Dans le Jardin Antique de Balaruc-les-Bains et dans le Musée Ethnographique de l’étang de Thau à Bouzigues, Sarah Thiriet et Mehdi Melhaoui ont investi les allées du musée et celles du jardin méditerranéen avec une Exposition : DIALOGUE EN MER.
On avait déjà vu le travail de Sarah Thiriet à la salle Saint Ravy l’an dernier, pour son expo : “regarde la mer monte”.
Et au musée Latara de Lattes, une sculpture de Mehdi Melhaoui est présentée à l’entrée du musée. Il est intéressant de parcourir le travail de Melhaoui sur son site.
Artiste importante de l’art contemporain, Berlin de Bruyckere a une place à part.
Par sa façon de travailler les thématiques abordées, ses matières, ses symboles, elle dérange car le résultat de son travail arrive souvent à des Corps fracturés, rapiécés, corps aimés, des chevaux figés de peur, des arbres entiers reconstitués dans leurs blessures. Les sculptures de Berlinde De Bruyckere nous emmènent dans une dimension émotionnelle dans un registre violent.
Mon étonnement a été de connaître leur aventure car ils ont côtoyé beaucoup de personnes et participé à la création du mouvement Dada à Zurich ou plus tard au manifeste pour l’abstraction en 1925.
Je ne connaissais que les sculptures de la période 1950-1970 , présente au musée de Strasbourg et au musée d’Art Moderne de Paris.
Jean ARP ayant étudié avec Wassily Kandinsky et d’autres membres du groupe Der Blaue Reiter à Munich au début des années 1910, il connaissait aussi Paul Klee. Jean Arp ou Hans Arp est connu pour être l’un des membres fondateurs avec Sophie Taeuber-Arp du mouvement Dada à Zurich. Ils participent ensemble à Strasbourg en 1926 à la décoration abstraite et géométrique du premier étage de l’aubette à laquelle ils associent Theo van Doesburg. Avec le groupe surréaliste, ils participent d’octobre à novembre 1933 au Salon des surindépendants car Breton le trouvait inimitable.
Très connue pour ses compositions d’art textile , comme Henri son compagnon, elle a su continuer par des installations où elle présente sa poésie minimaliste: sa dernière expo en juin 2019 à la galerie Univers á Paris.
Artiste plasticienne, elle utilise les matériaux vivants, en particulier des végétaux cueillis et choisis au fil de ses promenades.
J’appelle ces travaux : entrelacs; je travaille en deux dimensions, j’utilise alors toutes les techniques qui consistent à maintenir ensemble les fibres textiles : tisser, nouer, tresser, tricoter, entrelacer, crocheter… Paradoxalement, mon matériau, l’herbe, est extrêmement fragile et impossible à travailler selon ces techniques. Ce sera précisément ce handicap, générateur de contraintes, qui nourrira la création. Marinette Cueco
Artiste et femme d’artiste (elle est l’épouse du peintre Henri Cueco), Marinette Cueco développe depuis les années 1960 une oeuvre singulière qu’elle inscrit à la fois dans la nature et dans l’éphémère. Se consacrant d’abord à la tapisserie et au tissage, elle va peu à peu se mettre à tisser des herbes, ce qui deviendra à la fin des années 1970 son unique activité artistique. Avec des matériaux bruts trouvés dans la campagne, principalement en Corrèze d’où elle est originaire et où elle vit en partie, Marinette Cueco compose des oeuvres et installations in situ ou dans le calme de son atelier. Ramasseuse de végétaux en tous genres (graines, pétales, feuilles, tiges, cailloux, terres rares et épluchures…) et géologue, elle agence les éléments choisis en de minutieuses et fascinantes compositions, de très grands ou très petits formats. Ses oeuvres sont autant de microcosmes où le regard peut se perdre, et l’âme se régénérer.
Au MRAC de Sérignan la commissaire Sandra Patron & Clément Nouet nous présente une une exposition collective,La mesure du mondes’attache à dresser un inventaire sensible et poétique du monde et de ses lois physiques. Prendre la mesure du monde, de ses reliefs, de sa texture, de ses flux et contre flux, opérer un temps de pause et d’immersion dans le paysage, s’attacher au «détail du monde» pour reprendre le titre du très beau livre de Romain Bertrand*, telles sont les intuitions qui ont présidé à l’élaboration de cette nouvelle exposition du Mrac Occitanie.
Au travers de pratiques protéiformes, qui convoquent le dessin, la peinture, la vidéo, la sculpture ou l’installation comme modalités d’enregistrement du monde, les artistes de l’exposition nous donnent à voir le merveilleux caché dans les replis de ses lois physiques et matérielles.
Artiste qui réalise des formes en structure tissée , on sait qu’elle a été coloriste pour BD. A t’elle été peut être l’assistante de SheilaHicks qui est une artiste textile.
Isa Rabarot travaille dans un atelier à Montpellier principalement sur des tresses comme le précise le Midi Libre.
Dans le silence de ses nuits, Isabelle signe sathèse « sur l’usure et la réparation« . Elle se met à œuvrer « de petits formats ». Elle arme dupapier kraft ; tortille du papier de soie; illustre les pages d’unvieux livre à la mine de plomb; imprime ; colle ; transpose ses éclats.
Le musée qui a été refait en 2015 a de très beaux espaces mais la scénographie l’emporte sur les objets présentés et les outils d’interaction et les explications numériques prennent trop de place.