région, tous bénévoles , ils ont prèsenté avec Léa Kishida en septembre 2025 une exposition dans la ville de Houdan à la Tannerie. Cette exposition regroupe 14 artistes d’origine japonaise. Le plaisir de cette expo est la confrontation des chemins pris par ces artistes.

Je commence par :

Masayuki Kaï

©Kai Masayuki, Tour de Babel, tissu enterré marouflé sur toile, 162 x 130 cm, 2019.

©Kai Masayuki, Tour de Babel, tissu enterré marouflé sur toile, 162 x 130 cm, 2019.

Espace enterrer. 2025

De plus près on voit le travail

Car il faut savoir ( je l’ai su quand j’ai rédigé l’article ) sur site de la galerie Keller https://galerie-keller.com/artiste-kai-masayuki/que:

Les œuvres de Kaï Masayuki sont le résultat de processus multiples qui se sont produits sur une toile de coton enterrée par l’artiste dans des lieux choisis pour leur charge symbolique et pour les propriétés organiques du sol. Dans le domaine de Château Noir à Aix-en-Provence, à Auvers-sur-Oise, ou encore à Hiroshima, sa ville natale, Kaï enfouit ses matériaux dans la terre, en choisissant la profondeur et le temps nécessaires pour que les matières minérales et organiques du sol impriment la surface blanche du tissu, en délimitant des aires chromatiques et des reliefs que l’artiste ensuite découpe et réélabore sur une nouvelle toile, en traçant des lignes à la graphite et en piquant le tissu à l’aide d’une machine à coudre, pour recomposer les fragments dans l’espace dicté par une forme géométrique, sensible au précepte de Cézanne: «traitez la nature par le cylindre, la sphère, le cône».

Interrogé sur la provenance des fragments aux tonalités ocres et grises, disposés sur le support en forme de voile de Enterrer-Planter,  Kaï répond avec certitude: «C’est facile: le gris en bas provient d’Auvers-sur-Oise, à côté de Van Gogh, alors que le ton rouge en haut garde les traces d’Aix-en-Provence, chez Cézanne»

Masayuki Kaï présentait dans la salle du bas une pièce plus monumentale

Enterre planter N°8

On peut voir une vidéo sur son travail.

https://www.youtube.com/watch?v=4U7BEYq6Qjk

Et regarder sa page dans Wikipedia

«  Marqué par les réflexions conduites par le groupe Supports/Surfaces sur la matérialité de la peinture, il peint, travaille la texture de la surface de ses « toiles » en les enfouissant un certain temps dans le sol, les déterre maculées comme un linceul, les lave, les découpe en figures géométriques qu’il refixe en les cousant méticuleusement sur un nouveau support, formant d’immenses plages informelles et délicates ».

. Yamada Mesayeshi

Le rapport de l’homme et l’environment est présenté dans ces travaux sous la forme d’une silhouette qui sort ( ou qui rentre) d’une porte ou d’un escalier mais tout petit par rapport au paysage.

Printemps. 2024

Sous soi. 2024.
Source. 2023

Dans la salle du bas,. il a réalisé une installation encore plus étrange.

Dans les trois valises réalisées en fil on aperçoit la silhouette d’un personnage.

Le travail de Yamada Mesayeshi est intéressant à voir

Mine de plomb. 2024

On peut aller consulter son site :http://yamada-artist.com/oeuvre_fr/sculpture

Pour voir ses sculptures, peintures, dessins et collages.

Léa KISHIDA

Encore plus étrange à comprendre est l’installation de Léa KISHIDA:

On commence par l’escalier qui descent à la salle du bas.

On suit ses fils de laine tricotés ou crochetés et ils nous entraînent dans l’escalier , sur un palier, on rentre au fond d’une grotte, où est présenté l’aboutissement des fils ou plus précisément l’origine. Entre les barreaux de cette matrice originelle se multiplie fils de laine, où est accrochée à ceux-ci une multitude d’objet qui forme un univers très vivant.

