Cette exposition intitulée Gallérie Commune a été installée au début de l’été dans la maison de Philippe Niorthe, ceci pour nous faire découvrir différents artistes.
Commençons par :
*. Fadia Haddad.
Fadia Haddad Landscapes” seriesFadia Haddad
“Landscapes” series 97x146cmFadia Haddad
“Landscapes” series Pigments and acrylic on canvas 97x130cm
En allant voir son site, on découvre une démarche intéressante de cet artiste libanaise née en 1959.
Les sculptures d’assemblage d’Yves Blond. Les personnages, robots, animaux et les êtres imaginaires sont issus d’un réassemblage d’objets de récupération en métal.
« Mon travail est un camaïeu métallique argenté. J’essaye, entre autres, de donner une vie et une âme à des êtres de métal. Ainsi mes rêves prennent forme à partir d’objets inertes.”
Yves Blond au salon Révélation de Saint Georges sur Layon
• Philippe Niorthe.
Et l’organisateur de cette expo est Philippe Niorthe: celui-ci est un artiste avec. une démarche conceptuelle qui va de la réalisation de petits dessins : (Ex -Vito d’avenir ) réalisés au cours d’une manifestation in situ avec du public.
Mais son outil principal est la photographie.
Philippe Niorthe. Photos de la Série ATLAS réalisée dans le Mantois.
Son travail de plasticien utilisant la photographie est remarqué.
Réalisant différentes expérimentations artistiques comme ce projet d’installation de photos dans le quartier New-Bell / Ngangué à Douala, au Cameroun, au fond du Golfe de Guinée.
Philippe Niorthe photos de la série DS réalisées dans le quartier New-Bell à Douala.
Pour un autre projet, Philippe Niorthe a circulé dans le quartier de New Bell avec un sceau de peinture faite à partir de charbon pilé. Il tracait l’ombre des gens sur les murs de leur maison, ou dans les environs, puis la peignait de noir. Ainsi des dizaines d’ombre sont apparues dans le quartier.
Au salon de Jambville, c’est la découverte du travail sur le bois de Philippe Righini (Woodworker) qui m’a passionnée .
Commençons par ses petites pièces de bois .
De plus près
Righiniphilippe.
Petit travail minimaliste, un savoir faire de la gouge
Righiniphilippe. Petit format chêne Righiniphilippe. Petit format chêne oxydé Righiniphilippe. Petit format chêne oxydé et orme.
Petit format chêne oxydé et orme.
Righiniphilippe. Petit format chêne texturé oxydé+frêne et encre de ChineRighiniphilippe. Poirier oxydé
Righiniphilippe. Poirier oxydé …
Righiniphilippe. Bois de chêne partiellement oxydé, incrusté de laiton . 135/135 mmRighiniphilippe. Bois de chêne partiellement oxydé, incrusté de laiton .diamètre 155 mmRighiniphilippe. Bois de chêne partiellement oxydé, incrusté de laiton . 135/135 mmRighiniphilippe. Bois de chêne partiellement oxydé, incrusté de laiton . 135/135 mmRighiniphilippe. Série ogives . Bois de chêne tourné 580 de haut mmRighiniphilippe. ogives . Bois de chêne tourné encre de Chine 580 de haut mmRighiniphilippe. ogives . Bois de chêne tourné 580 de haut mmRighiniphilippe.
Il réalise aussi des photos.
Righiniphilippe. Fougères et boulot…..poil au dosRighiniphilippe. 15 mars 2025Righiniphilippe. 1923. Frémainville Righiniphilippe. Misty morningRighiniphilippe. Un noyer, une moto, un matin brumeux
….
Des dessins
Et pour finir quelques dessins de cet artisan/artiste qui nous emmène dans une pureté de la forme et de la matière dans chaque domaines qui réalise.
Cette citation de l’architecte allemand Mies Van der Rohe guide mon travail artistique. En partant d’un morceau de bois brut j’essaye d’intervenir le moins possible afin de révéler la richesse que la matière cache en son sein. Mes gestes vont s’articuler autour d’une ligne directrice fluide et épurée qui va orienter le regard tout en laissant l’interprétation libre
Au musée du Vexin à Themericour, Astrid Geuser a installé une exposition intitulée Anima Mundi. ( L’Âme Monde)
L’artiste nous emmène dans un monde extraordinaire.
