Elle a été choisie par un responsable de la mairie de Montpellier ou de l’agglomération qui a réalisé une exposition de street artistes sur des supports de pub.
A La Chapelle des pénitents , outre de belles sérigraphies, elle a réalisé des cubes qui ont envahi l’espace.
Sérigraphie 50 /70 cmSérigraphie 40/ 40 cm
Au fond de l’église, Noon présente dans des cadres de tableaux des découpages papier montés en relief.
D’un format de 30 40 cm ou 30 60 cm
Sur les murs restant de la Chapelle, on découvre d’autres artistes que présente Anagraphis par des sérigraphies originales numérotées.
Anagraphis est une maison d’édition qui réalise des sérigraphies originales, numérotées et signées par les plus grands noms de l’art contemporain, du street art et de la bande dessinée. On peut découvrir toutes les affiches sur le lien ci-dessous. BOUTIQUE D’ANAGRAPHIS. Une démarche pour rendre accessible des œuvres d’art en rétribuant les artistes.
Summer Times. De Reso. 2018De BELLA BAH (BELLUS). 2020 Les blues train. De Patrick Coutin. ,,,,?,,,Big Boy De Benito 2020,,,,,?,,,, Little Walter.de Mezo Sans titre de PEZJCamion de bière BOISROND François????
Anagraphis Editions
Anagraphis, c’est d’abord l’édition d’œuvres originales, sérigraphies, estampes, numérotées et signées par les plus grands noms de l’art contemporain, de la bande dessinée et du Street Art. Aujourd’hui, c’est aussi le livre, l’estampe numérique ou l’e-book
Étonnant ce photographe qui réalise des maquettes pour prendre en photo avec un point de vue de l’intérieur.
A propos de la démarche:
Génétiquement programmé pour être peintre, j’ai très tôt choisi la photographie comme métier de survie : le moins éloigné de mes préoccupations.L’oeuvre de Kurt Schwitters m’a fait abandonner les gouaches pour assembler divers matériaux et objets ; découvrant la troisième dimension j’ai un temps été sculpteur, puis je me suis mis à reconstruire à échelle réduite mon univers de prédilection : les « Artists’rooms ». Ces maquettes sont devenues les « modèles », au sens pictural du terme, de mes photographies et depuis je les construis à cette fin . L’aspect polymorphe de ma démarche a orienté l’architecture de ce site.
Commençons par cet atelier de Marcel Duchamp.
En 2000, il réalise cet escalier.
Piranese.
Au début, j’ai photographié les maquettes à l’horizontale, avec une perspective toute normale, bien redressée, proche de l’oeil humain ( « Les ateliers »). Puis j’ai étendu cette vision à l’enfilade de plusieurs pièces ( » de porte en porte » ). Après avoir percé un plafond, comme le fît en son temps Gordon Matta- Clarck, j’explore des perspectives vertigineuses, telles que l’on peut en avoir sur un chantier ou dans une cage d’escalier : mes images prennent alors une dimension plus » Piranésienne « .
Il y a aussi cette maison japonaise traditionnelle.
On voit la maquette en haut et la prise de vue en dessous.
´´
La maison de Arbat date de 2012.
´´´
Le Havre (photo du dessous).
Le Havre, la ville reconstruite.
Le Musée d’Art Moderne André Malraux du Havre m’a invité à réaliser un travail photographique inspiré par l’architecture et l’ambiance particulière de la ville .Le port du Havre et la partie basse de la ville furent presque entièrement rasés en 1944 par des bombardements aériens. La reconstruction de la ville a ensuite été confiée à l’architecte Auguste Perret et à son équipe. Après avoir évoqué New-York et ses ateliers d’artistes avec vue sur les toits de la ville, je me suis tout naturellement intéressé à ce port: point de départ des liaisons entre l’Europe et l’Amérique (à l’époque des paquebots : le France, le Normandie). Après un repérage d’une journée au Havre, j’ai entamé la construction de maquettes d’architectures à l’échelle 1/100 inspirées par les immeubles construits par Perret au centre ville et à l’entrée du port. J’ai aussi reconstitué à une échelle plus grande les parties d’un appartement type de Perret .J’ai photographié ces divers éléments agencés, en studio ,devant un fond de ciel nuageux, travaillant les éclairages pour obtenir les images d’atmosphères que je montre ici, à Paris-photo, en préambule d’une exposition au Havre.
