INCARNA Yosra Mojtahedi. les Métamorphoses du sacré

L’abbaye de Maubuisson présente cet été 2026 une grande exposition de l’artiste Iranienne Yosra Mojtahedi.

Les installations de Yosra Mojtahedi nous mène dans un parcours parsemé de sculptures sonores et dynamiques, où la lumière et les brouillards sont controlés dans un mouvement perpétuel. Il y a un élément que l’on retrouve tout le long du parcours ce sont les cheveux. Car pour cet artiste Iranienne montrer les cheveux est le Symbole pour dénoncer le patriarcat religieux qui existe en Iran.

Mais la thématique va plus loin, par ses créations en terre qui représentent sa chair en confrontation avec des éléments qui tournent, c’est aussi le constat de cette lutte continuelle du temps de cette culture mécanique contrôlée par les hommes qu’elle nous présente.

Remercions Marie Ménestrier cette Diplômée des beaux arts de Lyon qui est commissaire de l’exposition avec Emmanuel Reiarua Cuisinier qui nous ont permis de voir cet oeuvre.

L’exposition se nome Inkarna:

«  Inkarna explore une présence incarnée imaginaire reliant matières, corps et paysages. Le noir, force enveloppante et sensuelle, unit le corps et l’esprit de cette gardienne. Inspirée des déesses perses, l’exposition déploie un corps-hybride mêlant organique, soft-robotique et mécanique. L’artiste invite également Elsa Guillaume et Magdalena Abakanowicz, dont les oeuvres dialoguent avec la sienne, pour composer un univers peuplé de chimères et d’organismes imaginaires. »

Inkarma Ceramique verre , sable ( plus parfum)

Exode 2023. Charbon de bois, cheveux, collants branchés, tuyaux etc…

Exode 2023. Charbon de bois, cheveux, collants branchés, tuyaux etc…
Fleur de printemps, jouissant la naissance d’un merle noir
. Encre sur papier 244/110 cm 2020

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Corps paysage 1. 2926. installation de sculpture céramique sable latex

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Dans la salle des religieuses de l’abbaye, une installation avec 3 sculptures.

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Zhinar, 2025. Acier et cheveux

Anahithanor, 2024 Ceramique, acier,liquide noir, gravier noir, tuyaux, pompes et Brumisateurs.

Dans la salle du fond dite salle des latrines cette installation.

Je ne peux restituer cette scénographie artistique réalisée avec les sculptures de Yosra Mojtahedi, qui nous donne un spectacle total où les yeux, les oreilles , les senteurs sont en harmonie avec le mouvement des certaines pièces dans le reflet et fumées blanches .

Elle a aussi invité dans une de ses installations cette artiste polonaise Magdalena Abakanowicz qui présentait cette structure tissée.

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Plus complet que mes remarque le livret visiteur est en ligne .voir le lien ci-dessous

https://abbaye-de-maubuisson.fr/app/uploads/1/2025/11/WEB-LIVRET-VISITEUR-05052026.pdf

Sandrine Thiébaud Mathieu

L’art de l’épingle.

A la Tannerie, ce centre d’art autogéré par les artistes, se tenait une exposition où j’ai déouvert le travail de Sandrine Thiébaud Mathieu.

Sur son site, on trouve cette définition de son travail ‘ Produire un art social trans’classe et mémoriel pour une réconciliation quotidienne au Monde. »

…. Sandrine Thiébaud Mathieu s’inscrit dans une filiation d’art textile, mais c’est l’épingle, plus que le tissu, qui en constitue la trame essentielle. Matériau discret, domestique, presque invisible…

Sur son site : https://www.thiebaud-mathieu.com/à-propos

Je vous conseille de faire un tour sur son site :

https://www.thiebaud-mathieu.com/à-propos.

pour trouver les dates où voir son travail, car les photos ne rendent pas cette finesse du reflet, du moirage du tissu et des reflets des épingles dans la mise en espace de ses compositions.

On peut y voir d’autres images de son travail et surtout avec leur légendes.

“ Soft White” douceur du coton crocheté……

Je ne peux finir cette découverte que par le texte d’introduction de son site:

https://www.thiebaud-mathieu.com

Sandrine Thiébaud Mathieu produit un art qui se veut transclasse et mémoriel pour une réconciliation quotidienne au Monde.
Fille et petite-fille d’ouvriers bonnetiers, elle grandit à Troyes, dans les souvenirs d’une ville autrefois prospère, dans la déliquescence des usines textiles, du tissu social où l’intimité même de la famille est ébranlée.
Inconditionnelle de Bonnard et de Rothko, elle éprouve l’incommensurable. C’est la découverte de Pierrette Bloch et celles des écrits de
Le Bot, de Bachelard, de Maldiney et leur chère phénoménologie qui bouleversent sa conception de l’art. Elle s’autorise à laisser les choses advenir, sans crainte. Elle sait de ce savoir “autre” qu’elle doit les faire, que les œuvres doivent venir, sous différentes formes, sous différentes techniques.
Son mode d’expression est fait de rétivité, de résistance. Pour cela, elle affectionne les épingles, héritage familial et féminin, des milliers d’épingles qu’elle pique les unes à côté des autres dans du tissu, en rangs plus ou moins serrés, bien droits ou ondulants. Elles forcent le tissu, le tordent jusqu’à le maintenir dans son mouvement, suspendu. Parfois, en prémices, des broderies faites main jalonnent le tissu ; de simples chemins pour guider le piqué des épingles. Transfiguré, là où le petit matériel se retire habituellement pour que la pièce textile soit, ici il en est l’incarnation.
Parfois, le tissu de seconde main s’invite et convoque les souvenirs. ; les siens où ceux qui lui remettent le tissu. Avec ce récit tantôt imaginé tantôt dévoilé, le travail artistique poursuit cette histoire, la porte ou au contraire pour l’infléchir jusqu’à lui offrir un autre chapitre plus clément.Naissent ainsi des cartographies abstraites dont les titres sont souvent empruntés aux écrits de Bachelard, Arthur H, Borges ou encore Damasio, chez qui elle trouve la justesse des mots. Par résonance toujours, le titre s’impose. L’œuvre nommée devient dès lors tangible. Elle aime cette idée. Parfois le titre fait écho à une actualité car l’œuvre n’y a pas échappé.
Devant l’œuvre de Sandrine Thiébaud Mathieu, le spectateur éprouve la magie de l’alchimie, sous ses yeux, opérante. Le temps du regard, d’un léger déplacement, d’un clignement du soleil, le scintillement métallique des épingles offre à l’œuvre une multiplicité d’être, sans cesse renouvelée

