Mosaïques de Pomme de Boue.

En se promenant dans les ruelles de Montpellier, on découvre des Mosaïques colées sur les murs. On s’interroge sur le sens que ces images réalisées en mosaïque nous proposent car elles sont posées comme des graph sur les murs.

Certaines images s’apparentent plus à des formes issues du mouvement moderne des année 1930 …Bauhaus etc…Les recherches graphiques sont très précises de sorte que l’on peut y retrouver la représentation des objets mythiques du design.

Moins complet, d’autres créations en collage céramique sont autant de références au cubisme et autres mouvements picturaux des années 1930.

Un duo atypique venu d’Ukraine

Sous le pseudonyme mystérieux de Pomme de Boue, se cachent deux âmes créatives qui préfèrent garder l’anonymat. Originaires de Kiev, ils ont fui les menaces de la guerre en 2022 pour trouver refuge à Montpellier. Derrière leurs lunettes de soleil, ils laissent libre cours à leur imagination, sculptant une nouvelle réalité avec des fragments de céramiques.

Montpellier

C’est une culture graphique qui évolue tout doucement, avec une qualité de finition qui fait plaisir à nos yeux.

Que ce soit des choses simples : comme des Numéros

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ou des compositions graphiques personelles.

Q

Il est intéressant de voir ci-dessous leur matériaux de base. ´

Pomme de Boue sont maintenant invité par beaucoup de villes comme le montre l’extrait d’un magasine de la ville de Lyon.

Et pour en savoir plus de leurs créations, il faut aller voir :

Leur page Instagram:

https://www.instagram.com/pomme_de_boue/

pomme_de_ boue

Ferdinand Holder

Autoportrait avec rose 1914

Petit plaisir de l’histoire de l’art est de voir le parcours d’un peintre comme Ferdinand Holder.

Sachant que pour voir sa biographie, le site du musée d Orsay est très bien réalisé.

https://www.musee-orsay.fr/fr/agenda/expositions/presentation/ferdinand-hodler-1853-1918

On peut aussi lire à son propos la revue «  Connaissance des arts ».

Dans une conférence prononcée en 1897, le peintre suisse Ferdinand Hodler (1853-1918) exposait sa théorie du « parallélisme » qui veut que la nature comme l’humanité soit organisée en un ordre rigoureux. C’est cet ordre que doit rechercher l’artiste dans tous les aspects de son œuvre, paysage, peinture d’histoire et même portrait….

Car ce peintre du début XX ème siècle a influencé des peintres comme Kandinsky, Mondrian et d’autres, il a porté la modernité à la peinture.

On connaît bien ces peintures de montagne de sa fin de carrière en 1918 et on le rattache aux impressionnistes ou post-impressionnistes qui ont façonné la représentation du paysage. Il y a dans sa peinture très avant-gardiste un trait, un caractère, qui ont donné à beaucoup de peintres une envie de se dépasser pour trouver un art qui porte.

Lac de Genève et chaîne du Mont-Blanc à l’aurore (1918), Bâle, Kunstmuseum
Lac de Genève et chaîne du Mont-Blanc

mais c’est son itinairaire qui est intéressant à suivre.


 Paturage … 1878. Oil on canvas, 55.4 x 46 cm.

Autoportrait debout 1879

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Le Bois des Frères 1845

Au pied du Petit Salève (1890)

Et le même paysage

1893

At The Foot of the Petit Saleve, Ferdinand Hodler
Au pied du Petit Salève (1893)

La particularité de Ferdinand Hodler est que le paysage n’est qu’une partie de ses sujets. il s’ intéresse aussi aux personnes.

Bûcheron 1910.

Sans travail (1891), collection particulière

La Nuit, 1889-1890, musée de Berne

Dans son tableau La Nuit (1889-1890), Ferdinand Hodler se représente deux fois entre sa première femme, Bertha Stucki, et son amante Augustine Dupin, éveillé par une créature drapée de noir, la mort, et endormi en haut à gauche. L’œuvre suscite le scandale lors de sa première présentation au Musée Rath de Genève en 1891 et assure le succès de son auteur. 

Et cette force dans le traitement graphique des portraits ou bien le sujet comme cette peinture de sa compagne à la veille de sa mort

Valentine à l’agonie, 24 janvier 1915 (1915), Bâle, Kunstmuseum

Le Lecteur (vers 1885), Madrid, musée Thyssen-Bornemisza

Il est souvent rattaché au courant symbolique.