“Il était une fois un territoire ancien, où les arbres murmuraient aux esprits du vent. De cette mémoire enfouie est née une légende : celle d’une Nature peuplée de créatures hybrides, entre végétal et animal, entre rêve et matière. L’exposition propose une immersion artistique au cœur d’un territoire vivant et légendaire.
Un parcours en trois chapitres inspiré des forêts et des habitants secrets du Vexin. Ancrée dans une démarche à la fois poétique et écologique, Anima Mundi cherche à éveiller notre regard sur la fragilité du Vivant, et réenchanter notre rapport à la Nature ».
La maîtrise des matériaux mi- végétaux mi synthétiques pour réaliser ses figures poétiques nous entraine dans un monde merveilleux.
Chaque sculpture se regarde sur des angles différents et à chaque regard on découvre chaque détail qui représente un autre animal ou une plante.
Et c’est comme cela à chaque sculpture.
Dans la première salle, elle donne des visages aux arbres « Car chaque arbre a une entité ancienne et une âme éternelle qui veille à la nature environnante……. »
Dans la salle métamorphose, Astride de Geuser nous transporte dans un monde où la nature et les vivants sont en harmonie.
« les champs mélodieux des fées et leurs dances aériennes apportaient une énergie nouvelle qui se répandait comme un souffle léger , identifiant une métamorphose dans le Vexin français. Les animaux et les plantes , autrefois séparées dans leurs formes distinctes , commencèrent à se fondre en une symbiose merveilleuses……. »
Gaïa Déesse de la Terre
Et pour continuer dans ce monde onirique , réalisé avec des végétaux, de la résine et beaucoup de créativité, nous découvrons d’autres personnages dans un cabinet de curiosités.
Man Rabbit et Chou – Racvanide
Et pour finir
Pour en savoir plus, cliquer sur son site vous découvrirez les aquarelles, sculptures, et autres curiosités. Vous y découvrirez les peintures , présentées dans l’exposition.
A la Tannerie , espace d’exposition de Houdan trois artistes se partagent le lieu.
La peinture à la plume
MARIE JOSÉ MALARGÉ
« Depuis 1965, Marie José Malargé reste fidèle à sa technique originale : peinture à la plume sur papier. Elle réalise ainsi une manière d’écriture très personnelle par laquelle elle explore, apprivoise et s’approprie son espace et ses objets familiers dans toutes leurs dimensions. »
Regardons cette technique originale
Les sujets souvent minimalistes sont épurés formellement pour ne représenter qu’un volume coloré. Mais ces formes sont quand même, attachées à un réel.
Si vous voulez rentrer dans son univers : Voir ses fleurs , ses poissons…
Céramiste – C’est en parallèle de son métier de restauratrice, activité professionnelle qu’elle effectue avec son époux Benoit Coignard. Ils ont des commandes pour différents musées comme celui de Nîmes et d’Arles ou la restauration de la collection Khmer du musée Guimet. Sandrine Ars-Coignard pratique la sculpture.
Comme l’écrit son ami Dominique Lacoste « Chez Sandrine, tout est finalement sculpture, depuis les premières grandes statues figuratives, galbées et polies, des vierges émergées d’un bois de tilleul ou d’essingang au burin, les pains de terre désormais debout et entrepris dans la masse, et les blocs durs dont les noms font voyager : pierre du Bois-des-Lens, marbre de Carrare, albâtre du Brésil. Le voyage est d’ailleurs multiple. Déjà il se devine au cœur de la taille d’un matériau qui impose sa loi : irréversibilité des coups portés, savoir-faire qui doit toujours composer sans se soumettre, déploiement d’une certaine force. Il s’éprouve ensuite dans l’invitation à tourner autour de l’oeuvre finale, qui se révèle plurielle, et l’on se surprend à ne plus savoir quel abord on préfère. Enfin, il se trouve dans le déplacement du rendu de la surface. Le traitement de la céramique ̶ dont le raku mais pas seulement ̶ détermine à l’oeil et à la main rugosité, aspérités, craquèlements, quelques passages concédant de la brillance, et établit une correspondance avec l’aspect brut de la pierre primitive qu’on ne saura jamais. Puisque celle-ci ne manifeste plus que douceur mate et poudrée, velouté opalescent, plis et replis lisses en mouvements figés, même s’ils semblent prêts à s’animer. Au terme du voyage essentiel, celui de la création. »
La troisième artiste nous présente des toiles au premier étage.
