Abdelkader Benchamma présente dans 3 salles au MRAC de Sérignan ses dessins.
Voir le site du musée pour plus d’explications de ce travail qui se situe entre des marbres de Rome et les tests de Rocha.
Quelques grandes pièces réalisées in situ et un travail plus fouillé dans la salle du fond.
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Et dans le grand dessin du fond, des dessins dans les dessins.




Et les gravures de G . Doré qu’il s’est amusé à retoucher.





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Au Mrac Occitanie, Abdelkader Benchamma convoque tous ces enjeux et établit un dialogue entre pièces récentes et nouvelles productions, toutes reconfigurées à l’échelle du lieu. Dans un premier espace, l’artiste réalise une série de peintures sur papier inspirées par ces marbres symétriques. Pour l’artiste, ces formes qui apparaissent dans ces compositions ne sont ni plus ni moins que l’ancêtre du test de Rorschach, mais appliqué à un espace dévoué à la croyance qui plongeait le croyant dans un état réceptif, où des perceptions altérées pourraient survenir. Dans un rapport jubilatoire à la matière qui lui est coutumier, Abdelkader Benchamma crée ses dessins dans une grande variété de techniques et de médiums : la bombe aérosol côtoie le feutre délicat, et les peintures à base de cuivre, d’argent ou d’aluminium créent un jeu de correspondances avec les matériaux utilisés par les alchimistes du Moyen-Âge. Dans un deuxième espace plus intime, l’artiste propose un ensemble d’œuvres anciennes et nouvelles autour de la notion de miracles et de prodiges. Ces dessins, inspirés des mythes et légendes trouvés dans des gravures anciennes mais aussi sur internet, nous interrogent sur ces images symboliques qui ont façonné un imaginaire collectif qui tend à disparaître. Leurs persistances et leurs survivances se déclinent aujourd’hui sous d’autres formes, particulièrement sur internet, où elles donnent lieu à de nombreuses rumeurs et théories du complot. Dans un dernier espace, Abdelkader Benchamma propose un dessin monumental au sol, débordant sur les murs, oscillant entre une installation d’étranges tapis et une constellation de mosaïques, tel un paysage minéral en ruine. Jouant sur la révélation des formes et des images des lieux de cultes, il convoque ici une autre relation physique au dessin, plus immersive, avec toujours en filigrane cette interrogation sur le rapport entre les images et nos régimes de croyance.