L’élu. Mystère du titre de l’initiation. 1903

Sur le site espagnol ( histitia-arte ) l’explication de ce tableau est : »L’élu montre une sorte de rituel païen, un mystérieux rite d’initiation dans la nature dans lequel apparaissent six figures angéliques flottant dans les airs et portant des fleurs. Les anges entourent un enfant nu et accoussé qui lève les yeux et se tient devant un buisson également nu. Un paysage d’arrière-plan à peine esquissé donne la touche onirique à cette étrange danse.

Nous pourrions interpréter la peinture de milliers de façons. Si quelque chose caractérise le mouvement symboliste. Subjectivité. Peut-être que Hodler voulait que ces six femmes ailées représentent les porteuses de la vie (symbolisées par les fleurs) et se préparent à passer cette vie à l’enfant, à cette plante du centre. Il est choisi par les forces de la nature.

En mélangeant le chrétien et le païen, le peintre obtient ce mysticisme si au goût du mouvement qui a révolutionné l’Europe de la fin du XIXe siècle et qui préparera le terrain pour la naissance des avant-gardes artistiques. »


Le Printemps (1901), Essen, musée Folkwang.


Le Sentiment (1901), collection particulière.

En même temps que ces tableaux que l’on met dans le mouvement symbolique un traitement graphique beaucoup plus libre qui avec les années va se simplifier pour nous donner cette joie de percevoir derrière le tableau une force que seuls des artistes peuvent réaliser.

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Ruisseau dans la forêt de Leissingen (1904), Kunsthaus de Zurich.

Le Salève en automne 1891

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Maggia delta before sunrise, 1893

The Gantrisch, 1898


Le massif de la Jungfrau vu depuis Mürren, 1911

The Grand Muveran, 1912


Dents du Midi vue de Champéry. , 1916

Ruisseau de montagne près de Champéry (1916), musée des Beaux-Arts de Winterthour

Ferdinand Hodler, Lac Léman, avec les collines du Jura, peinture de paysage, 1911


Lac de Thoune aux reflets symétriques – 1909
huile sur toile
67,5 x 92 cm, 
Musée d’Art et d’Histoire.Genève

On peut voir aussi cette vidéo sur les peintures de Hodler plus complète que les quelques images que j’ai voulu partager.

https://www.youtube.com/watch?v=VOX8E9fb_P0m

Albrecht Dürer.

Une exposition sur la gravure intitulée “Noir et Blanc “ présentait une partie de la collection de gravure du Petit Palais. Très pédagogique, elle nous montre des gravures et eaux fortes rassemblées par des collectionneurs comme Eugène Dutuit et d’autres qui dès 1880 ont fait des donations à la ville de Paris .

Deux salles sont consacrées aux gravures de Albrecht Dürer .

J’espère que vous pouvez agrandir l’image et voir le paysage en bas de cette gravure grande comme une page de livre.

Au delà de la maîtrise de la perspective et du clair obscur de cette image, ce sont les objets et animaux qui parcourent symboliquement la lecture de cette gravure qui impressionnent. Que ce soit le sablier (le temps), le crâne (la mort) et les livres (la connaissance) , le plafond gravé de plantes, cette courge suspendue, donnent un sens. Tout cela sous le regard tranquille des animaux au premier plan etc… . Et sa signature sur le plancher etc …

Plus étonnant sont présentés des entrelacs.

Un autoportrait.

Albrecht Dürer Saint Eustache Burin taille 80cm /50cm

Jacques Gallot

Dans d’autres salles, l’exposition nous fait découvrir les eaux fortes de Jacques Gallot (1592 – 1635).

Jacques Gallot Le brelan eau- forte vers 1628.

Jacques Gallot la pendaison. Eau-forte vers 1633
extrait “ les grandes misères de la guerre suite de 18 pièces

Jacques Gallot Pillages d’une ferme . Eau-forte vers 1633
extrait “ les grandes misères de la guerre suite de 18 pièces

Jacques Gallot “La tentation de Saint Antoine “
Eau-forte vers 1635

A voir de très près pour percevoir une ambiance digne de Jérôme Bosch.

