Étrange exposition dans cet église Saint-Nicolas à Caen.
De grandes tapisseries en terre, racine et filet se présentent à nous.
Mises en espace dans cette église, ces structures tissées nous étonnent.
De plus près, on voit que les dessins sont des racines dans des filets.
Mais, d’une façon étrange, ces racines réalisent des dessins très géométriques.
On se laisse impressionner par ces étendues naturelles figées entre deux moments.
C’est dans le cadre de la Normandie Impressionniste que le travail de Diana Scherer a été présenté.
Dans la présentation de l’artiste, on peut lire:
« Diana scherer utilise une technique unique qui exploite les processus de croissance naturels pour créer diverses structures à partir de tissus racinaires. Elle puise ses motifs dans des formes issues du monde végétal, ainsi que dans des structures artificielles. Le résultat est à la fois tactile et poétique, et sa démarche créative évoque l’équilibre écologique actuel entre l’humain et la nature. Cependant, son travail et sa démarche soulèvent des questions essentielles : dans quelle mesure parler de coopération avec la nature est-il pertinent ? Est-ce même logique ? Assiste-t-on à une appropriation artistique et culturelle des conditions inhérentes aux processus naturels d’autosuffisance ? Ces questions révèlent l’ambivalence fondamentale de notre rapport à la nature. L’artiste explore sans cesse l’interaction entre culture (végétale) et nature (végétale). L’œuvre de Scherer invite à la réflexion, mais elle constitue avant tout une représentation poétique du désir humain de contrôler la nature «
En discutant avec la médiatrice, elle nous explique comment cette artiste internationale qui expose aux 4 coins du monde a choisi de présenter ses travaux en fonction de l’architecture du lieu, de la lumière et des symboles que représente ce lieu.
Et pour le savoir faire, elle nous explique que l’artiste travaille comme les lissiers qui réalisent des tapisseries ou des tapis. En suivant un dessin qu’elle a réalisé sur un carton, elle ensemence celui-ci, rajoute de la terre, arrose , et, elle attend.
Un fois poussées végétation et racines, elle retourne ce filet de terre et racines et c’est sur cet envers qu’elle le travaille pour réaliser des ensembles comme ceux qui sont présentés devant nous.
On est admiratif devant cette ambiance que provoque cette instalation de tapisserie végétale dans ce lieu où la symbolique de l’énergie qui va de la terre au ciel, réalisé par cette architecture gothique est mise en avant par ces matériaux tissés et poussés par la nature qui vont de la terre au ciel.
L’abbaye de Maubuisson présente cet été 2026 une grande exposition de l’artiste Iranienne Yosra Mojtahedi.
Les installations de Yosra Mojtahedi nous mène dans un parcours parsemé de sculptures sonores et dynamiques, où la lumière et les brouillards sont controlés dans un mouvement perpétuel. Il y a un élément que l’on retrouve tout le long du parcours ce sont les cheveux. Car pour cet artiste Iranienne montrer les cheveux est le Symbole pour dénoncer le patriarcat religieux qui existe en Iran.
Mais la thématique va plus loin, par ses créations en terre qui représentent sa chair en confrontation avec des éléments qui tournent, c’est aussi le constat de cette lutte continuelle du temps de cette culture mécanique contrôlée par les hommes qu’elle nous présente.
Remercions Marie Ménestrier cette Diplômée des beaux arts de Lyon qui est commissaire de l’exposition avec Emmanuel Reiarua Cuisinier qui nous ont permis de voir cet oeuvre.
L’exposition se nome Inkarna:
« Inkarna explore une présence incarnée imaginaire reliant matières, corps et paysages. Le noir, force enveloppante et sensuelle, unit le corps et l’esprit de cette gardienne. Inspirée des déesses perses, l’exposition déploie un corps-hybride mêlant organique, soft-robotique et mécanique. L’artiste invite également Elsa Guillaume et Magdalena Abakanowicz, dont les oeuvres dialoguent avec la sienne, pour composer un univers peuplé de chimères et d’organismes imaginaires. »
Inkarma Ceramique verre , sable ( plus parfum)Exode 2023. Charbon de bois, cheveux, collants branchés, tuyaux etc…Exode 2023. Charbon de bois, cheveux, collants branchés, tuyaux etc…Fleur de printemps, jouissant la naissance d’un merle noir . Encre sur papier 244/110 cm 2020
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Corps paysage 1. 2926.installation de sculpture céramique sable latex
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Dans la salle des religieuses de l’abbaye, une installation avec 3 sculptures.
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Zhinar, 2025. Acier et cheveuxAnahithanor, 2024 Ceramique, acier,liquide noir, gravier noir, tuyaux, pompes et Brumisateurs.
Dans la salle du fond dite salle des latrines cette installation.
Je ne peux restituer cette scénographie artistique réalisée avec les sculptures de Yosra Mojtahedi, qui nous donne un spectacle total où les yeux, les oreilles , les senteurs sont en harmonie avec le mouvement des certaines pièces dans le reflet et fumées blanches .
Elle a aussi invité dans une de ses installations cette artiste polonaise Magdalena Abakanowicz qui présentait cette structure tissée.
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Plus complet que mes remarque le livret visiteur est en ligne .voir le lien ci-dessous
En septembre 2025 au (HO ! ) de Rosny sur Seine, l’exposition de la rentrée nous montre les tableaux d’un street artiste Erwan Wire .
Il se présente lui même sur son site ( https://wire978.com ) comme un artiste prolifique et pluri-disciplinaire, il participe à de nombreux événements artistiques et socio-culturels en France et à travers l’Europe (Allemagne, Belgique, Burkina Faso, Canada., Espagne, Portugal….).
Inspiré de l’Action painting et de la Calligraphie, son travail très spontané est basé sur l’énergie et le mouvement. Il mélange ses inspirations aux plus pures traditions du Graffiti sur mur, mais aussi sur différents supports d’expressions (Toile, Zinc, Bois, Plexiglass, verre, argile…).
Il a trouvé une écriture visuelle qui joue entre les traces de coulure noire qui enferment des couleurs.
« Frissons » acryliques sur toile 2025. 50/60 cm« Pistache » acryliques sur toile 2017. 40/40 cm« Let The Music Play2 » acryliques sur Vinil 33tr. 40/40 cm« Wire Board » acryliques sur Bois 2017. Sur skate board 22/75cm« Astral Rising » acryliques & huile sur toile 2015 . 100/100. cm« Yellow Stone » acryliques sur toile 2011. 102/146. cm« Green Caosule » acryliques sur métal 2018 . « Purple Hase » acryliques sur toile 2011. 102/146 cm« Mistral » acryliques sur toile 20@5. 100/100. cm« Fusion » découpe artisanale Acrylique et huile sur toile 2019. 80/80 cm
Il faut se promener sur son sitehttps://wire978.com/ on découvre ses autres productions. Comme la Calligraphy, ses 60 murs ( walls). Ses découpes etc…
Célèbre cité d’artistes située dans le quinzième arrondissement de Paris, la Ruche accueille une cinquantaine d’artistes plasticiens dans une salle d’expositions active :
Une exposition présente différents artistes de la fondation et d’ailleurs.
Les indications de format sont juste pour donner un ordre de grandeur du format.