Et pour voir d’autres images de ses créations : https://www.instagram.com/sandrinethiebaudmathieu

Gallérie Commune.

Cette exposition intitulée Gallérie Commune a été installée au début de l’été dans la maison de Philippe Niorthe, ceci pour nous faire découvrir différents artistes.

Commençons par :

*. Fadia Haddad.

Fadia Haddad
Landscapes” series
Fadia Haddad

“Landscapes” series 
97x146cm

Fadia Haddad 

“Landscapes” series 
Pigments and acrylic on canvas 
97x130cm

En allant voir son site, on découvre une démarche intéressante de cet artiste libanaise née en 1959.

http://www.fadia-haddad.com/

Et si l’on veut voir une vidéo de son atelier.

https://www.dailymotion.com/video/x8zdxv0

Fadia Haddad 
Trou, 1987 
Technique mixte et collage sur papier marouflé sur toile  95 × 90 cm


 

Fabia Haddad. Lenteur légitime

Fabia Haddad . Composition. 2011. 50/62 cm

Fabia Haddad . Symphonie des oiseaux 2021. 130/98 cm

  • Muriel Baumgartner

Dans un autre registre, cette exposition nous fait découvrir des gravures à l’eau forte de Muriel Baumgartner.

  • Yves Blond

Il y a aussi les objets et tableaux de Yves Blond.

Yves Blond. Peinture 2022 pigments, médium acrylique

Yves Blond. Peinture 2022

Les sculptures d’assemblage d’Yves Blond. Les personnages, robots, animaux et les êtres imaginaires sont issus d’un réassemblage d’objets de récupération en métal. 

« Mon travail est un camaïeu métallique argenté. J’essaye, entre autres, de donner une vie et une âme à des êtres de métal. Ainsi mes rêves prennent forme à partir d’objets inertes.”

Yves Blond au salon Révélation de Saint Georges sur Layon

• Philippe Niorthe.

Et l’organisateur de cette expo est Philippe Niorthe: celui-ci est un artiste avec. une démarche conceptuelle qui va de la réalisation de petits dessins : (Ex -Vito d’avenir ) réalisés au cours d’une manifestation in situ avec du public.

Mais son outil principal est la photographie.

Philippe Niorthe. Photos de la Série ATLAS réalisée dans le Mantois.

Son travail de plasticien utilisant la photographie est remarqué.

Réalisant différentes expérimentations artistiques comme ce projet d’installation de photos dans le quartier New-Bell / Ngangué à Douala, au Cameroun, au fond du Golfe de Guinée.

Philippe Niorthe photos de la série DS réalisées dans le quartier New-Bell à Douala.

Pour un autre projet, Philippe Niorthe a circulé dans le quartier de New Bell avec un sceau de peinture faite à partir de charbon pilé. Il tracait l’ombre des gens sur les murs de leur maison, ou dans les environs, puis la peignait de noir. Ainsi des dizaines d’ombre sont apparues dans le quartier.

Pour en savoir plus :

Voir aussi https://urbanscenos-archive.org/philippe-niorthe/

Ou : https://photographiesethistoires.blogspot.com/2017/12/ds-de-new-bell.html

*. Jessica Visage

Parmi les artistes qui étaient présentés, il y a Jessica Visage qui ne peint que des paysages de mer.

Chaque titre reprend les coordonnées de latitude et longitude du paysage.

Peu d’endroits présentent des parcours d’artiste contemporain dans les Yvelines. Espérons que l’initiative de Philippe Niorthe fasse école.

Jessica Visage, Philippe Niorthe, Yves Blond, Fadia Haddad, Gallérie Commune,

Philippe-Righini artiste

Au salon de Jambville, c’est la découverte du travail sur le bois de Philippe Righini (Woodworker) qui m’a passionnée .

Commençons par ses petites pièces de bois .

De plus près

Righiniphilippe.

Petit travail minimaliste, un savoir faire de la gouge

Righiniphilippe. Petit format chêne
Righiniphilippe. Petit format chêne oxydé

Righiniphilippe. Petit format chêne oxydé et orme.

Petit format chêne oxydé et orme.

Righiniphilippe. Petit format chêne texturé oxydé+frêne et encre de Chine

Righiniphilippe. Poirier oxydé

Righiniphilippe. Poirier oxydé …

Righiniphilippe. Bois de chêne partiellement oxydé, incrusté de laiton . 135/135 mm

Righiniphilippe. Bois de chêne partiellement oxydé, incrusté de laiton .diamètre 155 mm
Righiniphilippe. Bois de chêne partiellement oxydé, incrusté de laiton . 135/135 mm

Righiniphilippe. Bois de chêne partiellement oxydé, incrusté de laiton . 135/135 mm

Righiniphilippe. Série ogives . Bois de chêne tourné 580 de haut mm
Righiniphilippe. ogives . Bois de chêne tourné encre de Chine 580 de haut mm

Righiniphilippe. ogives . Bois de chêne tourné 580 de haut mm

Righiniphilippe.

