Une exposition sur un peintre de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, cette époque que le musée de Lodève aime bien présenter dans ses expositions : Jean Francis Auburtin 1866 / 1930.
L’exposition ne montre pas le peintre décorateur qui a réalisé le plafond de la salle à manger du recteur de la Sorbonne, ou l’amphithéâtre de zoologie de la faculté ou des photos du plafond du restaurant le Train Bleu à la Gare de Lyon .
Décorateur de bâtiments publics, Jean Francis Auburtin développa aussi une pratique du paysage pur qui le conduisit, sur les traces de Claude Monet, à peindre inlassablement le littoral français.
L’exposition ne présente que ses tableaux pour montrer l’évolution de ce peintre décorateur.

Sous le commissariat d’Ivonne Papin-Drastik, directrice du Musée de Lodève, l’exposition « Jean-Francis Auburtin, un âge d’or » rassemble une centaine d’œuvres de ce portraitiste de la nature »
Les différentes époques présentées correspondent à ces influences qui ont jalonné sa carrière.
Le japonisme qu’il revendiquait comme inspiration par le traitement du trait encre est présent dans certains de ces tableaux.
Une série sur la normandie :





Gouache sur papier. 1898. Gouache sur papier

« Auburtin pratique la gouache et l’aquarelle en virtuose. Sa persévérance à comprendre le paysage et les fluctuations de la lumière s’expriment dans l’élaboration de séries, procédé qu’il emprunte tout aussi bien à Monet qu’aux grands maîtres de l’estampe japonaise. À la façon d’un Hokusai français, et autres estampes japonaise dont il faisait collection. Auburtin pratique la gouache et l’aquarelle en virtuose. »
Les Pyrénées





Et la Méditerranée.




Naïades.
« Le peintre des naïades blondes et des mers d’azur est l’image qu’il donne à son époque. »




Revenons à ces paysages


Belle-Île-en-Mer. Poésie sur le Domois. 1896. Gouache sur papier
.
Il est présenté sur le site du musée Giverny (. midg.fr.). Comme suit:
Auburtin se fait une spécialité des marines décoratives où nymphes et naïades peuplent des paysages inspirés des rivages méditerranéens. Maurice Denis le surnomme « le peintre des naïades blondes et des mers d’azur ». La critique reconnait en lui un héritier de Pierre Puvis de Chavannes, le grand décorateur qui fut l’un des modèles de la génération symboliste.
De Porquerolles à Varengeville
Auburtin pratique aussi la peinture sur le motif. Au cours de ses nombreux voyages, il décrit inlassablement le littoral français, que ce soit à Porquerolles, à Belle-Île, où il séjourne à de nombreuses reprises, ou sur la côte normande : à Étretat, et à Varengeville, où il s’établit en 1907. Il excelle dans l’emploi conjugué de la gouache, de l’aquarelle et du fusain.
Les sites qu’il choisit de peindre sont souvent similaires à ceux représentés dix ou quinze ans plus tôt par Claude Monet, dont Auburtin avait découvert le travail pendant ses études, probablement à l’occasion de l’exposition que la galerie Georges Petit consacra à Claude Monet et Auguste Rodin en 1889. En 2019, le musée des impressionnismes Giverny fait dialoguer les œuvres de Jean Francis Auburtin et de Claude Monet, dans l’exposition « Monet – Auburtin. Une rencontre artistique », et présente ainsi deux regards différents portés sur les mêmes paysages.
Jean Francis Auburtin, Musée de Lodève, Porquerolles, Naïades, japonisant,
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