Souffler de son souffle.

L’exposition de l’hiver à la Fondation Van Gogh à Arles nous fait toujours des surprises.

L’accrochage d’œuvres contemporaines ( Souffler de son souffle ) autour ici d’un tableau de Van Gogh a pour sujet cet année une lettre que le peintre envoie à un autre peintre: il y parle du souffle. Cela donne prétexte à trois commissaires : Bice Curiger, Julia Marchand et Margaux Bonopera, de nous montrer le travail des femmes artistes souvent un peu oubliées, accompagnées d’autres artistes souvent conceptuels, et pour rebondir, quelques repères avec Van Gogh et Hokusai.

La logique de l’exposition tient par exemple de cette sculpture présente en entrant.

Jean Marie Apprilou Le sonneur. 2021. Aluminium et verre

JEAN-MARIE APPRIOU vit et travaille à Paris (France).

“Cette sculpture d’un étrange joueur de cornemuse, réalisée pour l’exposition, fait partie d’un corpus d’œuvres inspirées par la poétique et la pratique de l’apiculture. Selon l’artiste, cette série est née d’un souffle que vient traduire la présence d’un chapeau de verre dont la forme interpelle, réplique de celui que porte le personnage de l’alchimiste dans le film La Montagne sacrée d’Alejandro Jodorowsky (1973). Le visage hiératique et les yeux clos, intérieurement guidé par la lumière zénithale de son couvre-chef/ le sonneur se pare ainsi des oripeaux d’un alchimiste guérisseur orienté vers sa quête. A l’instar du joueur de flûte de Hamelin ayant le don d’attirer animaux et êtres humains grâce à la mélodie de son instrument/ le sonneur fait vibrer le roseau de son anche pour guider les abeilles et rétablir, peut-être, un équilibre entre la nature et la cité..”

Il y a aussi cet artiste Vivian Suter: des toiles sont présentées à l’entrée et à la fin de l’exposition.

Vivian Suter. Sans titre. No date
Vivian Suter. Sans titre. No date

“Suter peint dans un studio en plein air sans mur attaché à sa maison. On sait qu’elle utilise des matériaux non traditionnels dans ses peintures, tels que la colle de poisson, le matériel volcanique, le sol, la matière botanique et la peinture d’intérieur, dont certains reflètent son environnement local.”

Il y a aussi Vivian Springford.

Vivian Springford. Sans titre 1971

Les explications que nous donne la modératrice est que Vivian Springford a peint toute sa vie, mais le marché de l’art très masculin ne lui a pas permis de se faire connaître à sa vraie valeur.

Quelques références de l’art contemporain des années 1960.

Hans Haacke. Voile bleue. 1965.

Piero Manzoni. Corps d’air N°6. 1960

L’artiste Piero Manzoni a réalisé 45 exemplaires de cet installation qui permet ainsi de mettre à la disposition de l’acquéreur le souffle de l’artiste enfermé dans le ballon.

C‘est cet œuvre “souffle d’artiste “ qui donne le ton de l’exposition car dans sa lettre Vincent Van Gogh dit “. Le fait est que nous sommes des peintres dans la vie réelle et qu’il s’agit de souffler de son souffle tant qu’on a le souffle “.

Joyce Pensato. Mickey bleu. 1998.

Hans Hartung. T1988-E12. 1988.

D

La petite Sirène. 1990. De Rebecca Horn. (Plume. moteur et tige métallique )

Des dessins du botaniste F. Hallé sont présentés, la relation avec le souffle doit être le fait qu’il a crée un radeau au dessus du souffle des arbres pour les étudier?

Et un livre du début du XX siècle reproduisant une publication de Hokusai.

D’autres pièces nous font revisiter les moments de l’art contemporain des années 1970 /80.

et le tableau de Van Gohg

Vincent Van Gogh. Papillon de nuit géant Saint Rémi de Provence. 1889.

Il est à noter que ces expositions art contemporain tiennent de plus en plus de la logique des curateurs qui nous proposent une lecture de l’art, ici cela ne m’a pas coupé le souffle .

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Jean Francis Auburtin. Musée de Lodève

Une exposition sur un peintre de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, cette époque que le musée de Lodève aime bien présenter dans ses expositions : Jean Francis Auburtin 1866 / 1930.

L’exposition ne montre pas le peintre décorateur qui a réalisé le plafond de la salle à manger du recteur de la Sorbonne, ou l’amphithéâtre de zoologie de la faculté ou des photos du plafond du restaurant le Train Bleu à la Gare de Lyon .

Décorateur de bâtiments publics, Jean Francis Auburtin développa aussi une pratique du paysage pur qui le conduisit, sur les traces de Claude Monet, à peindre inlassablement le littoral français.

L’exposition ne présente que ses tableaux pour montrer l’évolution de ce peintre décorateur.

Sous le commissariat d’Ivonne Papin-Drastik, directrice du Musée de Lodève, l’exposition « Jean-Francis Auburtin, un âge d’or » rassemble une centaine d’œuvres de ce portraitiste de la nature »

Les différentes époques présentées correspondent à ces influences qui ont jalonné sa carrière.