Installation « Organelle » Laine acrylique crochetée, divers emballages d’origine pétrochimique brodés, cousus, crochetés, fils d’aluminium, billes en verre et lumière noire.

Sur les fils de laine on aperçoit des sacs suspendus qui contiennent des éléments que l’on considère comme biologiques. Un univers se crée avec ces poches et on n’arrive pas à discerner le contenu.

Léa KISHIDA nous présente sa lecture de son travail.

Léa Kishida se confronte à l’extériorisation des cycles de l’énergie des matières, leur renouvellement, leur inclusion dans nos organismes terrestres et cosmiques. ( Site expo Japon Paris)

Pour mieux comprendre cette artiste autodidacte après avoir été vétérinaire qui a une activité de plasticienne reconnue voir le lien suivant : . https://artistes.erya.info/lea-kishida/#oeuvres

Tamaki Yoichi

Il était présenté aussi des peintures moins conceptuelles comme le travail de Tamaki Yoichi

Tamaki Yoichi a été sélectionné par Art Capital pour le salon Comparaison dans le groupe Création et Expression.

LE SALON COMPARAISONS 2026 AU GRAND PALAIS
DU 12 AU 15 FÉVRIER 2026. PARIS FRANCE

GO SEGAWA

A l’étage GO SEGAWA présente des volumes réalisés en plans transparents sérigraphiés qui, par montage, donnent ces formes qui flottent dans l’espace.

Hiroko Hori

On finit cet article avec les peintures de Hiroko Hori.

C’était une exposition d’artistes reconnus qui, nés au Japon, réalisent une carrière en France .

Mots de l’article : L’association Regard Parole, la Tannerie , Houdan, Racines communes chemins croisés, Hiroko Hori, GO SEGAWA, Tamaki Yoichi, Léa KISHIDA, Yamada Mesayeshi, Masayuki Kaï, Yamada Mesayeshi,

Issac. Cordal. Art miniatures

Issac Cordal est un Artiste qui fait des miniatures.

« Issac Cordal s’est fait connaître avec son projet Cement Eclipses, qui consiste en une série de figurines humaines, de 15 cm environ, fabriquées en béton. Ces petites sculpture s sont installées et photographiées dans différents endroits des villes : corniche, fissure, lignes électriques, fenêtre, tuyaux, trottoir[2]…

Les personnages d’Isaac Cordal se cachent dans de nombreuses villes du monde, comme Londres, Berlin, Paris, Laon, Nantes[4], Grenoble[5], Bruxelles[6], Ostende[7], Barcelone, Milan, Bogota…. »

(Source sur Wikipedia cliquer pour en savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Isaac_Cordal

Voici quelques photos

Issac Coral 2022. Smoke Signals galerie C.O.A. Montreal

Issac Cordal. Exposition Québec Canada 2025

Issac Cordal. Exposition Québec Canada.

Issac Cordal. Exposition SC Galerie Bilbao. Espagne

Issac Cordal. 2010. Schooner Projet Hong Kong

Issac Cordal. 2020 . Wall Enclosure Urban Spree Gakerie . Berlin

Follow the leader. Annecy Paysage. Annecy

Comme dans chaque mise en situation un texte explique la volonté de la composition.

Ici dans le bassin d’un ancien embarcadère au bord du lac d’Annecy , Isaac Cordal installe une vingtaine de personnages figurant une assemblée de décideurs débattant des mesures à prendre pour lutter contre le réchauffement climatique. Au delà de tout aspect polémique, l’œuvre s’impose par le rapport à la nature et au temps qu’elle incarne jusqu’à l’absurde.

Issac Cordial. K-live Festival Séte.
Issac Cordal. 2019. Follow the leaders. – Azkuna Zentroa. Bilbao

Issac Cordal Upnorth Festival, Rosy. Norvège

Issac Cordal. 2017. La comédie humaine à Bayonne

Pour voir plus sur la série comédie humaine : https://www.spacejunk.tv/exposition/comedie-humaine-isaac-cordal/

Issac Cordal. 2017. Allesmussraus. ULM. Allemagne

Issac Cordal 2017. Os Veciños. – Rexenerarafest, Caraballo Espagne

Issac Cordal. 2018. Follow the Leader at magic city. Dresden. Allemagne

Issac Cordal. 2016.
Reflection of  Nature.