´´´
´´´´
´´´
La cité radieuse de l’architecte LE CORBUSIER. A Marseille.
Une série sur New York.
Il y aussi le Palais des Beaux Arts de Horta.
Passages
Dans le Palais des Beaux-Arts, édifié par Victor Horta à Bruxelles en 1928 , les dégagements de la grande salle sont éclairés par de hautes fenêtres donnant sur une cour intérieure.
L’atelier Bourdelle.
Et pour finir cette photo où l’on voit sa maquette et deux grands tirages de ses photos et l’installation correspondante.
Pour voir la totalité de ses travaux , son site est très bien.
Pour l’été 2021, le responsable du Pavillon Populaire de Montpellier nous fait découvrir Edward Burtynsky.
Enrica Viganò, Commissaire de l’exposition. : Burtynsky utilise des images sublimes pour toucher l’opinion publique : « Puisque c’est à travers la culture que l’on s’élève et que l’on construit son histoire. Et, par la culture, il est possible de montrer à l’Homme les conséquences de ses actions ». Son art est donc une nécessité, pour provoquer, informer et mobiliser, peu importe les frontières, puisque l’environnement est le sujet le plus universel qui soit et qu’il a l’urgence de nos besoins les plus primaires. L’artiste nous propose des images étonnantes et réellement efficaces, puisqu’elles révèlent la façon dont l’humanité façonne le monde, guidée par sa cupidité. La Terre, cependant, est épuisée et lance un appel à l’aide, notamment par le biais de la photographie. Le message de Burtynsky est clair et simple : « Nos choix d’aujourd’hui sont notre don pour l’avenir ».
L’exposition Eaux troublées explore la relation controversée entre l’homme et l’eau, ce liquide si précieux, ressource essentielle à la vie, élément fondamental de notre corps, de notre planète et de notre vie.
Entre 2009 et 2014, Edward Burtynsky parcourt les cinq continents, du golfe du Mexique aux rives du Gange, pour capturer le cycle de vie de l’eau. Il suit le cours des rivières et étudie les mers, il décrit les différentes utilisations de l’eau, du culte à l’agriculture, et comme à son habitude, regarde à nouveau au-delà de la surface des choses. »
Polder Irrigation Irrigation BarrageBarrage
L’oeuvre photographique d’Edward Burtynsky est en effet le fruit de la subtilité qu’il déploie dans ses recherches et leur synthèse. L’analyse débute par une étude minutieuse de l’impact du progrès humain sur la Terre et se poursuit par une recherche en profondeur de sites représentatifs. La synthèse est présentée par le biais des images qui parviennent à réunir cette diversité et la transforment en symboles à travers une esthétique qui comble les sens et invite à la contemplation. Pour produire son oeuvre sur l’eau, Burtynsky a eu recours à des technologies modernes, une nécessité pour traiter d’un sujet si vaste. Les prises de vue aériennes (depuis des hélicoptères ou des drones) caractérisent en effet ce projet et ne cessent de nous étonner en raison de la difficulté à appréhender visuellement l’échelle et l’abstraction des sujets.
Le résultat est toujours surprenant et excitant et nous sommes d’abord fascinés par ces impressionnantes représentations de lieux, après quoi nous pouvons dépasser l’illusoire infinité de ces paysages, pour enfin saisir le sujet.
En préparation d’un sommet franco africain qui se déroulera à Montpellier, une exposition à la salle Bagouet présente Abdoulaye Konaté.
C’est l’une des grandes figures des arts plastiques au Mali. Abordant la tapisserie, la confection, la peinture et la sculpture, il fait du tissu son principal matériau de création et puise son inspiration tant dans les spiritualités africaines que dans d’autres sujets.
Lune bleue 540/402. cm Lune bleue Vert touareg ( au trois cercle). 520/297 cm Vert touareg ( aux trois cercles). Détail Les gouttes rouges (sang du Sahel ). 2016 425/225 Cm Les gouttes rouges (sang du Sahel ). Détail Hommage à Joelle Busca 2021. 250 /190 cmHommage à Joelle Busca. Détail De Picasso à Jean Paul Gauthier. 2017. 231/186cmDe Picasso à Jean Paul Gauthier. Détail
Le Crayon est l’outil qu’utilise Helga Stüber-Nicolas pour ses créations.
Mais pas forcément comme on le fait habituellement.
C’est la mine, le copeau du taille crayon, qu’elle utilise comme matière pour ses créations.