Jacques Gallot “La foire de Gondreville “
Eau-forte vers 1625

Sans vous montrer toute l’exposition, Rembrandt, Goya et d’autres, des explications sur les différentes techniques de gravure nous étaient données.

La gravure est un nom générique qui va du travail au Burin (qui est un travail sur la plaque de cuivre directement au Burin) ou le travail avec une pointe sèche, une gouge directement sur la matière comme le bois ou le Lino. Avec l’eau-forte, la gravure s’effectue sur un film de protection sur une plaque de cuivre ou certaines pierres ce qui facilite le dessin.

Ceci a permis une vraie révolution dans la diffusion des images, c’était le web de l’époque. Et beaucoup de tableaux étaient reproduits en gravure comme le tableau “Les Ménines” de Velasquez.

Francisco de Goya y Lucientes “ Les Ménines” eaux forte 1778
représentant le tableau de Diego Velasquez
( Goya réalisera plus de 17 Eaux forte de tableau de Velasquez )

Léopold Massart Eau forte 1879 sur papier Japon d’après un portrait huile sur toile réalisé parc Léon Bonnat de

L’eau-forte est un procédé de gravure en taille-douce sur une plaque métallique à l’aide d’un mordantchimique (un acide). L’artiste utilisant l’eau-forte est appelé aquafortiste. À l’origine, l’eau-forte était le nom donné à l’acide nitrique.

Rembrandt. Harmensz.van Rijn. “Le Coquillage” 1650
eau forte pointe sèche et Burin

Rembrandt. Harmensz.van Rijn. “Les trois arbres ” 1643
eau forte pointe sèche sur papier filigrané.

Bref, ce Petit Palais est une vraie ressource pour l’histoire de l’Art.

Un plaisir de se promener dans ces gravures .

Pierre Alechinsky

Chaumont sur Loire présentait cet été une remarquable rétrospective du travail de Pierre Alechinsky à l’imprimerie .

Que ce soit Dessins, gravures, lithographies, estampes murales, ouvrages de bibliophilie, les œuvres présentées nous montrent l’homogénéité de son travail sur 70 ans de création. « Pierre Alechinsky depuis toujours fasciné par le papier et les techniques d’impression, puisqu’il fut d’abord typographe et imprimeur, l’artiste en connaît, de longue date, tous les secrets et toutes les virtualités. L’exposition nous entraîne au cœur de ses créations, où règnent sans partage le génie, la culture et l’humour d’Alechinsky.

Cette rétrospective permet de voir l’évolution de cet artiste.

Et de ce texte de présentation de l’exposition, qui est remarquable, en voici un autre extrait: « « Tout dans ce travail, intéresse l’artiste : les pinceaux, l’encre, le papier, le geste, la liberté d’interprétation de l’idéogramme standard. Toutes choses qui marqueront son œuvre. “Alechinsky est épris du papier qui craque ou se gondole, il aime le crayon qui glisse en toute lenteur, l’encre qui marque fièrement son atteinte, l’aquarelle qui anoblit tout ce qu’elle rehausse. Il est au dessin comme à la plus vive confession, il sait qu’il en tire aussi bien l’aveu que la discrétion. L’art de dessiner n’est pas le moins du monde une récréation ou un délassement, c’est une empreinte magique sur la surface envoûtante du papier”, argumente l’écrivain Yves Peyré dans Le rêve et son préalable. »

Comme c’est une rétrospective, cela nous permet de mieux voir l’évolution de cet artiste.

De 1944 à 1948, il étudie l’illustration, il doit ainsi sa parfaite aisance pour la gravure car il a étudié à l’atelier 17 dirigé par Stanley Hayter.

1948

Pierre Alechinsky commence à peindre dans les années 47 juste avant d’entrer dans le mouvement CoBrA dont il deviendra un membre très actif, même s’il n’en est pas un fondateur.

CoBrA revue d’artiste Internationale (Copenhague, Bruxelles, Amsterdam ), ce mouvement artistique surréaliste révolutionnaire de 1949 à 1951 va avoir une grande influence sur l’Art européen de l’époque.

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A partir de 1950, Pierre Alechinsky découvre la peinture acrylique et « invente » les remarques marginales (l’image centrale est entourée de vignettes, inspirées des bandes dessinées, qui complètent le sens du tableau). Elles constituent aujourd’hui l’une de ses caractéristiques artistiques majeures.

