
Petit plaisir de l’histoire de l’art est de voir le parcours d’un peintre comme Ferdinand Holder.
Sachant que pour voir sa biographie, le site du musée d Orsay est très bien réalisé.
https://www.musee-orsay.fr/fr/agenda/expositions/presentation/ferdinand-hodler-1853-1918
On peut aussi lire à son propos la revue « Connaissance des arts ».
Dans une conférence prononcée en 1897, le peintre suisse Ferdinand Hodler (1853-1918) exposait sa théorie du « parallélisme » qui veut que la nature comme l’humanité soit organisée en un ordre rigoureux. C’est cet ordre que doit rechercher l’artiste dans tous les aspects de son œuvre, paysage, peinture d’histoire et même portrait….
Car ce peintre du début XX ème siècle a influencé des peintres comme Kandinsky, Mondrian et d’autres, il a porté la modernité à la peinture.
On connaît bien ces peintures de montagne de sa fin de carrière en 1918 et on le rattache aux impressionnistes ou post-impressionnistes qui ont façonné la représentation du paysage. Il y a dans sa peinture très avant-gardiste un trait, un caractère, qui ont donné à beaucoup de peintres une envie de se dépasser pour trouver un art qui porte.



mais c’est son itinairaire qui est intéressant à suivre.

Paturage … 1878. Oil on canvas, 55.4 x 46 cm.

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Et le même paysage
1893

La particularité de Ferdinand Hodler est que le paysage n’est qu’une partie de ses sujets. il s’ intéresse aussi aux personnes.



La Nuit, 1889-1890, musée de Berne
Dans son tableau La Nuit (1889-1890), Ferdinand Hodler se représente deux fois entre sa première femme, Bertha Stucki, et son amante Augustine Dupin, éveillé par une créature drapée de noir, la mort, et endormi en haut à gauche. L’œuvre suscite le scandale lors de sa première présentation au Musée Rath de Genève en 1891 et assure le succès de son auteur.
Et cette force dans le traitement graphique des portraits ou bien le sujet comme cette peinture de sa compagne à la veille de sa mort


Il est souvent rattaché au courant symbolique.

Sur le site espagnol ( histitia-arte ) l’explication de ce tableau est : »L’élu montre une sorte de rituel païen, un mystérieux rite d’initiation dans la nature dans lequel apparaissent six figures angéliques flottant dans les airs et portant des fleurs. Les anges entourent un enfant nu et accoussé qui lève les yeux et se tient devant un buisson également nu. Un paysage d’arrière-plan à peine esquissé donne la touche onirique à cette étrange danse.
Nous pourrions interpréter la peinture de milliers de façons. Si quelque chose caractérise le mouvement symboliste. Subjectivité. Peut-être que Hodler voulait que ces six femmes ailées représentent les porteuses de la vie (symbolisées par les fleurs) et se préparent à passer cette vie à l’enfant, à cette plante du centre. Il est choisi par les forces de la nature.
En mélangeant le chrétien et le païen, le peintre obtient ce mysticisme si au goût du mouvement qui a révolutionné l’Europe de la fin du XIXe siècle et qui préparera le terrain pour la naissance des avant-gardes artistiques. »

Le Printemps (1901), Essen, musée Folkwang.

Le Sentiment (1901), collection particulière.
En même temps que ces tableaux que l’on met dans le mouvement symbolique un traitement graphique beaucoup plus libre qui avec les années va se simplifier pour nous donner cette joie de percevoir derrière le tableau une force que seuls des artistes peuvent réaliser.
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Ruisseau dans la forêt de Leissingen (1904), Kunsthaus de Zurich.

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Le massif de la Jungfrau vu depuis Mürren, 1911


Dents du Midi vue de Champéry. , 1916



Lac de Thoune aux reflets symétriques – 1909
huile sur toile
67,5 x 92 cm,
Musée d’Art et d’Histoire.Genève
On peut voir aussi cette vidéo sur les peintures de Hodler plus complète que les quelques images que j’ai voulu partager.