Issac Cordal. 2015. Moment de solitude. Ancien musée de peinture. Grenoble

Issac Cordal. 2014

.

Issac Cordal. 2015.

Issac Cordal. 2013

Pour d’aller voir son site : https://cementeclipses.com/blog/

Très Complet

La renommée d’un artiste comme Issac Cordal représente bien tout un courant étonnant qui est souvent anecdotique dans les expos.

Pour faire connaître ces artistes

D’autres artistes qui travaillent sur la miniature.

Mathieu Lucas

Lui, c est l’écologie qui est le moteur de ces tableaux volume.

« Un des rôles de l’art est de nous faire voir autrement, Mathieu Lucas remplit cette case puisqu’à travers un jeu d’échelle miniature, il s’amuse à réveiller notre âme d’enfant en nous montrant notre monde sous un angle inédit. » galerie François Xavier https://galerienicolasxavier.com/artistes/mathieu-lucas/

Marc Giai-Miniet

Depuis 30 ans, Marc Giai-Miniet réalise des boîtes qui peuvent prendre de grandes dimensions. Il se dit peintre emboîteur. Voir son site très riche

http://www.marc-giai-miniet.com/page26.html

Tatsuya Tanaka

Réalisations miniatures de Tatsuya Tanaka

https://www.boredpanda.com/the-adorable-miniatures-of-tatsuya-tanaka-daily-will-amuse-your-day-today/

Daniel Agdag

Les machines volantes et autres structures de Daniel Agdag sont en carton.

https://www.tendances-de-mode.com/2019/02/05/4031-la-grandeur-de-l-art-miniaturea

Joshua Smith

Voir le site pour en voir plus

Incredibly Detailed Urban Miniature by Artist Joshua Smith

La miniature dans l’art est pour nous montrer le réel, tel ma découverte quand j’ai découvert ces artistes.

« Mots de l article : miniature dans – Mathieu Lucas, Joshua Smith, Tatsuya Tanaka, Marc Giai-Miniet, Issac Cordal,

Emmanuelle Lemettais

Dans les Maisonnettes de Gargenville, (ancienne maison des musiciennes Lili et Nadia Boulanger). on n’entend pas que de la musique, une salle présente des expositions d’artiste souvent de la région.

Emmanuelle Lemettais travaille à Vernon dans l’Eure, elle nous présente ses dernières créations sur des supports acryliques sur toile.

Trois séries nous sont présentées i : paysages, architecture et fleur.

Commençons par les Paysages.

Dans les vignes. 30/30 cm

Les herbes folles. 100/65 cm.

La maison aux volets verts

Vaches normandes. 100/1000 cm

Joyeuses. 100/100 cm

Perdus sous les pins. 30/30 cm

Par tous les temps. 30/30 cm

Pas de tempête aujourd’hui. 100/81 cm

Architecture

Marseille, Grenoble ou de la Normandie sont présentés.

Les Ardoises. 80/80cm.

Rêver. 81/54. Cm

Un été dans le 5 ème. 130/81. cm

À bicyclette. 116/ 76 cm

— Souffler. 50/50cm

— Chambres de bonnes. 50/50 cm

Pour finir :

Bateau et fleur:

Partir Revenir. 100/100 cm

Table de printemps. 80/80cm

A voir de près, les lignes, taches, aplats. Frottis de peinture qui se posent sur les toiles, ne permettent pas de sentir la construction de l’image, c’est du direct pinceau sur la toile.

Le fond du tableau est au même niveau que le premier plan, c’est ce qui donne à ces toiles une ambiance presque abstraite .

Pour voir son site : http://emmanuelle-lemetais.com

Mots de l’article.: Emmanuelle Lemettais, Maisonnettes de Gargenville,