Lisa MILROY

, l expo Ensemble/Together» s’organise autour de Black and White, un immense tableau de 20 mètre de long, composé de 12 panneaux peints par Lisa Milroy et qui appartient á la collection du Frac .

Lisa Milroy a réalisée ce tableau vers 2005 , il est étonnant et introspectif de sa vie de peintre . les tableaux antérieurs sont moins dense et plus proche de la nouvelle figuration. C’est un travail de réflexion d’une artiste sur sa production . Un espace temps qu’elle à fabriquée car elle était entrée dans un production de peintre qui réalisait du LisaMilroy et avait-elle besoin de cette halte.

Ci dessous les photos de détail de celui ci.

En fin d article, j ai mis quelques images qui rappellent des tableaux qui on fait connaître Lisa Milroy dans les musée du monde entier. Et si on regarde bien les sujets de tableaux on les retrouvent dans ce tableau présentés. Au FRAC intitulé Black and White.

« Black and White explore et donne corps à la proposition suivante : par la peinture, par la danse du réel avec l’imaginaire, par le changement perpétuel, par l’amour, par le cadre social, je suis perpétuellement en train de me transformer en moi-même. C’est en regardant, en sentant, en faisant que nous devenons qui nous sommes ´Nous précise le artiste.

Notes sur les images de Black and White

Sur la gauche du tableau se trouve un tas d’objets à peine discernables ; une guitare, un métronome, un piano sur les touches duquel repose une étrange « pierre philosophale ›› chinoise. Plus loin, on
distingue un bocal où nage un poisson rouge, du matériel de sport (un bâton. de ski, une raquette de tennis et un patin à glace), une planche à repasser, un panier de transport pour animal de compagnie, une pile de valises, unepile de chemises blanches, un tas de tissus (peut-être des draps ?), une
mappemonde, une lampe moderne et une lampe ancienne, une bobine de ruban, une bobine de fil , un piège à souris… La scène évoque un grenier ou un réduit rempli d’objets qui ont peut›être été oubliés là, des objets qui ont leur vie secrète, des choses cachées, des choses rangées, des choses en
désordre, des choses qui servent à mettre de l’ordre, à donner du plaisir, à
susciter des envies de voyage, à représenter le temps et le passage du
temps. Dans leur utilisation, ces objets sont tous associés au mouvement etau changement, à l’activation de transformations. Tous mettent en lumière le. rôle de la main. Le cable qui étiré tout le long du souvenir
Chemise chaussure valise mappemonde etc…

La table vide et le projecteur vide
.

Note de Lisa MILROY
En parcourant Black and White, le spectateur découvre ensuite un projecteurde cinéma, une collection de projecteurs de diapositives, une machine à écrire avec des feuilles de papier et des écrans de projection :autant. d’appareils qui servent à créer des visuels à partir de mots ou d’images.
Certains de ces écrans affichent un rayon de lumière vide qui provient du
projecteur: rien à voir ici. Sur les autres écrans, les images de maisons
projetées proviennent de photographies d’un quartier à Vancouver, près de l’endroit où j’ai grandi. Il ne s’agit pas de mon style favori de maison,
mais ces images provoquent chez moi un sentiment très fort: une sorte de
mélancolie, voire même de désolation, mêlée d’un sentiment de nostalgie.
J’avais besoin de me connecter par l’imaginaire à ces sentiments afin
d’injecter une certaine énergie émotionnelle dan Black and White pendant que je peignais

Les projections des image des maisons d’enfance à Vancouvert
L’intérieur domestique projeté sur l’un des écrans est le salon de ma tante, également à Vancouver. Pendant mon enfance, ma tante protégeait jalousement cette pièce du désordre du quotidien et nous n’avions que rarement la permission d’y entrer. Ce n’était pas vraiment une pièce à vivre mais plutôt une sorte de décor de théâtre, utilisé seulement pour les grandes occasions.
Quand j’allais voir ma tante, j’observais toujours son salon depuis la
porte, pétrifiée par l’impression d’ordre qui s’en dégageait: l’impression
que chaque chose était à sa place. Il y avait souvent un petit vase de fleurs
sur la table basse: la seule chose vivante et mobile dans ce décor fixe et
immuable. Je garde en mémoire l’odeur d’encaustique des meubles et le parfum de bois brûlé qui émanait de la cheminée -tout comme les fleurs et la lumière du jour qui filtrait par les rideaux, ces odeurs insufflaient un
esprit à la froideur stricte de cette pièce, elles lui donnaient vie. Par la
fenêtre panoramique au fond de la pièce, en écartant les rideaux, je pouvais avoir une vue merveilleuse sur la chaîne montagneuse des North Shore, comme un tableau dans le tableau. Ce salon provoquait chez moi une certaine forme de tristesse, un sentiment d’isolement, contrebalancé par une irrésistible impression de beauté
.

Le canapé , le verre de vin et le vase chinois.

Note de Lisa MILROY
S’il continue de progresser d’un bout à l’autre de Black and White, le
spectateur trouvera un canapé confortable sur lequel se reposer, avec une
offrande de fromage,de raisins, de biscuits et de vin rouge pour reprendre
des forces – il y a encore beaucoup à voir dans le tableau, et je pense
qu’il est important de prendre soin du bien-être du spectateur. Sur
l’accoudoir du canapé, un cendrier hérissé de mégots écrasés z la
satisfaction, ne serait-ce que momentanée, d’une envie irrésistible. Ma mère fumait, mon père fumait, mon frère et ma soeur fumaient. Ma grand-mère fumait, en pinçant son mégot avec une épingle à cheveux pour consumer sacigarette jusqu’au dernier millimètre. Plusieurs de mes galeristes fumaient.
Ma mère qui fume en parlant, qui fume en marchant, qui fume en riant avec Moi, généralement lors de nos samedis après-midi passés ensemble sur la plage; ces souvenirs sont tellement forts. Parfois, j’ai l’impression de sentir de la fumée de cigarette dans l’air autour de moi e je me demande si c’est un fantôme de ma famille qui me rend visite. Envahissante, graisseuse,collante, fatigante, laide,malsaine. Nette, savoureuse, enrichissante, collective, sexy, glamour. J’aime l’odeur des cigarettes autant que je la déteste.

