tous les vivants sont des êtres désirants | semis d’ombres
Le musée des Beaux ARTS de Caen a invité en résidence Lise Duclaux.
C’est le Parc du château qui entoure le musée qui a retenu l’attention de l’artiste..
On regarde ses dessins et dans un deuxième temps la présentation qu’elle a réalisé car les textes et leur mise en forme ont leur importance.
Montrer les racines
Et expliquer, nommer, découvrir.
Voilà comment on passe du dessin à la poésie, de la nature à l’aquarelle , des racines aux papillons etc… un univers qui se révèle grâce à la poésie de Lise Duclaux.
Les mots de l’article.
Lise Duclaux, musée des Beaux-Arts de Caen, poésie,
Étrange exposition dans cet église Saint-Nicolas à Caen.
De grandes tapisseries en terre, racine et filet se présentent à nous.
Mises en espace dans cette église, ces structures tissées nous étonnent.
De plus près, on voit que les dessins sont des racines dans des filets.
Mais, d’une façon étrange, ces racines réalisent des dessins très géométriques.
On se laisse impressionner par ces étendues naturelles figées entre deux moments.
C’est dans le cadre de la Normandie Impressionniste que le travail de Diana Scherer a été présenté.
Dans la présentation de l’artiste, on peut lire:
« Diana scherer utilise une technique unique qui exploite les processus de croissance naturels pour créer diverses structures à partir de tissus racinaires. Elle puise ses motifs dans des formes issues du monde végétal, ainsi que dans des structures artificielles. Le résultat est à la fois tactile et poétique, et sa démarche créative évoque l’équilibre écologique actuel entre l’humain et la nature. Cependant, son travail et sa démarche soulèvent des questions essentielles : dans quelle mesure parler de coopération avec la nature est-il pertinent ? Est-ce même logique ? Assiste-t-on à une appropriation artistique et culturelle des conditions inhérentes aux processus naturels d’autosuffisance ? Ces questions révèlent l’ambivalence fondamentale de notre rapport à la nature. L’artiste explore sans cesse l’interaction entre culture (végétale) et nature (végétale). L’œuvre de Scherer invite à la réflexion, mais elle constitue avant tout une représentation poétique du désir humain de contrôler la nature «
En discutant avec la médiatrice, elle nous explique comment cette artiste internationale qui expose aux 4 coins du monde a choisi de présenter ses travaux en fonction de l’architecture du lieu, de la lumière et des symboles que représente ce lieu.
Et pour le savoir faire, elle nous explique que l’artiste travaille comme les lissiers qui réalisent des tapisseries ou des tapis. En suivant un dessin qu’elle a réalisé sur un carton, elle ensemence celui-ci, rajoute de la terre, arrose , et, elle attend.
Un fois poussées végétation et racines, elle retourne ce filet de terre et racines et c’est sur cet envers qu’elle le travaille pour réaliser des ensembles comme ceux qui sont présentés devant nous.
On est admiratif devant cette ambiance que provoque cette instalation de tapisserie végétale dans ce lieu où la symbolique de l’énergie qui va de la terre au ciel, réalisé par cette architecture gothique est mise en avant par ces matériaux tissés et poussés par la nature qui vont de la terre au ciel.