Salon de dessin

Se tenait au Carreau du Temple de Paris à la mi-mars un salon international de dessin.

Drawing Now Art Fair. C’est le nom donné à ce salon.

Intéressant car les galeries ont choisi de mettre en avant un ou deux artistes, et on découvre des gens extraordinaires.

On commence par la galerie parisienne Maubert.

José Loureiro Olho. 2022 huile sur papier 152/102 cm
José Loureiro Ácaro. 2017 huile sur papier 102/73cm

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Plus proche de ce que l’on appelle le dessin, une galerie belge présente:

Gabriella Albergia Arboretum Bruxelles (détail)
2024. crayon de couleur 39/84 cm

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Je n ai pas noter l’auteur de ce nuage composé seulement de lettre de l’alphabet.

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mine de graphite sur papier par Louis Le Kim, galerie Belem
mine de graphite sur papier par Louis Le Kim, galerie Belem

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Et Massinissa Selmani | lauréat du prix Marcel Duchamp 2023 présentait quelques dessins.

Massinissa Selmani

Massinissa Selmani

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Je n’ai pas noté l’auteur des dessins ci dessous.

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L’architecte J. C. Parent qui réalisait des architectures très cubiques et auteur de Théorie sur l’architecture bâtie (entre autre il préconisait de supprimer les escaliers pour mettre des pentes douces entre deux niveaux), il a réalisé toute sa vie d’étranges dessins très futuristes.

J C Parent
J C Parent
J C Parent

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Les grands formats de Simon Schubert réalisés à la mine de graphite sont impressionnant .

Simon Schubert
Simon Schubert
Simon Schubert
Simon Schubert

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Et en cherchant sur le web, on s’aperçoit qu’il réalise aussi des pliages papier .

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Dans un genre , « motifs répétitifs » et toujours en grand format ( raisin) ou plus .

Antoine Desailly
Antoine Desailly
Antoine Desailly

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Catherine Meurice.
Catherine Meurice

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Ce travail de Fabrice Souvereyns ci dessous est réalisé avec mine et gomme et le papier est mis en relief par le souvenir du crayon gommé; cela provoque un effet de relief et donne de la profondeur au dessin.

Fabrice Souvereyns

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Et ce travail au cuteur impose par sa simplicité.

Oskar Holweck

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Et pour finir cette présentation François Réau

François Réau
François Réau

Naturellement, il a été difficile de choisir parmi les artistes présentés , juste une sélection personnelle qui n’a pas la prétention de résumer un salon si grand .

Mots de l’article:

Dessins, Drawing Now Art Fair, José Loureiro, Fabrice Souvereyns, Catherine Meurice, Simon Schubert, Massinissa Selmani, Paris, Louis Le Kim, José Loureiro, dessin graphite, François Réau,

MUMA suite avec Eugène Boudin

Continuons cette visite du musée d’Art Moderne André Malraux de la ville du Havre.

L’intérêt de ce musée est qu’il est un grand espace ouvert, car non cloisonné. Ils ont évité d’enfermer : les tableaux dans des salles thématiques pour chaque catégorie de peintre. C’est un parcourt linéaire qui permet aussi de naviguer entre les œuvres et les époques.

Par exemple, on trouve à quelques pas de distance les tableaux suivants.

Henri Matisse . 1099. Nature morte au pichet

Victor Vignon. 1847/1909 Pommes et pichet
Othon Friesz. 1909. Nature morte au pichet
Félix Vallotton. 1910. Nature morte aux pommes

Et plus loin dans l’espace et donc dans le temps.

Sébastien Strokospp. Nature morte à l’écrevisse (1630 environ )

Christophe Puytlinck. 1638 /1670. Nature morte

Michelangelo Cerquozzi. 1602 / 1660 Fleurs.

Michelangelo Campidoglio. 1610/1670. Fruits et singes

Et des paysages naturellement

Claude Monet . 1840/1926 . La Seine à Vetheuil

Courbet 1819. 1877 Les bords de la mer à Palavas

Charles Cottet. 1863/1925. Venise
Armand Guillaumin. 1841/1927. La Seine à Samois

Henri Matisse 1869./1954. Rue dans le Midi

Eugène Boudin 1824/1898. L’été à Villers .

Et, particularité de ce musée, il a reçu une donation importante concernant ce peintre Eugene Boudin.