Maxime Biou 40/60 cm environMathieu Weller. 2x 30/60 cm environRegis Riso Format Format 1,3 x 1 m. EnvironErnest Pignon Ernest. Former 45/70 cm Michelle Van De Roer. 3x 25/25cmMyung-Ok Han Cecilia Cubarle. 90/90 cmMikaël Gaumnitz 2x. 30/90. cm.Philippe Lagautrière. 2 x 30/50cmISABELLE GEOFFROY-DECHAUME. 60/40cmNICKY RIETI. 50/30cm
Sur le site, on peut voir d autres représentations du travail de Nicky RIETI, ce décorateur et scénographe de théâtre.
Najah Albukay. 1/1,3 mMarie Désert. Détail de 1/3 9 Dessins de 30/24cmDes dessins de personnage en volume sous inclusion, de ?
Depuis le 20 mars 2024, l’exposition « Le monde comme il va » se déploie dans tous les espaces de la Bourse de Commerce. La présentation concerne des travaux réalisés par des artistes entre les années 1980 et aujourd’hui. La moitié des œuvres sont exposée pour la première fois par Pinault Collection. Elle met en lumière la passion et l’engagement du collectionneur François Pinault pour un art contemporain en prise directe avec notre époque.
Mais avant d’aborder le contenu de cette exposition, celui qui vient pour la première fois dans cet espace est admiratif. Ce lieu a été réalisé par l’architecte japonais Tadao Ando choisi par François Pinault pour concevoir la conversion du bâtiment de la Bourse de Commerce en musée. On est obligé d’admirer le travail de l’architecte Tadao Ando : «Je voudrais créer une architecture qui touche les gens par sa beauté.»
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« À la Bourse de Commerce, je voudrais évoquer le futur dans l’espace dessiné par le cercle. À la lumière zénithale pénétrant par la verrière, les gens entrevoient l’espoir dans le mur circulaire en béton. »
La réalisation de cette rotonde en béton dont le centre est la verrière donne aux visiteurs l’impression que on tournera toujours autour d’un sujet, il y aura toujours un renouvèlement.
La grande fresque restaurée qui représente les cinq continents et qui nous est montrée sous cette verrière, qui date du XIXème siècle nous montre que la mondialisation du commerce a démarré depuis longtemps et avec la colonisation .
Je reviendrai une autre fois sur cette fresque.
L’expo: Le monde comme il va
l œuvres présentées viennent du monde entier et représentent bien leur propriétaire François Pinault. Ceci nous permet de comprendre que son intérêt pour l’art contemporain n’est pas seulement spéculatif mais de comprendre « la conscience aiguë du présent ». Pour cela, il est aidé par différents commissaires comme Emma Lavigne. Que je vous propose de lire sur : https://www.pinaultcollection.com/fr/boursedecommerce/lemondecommeilva«
Pour résumer, cette collection place les regardeurs que nous sommes devant de puisantes images dégagées par les œuvres, et, permet ainsi d’essayer de comprendre les espoirs et contradictions de ce monde et la fabrication des idées.
Mohamed Sami. One Thousand and One Nights (2022).286 x 557 cm.
Mohamed Sami,
Mohamed Sami. Weeping wall II. (2022). 286 x cm.
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Lieu Wei. Libraire III. 2012. Livres bois fer
Une des pièces les plus impressionnantes de cette exposition est l’installation de ces personnages sur fauteuil roulant qui se déplacent de façon aléatoire entre les visiteurs.
Sun Yan et Penguin Yu
Pol Tabouret Jo 2023
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Art’ amour et politique .
Jeff Koons. Balloon Dog (1994—2000
Jeff Koons. Balloon Dog (1994—2000
« Quand j’ai réalisé Balloon Dog, je souhaitais créer une œuvre qui reflète la joie de célébrer un anniversaire ou une fête. Le chien sculpté à partir d’un ballon est à la fois du matérialisme et de la monumentalité. Par plusieurs aspects, il est comparable au cheval de Troie« . Jeff Koons.
Les fantômes du passé
Marcel Duchamp
Voici quelques exemples de cette collection dont le commissaire Jean Marie Gallais nous précise « les artistes se font prophètes, visionnaires, philosophes, parfois cyniques et ironiques, souvent poètes et ré-enchanteurs. »
Un autre exposition sous forme de carte blanche est présentée.
Kimsooja
Moins provocateur, sur le rez-de-chaussée et au sous sol, l’exposition « la carte blanche donnée à Kimsooja. » Kinsooja, avec son écriture visuelle souvent minimaliste, donne une poésie, et derrière cette simplicité, on découvre par le jeu des matières et juste une idée, un moment, une pensée qui assurément va au-delà.
Née en 1957 à Daegu (Corée du Sud), elle est une artiste conceptuelle et pluridisciplinaire basée à la fois à New-York, Séoul et Paris ( Wikipedia).
D’autres pièces et vidéos de cette artiste Sud Coréenne sont présentés mais je finis là cette présentation.
Sur Wikipédia:
Kimsooja interroge ainsi les conditions de l’humanité à travers les thèmes du voyage, du nomadisme, de la migration, du féminin, tout en abordant diverses questions de l’ordre de l’esthétique, de la culture, de la politique ou encore de l’environnement. Elle développe alors dans son travail plusieurs concepts, tels que le bottari ou encore le principe du non-faire (« non-doing » et « non making »), résultant d’investigations conceptuelles et structurelles cherchant à renverser le statut d’artiste.
L’ensemble de l’œuvre de Kimsooja invite à questionner nos existences, le monde et les enjeux de notre temps.
De Duchamp à Lavier en passant par Anne Imoff. Les choix montrent une collection d’artistes tres conceptuel
Mot du Blog:
Le monde comme il va, François Pinault , Bourse de Commerce, . Tadao Ando : « Duchamp, Lavier, Kimsooja, Sun Yan et Penguin Yu,
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« C’est la complexité des oeuvres, leur capacité à refléter le réel ou au contraire à le mettre en abyme, à résonner en harmonie ou avec ironie avec le passé ou le présent, le flux des images davantage que leur unicité, qui irriguent la Collection Pinault depuis cinquante ans. Si l’historien Krzysztof Pomian dans son magistral récit Le musée, une histoire mondiale (2020), souligne combien les musées orientent le regard de la société vers l’avenir, l’accrochage orchestré par Jean-Marie Gallais sonde la Collection pour proposer une vision à la fois kaléidoscopique et instable du présent. » Emma Lavigne
Le MUMA, MUsée d’art moderne André Malraux de la ville du Havre, nous montre une exposition sur l’abstraction,
Pour cela, les responsables du Musée et de l’exposition sont partis du principe « que l’abstraction ayant été l’une des grandes questions artistiques du XXe siècle, cela a donné des œuvres abstraites remarquables. Et l’exposition est là pour présenter cette aventure ». Ils ont choisi de façon très pédagogique de montrer un exemple de chaque courant de l’abstraction et ils ont développé avec Julius Baltazar l’évolution de l’itinéraire d’un peintre qui utilise l’abstraction.
L’affiche est la reproduction d’un tableau de Jean HÉLION, 1932, huile sur toile, 72,8 x 60 cm. Il est là pour présenter Abstraction géométrique.
« Déchargé de l’obligation au réalisme, l’artiste peut transformer l’espace de la toile en un formidable terrain de jeu et d’exploration. Jouer des formes et des couleurs »
Nature Morte
« Des siècles durant, les artistes n’auront eu de cesse de « mimer » le réel. Ou de tenter d’y parvenir du mieux possible « .