A partir de 1954, Pierre Alechinsky découvre la calligraphie japonaise, son oeuvre s’oriente vers plus de fluidité et de spontanéité avec l’utilisation de l’encre hors du champ de la couleur.

1960 reconnaissance internationale de son œuvre, les Musées du monde entier ont des œuvres de l’artiste.

Pour démocratiser l’accès à son travail, la gravure et la lithographie ont permis de produire des œuvres qui assurent à Alechinsky une diffusion auprès d’un large public. Et c’est sur ce volet, que le thème de l’exposition est conçu.

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Lithographie qui a servi pour l’affiche de l’exposition.

L’arbre bleu.

Cette image a été utilisé pour la réalisation d un mur peint dans Paris

Sur tout un couloir, il nous a présenté un alphabet complet remarquable.

Sur un mur entier ce triptyque

En 1993

Aujourd’hui, toujours en inspiration, Pierre Alechinsky continu à créer

À Chaumont sur Loire, étaient présentés énormément de livres qu’il a réalisé en collaboration avec des poètes le plus souvent. Chaque livre est une œuvre à part entière.

Ci dessous, une gravure qui n’était pas à Chaumont-sur-Loire mais dans le musée Paul Valéry de Sète où une salle entière est consacrée aux artistes qui ont travaillé avec le poète Salah Stétié.

Le portrait du poète Salah Stétié.

Les mots de ce blog: Pierre Alechinsky, Chaumont sur Loire, CoBra,

Olivier Bonhomme.

Le dessinateur illustrateur Olivier Bonhomme a été choisi pour réaliser une interprétation graphique du lancement par Ariane V du télescope spatial James Webb.

2020. Ariane et télescope James Webb

On connaît ses dessins car souvent il est illustre un article du journal Le Monde. Il représente cette nouvelle génération d’illustrateur que ce soit par l’imaginaire ou le traitement du dessin avec l’utilisation du numérique comme outil pour compléter leurs créations.

Il ne nous est pas inconnu à Montpellier. Il avait réalisé l’affiche de la comédie du livre en 2021.

Parmi des illustrations pour le journal “ le monde “.

Enquête. 10/12. 2014.

Déjà en 2010, il dessinait en noir et blanc.

Fresque murale à Brest en 2011

Pour le journal Le monde 2012

Le Monde – Economique – Illustration « La Course. 2013
Le Monde – Supplément Eco. 10/2014

2014. TaHE ENCYCLOPEDIA OF UNUSUAL AND WEIRD ANIMALS » avec 36 autres artistes pour la Nuit des musées au Musée d’Histoire Naturelle de Bruxelles… l’encyclopédie imaginaire.
2019. Washington Post.

Et d après le tableau E. Delacroix. On reconnaît les dessinateurs de presses Plantu O Bohomme etc…

JE SUIS CHARLIE. Janvier 2015

Supplément Style Washington Post Editorial 2015

Sachant qu’il doit ètre un passionné de Jazz

Dans la série Zakarie.

Mais c’est surtout un des meilleurs illustrateurs du moment, car il reflète bien notre époque.

De plus il adore le Jazz et il a illustré beaucoup d’événements.

Illustration sur Bill Evans
Jungle Tram. Dans le projet Journey to New Orleans.

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Bébé. Série Zacharie – Giant Bear

Olivier Bonhomme – Salammbô 2.0 – technique mixte, tirage unique sur dibond – 74 x 110 cm

Voir son site est un régal: http://www.olivierbonhomme.com

Et ne pas oublier sa page Instagram olivierbonhommeillustration.

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Bom.K

A la galerie François Xavier à Montpelier une exposition sur Nubian et un autre artiste : Bom.K. Celui-ci, venant et continuant le street art, a déjà une réputation internationale.

Une vraie découverte.

Dominant. 18 x 29,5 cm crayon sur papier

Police. Sérigraphie. 2019.