Il réalise aussi des photos.

Righiniphilippe. Fougères et boulot…..poil au dos

Righiniphilippe. 15 mars 2025

Righiniphilippe. 1923. Frémainville

Righiniphilippe. Misty morning

Righiniphilippe. Un noyer, une moto, un matin brumeux

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Des dessins

Et pour finir quelques dessins de cet artisan/artiste qui nous emmène dans une pureté de la forme et de la matière dans chaque domaines qui réalise.

Pour aller plus loin il faut voir son site https://philipperighini.wixsite.com/atelierwook/atelier

Où on peut y lire :

Less is More » 

Cette citation de l’architecte allemand Mies Van der Rohe guide mon travail artistique. En partant d’un morceau de bois brut j’essaye d’intervenir le moins possible afin de révéler la richesse que la matière cache en son sein. Mes gestes vont s’articuler autour d’une ligne directrice fluide et épurée qui va orienter le regard tout en laissant l’interprétation libre

Paris de la modernité

Au petit Palais de la ville de Paris une exposition sur l’activité artistique de 1905 à 1925.

Le pari des commissaires de l’exposition est de donner un sens à cette révolution artistique qu’ont provoqué les artistes à Paris en cette période. Pour cela, ils ont rassemblé dans un parcourt chronologique les créations en peinture, mode, design et objets technologiques. Et la coupure de la guerre présentée par des tableaux est intéressante, de salle en salle on assiste à l’évolution des avant-gardes et à la réactivité rapide des créateurs dans différents domaines. De la mode à la musique en passant par l’industrie et l’architecture, ces 25 années ont été riches en bouleversement, et il en ressort une force qui se dégage, la joie de vivre et de créer.

Naturellement « L’exposition entend également mettre en valeur le rôle des femmes durant cette période. De 1905 à 1925, les mutations sociales sont spectaculaires. Des artistes comme Marie Laurencin, Sonia Delaunay, Jacqueline Marval, Marie Vassilieff ou encore Tamara de Lempicka participent pleinement aux avant-gardes. Symbole d’émancipation féminine, la silhouette de la garçonne est immortalisée par Victor Margueritte en 1922. Avec sa coupe courte et ses fines hanches, Joséphine Baker en est aussi l’incarnation. Joséphine Baker s’inscrit dans un mouvement de métissage croissant au sein de la société française. L’Antillaise Aïcha Goblet, célèbre modèle d’artiste, est immortalisée par Vallotton. » comme nous le précisent Juliette Singer et Annick Lemoine les deux commissaires de l’exposition.

Dans chaque salle, sont rassemblés peintures, sculptures, objets autour d’une thématique, ou un lieu, on commence par Montmartre.

André GIL. Enseigne du Lapin-Agile.

Pablo Picasso. Le repas frugal
1904 Eau forte sur zinc

On nous présente un des premiers tableaux de Picasso arrivant à Paris et un autre deux années après son arrivée à Montmartre. Sont présentées d’autres peintres qui ont aussi évolué vers le cubisme.

Pablo Picasso. Buste de femme ou de marin
1907 huile sur carton étude pour les demoiselles d’Avignon

D’autres cubistes homme comme Braque, Jean Metzinger et aussi des femmes.

Marie Vassilieff. Scipion l’Africain.
1916. Huile sur toile

Des sculptures.

József Csáky. Tête
1914 pierre blanche (premier sculpteur à inspiration cubiste)

Amedeo Modigliani Tête de femme 1911-1912

O

Blaise Cendrars et Sonia Delaunay La prose du Transsibérien et de la petit Johanne de France. Livre d’artiste dédicacés à B.Cendrars et et O. Zadkine

– De salle en salle, on regarde tous les artistes et courants artistiques qui évoluent.

Henri Rousseau, dit Le Douanier Rousseau
La charmeuse de serpents, 1907,

Piet Mondrian Paysage avec des arbres .
1912. Huile sur toile présentée au salon des indépendants 1912

Le futurisme est présenté par le tableau de G Séverine pour montrer la danse et le mouvement au moulin rouge.

Gino Severini. la Danse du Pan-Pan au Monica.
1911 Huile sur toile (Réplique à l’identique du tableau )

Chana Orloff. David Ossipovitch Widhopff. 1923

Le fameux ready made de Marcel Duchamp et la merveilleuse sculpture de son frère sont présentés avec les innovations technologiques qui, selon leurs écrits, avaient remis en question le rôle de l’art .

Marcel Duchamp Roue de bicyclette.

Un des premiers ready made de l’artiste 1913. ( réplique certifiée M.Duchamp )

Raymond Duchamp Villon. Le cheval majeure 1917. sculpture bronze a patiné noir

“. Raymond Duchamp-Villon écrit: « La puissance de la machine s’impose et nous ne concevons plus guère les vivants sans elle ». Avec son anatomie stylisée, comme en pleine métamorphose, Le Cheval majeur traduit la fusion de la force vitale et de la force mécanique : la puissance nerveuse d’un cheval au galop et un train en marche. S’inspirant de la volonté cubiste de multiplier les points de vue sur un même objet, l’artiste puise aussi chez les futuristes la passion pour la vitesse, le dynamisme des formes et le progrès”

Une salle pour montrer des dessins sur la guerre.