Ce qui donne des choses intéressantes plastiquement en petite surface.
Brisures de mines de crayon 14,5 /20 cm
Elle utilise aussi le copeau de bois du taille crayon.
Copeau de crayon , 70 cm de haut
Le responsable de la galerie, Ludovic Allabert, nous présente cette artiste qu’il avait déjà exposé “ Ainsi, le crayon qui est usuellement destiné à s’effacer devient ici l’élément essentiel, constitutif de l’œuvre d’Helga Stüber-Nicolas, à travers sa matérialité et non plus sa fonction. Ce crayon n’est plus à percevoir comme un outil, mais comme l’œuvre elle-même.”
Brisures de mines de crayon 14,5 /20 cmBrisures de mines de crayon 14,5 /20 cmBrisures de mines de crayon 14,5 /20 cmBrisures de mines de crayon 80 /110 cmBout de mines 8 /100 cmBoit de mines 8 / 100 cmBout de crayon
Dans la pièce du fond sont présentées deux sculptures réalisées avec des bouts de crayon.
La galerie LA SERRE , à Montpellier, présente les tableaux de Jean Pierre Formica.
Déchirures impressionnistes est le nom que l’on peut donner à la technique utilisée par l’artiste.
Sans titre
De plus près
Sa technique est de déchirer les papiers qu’il a préalablement peint.
Ce qui donne vu de côté des reliefs.
Au delà de la technique, les sujets reprennent des tableaux connus.
De VelasquezDelacroix.Césanne.Les femmes d’Alger de Delacroix
On a aussi des paysages.
Les Arènes de Palmyre.
Je vois les étangs de Thau ou autres , car souvent ces tableaux sont sans titre.
Il y a un autre versant de ce peintre de plus de 70 ans , ce sont des dessins travaillés à la palette graphique et imprimés sur un support alu et recouvert de plexiglass.
La tête de l’autre. Hurlement 55×27 cmMon histoire. 55×27 cm. Impression UVFantôme de toi. 55 x 27 cm. Impression U VMa maison. 55 x 27 cm. Impression UV.
Revenons à ces peintures qui sont des déchirures.
A la Mi juin ce sont les derniers jours de cet exposition, mais on retrouve ses peintures à Arles où il a son atelier ou dans les musées comme à Nîmes.
Une biographie lui est consacrée chez l’éditeur Acte Sud. Il a un site très complet qui vous donnera plus d’informations et de visuels que mes brèves illustrations.
Á la Panacée de Montpellier, les derniers jours d’une exposition sur un thème étrange « Possédé-e-s. ». Déviances, performances, Résistance.
Kelly Akashi. Illuminate life Form 2019
Vincent Honoré, un des commissaires de l’exposition, a écrit pour la présentation de cette exposition :
« Nécromancie et spiritisme, divination (astrologie, cartomancie, chiromancie), magie et alchimie (sortilèges, potions, élixirs) : autant de gestes et de rituels dont la force émane d’un corps en mouvement. L’occulte n’a de sens que performé. Ces actes, ce sont des corps bannis qui s’en emparent. L’occulte est la science des corps déviants. Il faut être exclu.e et en retour s’exclure des normes sociales, religieuses ou économiques pour devenir sorcière ou prêtre vaudou. L’occulte s’érige alors comme résistance contre les dogmes, le patriarcat, les pouvoirs dominants, les religions, les savoirs admis : la masse. Il est l’autre, le caché. Il est aussi ce qui révèle. La chaîne (déviance-performance-résistance) explique pourquoi et comment une nouvelle génération d’artistes internationaux s’empare de l’occulte : le corps de l’occulte est un corps genré, racisé, politisé, gardien de visions du monde alternatives, mis à l’écart mais résistant ».
Dans cet article je ne montre pas les 27 artistes de l’exposition. Je n’ai pas accroché sur Nicolas Aguirre qui présente une table et accessoires qui ont servis pour réaliser l’échange d’âme, ni Chloé Viton qui consacre une installation immersive et troublante Cosmic Soup, ni des constructions de Jean-Baptiste Janisset (Sourire aux anges, 2020).
Il y a le travail de Dominique White.