Ce sera Albert GLEIZES (1881-1953), Peinture familière, 1923, peinture à colle sur toile, 80,5 x 65,5 cm.
Paysage
« Le sujet se dissout. Et le paysage lui aussi s’efface. Il s’abstrait. L’histoire du paysage en peinture nous rappelle que le report sur la toile en deux dimensions d’un espace en trois dimensions oblige l’artiste à faire des choix, à adopter un cadre, un point de vue. Le paysage pictural est une vision d’un espace, une traduction, et, même très réaliste, une distorsion du réel. »
Nicolas de STAËL (1914-1955), Paysage, Antibes, 1955, huile sur toile, 116 x 89 cm
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Informel
« Si le sujet se dissout, la peinture reste un langage. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, certains peintres feront l’expérience d’un langage abstrait ».
Albert FERAUD (1921-2008), Sans titre, 1976, encre de chine appliquée à la seringue hypodermique
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Geste
« Du signe, le regard se porte sur le geste. La matière, déposée sur la toile, est marquée du geste même de l’artiste. »
ZAO Wou-Ki (1920-2013), Growing, 1956, huile sur toile, 54 x 65 cm
Matériaux
« Débarrassés de l’injonction de signifier, attendus à ne plus livrer que ce que l’on a sous les yeux, des artistes de l’abstraction interrogent alors l’oeuvre d’art dans ses composants même : le médium, le support, le cadre, le matériau… »
Ladislas KIJNO (1921-2012), Papier froissé peint, 1976, 108 x 75 cm
Et pour continuer cet exposition, une cinquantaine de tableaux sont présentés pour approfondir cette notion de l’abstraction. Ceci sans rentrer dans un classement de définition des différents courants ou un ordre chronologique de la présentation. Ceci permet ainsi à un tableau de Dubuffet de côtoyer une sculpture de Morellet et qu’une peinture d’Olivier Debré soit juste à côté d’une ligne horizontale de Genevieve Asse …. Ceci nous donne à voir tous ces créateurs qui ont eu le plaisir de peindre, de créer des univers avec des lignes, une éclaboussure , une couleur etc. et c’est avec plaisir que l’on voit dans ce musée des d’enfants qui dessinent, gesticulent et donnent à ce musée une joie qui n’est pas monacale.
Jean DUBUFFET (1901-1985), Ontogénèse, 1974, vinyle sur panneau, 251 x 316 cmRoger Chastels. 1945. Cheminée d’hôtelOlivier Debré. 1968. Juin JauneGenevieve ASE. 1978. HorizontaleLéon GISCHIA (1903-1991), , Vue d’en haut, 1962, gouache sur papier, 65 x 50 cm. Maurice ESTÈVE (1904-2001), Noirlac, 1954, huile sur toile, 61 x 50 cmAndré LHOTE. 1910. Les Arbres à Avignon Etienne HAJDU. 1972. Estampille Blanche. André MASSON (1896-1987), Nature morte avec poissons, 1924, huile sur toile, 55 x 46 cmFrançois MORELLETSphère-trames, 1969, acier, 180 cmJulius BALTAZAR (1949 – ), Sans titre, 2014, encre de Chine et acrylique sur papier, 76 x 56 cm
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En fin d’exposition, le musée présente une dizaine de tableaux du peintre Julius Balthazar. Ceci est un extrait d’une donation réalisée par cet artiste qui porte aussi le nom de Hervé Lambion comme signature pour l’écriture de ses romans.
Julius BALTAZAR. 1999. Sans titre
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Julius BALTAZAR. 2003. Lumières du Vent Julius BALTAZAR. 2017. Sans titre Julius BALTAZAR. 2017. Luis Mizon Julius BALTAZAR. 2019. S ans titre Julius BALTAZAR. 1988. Sans titre
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Au niveau du restaurant, on peut voir aussi les 3 panneaux de cette tapisserie réalisée en fils métallique par Simone PROUVÉ fille de l’ingénieur Jean Prouvé.
Simone PROUVÉ (1931- ), Sans titre (tapisserie), 1999, fibres textiles, 227 x 199 par panneau.
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Nous continuerons la suite de ce musée dans un prochain blog.
Le site du mémorial de Caen a présenté une exposition de tableaux des peintres des années 1970 très intéressante et complémentaire de ce musée mémoriel.
Car le musée va au delà de la commémoration, par sa présentation des armes et images de la guerre et des batailles, il présente aussi le comment par la propagande on arrive à des genocides et violences de masse, et comment par l’analyse et le bilan de cette guerre, on est arrivé à rassembler des peuples pour réaliser la paix.
Avec l’exposition PopChoc, le musée nous replonge dans le combat contre les guerres des années 1960-70, le Viêt Nam, Cuba et les révoltes contre les autoritarismes. C’est sous l’angle particulier du mouvement de la figuration narrative que des peintres vont montrer les contradictions de cet époque. Grâce à eux, la peinture et l’Art sont sortis des galeries et musées pour manifester, à leur manière, leur combat contre les inégalités de l’époque (avec les ambiguïtés de ce groupe très Maoïste qui a vu dans ce mouvement chinois un moyen de libération des pouvoirs par une révolution culturelle sans voir la dictature du parti).
C’est une époque où les médias sont très contrôlés, et la société change énormément. Ce sont ces artistes qui ont vraiment apporté dans beaucoup de médias une nouvelle culture par une ouverture des formes graphiques et par une analyse sur l’image et sa circulation.
Il faut remercier la Fondation Gandur pour l’Art de Genève qui a co-organisé cette exposition et prêté les tableaux.
Parmi les thématiques, la contestation de la guerre du Viet-Nam est à l’origine de beaucoup de tableaux.
Jacques Monory. En murmurant 1970 huile sur toile Errō. Intérieur américain n°5. 1968 huile sur toile
“Erró, ici, reprend une affiche de propagande nord-vietnamienne mais des combattants semblent envahir un intérieur américain. L’artiste fait entrer la guerre du Viet Nam dans les foyers de la classe moyenne à travers la télévision, montrant l’ampleur qu’un tel conflit peut prendre par l’intermédiaire des médias. “ (explication du tableau trouvée sur le. site du ciné-club de Caen).
Bernard Rancillac. Mélodie sous les Palmes. 1965. Acrylique sur toileHervé Télémaqye One of the 36000 Marines over Antilles 1965 huile sur toileErró. La place rouge. 1971 huile et peinture glycérophalique sur toileErró. Les rossignols de Wall Street. Effimov 1962. 1970 peinture glycérophalique sur toile
L’introduction des personnages de BD dans ses tableaux est typique du travail de Erró, ici dans le rossignol …. Il symbolise les pouvoirs qui protègent Wall Street (banque, répression…) et les exemples d’images de bande dessiné que l’on diffuse dans certains journaux .
Erró. Au travail, Lissogorsky. 1970 peinture glycerophalique sur toile
Plus difficile à comprendre en 2023, ce tableau de 1968 qui représente Lissogorsky. Un allemand au passé Nazi qui attaque le mur représentant les fondements de l’Allemagne pervertie par une culture étrangère.
“Dans sa série Torture Manor, Stanton and Jim Bondage, Erro associe une caricature antiallemande ou antiaméricaine publiée durant la guerre froide en Union soviétique à des scènes de sadomasochisme tirées de magazines fétichistes américains.”