Georges Scott. Effet d’un obus dans la nuit
1915 encre pastel et gouaches sur papier

L’après guerre

Cette époque a aussi transformé le théâtre; cela est présenté par des collaborations des peintres comme Picasso ou F. Léger.

Decors de Fernand Léger
Costume de P Picasso

Le rôle des artistes femmes pour montrer leur part entière dans cette révolution artistique et pas seulement comme objet mais comme le début du féminisme.

Tamara De Lempicka Perspective ou les Deux Amies.
1923 huile sur toile

Le grand couturier Paul Poiret
Robert Mallet-Stevens.
Maquette du pavillon du renseignement et du Tourisme
(reconstitution en 2013 par P.Velu de la maquette du projet)

Man Ray. Le Violon d’Ingres. 1924.
(Tirage réalisé à partir du négatif original.)

Robert Delaunay. Ville de Paris – la femme et la tour 1925. Huile sur toile

On retrouve dans cette exposition le plaisir des grandes expositions thématiques que le centre Beaubourg avait réalisé comme Paris/ Berlin Paris/Moscou etc…. Et je n’ai pas pu vous montrer un exemple de petits films d’époque qui marquaient le parcours, souvent très drôles.

Baptiste LOPRIENO

La salle Saint Ravy de Montpellier accueille Baptiste LOPRIENO pour une exposition qu’il a intitulé : Nature Humaine.

Artiste? designer? Baptiste LOPRIENO est l’exemple de la génération des designers Beaux Arts.

Photographe, sculpteur, designer d’espace, artiste… cette globalité de différents savoir-faire permet à celui qui se veut un conceptuel artiste de réaliser différents travaux intéressants à suivre.

« Diplômé de l’Ecole Supérieure d’Art et de Design de Grenoble en 2015 », il a une activité « artiste » qui évolue de l’art graphique à « l’art environnemental » pour cet exposition.

Il commence en 2015, à l’école d’architecture de Grenoble par l’exposition « CET OBSCUR OBJET DU DESIGN » par la réalisation de cette bibliothèque.

Mais c’est avant tout un photographe, dont le sujet principal est la nature transformée par l’homme et les rythmes des formes.

Le sujet de cette exposition (Nature Humaine) est de nous montrer le rôle de l’interaction de l’homme avec la nature.

Trach. 2017.

Et aussi les reflets

Reflet dans un fiord norvégien

A la suite des photos, il nous montre des morceaux de nature. Pour cela il a déterré des toiles qu’il a mises sous terre pour que les racines dessinent sur la toile des dessins. Il nous présente le résultat sans retouche comme les toiles d’un tableau.

Pour nous interpeller à propos de la déforestation, simple mais, cela interpelle?

Plus complexe à comprendre est cette installation « Copier – Coller ».

La reproduction d’une branche d’arbre débitée en morceaux par des modules réalisés avec une technique de thermoformage. Cela donne une vision qui se veut très critique de la nature créée par l’homme. Le comble est que pour faire chaque pièce, l’artiste a du recréer chaque morceau en argile qu’il a évidé après le thermoformage.

Il y a aussi cette installation faite de coquillages et d’une écriture néon pour nous montrer des dangers que represent la disparition de la barrière de corail.

Il est toujours intéressant de comprendre comment une réflexion sur l’écologie environnementaliste peut s’articuler plastiquement. Constatons que ici, certaines pièces sont un peu laborieuses.

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La salle Saint Ravy, Baptiste LOPRIENO, Nature Humaine, Montpellier,

LEE UFAN

Dans la ville d’Arles vient de s’ouvrir au public un musée consacré au peintre coréen LEE UFAN dans un Hôtel du XIXème siècle.

La scénographie est réalisée par son ami, l’architecte japonais Tada Andõ.

On découvre un artiste qui, de son vivant ( il a 80 ans), a déjà un musée à son nom en Corée, son pays d’origine, un autre au Japon, ses sculptures et tableaux sont représentés dans beaucoup de musées du monde entier, et depuis 2022, un musée à Arles .

….LEE UFAN donc été le principal théoricien de Mono-ha (« l’école des choses ») au Japon à la fin des années 1960 et au début des années 1970. ….(Wikipedia)

. « Mais c’est comme peintre, sculpteur, poète et philosophe qu’il aime se présenter. “ Son travail porte l’attention sur les matériaux, sur le vide ou bien la distance entre deux éléments sur les reflets et les ombres etc… »

Si l’on se réfère à l’article de Wikipedia . « En 1969 Lee Ufan devient un critique d’art influent avec un article qui s’intitule « Des objets inanimés à l’existence vivante ». Lee devient alors le théoricien et le porte-parole du mouvement naissant du Mono-ha, actif de la fin des années 1960 jusqu’au milieu des années 1970. Ce mouvement met en scène les matériaux produits par le travail de l’homme sur les matières naturelles, sous forme d’objets d’une part, et les matières naturelles non modifiées d’autre part, au moyen de faits visuels touchant aux rapports intimes qui existent entre le naturel et l’artificiel. » Son travail suit cette direction depuis 40 ans .

La visite commence par cette spirale de béton qui nous entraîne en son centre pour voir au sol un ciel animé de son endroit préféré au Japon.

Ciel sous terre
Ciel sous terre. Béton et vidéo

The stage. Acier et pierre

Lee UFAN appelle ses sculptures “ Relatum” . Elles sont le résultat de “rencontres” que ce soit deux matériaux, formes, lumières, et c’est le vide, l’espace, l’ombre ou le reflet que crée cette création qui participe à la sculpture avec l’espace de la pièce et son éclairage formant un tout.