Avec des éléments pauvres: cordes, fils et filets, coquillages, etc… blanchis par du kaolin et suspendus à des crochets de boucher, les sculptures nous évoquent le dépouillement. Il faut que l’animatrice nous explique que :
« Ces images spectrales de dépouilles suspendues à des crochets en fer évoquent les esclaves jetés par-dessus bord… Corps inutiles, malades ou révoltés devenus fantômes qui hantent les côtes africaines »
Dominique White – Ruttier for the Absent, 2019. Voile détruite, feuilles de palmier détruite, sisal, argile kaolin, raphia, corde usée, fer, résidus de la mer Méditerranée. Dimensions variables Courtesy de l’artiste et VEDA, Florence
–
L’installation de Nils Alix-Tabeling est étrange: on est entre décor pour conte de fée et recherche symbolique sur la divination.
Table-eau alchimique ; entre taro et yi king Le royaume de Satan était habilement divisé… et 3 chaises sympathiques (Chat-Mite-Sphinx
),
Myriam Mihindou nous montre des photographies de Sculpture de chair.
Cela nous ramène au travail de certains artistes des année 1980 . Il faut entrevoir à travers ce travail sur le corps un acte qui rejoint certains rituels; ici c’est, pour l’artiste, de trouver un passage du silence à la parole ……
Chaque photo nous compte une histoire.
Les commissaires ont choisi d’accrocher tout le long du parcourt des sculptures en verre de Jean-Marie Appriou. Ses papillons de nuit .
Ce sculpteur, qui commence à avoir une renommé, travaille un peu comme Garouste le peintre. Ici, en mélangeant différents matériaux, du verre au bronze, de la terre et céramique, il arrive à un résultat très fort. L’artiste fait référence à la mythologie grecque ou égyptienne pour ces papillons.
Une musique de fond provient d’un requiem réalisé par 114 postes de radio. Réalisé par : Iain Forsyth & Jane Pollard.
Iain Forsyth & Jane Pollard. poste de radio
.
Dans la salle N°6 Nandipha Mntambo qui vit en Afrique du Sud nous montre un travail sculptural avec des peaux de vache, remarquable. Elles sont présentées dans l’espace comme si elles volaient.
The shadows between us. 7 m de large 3 m de haut et 2 m de profondeur The shadows between us, 2013. Peau de vache, résine. 125 x 134 x 29 cm et 147 x 152 x 27 cm
Elle moule ces peaux avec son propre corps ou celui de sa mère.
Nandipha Mntambo déclarait : « La vache est un animal que je considère comme universel. Les êtres humains de pratiquement toutes les civilisations et toutes les parties du monde ont un lien avec cet animal. La vache est un bien, élevée à des fins alimentaires, dont les humains se servent pour le transport de marchandises, sa peau tannée est utilisée pour se vêtir, elle est aussi considérée comme une divinité et utilisée comme monnaie d’échange. Elle crée ainsi un lien invisible entre l’humanité ».
Pour le commissaire de l’expo, Vincent Honoré, il parle d’élancé macabre, fantomatique, avec ses deux robes qui “flottent” dans l’espace. Les corps sont vides mais les peaux viennent suggérer leurs traces et leur histoires. Par la beauté e..t la finesses des plis . . . et la forme humaine qui évoque les vénus antiques.
First Breath, Peau de vache et cornes. 2019. 210 x 150 cm
Il y a aussi cet autre sculpture de Nandipha Mntambo: First Breath. Peau de vache et cornes. 2019. 210 x 150 cm. Courtesy de l’artiste et galerie Andréhn-Schiptjenko.
Dans la dernière salle, il y a parmi d’autres installations les sculptures d’Anna Hulačová.
Une sculpture très classique dans son fond mais, par sa matière, elle prend un sens extraordinaire.
Sculpture en bois de saule
“ Ses figures évoquent des mythes anciens où s’entremêlent le symbolisme chrétien et les traditions populaires tchèques. La tête en tige de saule représente une ancienne tradition où par jeux les jeunes hommes suivent les jeunes fille avec une baguette de saule etc. Contraste avec les autres têtes qui combinant matériaux naturels (bois, argile) et industriels (béton, aluminium) et impression numérique présentent des figures ambigües, pas totalement humaines ou animales, sans idéologie religieuse ou politique.”
J’ai une lecture de l’exposition moins possédée que les auteurs de cette manifestation d’artistes. Mais la découverte de certains artistes est vraiment extraordinaire.
VALERIO ADAMI est une des figures de ceux que l’on appelle la nouvelle figuration vers 1970.
Il a réussi à donner à l’art une préoccupation plus proche des gens, évitant de faire de l’art pour l’art ou en rapport au musée.
