Au petit Palais de la ville de Paris une exposition sur l’activité artistique de 1905 à 1925.

Le pari des commissaires de l’exposition est de donner un sens à cette révolution artistique qu’ont provoqué les artistes à Paris en cette période. Pour cela, ils ont rassemblé dans un parcourt chronologique les créations en peinture, mode, design et objets technologiques. Et la coupure de la guerre présentée par des tableaux est intéressante, de salle en salle on assiste à l’évolution des avant-gardes et à la réactivité rapide des créateurs dans différents domaines. De la mode à la musique en passant par l’industrie et l’architecture, ces 25 années ont été riches en bouleversement, et il en ressort une force qui se dégage, la joie de vivre et de créer.

Naturellement « L’exposition entend également mettre en valeur le rôle des femmes durant cette période. De 1905 à 1925, les mutations sociales sont spectaculaires. Des artistes comme Marie Laurencin, Sonia Delaunay, Jacqueline Marval, Marie Vassilieff ou encore Tamara de Lempicka participent pleinement aux avant-gardes. Symbole d’émancipation féminine, la silhouette de la garçonne est immortalisée par Victor Margueritte en 1922. Avec sa coupe courte et ses fines hanches, Joséphine Baker en est aussi l’incarnation. Joséphine Baker s’inscrit dans un mouvement de métissage croissant au sein de la société française. L’Antillaise Aïcha Goblet, célèbre modèle d’artiste, est immortalisée par Vallotton. » comme nous le précisent Juliette Singer et Annick Lemoine les deux commissaires de l’exposition.

Dans chaque salle, sont rassemblés peintures, sculptures, objets autour d’une thématique, ou un lieu, on commence par Montmartre.


1904 Eau forte sur zinc
On nous présente un des premiers tableaux de Picasso arrivant à Paris et un autre deux années après son arrivée à Montmartre. Sont présentées d’autres peintres qui ont aussi évolué vers le cubisme.

1907 huile sur carton étude pour les demoiselles d’Avignon
D’autres cubistes homme comme Braque, Jean Metzinger et aussi des femmes.

1916. Huile sur toile
Des sculptures.

1914 pierre blanche (premier sculpteur à inspiration cubiste)


O

– De salle en salle, on regarde tous les artistes et courants artistiques qui évoluent.

La charmeuse de serpents, 1907,

1912. Huile sur toile présentée au salon des indépendants 1912
Le futurisme est présenté par le tableau de G Séverine pour montrer la danse et le mouvement au moulin rouge.

1911 Huile sur toile (Réplique à l’identique du tableau )

Le fameux ready made de Marcel Duchamp et la merveilleuse sculpture de son frère sont présentés avec les innovations technologiques qui, selon leurs écrits, avaient remis en question le rôle de l’art .

Marcel Duchamp Roue de bicyclette.
Un des premiers ready made de l’artiste 1913. ( réplique certifiée M.Duchamp )

“. Raymond Duchamp-Villon écrit: « La puissance de la machine s’impose et nous ne concevons plus guère les vivants sans elle ». Avec son anatomie stylisée, comme en pleine métamorphose, Le Cheval majeur traduit la fusion de la force vitale et de la force mécanique : la puissance nerveuse d’un cheval au galop et un train en marche. S’inspirant de la volonté cubiste de multiplier les points de vue sur un même objet, l’artiste puise aussi chez les futuristes la passion pour la vitesse, le dynamisme des formes et le progrès”
Une salle pour montrer des dessins sur la guerre.

1915 encre pastel et gouaches sur papier
L’après guerre
Cette époque a aussi transformé le théâtre; cela est présenté par des collaborations des peintres comme Picasso ou F. Léger.


Le rôle des artistes femmes pour montrer leur part entière dans cette révolution artistique et pas seulement comme objet mais comme le début du féminisme.

1923 huile sur toile


Maquette du pavillon du renseignement et du Tourisme
(reconstitution en 2013 par P.Velu de la maquette du projet)

(Tirage réalisé à partir du négatif original.)


On retrouve dans cette exposition le plaisir des grandes expositions thématiques que le centre Beaubourg avait réalisé comme Paris/ Berlin Paris/Moscou etc…. Et je n’ai pas pu vous montrer un exemple de petits films d’époque qui marquaient le parcours, souvent très drôles.






