“Erró reprend à son compte la critique de la clémence de la justice ouest-allemande à l’égard des criminels de guerre nazis.” (Explication issue du site du ciné-club de Caen).
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Les mutations urbaines et commerciales comme la représentation de la femme sont d’autres sujets des artistes.
Gerard Fromanger. rue de la chaleur, rue de la forêt, rue de la vie ensemble , rue des nomades. 4 tableaux huile sur toile
Peter Stämpfli. Escalier de service. 1964 huile sur toile
Christian Babou Piscine et grillage à bordure défensive 1974 huile sur toile
La figuration narrative a introduit du réel dans une époque où les peintres étaient partis dans des recherches abstraites, de la peinture pour la peinture ou dans l’abstraction géométrique.
On ne soupçonne pas l’importance que ce mouvement a eu pour l’évolution de la peinture contemporaine.
Au MOCO de Montpellier vient de se terminer une rétrospective d’un peintre allemand des plus reconnus: Neo Rauch. Mieux que la présentation du commissaire de l’exposition, j’ai trouvé cette critique de Harry Kampianne très bonne.
…..Force est de constater que le MO.CO sous l’impulsion de Numa Hambursin ne prend pas la peinture à la légère, que ce soit à travers Immortelle, large spectre de la jeune peinture figurative française ou plus récemment Neo Rauch, figure majeure de la Nouvelle école de Leipzig, célèbre pour ses sujets énigmatiques desquels se dégagent un parfum de mystère et de mysticisme. …….
Neo Rauch vit la peinture entre ciel et terre, un œil dans les nuages et l’autre rivé au sol. Un état d’apesanteur qui colle à merveille au sous-titre de l’exposition Le Songe de la Raison, bien qu’il dit « ne pas chercher à peindre le songe. Je cherche seulement à en comprendre le mécanisme »….
La peinture de Neo Rauch est imposante, expressive, ne serait-ce que par la puissance graphique et gestuelle de ses compositions mais aussi par la démesure onirique de ses sujets. Il la nourrit de références à la Renaissance italienne et flamande, au romantisme allemand, à un dialogue avec les maîtres du passé, à certaines influences comme Francis Bacon et Garouste (ce qui paraît plus probable) et inévitablement à une déstructuration grinçante du réalisme socialisme. La charge des symboles est parfois lourde et complexe…….
,….Neo Rauch nous offre en réalité une merveilleuse vitrine de ce que la peinture peut encore révéler comme secrets.
Intitulée Le Singe de la raison, d’après la gravure de Francisco de Goya El suenõ de la razón produce monstrous dont s’est parfois inspiré Neo Rauch, cette rétrospective réunit une centaine d’œuvre .
la razón produce monstrous. De Goya
La présentation ne suit pas l’ordre de l exposition
Werkhof. Atelier 2018 huile sur toileHerkunft. Origine. 2019. Huile sur toileAbendglut. Lumière du soir. 2016. Huile sur toile.
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Kap cape. 2018. Huile sur toileDer lehrling. L’Apprenti. 2015. Huile sur toileDas futteral. L’étui. 2022. Huile sur toileAbstieg. Descente 2009. Huile sur toileVater. père. 2007. Huile sur toile
NEST . Nid. 2012. Huile sur toile
Certaines toiles ont une explication pour nous permettre de mieux comprendre et rentrer dans l’univers de ce peintre.
Pour être franc, j’ai eu du mal à rentrer dans son univers. Ce que je trouve étonnant c’est qu’il ait trouvé un large public, car cet univers de facture très (social-réaliste) des année 1930 dans les sujets et costumes, sans modernité, c’est juste l’introduction un peu surréaliste de certaines scènes et compositions et aussi le traitement de la peinture qui retiennent l’attention. Mais l’époque est à la peinture pour la peinture et à huile de préférence .
Pourtant au début de l’exposition, sont présentés ses premières toiles et dessins d’une autre facture.
Et c’est cette période (qu’il a renié) que je préfère.
Blague Baracke. Baraquement bleu. 1994. Huile sur papier Sucher. Chercheur. 1997. Huile sur toile
Lage. Position. 1994. Huile sur papier. Garden Im Sturm. Jardin dans la tempête. 1997. Huile sur toilePlan. 1997. Huile et collage sur papier
Voilà comment se porte un volet du marché de l’Art en peinture. Fatigués des avant gardes, les collectionneurs ont des envies de peinture pour la peinture, se retrouver sur des formats, des peintures à huile avec un soupçon de modernité. On trouve un marché de collectionneur. Mais comme l’Art est la révélation d’un inconscient collectif, cette peinture représente bien une génération. Elle est loin de celle qui, il y a un siècle, voulait cesser la représentation figurative .
Et je ne suis pas sur que Neo Rauch soit le Goya á notre époque.
L’exposition de l’été du musée Paul Valéry de la ville de Sète nous montre une rétrospective du peintre Martial Raysse. Pour ceux qui ne connaissent pas Martial Raysse, il est un artiste français contemporain qui a des œuvres dans les musées du monde entier. Il a représenté l’avant garde de la vie artistique francaise dans les années 1965-1975. Et, l’exposition nous montre que l’évolution de son language pictural.
D’autres mieux que moi vous présenteront la démarche de cet artiste issu du nouveau réalisme qui est devenu une icône du Pop Art français de ces années 70. Nous sommes toute une génération à avoir vu ses sculpture-tableaux réalisés avec des néons dans les Musées de Nice à Paris ou d’ailleurs. Il a continué de représenter sa vision du réel, mais avec des matières plus traditionnelles, il a su garder cette force de représentation .
Pour commencer, ci-dessous des œuvres du début de Martial Raysse qui n’était pas présenté á Séte qui date de la première période.
« America America« , 1964, en néon et métal peintPeinture haute tension. 1965
VERTE- 1963‘ huile, collage, xerographie, lunette et houpette sur toile
La ménagère
Comme sur le site savemybain nous explique
…Le personnage de la ménagère est ainsi aisément symbolisé par un valet de nuit assorti de nombreux accessoires domestiques. Toutefois, la recherche de composition et la juxtaposition de couleurs vives rappellent plus ce qui se faisait à la même époque de l’autre côté de l’Atlantique. ..( sur le site. https://www.savemybrain.net/v2/2014/08/19/martial-raysse-au-centre-pompidou-180924376/. )
De plus, Raysse a ajouté le néon dans nombre de ses œuvres. Il n’est ici pas froid comme dans une composition de Hopper ni minimaliste comme dans une installation de Flavin. Bien au contraire. Il rehausse de couleur une bouche carmin ou sature les teintes au-delà de ce qui est possible par le simple medium pictural habituel. A la clé : des œuvres encore plus Pop Art que le Pop Art, comme si les portraits de Warhol se muaient en bas-relief illuminés et scintillants
A osciller entre les deux influences, Martial Raysse a sans doute gagné la place peu enviable du moins célèbre des Nouveaux Réalistes. Ce titre est peut-être également dû au tournant radical qu’a pris son œuvre par la suite, s’intéressant tour à tour à personnifier les mythes antiques ou à réaliser des portraits de son entourage…. Sur le site https://www.savemybrain.net/v2/2014/08/19/martial-raysse-au-centre-pompidou-180924376/
Pas de néon pour cette exposition à la ville de Sète.