La chaise

A droite du canapé, le spectateur aperçoit une vitrine de musée éclairée
sous une colonne de lumière. Celle-ci contient un vase d’apparence
précieuse, sur lequel est peint un dragon tout en arabesques. Le spectateur peut voir le vase enfermé dans la vitrine de verre, il peut l’aimer ou le détester, mais il ne peut le posséder. Il y a aussi une menace suspendue : il s’agit peut-être d’un dragon violent qui pourrait se décrocher du vase, fracasser la vitre et devenir un monstre vivant qui ferait irruption dans l’espace. Tout près, des cadres dorés sont accrochés au mur, vides de tableaux. Detoute évidence, on entre dans la zone d’un « monde de l’art››.

Une échelle appuyée au mur s’élève comme une voie de sortie hors du tableau, ou bien peut-être fournit- elle un accès pour y entrer : dans les deux cas, une évasion possible ? Ou bien s’agit-il de l’échelle du succès : dois-je y grimper ? Vais-je tomber et dégringoler au sol ? Par terre en-dessous de L’échelle, un autre rayon de lumière illumine une petite araignée enfermée sous le dôme d’une cloche en verre. J’ai peint le miroir, autre dispositif de production d’images dans Black and White, avec la peinture acrylique nuance aluminium de la marque Lascaux . celle-ci se compose d’un pigmentargenté qui crée une surface réfléchissante d’apparence métallique.

C’est la meilleure peinture que j’ai réussi à trouver pour créer l’illusion
d’un miroir mais, à l’inverse, j’apprécie aussi cette peinture pour la
manière dont elle résiste à l’illusion. La peinture aluminium doit être
utilisée telle quelle, tout droit sortie du tube : mélangée à d’autres
pigments, elle perd son caractère réfléchissant. Pure et réfléchissante, la
peinture introduit selon moi un caractère de « réalité ››dans le tableau et
maintient une connexion avec le monde de tous les jours à l’extérieur du
tableau. Presque toutes les autres peintures utilisées dans Black and White ont été altérées, esthétisées, transformées en les mélangeant pour Les tableaux vides, insecte dans le bocal éclairé , la chaise et son miroir termine la partie gauche du tableau partie souvenir et le deuxième reflet de la chaise ( qui la représente) et sur le tableau à droite
Note de Lisa MILROY

Dans Black and White, la chaise placée devant le miroir crée un espace pour Moi, artiste, femme, à l’intérieur de la peinture, un lieu dans lequel je peux me positionner assise face au miroir pour faire face au spectateur dans le monde au dehors, ou bien m’assoir dos au spectateur et me regarder dans la glace. L’image de la chaise est une fusion entre des chaises de mon souvenir et différents objets : les chaises autour de la table de la salle à. manger de ma famille; la chaise d’un professeur à l’école ; les barreaux d’une rampe d’escalier, semblables à ceux d’une prison ; le dossier de la. chaise qui évoque les cordes d’une guitare. Dans mon esprit, la chaise est en chêne dans lequel est serti le mince coussin en cuir marron de l’assise.
Si j’imagine que je m’assois dessus, le bois grince. La chaise peinte évoque
simultanément différentes idées : l’apprentissage, les règles et les
rituels, l’autorité, les repas, la vie sociale, le divertissement, le partage, appartenance à un groupe, à une famille, le désir de sortir de table et d’avoir la permission de s’échapper, le fait d’avoir quelqu’un qui
s’occupe de moi et me nourrisse. Dans le miroir, le spectateur découvre un reflet de la chaise

L atelier.
Son atelier vide d images

À sa moitié, le miroir perd sa surface argentée et se transforme en représentation d’une toile dans le décor d’un atelier. Le reflet de la chaise se métamorphose en dessin d’une chaise esquissé sur la surface de la toile. La «réalité >› du miroir est remplacée par la << réalité ›› de la toile : la toile représentée dans le décor de l’atelier et la vraie toile sur laquelle est peint Black and White ne font qu’une. Dans ce décor d’atelier, le spectateur découvre l’artisanat de la peinture, les outils du métier et l’expérience du «faire ›> et de la production d’images.La table de travail de son atelier

Note de Lisa MILRON

La porte de son ateliers et celle de l’entrée ouverte

Black and White explore et donne corps à la proposition suivante: par la
peinture, par la danse du réel avec l’imaginaire, par le changement
perpétuel, par l’amour, par le cadre social, je suis perpétuellement entrain
de me transformer en moi-même. C’est en regardant, en sentant, en faisant
que nous devenons qui nous sommes.

Lisa Milroy

Décembre 2019

Les texte sont tiré sur de 8 pages A 5 que l artiste nous donne pour parcourir son tableau

Et pour mieux comptend Lisa MILROY. Et voir voir les travaux antérieurs , ils sont visible sur son site voir. Et on trouvera beaucoup d objets que l’on retrouve dans le tableau.

http://lisamilroy.net/c/1000021/stories

Bouquet dessiné au dessus de la table et retiré

En face du tableau comme dans celui ci l’artiste nous invite à boire un coup ´ comme dans le tableau ou en bas du canapé est proposé vin’ pain et raisins.

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