Papier à Musique. /. Dessin au crayon et acrylique sur anciennes partitions
Scotch Banana. Estampe numérique 225/225 cm. Sur canson 350 gr

Mikey

Urbaran Kontorsion. 130/87 cm. 2019. Acrylique et Aérosol

Magicien Oze. . Estampe numérique 225/225 cm. Sur canson 350 gr

Fermeture. . Dessin crayon

Au delà des sujets qui sont forcément un peu provocateur, sa maîtrise au crayon, l’acrylique, l’aerosol, petits et très grands formats, est forte. Et le choix de ses sujets est une vrai reflection que nous pose le regard d’un artiste sur son environnement qui dépasse celle d’un Francis Bacon ou d’autres artistes enfermés dans leurs cultures pour le musée.

Déjà dans médiapart le 17 JANVIER 2014

Les grisailles de Bom.k traversent les frontières. Membre du crew de graffiti DMV (Da Mental Vaporz), l’artiste français s’est imposé avec son style torturé, couché sur mur ou sur toile, à la bombe de peinture. Un an après Vertiges et Somnolence – première exposition personnelle –, Bom.k continue de peindre des muraux XXL et collectifs, des zones abandonnées, tandis que son travail d’atelier est consacré à la Known gallery de Los Angeles,

2017.

En 2015: un magazine Spraymium lui consacre un reportage. https://spraymiummagazine.com/bom-k-limprevisible-imaginaire/

2015.

Et sur Le Bien Public est écrite cette présentation.

L’artiste brestois Bom.K a fini son œuvre sur le MUR de Dijon, à l’angle des rues d’Assas et Jean-Jacques Rousseau. Intitulée “Honneur”, elle restera trois mois sur la surface d’exposition. Elle représente une vision de Marianne.

2019. Ce projet est porté par l’association Zutique Productions, en collaboration avec la Ville de Dijon

Qui est Bom.K ?

Né dans la banlieue sud de Paris en 1973, Bom-K réside actuellement à Brest (Finistère). À 17 ans, il adopte son pseudonyme, diminutif de Bombing Killa. Artiste de l’art urbain, il manie la bombe et le pinceau pour réaliser tags, flops et fresques, mais aussi des illustrations et esquisses réalisées au crayon. Ses œuvres se présentent en tons monochromes, noir et blanc, froids, à la limite du morbide, que l’on retrouve à Brest, Paris, Nantes (Loire-Atlantique) ou encore Marseille (Bouches-du-Rhône

Et sur le site de la galerie François Xavier

BOM.K

…….. Bom.k développe depuis 2005, un travail en atelier aussi exigeant et total que ses productions extérieures. Equipé de crayons, d’aérosols, d’acrylique et d’une kyrielle de produits chimiques, il s’attaque instinctivement à des toiles aussi grandes que ses fresques. Logiquement, ses oeuvres ne tardent pas à être repérées par de nombreuses galeries, en France comme à l’étranger – Europe, Etats-Unis et Asie – qui l’invitent à participer a des expositions solos ou collectives.Enfin, la sortie de son livre ‘HB Blacktrace’ aux Editions Populaires en 2007, finit d’assoir sa réputation internationale comme un des noms majeurs de la scène post graffiti, de l’illustration et de l’art contemporain.Aujourd’hui, Bom.k vit et travaille entre Paris et le nord de France.

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Oups

Il faut dissocier Oups et Sunra même si les deux artistes du Street Art de Montpellier travaillent souvent ensemble car liés par une grande amitié.

Ils se sont connus en partageant de la musique. Après les notes, il ont partagé le graph dans la rue, souvent complémentaire et chacun gardant une écriture différente, Sunra plus proche de Banksy, et Oups a trouvé avec ses coccinelles, ses poissons, une approche moins directe. C’est dans la durée que la poésie des coxs et Fichs dans le paysage prend forme.

“On a envi tous les deux de proposer autre chose que ce que les medias nous montrent, une autre vision de notre société, une approche plus positive “.

Sunra et Oups Rue du pont de Lattes Montpellier

Oups réalise aussi des poissons bleus, des fantômes et ours polaires pour nous faire comprendre la fragilité de nos environnements.

Oups réalise ainsi ses fameuses Coccinelles qu’il appelle Cox. Celles -ci se sont multipliées et forment des notes colorées dans différents espaces de la ville et de la nature. Comme quand on se promène dans un jardin et que l’on voit une coccinelle, là aussi, quand on se promène et que l’on aperçoit un Cox enfoui sous une plante, ou s’arborant au pied d’un immeuble, cela fait de la musique dans la tête.

