Salon d’automne à Saint Martin la Garenne

Les peintres du Vexin ont leur salon d’automne. Celui-ci se tient dans un village du bord de Seine à Saint Martin la Garenne.

Ce rassemblement d’artistes différents dans leur style met le regardeur que nous sommes dans le plaisir de voir.

Les dimensions indiquées sont là pour donner un ordre de grandeur donc pas forcément exactes.

Rêve Bleu de Claire Line 1,5 /1. m

LSK Paysage du Vexin. 70/70cm

LSK Paysage du Vexin. 70/70cm

Jacques Loudas
Détail

Lydie Guillot. le Viel homme
Lydie Guillot. La Femme au turban
. Béatrice Duroure de Lavacourt. 1 /1,2 m.
Béatrice Duroure de Lavacourt. Le grand Vefour. 42/32 cm.
Béatrice Duroure de Lavacourt. Nocturne 90/40cm

Béatrice Duroure de Lavacourt. Vetheuil. 1,20/1,20 m

Vincent Heguy Mauvais Temps. 70/100 cm.

Vincent Heguy Mauvais temps 30/ 45 cm

Maurice Le Mounier. Composition. 90/90cm.
Maurice Le Mounier. . 80/100.cm.

Michel Caputo
Michel Caputo.

Céramique.

Ferdinand Holder

Autoportrait avec rose 1914

Petit plaisir de l’histoire de l’art est de voir le parcours d’un peintre comme Ferdinand Holder.

Sachant que pour voir sa biographie, le site du musée d Orsay est très bien réalisé.

https://www.musee-orsay.fr/fr/agenda/expositions/presentation/ferdinand-hodler-1853-1918

On peut aussi lire à son propos la revue «  Connaissance des arts ».

Dans une conférence prononcée en 1897, le peintre suisse Ferdinand Hodler (1853-1918) exposait sa théorie du « parallélisme » qui veut que la nature comme l’humanité soit organisée en un ordre rigoureux. C’est cet ordre que doit rechercher l’artiste dans tous les aspects de son œuvre, paysage, peinture d’histoire et même portrait….

Car ce peintre du début XX ème siècle a influencé des peintres comme Kandinsky, Mondrian et d’autres, il a porté la modernité à la peinture.

On connaît bien ces peintures de montagne de sa fin de carrière en 1918 et on le rattache aux impressionnistes ou post-impressionnistes qui ont façonné la représentation du paysage. Il y a dans sa peinture très avant-gardiste un trait, un caractère, qui ont donné à beaucoup de peintres une envie de se dépasser pour trouver un art qui porte.

Lac de Genève et chaîne du Mont-Blanc à l’aurore (1918), Bâle, Kunstmuseum
Lac de Genève et chaîne du Mont-Blanc

mais c’est son itinairaire qui est intéressant à suivre.


 Paturage … 1878. Oil on canvas, 55.4 x 46 cm.

Autoportrait debout 1879

.

Le Bois des Frères 1845

Au pied du Petit Salève (1890)

Et le même paysage

1893

At The Foot of the Petit Saleve, Ferdinand Hodler
Au pied du Petit Salève (1893)

La particularité de Ferdinand Hodler est que le paysage n’est qu’une partie de ses sujets. il s’ intéresse aussi aux personnes.

Bûcheron 1910.

Sans travail (1891), collection particulière

La Nuit, 1889-1890, musée de Berne

Dans son tableau La Nuit (1889-1890), Ferdinand Hodler se représente deux fois entre sa première femme, Bertha Stucki, et son amante Augustine Dupin, éveillé par une créature drapée de noir, la mort, et endormi en haut à gauche. L’œuvre suscite le scandale lors de sa première présentation au Musée Rath de Genève en 1891 et assure le succès de son auteur. 

Et cette force dans le traitement graphique des portraits ou bien le sujet comme cette peinture de sa compagne à la veille de sa mort

Valentine à l’agonie, 24 janvier 1915 (1915), Bâle, Kunstmuseum

Le Lecteur (vers 1885), Madrid, musée Thyssen-Bornemisza

Il est souvent rattaché au courant symbolique.

L’élu. Mystère du titre de l’initiation. 1903

Sur le site espagnol ( histitia-arte ) l’explication de ce tableau est : »L’élu montre une sorte de rituel païen, un mystérieux rite d’initiation dans la nature dans lequel apparaissent six figures angéliques flottant dans les airs et portant des fleurs. Les anges entourent un enfant nu et accoussé qui lève les yeux et se tient devant un buisson également nu. Un paysage d’arrière-plan à peine esquissé donne la touche onirique à cette étrange danse.

Nous pourrions interpréter la peinture de milliers de façons. Si quelque chose caractérise le mouvement symboliste. Subjectivité. Peut-être que Hodler voulait que ces six femmes ailées représentent les porteuses de la vie (symbolisées par les fleurs) et se préparent à passer cette vie à l’enfant, à cette plante du centre. Il est choisi par les forces de la nature.

En mélangeant le chrétien et le païen, le peintre obtient ce mysticisme si au goût du mouvement qui a révolutionné l’Europe de la fin du XIXe siècle et qui préparera le terrain pour la naissance des avant-gardes artistiques. »


Le Printemps (1901), Essen, musée Folkwang.


Le Sentiment (1901), collection particulière.

En même temps que ces tableaux que l’on met dans le mouvement symbolique un traitement graphique beaucoup plus libre qui avec les années va se simplifier pour nous donner cette joie de percevoir derrière le tableau une force que seuls des artistes peuvent réaliser.

.

Ruisseau dans la forêt de Leissingen (1904), Kunsthaus de Zurich.

Le Salève en automne 1891

.

Maggia delta before sunrise, 1893

The Gantrisch, 1898


Le massif de la Jungfrau vu depuis Mürren, 1911

The Grand Muveran, 1912


Dents du Midi vue de Champéry. , 1916

Ruisseau de montagne près de Champéry (1916), musée des Beaux-Arts de Winterthour

Ferdinand Hodler, Lac Léman, avec les collines du Jura, peinture de paysage, 1911


Lac de Thoune aux reflets symétriques – 1909
huile sur toile
67,5 x 92 cm, 
Musée d’Art et d’Histoire.Genève

On peut voir aussi cette vidéo sur les peintures de Hodler plus complète que les quelques images que j’ai voulu partager.

https://www.youtube.com/watch?v=VOX8E9fb_P0m