La réussite dans le cas de V. Adami (sa peinture est connue dans le monde entier) est qu’il a dessiné sur les sujets très divers reconnaissables pour le public.
Il a su créer et garder un style graphique qui lui est propre, dans ce language qui est plus du dessin que de la peinture. Par ses sujets et le choix des symboles qu’il utilise, il est toujours resté dans la perspective des grands peintres qui donnent une image de leur temps.
Et il a multiplié les sérigraphies pour rendre accessible en prix ses tableaux.
Et l’Art est aussi dans la rue, et, avec le temps, on commence à suivre les murmures des murs dans certains quartiers, et ainsi suivre l’évolution des différentes artistes qui expriment leur personnalité et créativité par des bombes de couleur, et de plus en plus par le collage.
Les briscarts est le nom du collectif d’artistes qui font visiter leur atelier deux ou trois fois dans l’année.
Ces visites d’atelier d’artiste de Montpelier est toujours source de découverte.
Commençons par Elisabeth GIRARD.
Sa peinture évolue, mais elle garde toujours ses natures mortes aux bouteilles qui font penser à Morandini et ses fruits et légumes que j’aime dans leur simplicité.
Philippe Bé se définit maintenant comme un Illustrateur – Graphic- designer.
Je l’ai connu dans PAO et la communication, il trouvait toujours des idées originales d’objets à réaliser pour ses clients. Et, depuis quelques années le style de son graphisme a changé , moins de feutres plus de couleurs et de profondeur. Il est revenu à ses préférences Le dessin d’illustration .
Étonnant de voir le chemin que prennent les artistes.
En 2016, Laurent Perbos à La Chapelle haute de Sète exposait des structures réalisées avec des élements de vélo. L’exposition s’appelait « Composition ».
Faire un tour à Chaumont du Loire, cela serait formidable.
Outre les artistes qui façonnent les jardins , il y avait une exposition sur l’herbier et Marinette CUECO.
Mais de tous les artistes présents, regardons l’installation de Isa Barbier.
Isa Barbier
On a vu en 2017 à Montpellier une installation de Isa Barbier dans la Chapelle de la Miséricorde.
Grace à la galerie Alma , l’artiste avait suspendu des plumes de goéland, Gauloise de Bresse et oie au dessus de l’autel. Elle a appelé cet œuvre : « Transposition », 2.5 m de long 0,45 de large et 0,6 de haut.
Il est intéressant de voir le travail de cet artiste, qui utilise des pétales de rose, des miroirs, des aiguilles de pin, des plumes et qui expose dans le monde entier.
Essayons de parcourir son itinéraire. On voit des choses simples, des tissages d’aiguille de pin.
« Coude – Zone interdite » – 2002 pétales de roses – 140 × 180 × 400 cm Galerie Martagon, Malaucène« India » – 2008 Coupe schématisée et inversée d’un temple de l’Inde, en miroirs du Rajasthan et cordes à piano, installation réalisée pour Hermès, Lausanne/ch – 600 × 100
Oui elle continue avec des pétales de rose en suspension
Et les volumes en duvet plume marqueront les esprits.
Pour voir d’autres photos et informations sur ses dessins, installations, voir le site de Isa BARBIER, son site est très bien fait.
Très minimalistes, elle développe un travail mêlant lumière, matière en rapport à l’espace vu où perçu, cherchant à trouver un équilibre tout en finesse dans la composition.
A la galerie Samira GAMBIE, on retrouve les peintures à l’huile de Clara Bryon découvertes à la salle Saint Ravy en 2019.
L’exposition du musée Paul Valéry nous montre une rétrospective du peintre Martial Raysse. Pour ceux qui ne connaissent pas Martial Raysse, il est un artiste français contemporain qui a des œuvres dans les musées du monde entier. Car il a représenté l’avant garde de la vie artistique francaise dans les années 1965-1975. Et, l’exposition nous montre que l’évolution de son language pictural est intéressante.
D’autres mieux que moi vous présenteront la démarche de cet artiste issu du nouveau réalisme qui est devenu une icône du Pop Art français de ces années 70. Nous sommes toute une génération à avoir vu ses sculpture-tableaux réalisés avec des néons dans les Musées de Nice à Paris ou d’ailleurs.