Car bien avant sa rétrospective à Beaubourg en 2014, que ce soit avec des sculptures ou des tableaux, c’est plus à travers une réflexion et les outils des peintres classiques qu’il réalise des portraits et scènes de vie où l’ imaginaire déborde toujours un peu du tableau.
L’exposition de Sète nous montre cette évolution. Elle nous montre les portraits qu’il réalise, une mosaïque de tous les genres humains possibles et imaginables avec une touches de rêve et de décalage et d’humour qui est sa marque de fabrique de peintre qui est dans les circuits de l’art musée et galerie.
La femme du loup gris. 1988Giotto renversé par un porc. Détrempe. 1995Août, mais oui. 2008. détrempe sur contreplaqué. Ces deux-là. 2008 Acrylique sur toile Souvienne vous de moy souvent. 2008. Acrylique sur toileDanse pour une petite perle. 2011 Bois plâtre papierSéraphine , 2007 Acrylique sur toile Ho! 2012. Bronze et bois huile sur toile
Dérision sur le culte de la peinture pratiqué dans les Musées et les galeries.
13 sonnets 2002. Poème et sculpture
La lune morfondue dans la mort oubliée
Berce le vœu secret dans les yeux de l’aimée……
……
Car au secret du cœur parle la chair qui meurt
Alors un cri cru strie les sources de la peur
Boue de nos entrailles ouvertes à tous les vents.
Salut les potes ! 2014. Bronze aimants épinglés Songeuse Roxane. 2013. Détrempe sur toileCopinons. 2018. Acrylique sur toileLever du jour 2020. Acrylique sur toile La Paix. 2023. Acrylique sur toileLa Peur . 2023. Acrylique sur toileCourage Martial 2021 huile sur toileIl m’arrive de le sentir si seul. 2920. Plastique et papier mâché Musée Paul Valéry de Sète, 2023
En complément , pour finir la présentation de ce peintre, je vous montre ci-dessous le tableau qu’il a réalisé en 2014 pour la rétrospective au centre Beaubourg qui est actuellement dans les Pinault collections.
Et que l’on peu voir dans les détails dans cette video:
Cette vaste peinture foisonnante ( de 9 m de long) dépeint des centaines de personnages dans les occupations les plus diverses, voire antipodiques : à gauche de la toile on rit, grimace, danse ou joue dans une foire qui se tient au loin ; au centre et sur le côté droit, la foule est furieuse et s’adonne à une violence aveugle. Ces actions prennent place dans une ville colorée et imaginaire aux accents postmodernes…..
Ce tableau qui n’est pas dans l’exposition, résume bien le travail de ce peintre. Il a réalisé cette jonction entre le nouveau réalisme et la représentation de notre société qui va au-delà d’un style, il est comme les peintres du XIXème et XXème siècle, au delà du language, il façonne une figuration qui nous représente bien.
Les mots de cet article: Martial Raysse, musée Paul Valéry, Pop Art, peintre contemporain,
Dans la ville d’Arles vient de s’ouvrir au public un musée consacré au peintre coréen LEE UFAN dans un Hôtel du XIXème siècle.
La scénographie est réalisée par son ami, l’architecte japonais Tada Andõ.
On découvre un artiste qui, de son vivant ( il a 80 ans), a déjà un musée à son nom en Corée, son pays d’origine, un autre au Japon, ses sculptures et tableaux sont représentés dans beaucoup de musées du monde entier, et depuis 2022, un musée à Arles .
….LEE UFAN donc été le principal théoricien de Mono-ha (« l’école des choses ») au Japon à la fin des années 1960 et au début des années 1970. ….(Wikipedia)
. « Mais c’est comme peintre, sculpteur, poète et philosophe qu’il aime se présenter. “ Son travail porte l’attention sur les matériaux, sur le vide ou bien la distance entre deux éléments sur les reflets et les ombres etc… »
Si l’on se réfère à l’article de Wikipedia . « En 1969 Lee Ufan devient un critique d’art influent avec un article qui s’intitule « Des objets inanimés à l’existence vivante ». Lee devient alors le théoricien et le porte-parole du mouvement naissant du Mono-ha, actif de la fin des années 1960 jusqu’au milieu des années 1970. Ce mouvement met en scène les matériaux produits par le travail de l’homme sur les matières naturelles, sous forme d’objets d’une part, et les matières naturelles non modifiées d’autre part, au moyen de faits visuels touchant aux rapports intimes qui existent entre le naturel et l’artificiel. » Son travail suit cette direction depuis 40 ans .
La visite commence par cette spirale de béton qui nous entraîne en son centre pour voir au sol un ciel animé de son endroit préféré au Japon.
Ciel sous terreCiel sous terre. Béton et vidéo The stage. Acier et pierre
Lee UFAN appelle ses sculptures “ Relatum” . Elles sont le résultat de “rencontres” que ce soit deux matériaux, formes, lumières, et c’est le vide, l’espace, l’ombre ou le reflet que crée cette création qui participe à la sculpture avec l’espace de la pièce et son éclairage formant un tout.
Infinity of the vessel Vasque + goutte d’eau qui tombe et éclairages Chemin vers Arles acier pierre et gravierDissonance. Pierre et 2 barres d’acier. , Division. Pierre et plaque acier découpeRelatum 1969/2022. Pierre et plaque de verre Relatum 1974/2022 3 pierres /métal/trace sur le mur
A l’étage sont exposés les tableaux.
From line. Années 1970 From point. Années 1970/80 With Winds. Avec les Vents 1988Dialogue 2011. Correspondance 1993Dialogue 2010/2020. Dialogue 2010/2020. DétailsDialogue 2010/2020
Étonnant d’ouvrir un musée sur un artiste minimaliste à l’heure où la prolifération de la peinture transforme l’art en une baroquisante époque .
LEE UFAN, Arles, coréen, artiste coréen, sculpture, peinture minimaliste, peintures.
“Après l’école”, la deuxième biennale Artpress des jeunes artistes a exposé à Montpellier d’octobre à décembre.
Trois lieux ont été mobilisés pour accueillir des œuvres de 32 artistes, diplômés des écoles d’art publiques françaises et engagés dans une carrière artistique : La Panacée, le Musée Fabre et l’Espace Bagouet. Ces artistes ont été choisis par un comité de sélection présidé par Albert Serra et composé de Jacques Bayle (Ministère de la Culture), Rahmouna Boutayeb et Numa Hambursin (MO.CO.), Michel Hilaire et Maud Marron-Wojewodzki (Musée Fabre), Aurélie Cavanna, Étienne Hatt, Richard Leydier, Catherine Millet (artpress), Romain Mathieu et Louise Vendel (artiste, exposée lors de la 1ère édition de la biennale).
Difficile de résumer, je vais faire juste une présentation de quelques exemples de cette génération mais souvent cela demande des explications pour comprendre l’intention, même au premier degré.
Tous les dessins ont été numérisés et fabriquent le décor d’une scène en 3D projetée dans laquelle le regardeur que nous sommes se déplace .
L’abri bus est transformé en boîte de nuit.
Bref, de la matière, des images, du sens et contresens pour nos établissements d’Art contemporain à venir. Pour le public pas de révolution, mais un retour vers des compostions avec plus de peinture et de matière.
Comme chaque printemps, le Musée Paul Valéry de Sète nous fait découvrir 4 artistes. Un des 4 est cette artiste d’origine chinoise.
Zhang Hong Mei.
