EXPOSITION PSYCHÉDÉLICES au MIAM de SÈTE.

En résumé comme le dit la « gazette du musée »
« l’occasion des vingt ans du MIAM, deux expositions sont à découvrir : Forever MIAM qui retrace l’histoire du musée depuis sa création en 2000 et Psychédélices qui présente des œuvres d’artistes français influencés par le mouvement psychédélique. Le terme psychédélique apparait en 1957 grâce aux recherches de l’écrivain Aldous Huxley et le psychiatre Humphrey Osmond qui définissent ce terme comme tout état relatif à la prise de psychotropes aux effets hallucinogènes. Dès les années 70, de nombreuses recherches picturales sont menées par les artistes en utilisant les substances psychédéliques comme des outils de création. L’exposition Psychédelices permet de découvrir ces œuvres étonnantes et de se pencher sur des questionnements nouveaux autour de l’utilisation de ces substances dans nos sociétés. »


L’exposition PSYCHÉDÉLICES












Est présentée la Dreamachine que deux personnalités majeures de cette époque Brion Gysin, peintre, écrivain, inventeur du « cut-up » et de la « dreamachine », et William S. Burroughs. Que François Lagarde avait fait réaliser.

Des photos de François Lagarde sont présentées, pour montrer les relations qu’il entretenait avec les musiciens de rock, écrivains et poètes : Denis Roche, Roland Barthes, Bernard Lamarche-Vadel, Valère Novarina, Maurice Roche, Dominique Gilbert-Laporte, Jean-Noël Vuarnet, puis plus tard Roger Laporte, Emmanuel Levinas, ou encore les artistes Jean-Luc Parant, Patrick Saytour, etc.


Au premier étage, plusieurs toiles de Serge X. Que le commissaire de l’exposition sort de l’oubli.




Il y a aussi un autre artiste inconnu mis en valeur Charles Duits





On pourrait penser que Charles Duits (1925-1991), étant issu du Surréalisme, (reconnu comme tel par Breton )n’a pas non plus intégré ces conceptions mystiques, mais, dans son langage fleuri qui mêle ésotérisme et érotisme, il a montré qu’il était dans le cas contraire, regardant les processus liés à la reproduction comme remplis de sens, et le livrant à l’œil attentif, il a une activité litéraire forte.
Le site « bulle d’encre » présente l’exposition comme suit:
Il y a d autres artiste connus comme , Henri Michaux, Robert Malaval, Juio le Parc etc qui sont á l entrée de l exposition, mais on ne peut tout montrer.
Pout reprendre la présentation « Le MIAM défriche et présente les oeuvres d’artistes français influencés par le mouvement psychédélique. De la genèse à nos jours, de nombreuses oeuvres inédites issues de collections privées et d’institutions seront exposées dans un kaléidoscope jubilatoire à l’image de cette parenthèse enchantée … Héritier du surréalisme, des mandalas, cousin de la Beat Generation, de l’Op et du Pop, l’art psychédélique est porteur de visions irréelles flamboyantes, idéales ou cauchemardesques. «
Pour une information complète; https://miam.org/fr/les-expositions-et-evenements/forever-miam-et-psychedelices/article/psychedelices
PSYCHEDELICES, Expériences visionnaires en France du 4 juin 2021 au 9 janvier 2022.
Le terme psychédélique apparait en 1957 au terme d’échanges épistolaires entre l’écrivain Aldous Huxley et le psychiatre Humphrey Osmond, il signifie « révélateur de l’âme » et définit tout état relatif à la prise de psychotropes aux effets hallucinogènes. Au cours du XX° siècle, les substances psychédéliques présentes dans la nature et connues depuis des millénaires par les chamanes, sont synthétisées et font tout d’abord l’objet d’une grande curiosité scientifique. En Occident, entre 1947 et 1976, l’intérêt pour la recherche dans ce domaine explose, les psychédéliques sont alors considérés comme les outils de l’exploration de l’esprit humain les plus prometteurs que la psychologie n’ait jamais connus. Les recherches portent sur l’expérience mystique occasionnée par les hallucinogènes, l’expérience sociale et les possibles traitements de l’anxiété, des addictions ou des troubles neurologiques. Parallèlement, de nombreuses recherches scientifiques sont menées dans la sphère militaire pour tenter d’utiliser les substances psychédéliques comme des armes de guerre, sans succès avéré.
Malgré une évidente disgrâce institutionnelle, les psychédéliques continuent leur propagation dans la société à partir du milieu des années 60 et trouvent un écho spectaculaire dans la musique et le domaine pictural. Si la majeure partie des plasticiens du mouvement s’exprime avec succès sur des pochettes de disques, des bandes dessinées ou des posters manufacturés, les expressions comme la peinture, le dessin ou le cinéma peinent à trouver leur place dans les réseaux artistiques officiels. La société du spectacle permanent a immédiatement absorbé les esthétiques de l’expérience si profonde du « voyage » psychédélique, aux dépens d’une véritable reconnaissance artistique. Privé de visibilité, ce mouvement underground sans manifeste développé dans la transe de l’expérimentation, sombre injustement dans l’oubli au cours des années 1980. Pourtant, le psychédélisme mérite toute sa place dans la mythologie collective et l’histoire de l’art moderne. La France, traditionnellement secouée par des courants artistiques et philosophiques d’avant-garde, a vu se développer les talents de nombreux créateurs visionnaires. Dès 1965, une poignée de dandys sortie de la Coupole à la suite de Pierre Clémenti et Jean-Pierre Kalfon tente l’expérience acide : Jean Jacques Lebel organise des happenings avec le sculpteur/cinéaste Daniel Pommereule, le groupe Mandala autour de Jean-Claude Bailly et Jean-Pierre Guimard rend hommage au Grand Jeu cher aux surréalistes et devient prosélyte du LSD encore légal, tandis que de nombreux artistes solitaires poursuivent leurs recherches picturales en toute confidentialité.
Belle exposition.