Infinity of the vessel
Vasque + goutte d’eau qui tombe et éclairages
Chemin vers Arles
acier pierre et gravier

Dissonance. Pierre et 2 barres d’acier. ,
Division. Pierre et plaque acier découpe

Relatum 1969/2022.
Pierre et plaque de verre

Relatum 1974/2022
3 pierres /métal/trace sur le mur

A l’étage sont exposés les tableaux.

From line. Années 1970

From point. Années 1970/80

With Winds. Avec les Vents 1988

Dialogue 2011.
Correspondance 1993

Dialogue 2010/2020.

Dialogue 2010/2020. Détails

Dialogue 2010/2020

Étonnant d’ouvrir un musée sur un artiste minimaliste à l’heure où la prolifération de la peinture transforme l’art en une baroquisante époque .

LEE UFAN, Arles, coréen, artiste coréen, sculpture, peinture minimaliste, peintures.

Yves Helbert á la galerie N°5 à Montpellier

Yves Helbert

La galerie N°5 à Montpellier nous montre comme toujours des artistes qui travaille le dessin, que se soit á la mine graphite, au bic, au crayon de couleur, à la manière noire, au fusain ou à l’aquarelle, toujours au-delà de la technique ils nous interpellent.

Et en ce moment parmi les artistes qu’ils propose de découvrir, le galeriste nous fait redécouvrir des dessins de Yves Helbert qui vient de disparaître.

Avec ses dessins et des Dioramas, Yves Helbert a créer une œuvre qui avec le temps forme une suite intéressante et cohérente.

la Galerie N°5 nous en montre quelque aperçu.

Pour en savoir plus sur cet artiste il faut voir son site qui est clair et bien fait : https://www.yves-helbert.net/ ou son compte Instagram.

En l’attente de voir son site je vous présente un aperçu de son travail.

Les Fantasins du futur
Graphite sur papier 30/40 cm 2018
La Beauté du geste
graphite sur papier. 30/40 cm 2018

La défaite de la pensée
graphite sur papier. 30/40 cm 2018

L’analyse exploratoire.
graphite sur papier. 30/40 cm 2019

Le tourment d’Orphée
Graphite sur papier 50/60 cm. 2020

Le poème de la mer
Graphite sur papier 50/70 cm. 2022

L’œil du Diable.
Crayon de couleur sur papier 50/70 cm. 2022

Le maître d’œuvre .
Graphite sur papier 30/40 cm. 2020

Le passage à l’acte.
Graphite sur papier 30/40 cm. 2020

Le satellite artificiel .
Graphite sur papier 15/20 cm. 2014

La leçon d’anatomie.
Graphite sur papier 30/40 cm. 2014

La théorie des nuages.
Graphite sur papier 15/20 cm. 2014

L’’avant garde radicale.
Graphite sur papier 30/40. cm. 2021

Dioramas

Outres ses dessins il réalisait ce qu’on appelle des Dioramas. Ce sont des Maquette Miniatures oú il reproduisait en 3D un tableau ou un hommage a un peintre ou des scènes d’atelier

Technique mixte 2012. 27/23/21. Cm
La chambre en pente est le tableau “ la chambre”. de Van Goth en 3D

Les héros sont des personnages de Bandes dessinée. Technique mixte 2013. 34,5/27/20 cm

Matériaux divers. 30/40/40cm. 2021

Matériaux divers. 30/40/40cm. 2021

Le Diorama du peintre de plein air.
Matériaux divers. 40/30/25 cm. 2014

. Technique mixte 40/30/30. cm. 2021

Roue de bicyclette de Duchamp, savons Brillo de Warhol , tête de taureau de Picasso etc….technique mixte. 60/40/40.cm. 2010

On finit cette présentation du travail de Yves Helbert par des Dessin.

Bonne lecture.

Isabelle Jarousse

En l’attente au crépuscule. N°246. 2009

Le Musée d’Art Brut de Montpellier présente une exposition entière sur le travail d’Isabelle Jarousse qui est plus singulier que Art brut. Les tableaux sculptures réalisés en papier nous entraînent dans une lecture par les dessins qui sont écrits sur les plis et replis, et qui créent un language en profondeur. Elle dessine sur du papier en relief qu’elle fabrique elle même. C’est sur ce relief qu’elle façonne en papier chiffon qui lui sert de support pour mettre les dessins, souvent en noir et blanc.

Lire la suite de « Isabelle Jarousse » →

La cabane trempée.

Au mois de mai, dans les étangs de Mauguio aux Cabanes de Salaison se déroule une expostion intitulée : la cabane trempée.

« La Cabane Trempée », comme son nom ne l’indique pas, est une association d’artistes, ou un groupe d’amis artistes, qui organise ( Au mois de MAI, et ceci depuis 1994 ) des expositions d’art contemporain, dans une ancienne cabane de pêcheur, au bord de l’étang de l’Or, aux cabanes du Salaison, à Mauguio (Hérault).

Au milieu des étangs.

Cette maison appartient à un artiste, Denis Leenardt. Il propose de découvrir une multitude d’artistes qui partagent dans la bonne humeur ce lieu orginal.

On découvre des sculpteurs, photographes, peintres et dessinateurs.

Des sculptures de Marie Couchinho

Petit tableau de Gisèle Cazilhac. Café 4

Petit raku de Marlène Maurel

….

Maurice Garagnanie

Et on ne vera plus le travail de Maurice Garagnanie qui nous a quitté.

Sculpture à lunette …

Sculptures en fer de Corinne Causse.

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Et d’autres photos, dessins et sculptures, je ne peux les présenter tous. c’est sur Denis Leenhardt que je voudrai faire une présentation plus étendue de son travail qui a beaucoup d’humour.