City Speed Series, 2018. Triptyque, tissu et acrylique sur toile, 210 x 510 cm City Speed Series, 2018. Diptyque, tissu et acrylique sur toile, 170 x 420cmDétail pout montrer les collages. des tissus colorés.Détail pout montrer les collages des tissus colorés.City Speed Series, 2018 Triptyque, tissu et acrylique sur toile, 210 x 510 cm.Red Landscape, 2017 , Tissu marouflé sur toile, peint à l’acrylique. 200 x 300 cm
Performance installation Human. Condition 2018. Mannequins en résine recouverts de tissus …
ZHANG HONG MEI
Née en 1973. Vit et travaille à Jinan (Chine) Zhang Hong Mei est encore peu connue en France. Formée en Chine où elle a étudié le dessin décoratif pour les textiles avant de devenir elle-même enseignante à l’université d’art et de design de Shandong, elle développe une pratique personnelle où elle allie la découpe du tissu à la peinture acrylique. Ses recherches sur l’abstraction sont associées aux traces de la tradition réaliste picturale chinoise. Elle participe à diverses expositions en Europe, aux États‐Unis, en Amérique latine ainsi qu’en Amérique du Sud. En 2021, Zhang Hong Mei a participé à la biennale d’architecture de Venise. Réalisées principalement avec des textiles collés sur des supports peints, ses œuvres évoquent la Chine contemporaine sous la forme de paysages imaginaires qui font écho aux dessins à l’encre. Apparemment abstraits, leurs contours ont la capacité de suggérer le monde alentour. De même, l’installation Human Condition qui sera également montrée se réfère à la sculpture chinoise en terre cuite, en particulier à la frontalité de l’armée de Xi’an, sur laquelle Zhang Hong Mei a travaillé : des mannequins occultés sous un tissu rouge, – hommes, femmes, enfants –, symbolisent les peurs primaires présentes en chacun d’entre nous. Installation Human Condition, 2018 Mannequins en résine recouverts de tissu et ruban
Zhang Hong Mei, musée Paul Valéry à Sète, exposition 4 / 4,
A la galerie Réservoir de Séte une rétrospective de Andrée Vilar.(1916 2009).
Moins connue que son mari, Jean Vilar, homme de théâtre, elle représente bien cette génération d’artiste déconstruisant la forme mais gardant les volumes et les couleurs, jouant sur la composition afin de donner un sens qui tient quand même au réel . Ce courant artistique nommée “ les très modernes» ( Jean Louis Pradel) a eu une notoriété dans les années cinquante/soixante. Ni avant garde, ni traditionnel, ni en rupture de la peinture, entre abstraction et figuration. On devine ici par la rondeur des courbes des corps, les aplats de couleur, le plaisir simple de représenter un environment symbolisé entre reflet et ligne.
Dans l’exposition sont présentés dessins et peintures, mais aussi des tapisseries. Il y a aussi quelques céramiques car sa sœur Valentine Schlegel a fait sa carrière dans la céramique d’art, et elles ont travaillé ensemble.
Ceramic bottle figure – Valentine and Andrée Schlegel Vilar 1960Plat forme libre (1956)
Il est présenté dans cette rétrospective ses premières peintures.
Nature morte 1940/45?
Je ne peux pas écrire les titres et dates, car au moment où j’ai vu cette exposition, il manquait encore des étiquettes informatives.
1970
Et des tapisseries.
Narcisse. Tapisserie 132/171 cm. Tapisserie. Icare 156/194 cm Atelier Saint-Cyr. 1970 Aubusson Tapisserie. 1,5 /1,5 m. Leda et le cygneTapisserie. 2. /1,30 mTapisserie. 2. /1,30 m. La femme sableTapisserie. 2,5 1,30 m
Et les tableaux avec beaucoup de reflets
Sur le web d’autres exemples !
Avant l’orageAffiche exposition 1974 Andrée Vilar tapisseries galerie La Demeure Paris
le portrait de cette femme nous est donné:
Hommage
“ Véritable voyage à travers le temps, retraçant la vie d’une femme, illustratrice, peintre, dessinatrice et poétesse.
Femme poète, illustratrice, peintre, dessinatrice, Andrée Vilar laisse une œuvre méconnue, importante et diverse dont plus d’une cinquantaine de pièces seront présentées au Réservoir à Sète. Un voyage à travers le temps pour faire la lumière sur une artiste discrète et passionnée.
Cette(re)découverte est le fruit d’un travail d’inventaire familial (réalisé en majeure partie par sa petite fille Clémence et son fils Christophe). Et met en évidence une œuvre foisonnante de gravures, pastels, encres, dessins et tapisseries… Autant de supports présents tout au long de son évolution artistique.
En hommage à cette artiste disparue en 2009, une cinquantaine de ses œuvres, tapisseries et papiers, seront présentées au Réservoir à Sète. Véritable voyage à travers le temps, retraçant la vie d’une femme, illustratrice, peintre, dessinatrice et poétesse.
Les encres des années 1960 sont représentatives de son monde imaginaire, très influencé par ses racines méditerranéennes. On y retrouve les oiseaux marins, le vent, les nuages, des corps de femmes, le soleil, les barques et très souvent la mer.
Plus tard, la douceur de ses gouaches, dans lesquelles les corps tout en courbes et baignés dans une harmonie de tons si délicats, font penser au silence de la contemplation. On retrouve dans ses différentes productions, tous supports et techniques confondus, la même atmosphère que dans ses recueils de poésies.
La mémoire de l’environnement est toujours présente, ainsi que le souvenir de Sète, sa ville natale.
L’exposition de l’hiver à la Fondation Van Gogh à Arles nous fait toujours des surprises.
L’accrochage d’œuvres contemporaines ( Souffler de son souffle ) autour ici d’un tableau de Van Gogh a pour sujet cet année une lettre que le peintre envoie à un autre peintre: il y parle du souffle. Cela donne prétexte à trois commissaires : Bice Curiger, Julia Marchand et Margaux Bonopera, de nous montrer le travail des femmes artistes souvent un peu oubliées, accompagnées d’autres artistes souvent conceptuels, et pour rebondir, quelques repères avec Van Gogh et Hokusai.
La logique de l’exposition tient par exemple de cette sculpture présente en entrant.
Jean Marie Apprilou Le sonneur. 2021. Aluminium et verre
JEAN-MARIE APPRIOU vit et travaille à Paris (France).
“Cette sculpture d’un étrange joueur de cornemuse, réalisée pour l’exposition, fait partie d’un corpus d’œuvres inspirées par la poétique et la pratique de l’apiculture. Selon l’artiste, cette série est née d’un souffle que vient traduire la présence d’un chapeau de verre dont la forme interpelle, réplique de celui que porte le personnage de l’alchimiste dans le film La Montagne sacrée d’Alejandro Jodorowsky (1973). Le visage hiératique et les yeux clos, intérieurement guidé par la lumière zénithale de son couvre-chef/ le sonneur se pare ainsi des oripeaux d’un alchimiste guérisseur orienté vers sa quête. A l’instar du joueur de flûte de Hamelin ayant le don d’attirer animaux et êtres humains grâce à la mélodie de son instrument/ le sonneur fait vibrer le roseau de son anche pour guider les abeilles et rétablir, peut-être, un équilibre entre la nature et la cité..”
Il y a aussi cet artiste Vivian Suter: des toiles sont présentées à l’entrée et à la fin de l’exposition.
