Diana Sherer, la lumière dans les filets.

Étrange exposition dans cet église Saint-Nicolas à Caen.

De grandes tapisseries en terre, racine et filet se présentent à nous.

Mises en espace dans cette église, ces structures tissées nous étonnent.

De plus près, on voit que les dessins sont des racines dans des filets.

Mais, d’une façon étrange, ces racines réalisent des dessins très géométriques.

On se laisse impressionner par ces étendues naturelles figées entre deux moments.

C’est dans le cadre de la Normandie Impressionniste que le travail de Diana Scherer a été présenté.

Dans la présentation de l’artiste, on peut lire:

« Diana scherer utilise une technique unique qui exploite les processus de croissance naturels pour créer diverses structures à partir de tissus racinaires. Elle puise ses motifs dans des formes issues du monde végétal, ainsi que dans des structures artificielles. Le résultat est à la fois tactile et poétique, et sa démarche créative évoque l’équilibre écologique actuel entre l’humain et la nature. Cependant, son travail et sa démarche soulèvent des questions essentielles : dans quelle mesure parler de coopération avec la nature est-il pertinent ? Est-ce même logique ? Assiste-t-on à une appropriation artistique et culturelle des conditions inhérentes aux processus naturels d’autosuffisance ? Ces questions révèlent l’ambivalence fondamentale de notre rapport à la nature. L’artiste explore sans cesse l’interaction entre culture (végétale) et nature (végétale). L’œuvre de Scherer invite à la réflexion, mais elle constitue avant tout une représentation poétique du désir humain de contrôler la nature « 

En discutant avec la médiatrice, elle nous explique comment cette artiste internationale qui expose aux 4 coins du monde a choisi de présenter ses travaux en fonction de l’architecture du lieu, de la lumière et des symboles que représente ce lieu.

Et pour le savoir faire, elle nous explique que l’artiste travaille comme les lissiers qui réalisent des tapisseries ou des tapis. En suivant un dessin qu’elle a réalisé sur un carton, elle ensemence celui-ci, rajoute de la terre, arrose , et, elle attend.

Un fois poussées végétation et racines, elle retourne ce filet de terre et racines et c’est sur cet envers qu’elle le travaille pour réaliser des ensembles comme ceux qui sont présentés devant nous.

On est admiratif devant cette ambiance que provoque cette instalation de tapisserie végétale dans ce lieu où la symbolique de l’énergie qui va de la terre au ciel, réalisé par cette architecture gothique est mise en avant par ces matériaux tissés et poussés par la nature qui vont de la terre au ciel.

INCARNA Yosra Mojtahedi. les Métamorphoses du sacré

L’abbaye de Maubuisson présente cet été 2026 une grande exposition de l’artiste Iranienne Yosra Mojtahedi.

Les installations de Yosra Mojtahedi nous mène dans un parcours parsemé de sculptures sonores et dynamiques, où la lumière et les brouillards sont controlés dans un mouvement perpétuel. Il y a un élément que l’on retrouve tout le long du parcours ce sont les cheveux. Car pour cet artiste Iranienne montrer les cheveux est le Symbole pour dénoncer le patriarcat religieux qui existe en Iran.

Mais la thématique va plus loin, par ses créations en terre qui représentent sa chair en confrontation avec des éléments qui tournent, c’est aussi le constat de cette lutte continuelle du temps de cette culture mécanique contrôlée par les hommes qu’elle nous présente.

Remercions Marie Ménestrier cette Diplômée des beaux arts de Lyon qui est commissaire de l’exposition avec Emmanuel Reiarua Cuisinier qui nous ont permis de voir cet oeuvre.

L’exposition se nome Inkarna:

«  Inkarna explore une présence incarnée imaginaire reliant matières, corps et paysages. Le noir, force enveloppante et sensuelle, unit le corps et l’esprit de cette gardienne. Inspirée des déesses perses, l’exposition déploie un corps-hybride mêlant organique, soft-robotique et mécanique. L’artiste invite également Elsa Guillaume et Magdalena Abakanowicz, dont les oeuvres dialoguent avec la sienne, pour composer un univers peuplé de chimères et d’organismes imaginaires. »

Inkarma Ceramique verre , sable ( plus parfum)

Exode 2023. Charbon de bois, cheveux, collants branchés, tuyaux etc…

Exode 2023. Charbon de bois, cheveux, collants branchés, tuyaux etc…
Fleur de printemps, jouissant la naissance d’un merle noir
. Encre sur papier 244/110 cm 2020

.

Corps paysage 1. 2926. installation de sculpture céramique sable latex

.

Dans la salle des religieuses de l’abbaye, une installation avec 3 sculptures.

.

Zhinar, 2025. Acier et cheveux

Anahithanor, 2024 Ceramique, acier,liquide noir, gravier noir, tuyaux, pompes et Brumisateurs.

Dans la salle du fond dite salle des latrines cette installation.

Je ne peux restituer cette scénographie artistique réalisée avec les sculptures de Yosra Mojtahedi, qui nous donne un spectacle total où les yeux, les oreilles , les senteurs sont en harmonie avec le mouvement des certaines pièces dans le reflet et fumées blanches .

Elle a aussi invité dans une de ses installations cette artiste polonaise Magdalena Abakanowicz qui présentait cette structure tissée.

´

Plus complet que mes remarque le livret visiteur est en ligne .voir le lien ci-dessous

https://abbaye-de-maubuisson.fr/app/uploads/1/2025/11/WEB-LIVRET-VISITEUR-05052026.pdf