« Deux qui vont, et une assise » – encre 40 x 50 – Décembre 2008

Cinquante- balais Encre

Passerelles N°4 – encre 75 X 105 –

Poisson général-encre 75×105-

Son site est très bien organisé. http://denis.leenhardt.free.fr/index.html

Épines blanches, épines roses

Ce dessin est un extrait d’une illustration d’un livre de Marcel Proust aux Editions Luis Casinada.

DENIS LEENHARDT, cabane trempée, Marie Couchinho, Gisèle Cazilhac, ´Marlène Maurel,

Oups

Il faut dissocier Oups et Sunra même si les deux artistes du Street Art de Montpellier travaillent souvent ensemble car liés par une grande amitié.

Ils se sont connus en partageant de la musique. Après les notes, il ont partagé le graph dans la rue, souvent complémentaire et chacun gardant une écriture différente, Sunra plus proche de Banksy, et Oups a trouvé avec ses coccinelles, ses poissons, une approche moins directe. C’est dans la durée que la poésie des coxs et Fichs dans le paysage prend forme.

“On a envi tous les deux de proposer autre chose que ce que les medias nous montrent, une autre vision de notre société, une approche plus positive “.

Sunra et Oups Rue du pont de Lattes Montpellier

Oups réalise aussi des poissons bleus, des fantômes et ours polaires pour nous faire comprendre la fragilité de nos environnements.

Oups réalise ainsi ses fameuses Coccinelles qu’il appelle Cox. Celles -ci se sont multipliées et forment des notes colorées dans différents espaces de la ville et de la nature. Comme quand on se promène dans un jardin et que l’on voit une coccinelle, là aussi, quand on se promène et que l’on aperçoit un Cox enfoui sous une plante, ou s’arborant au pied d’un immeuble, cela fait de la musique dans la tête.

L’histoires des Coxs a commencé quand Oups a réalisé des petits galets, et il les a mis en situation sur les sorties de gouttière.

et après!

Les galets se sont transformés en rocher, en bloc béton, rambarde de ciment et ainsi les Coxs font chanter visuellement aussi bien les vignes de Villeneuve -Lès-Maguelone que les bords des chantiers que les abors des cités de Montpellier et le long des chemins.

Et c’est ainsi que depuis 10 ans se sont multipliés Les Coxs dans les paysages autour de Montpellier et ailleurs. Pour le bonheur des promeneurs, ce petit clin d’œil coloré amuse .

Et les Écoles

Au-delà des rues, les deux artistes sont souvent appelés dans les écoles, mais en continuité de leur philosophie, ce n’est pas pour faire de la décoration, ou jouer l’artiste de la galerie. C’est une vrai approche pédagogique pour et avec les enfants et en équipe avec les enseignants qu’ils réalisent leurs prestations.

Page d’Instagram de Oups

Autres poésies.

Mais ce n’est pas seulement la coccinelle Cox qui est en vedette, le poisson Fich et d’autres animaux existent pour le bonheur des transformateurs et des palissades.

Près de la poste Rondelet

Avec Sunra rue Roucher
Piste de skate à Palavas.
Transformateurs à Villeneuve-Lès-Maguelone

Sous l’autoroute .

On est dans une approche poétique du Street Art pris non pas comme le mur de la ville remplaçant la toile d’un tableau, mais comme des notes de musique qui forment un ensemble avec les autres composants du paysage.

Un livre complet de Oups et Sunra est visible sur ce lien et https://fr.calameo.com/read/004524188a3616ff39db4

Pour en savoir plus

Pour le site wild summer. https://www.wildsummer.fr/artiste-oups/

Et sa page Instagram. oups1 Cox And Co

Même si Oups doit cotiser plus à la caisse des travailleurs sociaux qu’à la maison des Artistes, on peut lire le travail de Oups par rapport à l’art contemporain. On n’est pas comme Viallat ou Buren qui mettent le même signe graphique avec une dialectique pertinente dans des environnements principalement situés en rapport au musée, on est ici plus proche du couple Jeanne- Claude Christo qui provoque des actions dans le domaine du Land Art, ceci pour provoquer une lecture de l’ environment qui nous entoure. Ici, avec Oups, le temps a une importance dans la mise en situation. Et on est dans un processus plus populaire pour la lecture et la compréhension de ces actions.

Ou peut aussi trouver des objets réalisés par Oups pour l’intérieur.

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Cécile Borne

Dans le château de la Roche Jagu, l’exposition “ Métamorphose” Cecile Borne que l’on avait vu au musée Paul Valéry de Sète avec son Carnet de Bord en tissu présentait son travail toujours avec les tissus et objets récupérés. Le texte de présentation nous précise:


“.
Elle mène un travail de mémoire et de création autour des tissus échoués, parcelles d’étoffes venues du large et rejetées par la mer. Ces fragments de tissu deviennent le point de départ d’un développement sensible aux lisières de l’intimité du corps et du tissu social. Ces humbles reliques, ruines muettes, témoignent d’une histoire sans parole. Ces dernières années, Cécile Borne a élargi son champ de recherches aux déchets plastiques présents sur le littoral. Elle présente à partir de ces fragments, une fiction ethnographique plastique : Les Indigènes du 7e continent. “


cecile.borne.free.fr

Disparition 2016.