L’histoires des Coxs a commencé quand Oups a réalisé des petits galets, et il les a mis en situation sur les sorties de gouttière.

et après!

Les galets se sont transformés en rocher, en bloc béton, rambarde de ciment et ainsi les Coxs font chanter visuellement aussi bien les vignes de Villeneuve -Lès-Maguelone que les bords des chantiers que les abors des cités de Montpellier et le long des chemins.

Et c’est ainsi que depuis 10 ans se sont multipliés Les Coxs dans les paysages autour de Montpellier et ailleurs. Pour le bonheur des promeneurs, ce petit clin d’œil coloré amuse .

Et les Écoles

Au-delà des rues, les deux artistes sont souvent appelés dans les écoles, mais en continuité de leur philosophie, ce n’est pas pour faire de la décoration, ou jouer l’artiste de la galerie. C’est une vrai approche pédagogique pour et avec les enfants et en équipe avec les enseignants qu’ils réalisent leurs prestations.

Page d’Instagram de Oups

Autres poésies.

Mais ce n’est pas seulement la coccinelle Cox qui est en vedette, le poisson Fich et d’autres animaux existent pour le bonheur des transformateurs et des palissades.

Près de la poste Rondelet

Avec Sunra rue Roucher
Piste de skate à Palavas.
Transformateurs à Villeneuve-Lès-Maguelone

Sous l’autoroute .

On est dans une approche poétique du Street Art pris non pas comme le mur de la ville remplaçant la toile d’un tableau, mais comme des notes de musique qui forment un ensemble avec les autres composants du paysage.

Un livre complet de Oups et Sunra est visible sur ce lien et https://fr.calameo.com/read/004524188a3616ff39db4

Pour en savoir plus

Pour le site wild summer. https://www.wildsummer.fr/artiste-oups/

Et sa page Instagram. oups1 Cox And Co

Même si Oups doit cotiser plus à la caisse des travailleurs sociaux qu’à la maison des Artistes, on peut lire le travail de Oups par rapport à l’art contemporain. On n’est pas comme Viallat ou Buren qui mettent le même signe graphique avec une dialectique pertinente dans des environnements principalement situés en rapport au musée, on est ici plus proche du couple Jeanne- Claude Christo qui provoque des actions dans le domaine du Land Art, ceci pour provoquer une lecture de l’ environment qui nous entoure. Ici, avec Oups, le temps a une importance dans la mise en situation. Et on est dans un processus plus populaire pour la lecture et la compréhension de ces actions.

Ou peut aussi trouver des objets réalisés par Oups pour l’intérieur.

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Marion Fayolle

Illustratrice que l’on connaît par ses dessins dans la presse, elle a réalisé plusieurs livres. Et elle a reçu le prix spécial du jury à Angoulême en 2018.

Par les sujets, son humour et son graphisme, Marion Fayolle représente bien cette génération qui prend en main la culture, comme Fabcaro avec Zai Zai Zai Zai. ( https://www.du9.org/dossier/fabcaro-ou-le-comique-deceptif/). Ou d’Ovidie et Diglee ( http://diglee.com/page/29/).

Ce sont des auteurs qui débordent du champ de l’illustration ou de la bd pour aller vers d’autres supports, télévision, théâtre et réseau numérique.

Dans les chants graphiques qui ont démarré avec G. Wolinski, Sempé, Claire Brétecher, Plantu etc… tous ces dessins aux traits, lignes clairs, très monochromes, sans fond, ils arrivent avec deux traits, et trois taches , une hachure, à analyser les partitions de nos vies et la musique que provoquent nos travers et nos enfers.

Ci-dessous des dessins Marion Fayolle ont été publiés dans le New York Time.

Marion Fayolle.
Donner des conseils pour la planète sans les appliquer soi-même, le vrai problème de l’hypocrisie

Marion Fayolle
Les traumatismes collectifs

La connaissance de soi pour accéder au succès

Education sexuelle (image non publiée)

. Livre en cours d’écriture, La maison nue. à paraître aux éditions Magnani.

Extrait du livre La maison nue
Extrait du livre La maison nue

· Marion Fayolle à Angoulême en 2018 a remporté le Prix spécial du jury, pour son album Les amours suspendus Ed.Magnani.

