À Montpellier, près de la cathédrale, se trouve l’atelier de Sabine Christin. Il est étrange que peu de gens ne connaissent le travail de Sabine Christin.
Sa pratique extraordinaire de finesse de rendu du collage de papier permet par la mise en place des formes et des couleurs d’obtenir un résultat qui fait vibrer le regardeur. Son travail va plus loin que la maîtrise d’une technique.
Au delà de la composition de ses images, sa mise en espace des vides et des pleins, des contrastes très étudiés des couleurs relèvent d’un équilibre très juste entre représentation du réel et impression colorée. C’est celui-ci, par les matières et les découpes, qui donne une force à son tableau.
Ainsi on peut voir couler la couleur dans la transparence d’une autre, s’arrêter pour former une ligne abstraite que l’on ne verra que dans la finalité du regard.
Si il y a une expo d’un peintre que j’aimerai voir ce serait bien sur ADAMI.
Au cours des années 1970, Adami s’affirme comme un des représentants notables de la Nouvelle figuration. Il développe un style pictural psychologique caractérisé par le dessin élaboré, que la couleur a pour fonction de détourner, modifier ou amplifier. Ses œuvres se singularisent par la saturation des surfaces coloriées où ne subsiste aucun blanc, aucune trace de doute ou d’inachèvement.
Très connue pour ses compositions d’art textile , comme Henri son compagnon, elle a su continuer par des installations où elle présente sa poésie minimaliste: sa dernière expo en juin 2019 à la galerie Univers á Paris.
Artiste plasticienne, elle utilise les matériaux vivants, en particulier des végétaux cueillis et choisis au fil de ses promenades.
J’appelle ces travaux : entrelacs; je travaille en deux dimensions, j’utilise alors toutes les techniques qui consistent à maintenir ensemble les fibres textiles : tisser, nouer, tresser, tricoter, entrelacer, crocheter… Paradoxalement, mon matériau, l’herbe, est extrêmement fragile et impossible à travailler selon ces techniques. Ce sera précisément ce handicap, générateur de contraintes, qui nourrira la création. Marinette Cueco
Artiste et femme d’artiste (elle est l’épouse du peintre Henri Cueco), Marinette Cueco développe depuis les années 1960 une oeuvre singulière qu’elle inscrit à la fois dans la nature et dans l’éphémère. Se consacrant d’abord à la tapisserie et au tissage, elle va peu à peu se mettre à tisser des herbes, ce qui deviendra à la fin des années 1970 son unique activité artistique. Avec des matériaux bruts trouvés dans la campagne, principalement en Corrèze d’où elle est originaire et où elle vit en partie, Marinette Cueco compose des oeuvres et installations in situ ou dans le calme de son atelier. Ramasseuse de végétaux en tous genres (graines, pétales, feuilles, tiges, cailloux, terres rares et épluchures…) et géologue, elle agence les éléments choisis en de minutieuses et fascinantes compositions, de très grands ou très petits formats. Ses oeuvres sont autant de microcosmes où le regard peut se perdre, et l’âme se régénérer.
Entre peinture, collage et graff à l’aérographe, Peter Klasen, Allemand un des Fondateur de la Figuration Narrative, il expose ses dernières toiles à la Serre de l Arbre Blanc à Montpellier.
A 84 ans il continue toujours de créer des toiles, même si ses tableaux ont de plus en plus de collage photo et d ´objet.
Les salins de Villeneuve-lès-Maguelone pour les journées humides organisent une galerie éphémère où chaque artiste occupe une pièce de la maison du site.
Au MRAC de Sérignan la commissaire Sandra Patron & Clément Nouet nous présente une une exposition collective,La mesure du mondes’attache à dresser un inventaire sensible et poétique du monde et de ses lois physiques. Prendre la mesure du monde, de ses reliefs, de sa texture, de ses flux et contre flux, opérer un temps de pause et d’immersion dans le paysage, s’attacher au «détail du monde» pour reprendre le titre du très beau livre de Romain Bertrand*, telles sont les intuitions qui ont présidé à l’élaboration de cette nouvelle exposition du Mrac Occitanie.
Au travers de pratiques protéiformes, qui convoquent le dessin, la peinture, la vidéo, la sculpture ou l’installation comme modalités d’enregistrement du monde, les artistes de l’exposition nous donnent à voir le merveilleux caché dans les replis de ses lois physiques et matérielles.