DISPARITION

C’est une installation en hommage aux migrants disparus en mer. 2016

“Parmi les photos nous arrivant du drame qui se joue en méditerranée, certaines m’ont particulièrement interpellées. Il s’agit de ces photos de plages de Turquie ou de Grèce, jonchées de vêtements. Bien sûr, pour moi qui travaille autour du tissu échoué depuis des années, la résonance est immédiate.
Cette installation est composée de caisses à crabes en bois, empilées les unes sur les autres, emplies de tissus échoués roulés, fragments d’histoires serrés dans une valise. Ces empilements de caisses forment des stèles au dessus desquelles flottent des coques vides, empreintes de femmes, d’ hommes, d’ enfants. Leur absence est criante. Ces présences fantomatiques nous ramènent au corps, nous rappelle que derrière le mot migrants il y a des hommes, des femmes, des enfants, des êtres uniques, des corps aimés, désirants, des êtres en quête d’une vie meilleure fuyant la guerre et la misère, des destins brisés, abîmés en mer, disparus, devenus invisibles, sans sépulture.”

La planète bleue 2021. 50/50cm

Concrétions mèmorielles. tissus ficelles. 2017

La Bestia Noire LES INDIGENES DU 7eme CONTINENT. 2019.

Fiction ethnographique plastique.
“Pendant 20 ans j’ai récolté ces fragments textiles sur les côtes de Bretagne et d’ailleurs. J’ai écarté de mon regard le plastique, pourtant bien présent sur le rivage. Cette matière particulièrement indésirable ne m’inspirait pas. Puis, il m’a fallu me rendre à l’évidence, je ne pouvais plus faire comme si ce n’était pas là. Il fallait que je porte un regard sur cette réalité. Ce déchet avait aussi des choses à dire.
De ce nouveau regard, ont émergé LES INDIGENES DU 7EME CONTINENT..”

Sur son site http://cecile.borne.free.fr/installations/index.html

On aperçoit d’autres indigènes du 7 éme Continent.

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LES INDIGENES DU 7eme CONTINENT

Une des meilleures plasticiennes de la scène contemporaine, que je mets très haut car elle montre dans sa répétition son geste créatif, comme Armand avec les objets, elle avec les tissus, au delà d’une volonté d’exister comme une artiste, elle donne une présentation de notre société comme un Boltanski qui aurait fait une analyse pour ne pas répéter toujours le même scenario conceptuel.

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Helga Stüber-Nicolas à la galerie N °5

Le Crayon est l’outil qu’utilise Helga Stüber-Nicolas pour ses créations.

Mais pas forcément comme on le fait habituellement.

C’est la mine, le copeau du taille crayon, qu’elle utilise comme matière pour ses créations.

Ce qui donne des choses intéressantes plastiquement en petite surface.

Brisures de mines de crayon 14,5 /20 cm

Elle utilise aussi le copeau de bois du taille crayon.

Copeau de crayon , 70 cm de haut

Le responsable de la galerie, Ludovic Allabert, nous présente cette artiste qu’il avait déjà exposé “ Ainsi, le crayon qui est usuellement destiné à s’effacer devient ici l’élément essentiel, constitutif de l’œuvre d’Helga Stüber-Nicolas, à travers sa matérialité et non plus sa fonction. Ce crayon n’est plus à percevoir comme un outil, mais comme l’œuvre elle-même.”

Brisures de mines de crayon 14,5 /20 cm

Brisures de mines de crayon 14,5 /20 cm

Brisures de mines de crayon 14,5 /20 cm

Brisures de mines de crayon 80 /110 cm

Bout de mines 8 /100 cm

Boit de mines 8 / 100 cm

Bout de crayon

Dans la pièce du fond sont présentées deux sculptures réalisées avec des bouts de crayon.

POSSÉDÉ-É-S.

Á la Panacée de Montpellier, les derniers jours d’une exposition sur un thème étrange « Possédé-e-s. ». Déviances, performances, Résistance.

Kelly Akashi. Illuminate life Form 2019

Vincent Honoré, un des commissaires de l’exposition, a écrit pour la présentation de cette exposition :

« Nécromancie et spiritisme, divination (astrologie, cartomancie, chiromancie), magie et alchimie (sortilèges, potions, élixirs) : autant de gestes et de rituels dont la force émane d’un corps en mouvement. L’occulte n’a de sens que performé. Ces actes, ce sont des corps bannis qui s’en emparent. L’occulte est la science des corps déviants. Il faut être exclu.e et en retour s’exclure des normes sociales, religieuses ou économiques pour devenir sorcière ou prêtre vaudou. L’occulte s’érige alors comme résistance contre les dogmes, le patriarcat, les pouvoirs dominants, les religions, les savoirs admis : la masse. Il est l’autre, le caché. Il est aussi ce qui révèle.
La chaîne (déviance-performance-résistance) explique pourquoi et comment une nouvelle génération d’artistes internationaux s’empare de l’occulte : le corps de l’occulte est un corps genré, racisé, politisé, gardien de visions du monde alternatives, mis à l’écart mais résistant ».

Dans cet article je ne montre pas les 27 artistes de l’exposition. Je n’ai pas accroché sur Nicolas Aguirre qui présente une table et accessoires qui ont servis pour réaliser l’échange d’âme, ni Chloé Viton qui consacre une installation immersive et troublante Cosmic Soup, ni des constructions de Jean-Baptiste Janisset (Sourire aux anges, 2020).

Il y a le travail de Dominique White.

Avec des éléments pauvres: cordes, fils et filets, coquillages, etc… blanchis par du kaolin et suspendus à des crochets de boucher, les sculptures nous évoquent le dépouillement. Il faut que l’animatrice nous explique que :

« Ces images spectrales de dépouilles suspendues à des crochets en fer évoquent les esclaves jetés par-dessus bord… Corps inutiles, malades ou révoltés devenus fantômes qui hantent les côtes africaines »

Dominique White – Ruttier for the Absent, 2019. Voile détruite, feuilles de palmier détruite, sisal, argile kaolin, raphia, corde usée, fer, résidus de la mer Méditerranée. Dimensions variables Courtesy de l’artiste et VEDA, Florence

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L’installation de Nils Alix-Tabeling est étrange: on est entre décor pour conte de fée et recherche symbolique sur la divination.