Le japonisme qu’il revendiquait comme inspiration par le traitement du trait encre est présent dans certains de ces tableaux.

Une série sur la normandie :

Vers Vargenvilles. 1895.

Goulphar. reflets jaunes. Gouache, fusain et crayon.

L’aiguille d’Etretat. Ciel Rouge. Gouache sur papier. 1899 .

Etretat. Gouache sur papier. 1898
Etretat. Vue plongeante sur l’aiguille. Bateaux rentrant.
Gouache sur papier. 1898. Gouache sur papier

Madame Auburtin au bord de la mer Huile sur carton 1895.

« Auburtin pratique la gouache et l’aquarelle en virtuose. Sa persévérance à comprendre le paysage et les fluctuations de la lumière s’expriment dans l’élaboration de séries, procédé qu’il emprunte tout aussi bien à Monet qu’aux grands maîtres de l’estampe japonaise. À la façon d’un Hokusai français, et autres estampes japonaise dont il faisait collection. Auburtin pratique la gouache et l’aquarelle en virtuose. »

Les Pyrénées

Pyrénées, pic de Béhorléguy Gouache sur papier.

Pyrénées. Aigles. Gorges d’Archambault. Gouache sur papier.

Pic de Behorlèguy. Soir. Gouache sur papier.

Sud-Ouest. Pins, Ciel Rose. Vers 1898 Gouache et fusain sur papier

Et la Méditerranée.

Porquerolles. Calanque du Brégançonnet. Aquarelle +. Encres. 1898
Rochers Fauves Porquerolles. Huile 1894

La Grand-Cale á Porquerolles. 1896. Gouache sur papier

Méditerranée. Paysage à la vasque, pins et cyprès. Gouache sur papier gris

Naïades.

« Le peintre des naïades blondes et des mers d’azur est l’image qu’il donne à son époque. »

Chants sur l’eau. Huile sur toile
Deux baigneuses aux voiles de Porquerolles. 1902. Huile et encre
Trois grâces à Porquerolles. 1902. Huile sur toile

Nymphes à la conque et étoiles de mer. 1912. Huile sur toile.

Revenons à ces paysages

Belle-Île-en-Mer. Effet de nuages. 1896. Gouache sur papier

Belle-Île-en-Mer. Poésie sur le Domois. 1896. Gouache sur papier

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Il est présenté sur le site du musée Giverny (. midg.fr.). Comme suit:

Auburtin se fait une spécialité des marines décoratives où nymphes et naïades peuplent des paysages inspirés des rivages méditerranéens. Maurice Denis le surnomme « le peintre des naïades blondes et des mers d’azur ». La critique reconnait en lui un héritier de Pierre Puvis de Chavannes, le grand décorateur qui fut l’un des modèles de la génération symboliste.

De Porquerolles à Varengeville

Auburtin pratique aussi la peinture sur le motif. Au cours de ses nombreux voyages, il décrit inlassablement le littoral français, que ce soit à Porquerolles, à Belle-Île, où il séjourne à de nombreuses reprises, ou sur la côte normande : à Étretat, et à Varengeville, où il s’établit en 1907. Il excelle dans l’emploi conjugué de la gouache, de l’aquarelle et du fusain. 

Les sites qu’il choisit de peindre sont souvent similaires à ceux représentés dix ou quinze ans plus tôt par Claude Monet, dont Auburtin avait découvert le travail pendant ses études, probablement à l’occasion de l’exposition que la galerie Georges Petit consacra à Claude Monet et Auguste Rodin en 1889. En 2019, le musée des impressionnismes Giverny fait dialoguer les œuvres de Jean Francis Auburtin et de Claude Monet, dans l’exposition « Monet – Auburtin. Une rencontre artistique », et présente ainsi deux regards différents portés sur les mêmes paysages.

Jean Francis Auburtin, Musée de Lodève, Porquerolles, Naïades, japonisant,

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Hokusai, Hiroshige, Utamaro… à l’hôtel de Caumont – Aix-en-Provence

Hokusai, Hiroshige, Utamaro… à l’hôtel de Caumont – Aix-en-Provence

très complète en huit parties cette présentation est réussie.

La plupart des œuvres exposées pour « Hokusai, Hiroshige, Utamaro… » sont issues de la collection de Georges Leskowicz, considérée comme l’une des plus importantes collections d’estampes japonaises dans le monde.

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L’expo Hokusai, Hiroshige, Utamaro: la xylographie

Hokusai, Hiroshige, Utamaro… à L’Hôtel de Caumont – Aix-en-Provence

Voir l’article très complet sur l expo , https://www.enrevenantdelexpo.com/2019/11/04/hokusai-hiroshige-utamaro-hotel-de-caumont-aix-en-provence/

Les photos représentent les images que j’ai préférées.

mais commençons par les planches de bois des différentes gravures qui permettent de réaliser l’impression par une technique La XYLOGRAPHIE.

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