Mehdi Melhaoui. Sarah Thiriet.

Mehdi Melhaoui. Sarah Thiriet.

Dans le Jardin Antique de Balaruc-les-Bains et dans le Musée Ethnographique de l’étang de Thau à Bouzigues, Sarah Thiriet et Mehdi Melhaoui ont investi les allées du musée et celles du jardin méditerranéen avec une Exposition : DIALOGUE EN MER.

On avait déjà vu le travail de Sarah Thiriet à la salle Saint Ravy l’an dernier, pour son expo : “regarde la mer monte”.

https://sarahthiriet.com/2019/06/15/regarde-la-mer-monte/ où la poésie des formes avait donné un plaisir à voir.

Et au musée Latara de Lattes, une sculpture de Mehdi Melhaoui est présentée à l’entrée du musée. Il est intéressant de parcourir le travail de Melhaoui sur son site.

http://mehdimelhaoui.com/works/

Donc dans ce jardin et ce petit musée, on découvre dans chaque recoin des sculptures, une forme, un reflet qui nous étonnent. Utilisant les formes de language de l’art contemporain, ils nous présentent leurs créations avec une poèsie. Ils nous présentent par leur sensibilité avec des assemblages de matière et de symbole une Multitude d’œuvres qui résultent du dialogue entre ces deux plasticiens.

Le texte de présentation de “DIALOGUE EN MER” nous dit ceci:

Une partition écrite à quatre mains pour deux espaces voisins et disjoints.

“La mer Méditerranée est vecteur de grandes migrations dans l’histoire de l’humanité. Aujourd’hui, cette mer questionne, elle met en évidence de graves interrogations quant aux changements climatiques, elle est aussi le théâtre de drames humains : la mer monte, elle s’épuise et l’homme se déplace, il s’interroge sur la forme de son l’horizon. Cette mer est un réceptacle des eaux des océans Indien et Atlantique cheminant à travers détroit et canal. L’océan Atlantique est un ancrage fort pour Mehdi Melhaoui. Sarah Thiriet connaît de longues périodes en immersion dans l’océan Indien. Leurs préceptes et leurs affects sont autant différents qu’il existe de similitudes. En bordure de Méditerranée les deux artistes se retrouvent et nourrissent un terreau commun.”

Mehdi Melhaoui et Sarah Thiriet dans le jardin et dans le musée de Bouzigues ont réalisé un travail sur la mer, le double, la nature. Ils ont mis en scène ici la continuité de leurs approches avec des pièces supplémentaires. Dans une lecture très poétique, on passe d’une ombre donnée par cette tôle pliée au regard de ce visage en verre, de l’abri aux illusions aux points d’ancrage, du visage de terre cuite dans le soleil à l’aile d’un ange posé sur le sol et tout cela permet d’être complémentaire des lieux.

Dans ceux-ci, on ne sait plus si c’est Sarah ou Medhi qui a fait telle pièce ou telle autre.

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Dans leur présentation ils expliquent

…. “Je place au centre de ma réflexion plastique les déséquilibres psychiques et physiques liés aux mouvements migratoires. J’attache une attention particulière aux instants éphémères où le choix se fait et aux impulsions liées à ce choix. La courbe du temps d’un individu lui est propre et les points d’inflexion de cette courbe m’interrogent. Certaines problématiques m’ont animée particulièrement, celle de l’exil est récurante”

…

On peut entendre les artistes présenter cette expo sur:

https://www.youtube.com/watch?v=4f_-uz8NV-Y

Et pour finir les photos d’un travail de Mehdi Melhaoui présenté au musée.

Ce pourrait être vu comme hors sujet, si ce n‘est que l’objet est un bateau pneumatique.

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