KangSan
Cette artiste coréenne nous présente trois volets de son travail qu’elle définit comme suit:
Ma peinture trouve son inspiration dans la vie et l’humain mais plus que la représentation des corps ou des visages, ce qui m’intéresse c’est de capturer les émotions, les histoires, les désirs et les contradictions.
De façon non conventionnelle l’artiste travaille chaque série avec des écritures différentes, pour moi, il a fallut l’écriture de cet article pour en saisir le sens, car je suis bien entré dans des images à l’encre tout de suite, et je n’ai pas vu de linéarité avec les acryliques situés à l’opposée de l’espace .
Sa série rêve ou souvenir mélange un travail à l’encre que l’on recent comme issus d’une culture coréen et d’autres toiles qui sont plus dans une peinture très expressionniste. Difficile de voir de lien les séries de toile très différentes:
Autoportrait (Acrylique sur carton – 80×60
Sans titre (Acrylique sur carton – 80×60
Sans titre (Acrylique sur carton – 80×60
Inspire Expire (Acrylique sur carton – 80×60
Sans titre (Acrylique sur carton – 80×60
Le mieux pour comprendre le travail présenté , il faut lire :
Le travail de KangSan est un travail de réflexion sur la complexité des sentiments humains. Ce travail l’amène à se plonger dans le tourbillon des émotions humaines, dans ses méandres. Chaque toile est une invitation à explorer nos propres émotions, souvent contradictoires et entremêlées. Les traumatismes de la vie et le souvenir sont également des thèmes récurrents dans ce travail. Ils sont représentés tantôt de manière poétique tantôt de manière plus crue mais, ici encore, il s’agit d’une invitation à plonger dans nos propres émotions, à affronter nos traumatismes, à chérir nos souvenirs ou essayer d’y trouver une explication au présent. Cette exploration de l’âme humaine s’exprime notamment les séries suivantes : « Ligne du Destin » Dans cette série, ce sont différents destins (soulignés par une surintensité lumineuse le long de la ligne du destin de la main) qui sont illustrés. Cette série est organisée comme une galerie de portraits et peut, sous certains aspects, évoquer un reportage mettant en œuvre portraits peints et photographies N&B. Ici les modèles prêtent à la fois leur visage et l’une de leur main. La photographie est l’instrument d’une volonté de précision qui, en restituant les détails d’une ligne symbolisant le parcours passé et à venir d’une vie, s’oppose à l’expression parfois. trompeuse ou aléatoire d’un visage peints. « Rêve » Cette œuvre se présente sous la forme de six tableaux et d’un miroir. Tel un scénario, les six tableaux montrent la progression d’un passant dans une rue au petit jour jusqu’à son point. d’arrêt : un miroir abandonné. Ce miroir sur lequel le mot « rêve » est écrit intrigue le passant. L’image renvoyée par ce miroir est d’abord celle du passant mais par extension celle de nos propres vies. Au travers de la rencontre fortuite de ce passant et de ce miroir, c’est une représentation de. la vie et de ses hasards qui est exprimée. La vie est une succession d’évènements et de choix. A chaque évènement est associé un choix. De ce choix découle un autre évènement. « Souvenir » Cette série est un exercice de mémoire qui draine mes souvenirs d’enfance, des souvenirs. d’une époque pas si lointaine durant laquelle la société Coréenne relevait la tête à marche forcée, des souvenirs d’une époque pleine de promesses et de progrès mais marquée par la. présence d’un état autoritaire contrôlant l’information, la population et son éducation
On rentre bien dans ses toiles, on est pris dans une profondeur, on est dans la tache, on réagit à l’opposition entre le personnage et son environnement réel ou en pensée, même, si on ne devine pas exactement le sens. Il faudrait revoir l’exposition de KangSan après avoir lu et vu son site pour mieux apprécier cette ambiance picturale qu’elle nous a présentée à la Tannerie de Houdan.