« America America« , 1964, en néon et métal peint
Peinture haute tension. 1965
VERTE- 1963‘ huile, collage, xerographie, lunette et houpette sur toile
La ménagère
…Le personnage de la ménagère est ainsi aisément symbolisé par un valet de nuit assorti de nombreux accessoires domestiques. Toutefois, la recherche de composition et la juxtaposition de couleurs vives rappellent plus ce qui se faisait à la même époque de l’autre côté de l’Atlantique. ..( sur le site. https://www.savemybrain.net/v2/2014/08/19/martial-raysse-au-centre-pompidou-180924376/. )
De plus, Raysse a ajouté le néon dans nombre de ses œuvres. Il n’est ici pas froid comme dans une composition de Hopper ni minimaliste comme dans une installation de Flavin. Bien au contraire. Il rehausse de couleur une bouche carmin ou sature les teintes au-delà de ce qui est possible par le simple medium pictural habituel. A la clé : des œuvres encore plus Pop Art que le Pop Art, comme si les portraits de Warhol se muaient en bas-relief illuminés et scintillants
A osciller entre les deux influences, Martial Raysse a sans doute gagné la place peu enviable du moins célèbre des Nouveaux Réalistes. Ce titre est peut-être également dû au tournant radical qu’a pris son œuvre par la suite, s’intéressant tour à tour à personnifier les mythes antiques ou à réaliser des portraits de son entourage…. Sur le site https://www.savemybrain.net/v2/2014/08/19/martial-raysse-au-centre-pompidou-180924376/
Pas de néon pour cette exposition à la ville de Sète.
Car bien avant sa rétrospective à Beaubourg en 2014, que ce soit avec des sculptures ou des tableaux, c’est plus à travers une réflexion avec les peintres classiques qu’il réalise des portraits et scènes de vie où l’ imaginaire déborde toujours un peu du tableau.
L’exposition de Sète nous montre cette évolution. Elle nous montre les portraits qu’il réalise, une mosaïque de tous les genres humains possibles et imaginables avec une touches de rêve et de décalage et d’humour qui est sa marque de fabrique de peintre qui est dans les circuits de l’art musée et galerie.
La femme du loup gris. 1988
Giotto renversé par un porc. Détrempe. 1995
Août, mais oui. 2008. détrempe sur contreplaqué.
Ces deux-là. 2008 Acrylique sur toile
Souvienne vous de moy souvent. 2008. Acrylique sur toile
Danse pour une petite perle. 2011 Bois plâtre papier
Séraphine , 2007 Acrylique sur toile
Ho! 2012. Bronze et bois huile sur toile
Dérision sur le culte de la peinture pratiqué dans les Musées et les galeries.
13 sonnets 2002. Poème et sculpture
La lune morfondue dans la mort oubliée
Berce le vœu secret dans les yeux de l’aimée……
……
Car au secret du cœur parle la chair qui meurt
Alors un cri cru strie les sources de la peur
Boue de nos entrailles ouvertes à tous les vents.
Salut les potes ! 2014. Bronze aimants épinglés
Songeuse Roxane. 2013. Détrempe sur toile
Copinons. 2018. Acrylique sur toile
Lever du jour 2020. Acrylique sur toile
La Paix. 2023. Acrylique sur toile
La Peur . 2023. Acrylique sur toile
Courage Martial 2021 huile sur toile
Il m’arrive de le sentir si seul. 2920. Plastique et papier mâché
Monus. 2019. Bronze acier et plâtre
Musée Paul Valéry de Sète, 2023
Pour finir la présentation de ce peintre, je vous montre ci-dessous le tableau qu’il a réalisé pour la rétrospective au centre Beaubourg qui est dans les Pinault collections.
Ici la plage 3/ 9 m. 2014 HUILE ET LIANT ACRYLIQUE SUR TOILE
300 X 902 CM
Cette vaste peinture foisonnante dépeint des centaines de personnages dans les occupations les plus diverses, voire antipodiques : à gauche de la toile on rit, grimace, danse ou joue dans une foire qui se tient au loin ; au centre et sur le côté droit, la foule est furieuse et s’adonne à une violence aveugle. Ces actions prennent place dans une ville colorée et imaginaire aux accents postmodernes…..
Ce tableau qui n’est pas dans l exposition, résume bien le travail de ce peintre. Il a réalisé cette jonction entre le nouveau réalisme et la représentation de notre société qui va au-delà d’un style, il est comme les peintres du XIXème et XXème siècle, au delà du language, il façonne une figuration qui nous représente bien.
Les mots de cet article: Martial Raysse, musée Paul Valéry, Pop Art, peintre contemporain,