Vivian Suter. Sans titre. No date Vivian Suter. Sans titre. No date
“Suter peint dans un studio en plein air sans mur attaché à sa maison. On sait qu’elle utilise des matériaux non traditionnels dans ses peintures, tels que la colle de poisson, le matériel volcanique, le sol, la matière botanique et la peinture d’intérieur, dont certains reflètent son environnement local.”
Il y a aussi Vivian Springford.
Vivian Springford. Sans titre 1971
Les explications que nous donne la modératrice est que Vivian Springford a peint toute sa vie, mais le marché de l’art très masculin ne lui a pas permis de se faire connaître à sa vraie valeur.
Quelques références de l’art contemporain des années 1960.
Hans Haacke. Voile bleue. 1965. Piero Manzoni. Corps d’air N°6. 1960
L’artiste Piero Manzoni a réalisé 45 exemplaires de cet installation qui permet ainsi de mettre à la disposition de l’acquéreur le souffle de l’artiste enfermé dans le ballon.
C‘est cet œuvre “souffle d’artiste “ qui donne le ton de l’exposition car dans sa lettre Vincent Van Gogh dit “. Le fait est que nous sommes des peintres dans la vie réelle et qu’il s’agit de souffler de son souffle tant qu’on a le souffle “.
Joyce Pensato. Mickey bleu. 1998. Hans Hartung. T1988-E12. 1988.
D
La petite Sirène. 1990. De Rebecca Horn. (Plume. moteur et tige métallique )
Des dessins du botaniste F. Hallé sont présentés, la relation avec le souffle doit être le fait qu’il a crée un radeau au dessus du souffle des arbres pour les étudier?
Et un livre du début du XX siècle reproduisant une publication de Hokusai.
D’autres pièces nous font revisiter les moments de l’art contemporain des années 1970 /80.
et le tableau de Van Gohg
Vincent Van Gogh. Papillon de nuit géant Saint Rémi de Provence. 1889.
Il est à noter que ces expositions art contemporain tiennent de plus en plus de la logique des curateurs qui nous proposent une lecture de l’art, ici cela ne m’a pas coupé le souffle .
Lucie Bitunjac présente des céramiques et Chrystèle Gonçalves des peintures qui retiennent l’attention.
Chrystèle Gonçalves présente 3 séries de tableau.
Série 1
“L’étang de Walden », diptyque”, 2019. Huile sur toile, 65 x 50 cm“L’étang de Walden », diptyque”, 2019. Huile sur toile, 65 x 50 cm
Série 2
Untilteted Oil on canvas 116 x 89 cm 2020
“Brume rouge de mars”, 2020, Huile sur toile, 50 x 65 cm. deux autres tableaux en dessous.
Le galeriste Ludovic Allabert explique que, dans l’atelier, l’artiste part d’un objet simple, ici une cerise, et fait évoluer sa composition au grès de son plaisir de peintre.
Huile sur toile 114 x 150 cm
Série 3
(Birds and crickets chirping) / (Gazouillis d’oiseaux et sons de criquets) V Huile sur toile, 146 x 114 cm
En cherchant sur le Net, on découvre que cette marseillaise a déjà réalisé quelques expositions et sa peinture évolue tout doucement vers cet abstraction expressive, comme le titre de l’exposition nous le présente. Mais sa peinture reste dans le domaine du végétal.
Elle a été choisie par un responsable de la mairie de Montpellier ou de l’agglomération qui a réalisé une exposition de street artistes sur des supports de pub.
A La Chapelle des pénitents , outre de belles sérigraphies, elle a réalisé des cubes qui ont envahi l’espace.
Sérigraphie 50 /70 cmSérigraphie 40/ 40 cm
Au fond de l’église, Noon présente dans des cadres de tableaux des découpages papier montés en relief.
D’un format de 30 40 cm ou 30 60 cm
Sur les murs restant de la Chapelle, on découvre d’autres artistes que présente Anagraphis par des sérigraphies originales numérotées.
Anagraphis est une maison d’édition qui réalise des sérigraphies originales, numérotées et signées par les plus grands noms de l’art contemporain, du street art et de la bande dessinée. On peut découvrir toutes les affiches sur le lien ci-dessous. BOUTIQUE D’ANAGRAPHIS. Une démarche pour rendre accessible des œuvres d’art en rétribuant les artistes.
Summer Times. De Reso. 2018De BELLA BAH (BELLUS). 2020 Les blues train. De Patrick Coutin. ,,,,?,,,Big Boy De Benito 2020,,,,,?,,,, Little Walter.de Mezo Sans titre de PEZJCamion de bière BOISROND François????
Anagraphis Editions
Anagraphis, c’est d’abord l’édition d’œuvres originales, sérigraphies, estampes, numérotées et signées par les plus grands noms de l’art contemporain, de la bande dessinée et du Street Art. Aujourd’hui, c’est aussi le livre, l’estampe numérique ou l’e-book
En préparation d’un sommet franco africain qui se déroulera à Montpellier, une exposition à la salle Bagouet présente Abdoulaye Konaté.
C’est l’une des grandes figures des arts plastiques au Mali. Abordant la tapisserie, la confection, la peinture et la sculpture, il fait du tissu son principal matériau de création et puise son inspiration tant dans les spiritualités africaines que dans d’autres sujets.
Lune bleue 540/402. cm Lune bleue Vert touareg ( au trois cercle). 520/297 cm Vert touareg ( aux trois cercles). Détail Les gouttes rouges (sang du Sahel ). 2016 425/225 Cm Les gouttes rouges (sang du Sahel ). Détail Hommage à Joelle Busca 2021. 250 /190 cmHommage à Joelle Busca. Détail De Picasso à Jean Paul Gauthier. 2017. 231/186cmDe Picasso à Jean Paul Gauthier. Détail
« l’occasion des vingt ans du MIAM, deux expositions sont à découvrir : Forever MIAM qui retrace l’histoire du musée depuis sa création en 2000 et Psychédélices qui présente des œuvres d’artistes français influencés par le mouvement psychédélique. Le terme psychédélique apparait en 1957 grâce aux recherches de l’écrivain Aldous Huxley et le psychiatre Humphrey Osmond qui définissent ce terme comme tout état relatif à la prise de psychotropes aux effets hallucinogènes. Dès les années 70, de nombreuses recherches picturales sont menées par les artistes en utilisant les substances psychédéliques comme des outils de création. L’exposition Psychédelices permet de découvrir ces œuvres étonnantes et de se pencher sur des questionnements nouveaux autour de l’utilisation de ces substances dans nos sociétés. »
Présentation du musée par Di Rosa Territoire de l’art modeste par Di Rosa.
Le CRAC de Séte (Centre Régional d’Art Contemporain) présente le travail de Luigi Serafini. Luigi Serafini a dessiné les planches de ce livre Le Codex Seraphinianus à la fin des années 1970, grâce à l’éditeur Franco Maria Ricci qui le publia dans son catalogue « Les Signes de l’homme ». Ce travail original, graphique et littéraire, même si le Codex Seraphinianus n’est pas lisible , car il est écrit dans une langue non déchiffrée. Il fut publié initialement dans une édition reliée limitée à 5000 copies en 1981. Et depuis 5 autres éditions.
« C’était une écriture qui contenait le rêve de beaucoup d’autres écritures » dit l’artiste. Entre lisibilité et visibilité, l’alphabet inventé par Luigi Serafini devient paradoxalement universel parce qu’illisible, traversant ainsi les cultures et les générations, au-delà des frontières.