Extrait du livre Les amours suspendus
« Les amours suspendus ». Marion Flayolle
Extrait du livre Les amours suspendus

3 dessins de son livre: Les petits. édition Magnani

Extrait du livre. Les petits, de Marion Fayolle
Extrait du livre Les petits, de Marion Fayolle

Déjà en 2015 le théâtre Gérard Philipe lui proposait d’assister aux ateliers donnés par le chorégraphe Thierry Tieu Niang à Saint Denis dans le quartier du Franc-Moisin et d’en faire un livre: Les faux pas .

En savoir plus sur son site :

https://cargocollective.com/marionfayolle/biographie

On peut voir sur Vimeo une video de 30mm ou Marion Fayolle explique son travail . https://vimeo.com/471319573

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Cécile Borne

Dans le château de la Roche Jagu, l’exposition “ Métamorphose” Cecile Borne que l’on avait vu au musée Paul Valéry de Sète avec son Carnet de Bord en tissu présentait son travail toujours avec les tissus et objets récupérés. Le texte de présentation nous précise:


“.
Elle mène un travail de mémoire et de création autour des tissus échoués, parcelles d’étoffes venues du large et rejetées par la mer. Ces fragments de tissu deviennent le point de départ d’un développement sensible aux lisières de l’intimité du corps et du tissu social. Ces humbles reliques, ruines muettes, témoignent d’une histoire sans parole. Ces dernières années, Cécile Borne a élargi son champ de recherches aux déchets plastiques présents sur le littoral. Elle présente à partir de ces fragments, une fiction ethnographique plastique : Les Indigènes du 7e continent. “


cecile.borne.free.fr

Disparition 2016.

DISPARITION

C’est une installation en hommage aux migrants disparus en mer. 2016

“Parmi les photos nous arrivant du drame qui se joue en méditerranée, certaines m’ont particulièrement interpellées. Il s’agit de ces photos de plages de Turquie ou de Grèce, jonchées de vêtements. Bien sûr, pour moi qui travaille autour du tissu échoué depuis des années, la résonance est immédiate.
Cette installation est composée de caisses à crabes en bois, empilées les unes sur les autres, emplies de tissus échoués roulés, fragments d’histoires serrés dans une valise. Ces empilements de caisses forment des stèles au dessus desquelles flottent des coques vides, empreintes de femmes, d’ hommes, d’ enfants. Leur absence est criante. Ces présences fantomatiques nous ramènent au corps, nous rappelle que derrière le mot migrants il y a des hommes, des femmes, des enfants, des êtres uniques, des corps aimés, désirants, des êtres en quête d’une vie meilleure fuyant la guerre et la misère, des destins brisés, abîmés en mer, disparus, devenus invisibles, sans sépulture.”

La planète bleue 2021. 50/50cm

Concrétions mèmorielles. tissus ficelles. 2017

La Bestia Noire LES INDIGENES DU 7eme CONTINENT. 2019.

Fiction ethnographique plastique.
“Pendant 20 ans j’ai récolté ces fragments textiles sur les côtes de Bretagne et d’ailleurs. J’ai écarté de mon regard le plastique, pourtant bien présent sur le rivage. Cette matière particulièrement indésirable ne m’inspirait pas. Puis, il m’a fallu me rendre à l’évidence, je ne pouvais plus faire comme si ce n’était pas là. Il fallait que je porte un regard sur cette réalité. Ce déchet avait aussi des choses à dire.
De ce nouveau regard, ont émergé LES INDIGENES DU 7EME CONTINENT..”

Sur son site http://cecile.borne.free.fr/installations/index.html

On aperçoit d’autres indigènes du 7 éme Continent.

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LES INDIGENES DU 7eme CONTINENT

Une des meilleures plasticiennes de la scène contemporaine, que je mets très haut car elle montre dans sa répétition son geste créatif, comme Armand avec les objets, elle avec les tissus, au delà d’une volonté d’exister comme une artiste, elle donne une présentation de notre société comme un Boltanski qui aurait fait une analyse pour ne pas répéter toujours le même scenario conceptuel.

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FORMICA

La galerie LA SERRE , à Montpellier, présente les tableaux de Jean Pierre Formica.

Déchirures impressionnistes est le nom que l’on peut donner à la technique utilisée par l’artiste.

Sans titre

De plus près

Sa technique est de déchirer les papiers qu’il a préalablement peint.

Ce qui donne vu de côté des reliefs.