Table-eau alchimique ; entre taro et yi king Le royaume de Satan était habilement divisé… et 3 chaises sympathiques (Chat-Mite-Sphinx

),

Myriam Mihindou nous montre des photographies de Sculpture de chair.

Cela nous ramène au travail de certains artistes des année 1980 . Il faut entrevoir à travers ce travail sur le corps un acte qui rejoint certains rituels; ici c’est, pour l’artiste, de trouver un passage du silence à la parole ……

Chaque photo nous compte une histoire.

Les commissaires ont choisi d’accrocher tout le long du parcourt des sculptures en verre de Jean-Marie Appriou. Ses papillons de nuit .

Ce sculpteur, qui commence à avoir une renommé, travaille un peu comme Garouste le peintre. Ici, en mélangeant différents matériaux, du verre au bronze, de la terre et céramique, il arrive à un résultat très fort. L’artiste fait référence à la mythologie grecque ou égyptienne pour ces papillons.

Une musique de fond provient d’un requiem réalisé par 114 postes de radio. Réalisé par : Iain Forsyth & Jane Pollard.

Iain Forsyth & Jane Pollard. poste de radio

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Dans la salle N°6 Nandipha Mntambo qui vit en Afrique du Sud nous montre un travail sculptural avec des peaux de vache, remarquable. Elles sont présentées dans l’espace comme si elles volaient.

The shadows between us. 7 m de large 3 m de haut et 2 m de profondeur
The shadows between us, 2013. Peau de vache, résine. 125 x 134 x 29 cm et 147 x 152 x 27 cm

Elle moule ces peaux avec son propre corps ou celui de sa mère.

Nandipha Mntambo déclarait : « La vache est un animal que je considère comme universel. Les êtres humains de pratiquement toutes les civilisations et toutes les parties du monde ont un lien avec cet animal. La vache est un bien, élevée à des fins alimentaires, dont les humains se servent pour le transport de marchandises, sa peau tannée est utilisée pour se vêtir, elle est aussi considérée comme une divinité et utilisée comme monnaie d’échange. Elle crée ainsi un lien invisible entre l’humanité ».

Pour le commissaire de l’expo, Vincent Honoré, il parle d’élancé macabre, fantomatique, avec ses deux robes qui “flottent” dans l’espace. Les corps sont vides mais les peaux viennent suggérer leurs traces et leur histoires. Par la beauté e..t la finesses des plis . . . et la forme humaine qui évoque les vénus antiques.

First Breath, Peau de vache et cornes. 2019. 210 x 150 cm

Il y a aussi cet autre sculpture de Nandipha Mntambo: First Breath. Peau de vache et cornes. 2019. 210 x 150 cm. Courtesy de l’artiste et galerie Andréhn-Schiptjenko.

Dans la dernière salle, il y a parmi d’autres installations les sculptures d’Anna Hulačová.

Une sculpture très classique dans son fond mais, par sa matière, elle prend un sens extraordinaire.

Sculpture en bois de saule

“ Ses figures évoquent des mythes anciens où s’entremêlent le symbolisme chrétien et les traditions populaires tchèques. La tête en tige de saule représente une ancienne tradition où par jeux les jeunes hommes suivent les jeunes fille avec une baguette de saule etc. Contraste avec les autres têtes qui combinant matériaux naturels (bois, argile) et industriels (béton, aluminium) et impression numérique présentent des figures ambigües, pas totalement humaines ou animales, sans idéologie religieuse ou politique.”

J’ai une lecture de l’exposition moins possédée que les auteurs de cette manifestation d’artistes. Mais la découverte de certains artistes est vraiment extraordinaire.

ISA BARBIER

Faire un tour à Chaumont du Loire, cela serait formidable.

Outre les artistes qui façonnent les jardins , il y avait une exposition sur l’herbier et Marinette CUECO.

Mais de tous les artistes présents, regardons l’installation de Isa Barbier.

Isa Barbier

On a vu en 2017 à Montpellier une installation de Isa Barbier dans la Chapelle de la Miséricorde.

Grace à la galerie Alma , l’artiste avait suspendu des plumes de goéland, Gauloise de Bresse et oie au dessus de l’autel. Elle a appelé cet œuvre : « Transposition », 2.5 m de long 0,45 de large et 0,6 de haut.

Il est intéressant de voir le travail de cet artiste, qui utilise des pétales de rose, des miroirs, des aiguilles de pin, des plumes et qui expose dans le monde entier.

Essayons de parcourir son itinéraire. On voit des choses simples, des tissages d’aiguille de pin.


« Coude – Zone interdite » – 2002
pétales de roses – 140 × 180 × 400 cm
Galerie Martagon, Malaucène

« India » – 2008
Coupe schématisée et inversée d’un temple de l’Inde, en miroirs du Rajasthan et cordes à piano, installation réalisée pour Hermès, Lausanne/ch – 600 × 100

Oui elle continue avec des pétales de rose en suspension

Et les volumes en duvet plume marqueront les esprits.

Pour voir d’autres photos et informations sur ses dessins, installations, voir le site de Isa BARBIER, son site est très bien fait.

https://www.isabarbier.fr/presque-rien.

Et il existe aussi ce site:

http://www.documentsdartistes.org/artistes/isabarbier/repro1-2020.html

Aussi le lien avec la vidéo de Chaumont sur Loire sur l’expo de Marinette CUECO.

https://www.youtube.com/watch?v=1txjv1B-OdQ&feature=emb_ https://www.youtube.com/watch?v=iTIjViitG3A