Ici à Sète, trente planches du Codex Seraphinianus sont présentées, mais il est déployé pour la première fois en trois dimensions dans un lieu d’exposition. Inspiré par la ville de Sète, Luigi Serafini y installe un univers polymorphe, entre végétal et animal, monde marin et terrien. En trois salles, Le jardin potager, La construction des poissons et La chambre du Demi-Thon, Luigi propose une traversée entre les mondes. Ses sculptures, ses dessins et peintures, son écriture et sa graphie si singulière, transforment le centre d’art en Codex à l’échelle 1.
Et une installation En peintureEn peinture numérique Reprise du tableau de David sur Napoléon .En 3D numérique Sculpture d’un 1/2 thon .Le Demi-mythe du demi thon
A savoir, Luigi Serafini au tout début des années 1980, fait parti d’un groupe de designer appelé MENPHIS, ce sera très bref.
Exemple de chaise Luigi Serafini
L’on peut trouver sur le WEB d’autres pages du Codex Seraphinianus.
Et l’on peut continuer, l’imagination de Luigi Serafini est en renouvèlement perpétuel sur ses pages du Codex, plus convainquantes que dans sa démarche 3D volumes présentée à Sète.
Á la Panacée de Montpellier, les derniers jours d’une exposition sur un thème étrange « Possédé-e-s. ». Déviances, performances, Résistance.
Kelly Akashi. Illuminate life Form 2019
Vincent Honoré, un des commissaires de l’exposition, a écrit pour la présentation de cette exposition :
« Nécromancie et spiritisme, divination (astrologie, cartomancie, chiromancie), magie et alchimie (sortilèges, potions, élixirs) : autant de gestes et de rituels dont la force émane d’un corps en mouvement. L’occulte n’a de sens que performé. Ces actes, ce sont des corps bannis qui s’en emparent. L’occulte est la science des corps déviants. Il faut être exclu.e et en retour s’exclure des normes sociales, religieuses ou économiques pour devenir sorcière ou prêtre vaudou. L’occulte s’érige alors comme résistance contre les dogmes, le patriarcat, les pouvoirs dominants, les religions, les savoirs admis : la masse. Il est l’autre, le caché. Il est aussi ce qui révèle. La chaîne (déviance-performance-résistance) explique pourquoi et comment une nouvelle génération d’artistes internationaux s’empare de l’occulte : le corps de l’occulte est un corps genré, racisé, politisé, gardien de visions du monde alternatives, mis à l’écart mais résistant ».
Dans cet article je ne montre pas les 27 artistes de l’exposition. Je n’ai pas accroché sur Nicolas Aguirre qui présente une table et accessoires qui ont servis pour réaliser l’échange d’âme, ni Chloé Viton qui consacre une installation immersive et troublante Cosmic Soup, ni des constructions de Jean-Baptiste Janisset (Sourire aux anges, 2020).
Il y a le travail de Dominique White.
Avec des éléments pauvres: cordes, fils et filets, coquillages, etc… blanchis par du kaolin et suspendus à des crochets de boucher, les sculptures nous évoquent le dépouillement. Il faut que l’animatrice nous explique que :
« Ces images spectrales de dépouilles suspendues à des crochets en fer évoquent les esclaves jetés par-dessus bord… Corps inutiles, malades ou révoltés devenus fantômes qui hantent les côtes africaines »
Dominique White – Ruttier for the Absent, 2019. Voile détruite, feuilles de palmier détruite, sisal, argile kaolin, raphia, corde usée, fer, résidus de la mer Méditerranée. Dimensions variables Courtesy de l’artiste et VEDA, Florence
–
L’installation de Nils Alix-Tabeling est étrange: on est entre décor pour conte de fée et recherche symbolique sur la divination.
Table-eau alchimique ; entre taro et yi king Le royaume de Satan était habilement divisé… et 3 chaises sympathiques (Chat-Mite-Sphinx
),
Myriam Mihindou nous montre des photographies de Sculpture de chair.
Cela nous ramène au travail de certains artistes des année 1980 . Il faut entrevoir à travers ce travail sur le corps un acte qui rejoint certains rituels; ici c’est, pour l’artiste, de trouver un passage du silence à la parole ……
Chaque photo nous compte une histoire.
Les commissaires ont choisi d’accrocher tout le long du parcourt des sculptures en verre de Jean-Marie Appriou. Ses papillons de nuit .
Ce sculpteur, qui commence à avoir une renommé, travaille un peu comme Garouste le peintre. Ici, en mélangeant différents matériaux, du verre au bronze, de la terre et céramique, il arrive à un résultat très fort. L’artiste fait référence à la mythologie grecque ou égyptienne pour ces papillons.
Une musique de fond provient d’un requiem réalisé par 114 postes de radio. Réalisé par : Iain Forsyth & Jane Pollard.
Iain Forsyth & Jane Pollard. poste de radio
.
Dans la salle N°6 Nandipha Mntambo qui vit en Afrique du Sud nous montre un travail sculptural avec des peaux de vache, remarquable. Elles sont présentées dans l’espace comme si elles volaient.
The shadows between us. 7 m de large 3 m de haut et 2 m de profondeur The shadows between us, 2013. Peau de vache, résine. 125 x 134 x 29 cm et 147 x 152 x 27 cm
Elle moule ces peaux avec son propre corps ou celui de sa mère.
Nandipha Mntambo déclarait : « La vache est un animal que je considère comme universel. Les êtres humains de pratiquement toutes les civilisations et toutes les parties du monde ont un lien avec cet animal. La vache est un bien, élevée à des fins alimentaires, dont les humains se servent pour le transport de marchandises, sa peau tannée est utilisée pour se vêtir, elle est aussi considérée comme une divinité et utilisée comme monnaie d’échange. Elle crée ainsi un lien invisible entre l’humanité ».
Pour le commissaire de l’expo, Vincent Honoré, il parle d’élancé macabre, fantomatique, avec ses deux robes qui “flottent” dans l’espace. Les corps sont vides mais les peaux viennent suggérer leurs traces et leur histoires. Par la beauté e..t la finesses des plis . . . et la forme humaine qui évoque les vénus antiques.
First Breath, Peau de vache et cornes. 2019. 210 x 150 cm
Il y a aussi cet autre sculpture de Nandipha Mntambo: First Breath. Peau de vache et cornes. 2019. 210 x 150 cm. Courtesy de l’artiste et galerie Andréhn-Schiptjenko.
Dans la dernière salle, il y a parmi d’autres installations les sculptures d’Anna Hulačová.
Une sculpture très classique dans son fond mais, par sa matière, elle prend un sens extraordinaire.
Sculpture en bois de saule
“ Ses figures évoquent des mythes anciens où s’entremêlent le symbolisme chrétien et les traditions populaires tchèques. La tête en tige de saule représente une ancienne tradition où par jeux les jeunes hommes suivent les jeunes fille avec une baguette de saule etc. Contraste avec les autres têtes qui combinant matériaux naturels (bois, argile) et industriels (béton, aluminium) et impression numérique présentent des figures ambigües, pas totalement humaines ou animales, sans idéologie religieuse ou politique.”
J’ai une lecture de l’exposition moins possédée que les auteurs de cette manifestation d’artistes. Mais la découverte de certains artistes est vraiment extraordinaire.