Au delà de la technique, les sujets reprennent des tableaux connus.

De Velasquez

Delacroix.
Césanne.
Les femmes d’Alger de Delacroix

On a aussi des paysages.

Les Arènes de Palmyre.

Je vois les étangs de Thau ou autres , car souvent ces tableaux sont sans titre.

Il y a un autre versant de ce peintre de plus de 70 ans , ce sont des dessins travaillés à la palette graphique et imprimés sur un support alu et recouvert de plexiglass.

La tête de l’autre.

Hurlement 55×27 cm

Mon histoire. 55×27 cm. Impression UV

Fantôme de toi. 55 x 27 cm. Impression U V

Ma maison. 55 x 27 cm. Impression UV.

Revenons à ces peintures qui sont des déchirures.

A la Mi juin ce sont les derniers jours de cet exposition, mais on retrouve ses peintures à Arles où il a son atelier ou dans les musées comme à Nîmes.

Une biographie lui est consacrée chez l’éditeur Acte Sud. Il a un site très complet qui vous donnera plus d’informations et de visuels que mes brèves illustrations.

https://formica.typepad.fr

VALERIO ADAMI

VALERIO ADAMI est une des figures de ceux que l’on appelle la nouvelle figuration vers 1970.

Il a réussi à donner à l’art une préoccupation plus proche des gens, évitant de faire de l’art pour l’art ou en rapport au musée.

La réussite dans le cas de V. Adami (sa peinture est connue dans le monde entier) est qu’il a dessiné sur les sujets très divers reconnaissables pour le public.

Il a su créer et garder un style graphique qui lui est propre, dans ce language qui est plus du dessin que de la peinture. Par ses sujets et le choix des symboles qu’il utilise, il est toujours resté dans la perspective des grands peintres qui donnent une image de leur temps.

Et il a multiplié les sérigraphies pour rendre accessible en prix ses tableaux.

Il y a quelques toiles au MRAC de Sérignan.

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NUBIAN

A la Galerie Nicolas Xavier, 3 rue Glaise á Montpellier .

Juste au moment du confinement était présenté un illustrateur street art : NUBIAN.

Cela fait déjà plusieurs années que la galerie nous présente cet artiste qui signe sous le non de Nubian

Á Montpellier on connaît l’artiste car il a signé des murs que l’on trouve remarquable dans le quartier Méditerranée.

Rue De la Méditerranée

Et dans la boutique sont présentées des dessins .

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Mehdi Melhaoui. Sarah Thiriet.

Mehdi Melhaoui. Sarah Thiriet.

Dans le Jardin Antique de Balaruc-les-Bains et dans le Musée Ethnographique de l’étang de Thau à Bouzigues, Sarah Thiriet et Mehdi Melhaoui ont investi les allées du musée et celles du jardin méditerranéen avec une Exposition : DIALOGUE EN MER.

On avait déjà vu le travail de Sarah Thiriet à la salle Saint Ravy l’an dernier, pour son expo : “regarde la mer monte”.

https://sarahthiriet.com/2019/06/15/regarde-la-mer-monte/ où la poésie des formes avait donné un plaisir à voir.

Et au musée Latara de Lattes, une sculpture de Mehdi Melhaoui est présentée à l’entrée du musée. Il est intéressant de parcourir le travail de Melhaoui sur son site.

http://mehdimelhaoui.com/works/

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Sabine Christin,

L’art du collage papier

À Montpellier, près de la cathédrale, se trouve l’atelier de Sabine Christin. Il est étrange que peu de gens ne connaissent le travail de Sabine Christin.

Sa pratique extraordinaire de finesse de rendu du collage de papier permet par la mise en place des formes et des couleurs d’obtenir un résultat qui fait vibrer le regardeur. Son travail va plus loin que la maîtrise d’une technique.

Au delà de la composition de ses images, sa mise en espace des vides et des pleins, des contrastes très étudiés des couleurs relèvent d’un équilibre très juste entre représentation du réel et impression colorée. C’est celui-ci, par les matières et les découpes, qui donne une force à son tableau.

Ainsi on peut voir couler la couleur dans la transparence d’une autre, s’arrêter pour former une ligne abstraite que l’on ne verra que dans la finalité du regard.

Je recommande de vous promener sur son site :

http://www.sabine-christin.fr

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