Des paysages

Eugénie Boudin. 1852
(Haut) Hôtel de Ville Le Havre
(Bas) Tour François 1er Le Havre

Eugène Boudin 1824/1898. Des Étude sur les vaches

Eugène Boudin 1824/1898. La traite .
Eugene Boudin 1824/1898. La plage

Comme pour l’exposition sur l’abstraction, l’accrochage de la collection permanente est plaisante à voir et rapproche le regardeur des tableaux. Car on passe d’un espace à un autre avec plaisir et chaque série de tableaux ne gêne pas les autres.

A la sortie du musée, sur les quais, on peut voir cette sculpture créée en 2017 par Vincent Ganivet pour marquer le 500e anniversaire du port. Elle se compose de conteneurs maritimes colorés disposés en deux arches.

Catène de Containers
œuvre de Vincent Ganivet

« Le nom Catène de Containers vient du mot latin catena (chaîne) et signifie chaîne de conteneurs. Il s’agit d’une double allusion, d’une part au principe de la chaînette renversée utilisé pour la construction et, d’autre part, à la chaîne d’approvisionnement, dans laquelle se trouvent également les conteneurs et, finalement, le port. »

Abstraction au MUMA

Le MUMA, MUsée d’art moderne André Malraux de la ville du Havre, nous montre une exposition sur l’abstraction,

Pour cela, les responsables du Musée et de l’exposition sont partis du principe « que l’abstraction ayant été l’une des grandes questions artistiques du XXe siècle, cela a donné des œuvres abstraites remarquables. Et l’exposition est là pour présenter cette aventure ». Ils ont choisi de façon très pédagogique de montrer un exemple de chaque courant de l’abstraction et ils ont développé avec Julius Baltazar l’évolution de l’itinéraire d’un peintre qui utilise l’abstraction.

Pour voir le texte complet de l’exposition. https://www.muma-lehavre.fr/fr/expositions/itineraires-abstraits

L’affiche est la reproduction d’un tableau de Jean HÉLION, 1932, huile sur toile, 72,8 x 60 cm. Il est là pour présenter Abstraction géométrique.

« Déchargé de l’obligation au réalisme, l’artiste peut transformer l’espace de la toile en un formidable terrain de jeu et d’exploration. Jouer des formes et des couleurs »

Nature Morte

« Des siècles durant, les artistes n’auront eu de cesse de « mimer » le réel. Ou de tenter d’y parvenir du mieux possible « .

Ce sera Albert GLEIZES (1881-1953), Peinture familière, 1923, peinture à colle sur toile, 80,5 x 65,5 cm.

Paysage

« Le sujet se dissout. Et le paysage lui aussi s’efface. Il s’abstrait. L’histoire du paysage en peinture nous rappelle que le report sur la toile en deux dimensions d’un espace en trois dimensions oblige l’artiste à faire des choix, à adopter un cadre, un point de vue. Le paysage pictural est une vision d’un espace, une traduction, et, même très réaliste, une distorsion du réel. »

Nicolas de STAËL (1914-1955), Paysage, Antibes, 1955, huile sur toile, 116 x 89 cm

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Informel 

« Si le sujet se dissout, la peinture reste un langage. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, certains peintres feront l’expérience d’un langage abstrait ». 

Albert FERAUD (1921-2008), Sans titre, 1976, encre de chine appliquée à la seringue hypodermique

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Geste

« Du signe, le regard se porte sur le geste. La matière, déposée sur la toile, est marquée du geste même de l’artiste. »

ZAO Wou-Ki (1920-2013), Growing, 1956, huile sur toile, 54 x 65 cm

Matériaux

« Débarrassés de l’injonction de signifier, attendus à ne plus livrer que ce que l’on a sous les yeux, des artistes de l’abstraction interrogent alors l’oeuvre d’art dans ses composants même : le médium, le support, le cadre, le matériau… »

Ladislas KIJNO (1921-2012), Papier froissé peint, 1976, 108 x 75 cm

Et pour continuer cet exposition, une cinquantaine de tableaux sont présentés pour approfondir cette notion de l’abstraction. Ceci sans rentrer dans un classement de définition des différents courants ou un ordre chronologique de la présentation. Ceci permet ainsi à un tableau de Dubuffet de côtoyer une sculpture de Morellet et qu’une peinture d’Olivier Debré soit juste à côté d’une ligne horizontale de Genevieve Asse …. Ceci nous donne à voir tous ces créateurs qui ont eu le plaisir de peindre, de créer des univers avec des lignes, une éclaboussure , une couleur etc. et c’est avec plaisir que l’on voit dans ce musée des d’enfants qui dessinent, gesticulent et donnent à ce musée une joie qui n’est pas monacale.

Jean DUBUFFET (1901-1985), Ontogénèse, 1974, vinyle sur panneau, 251 x 316 cm

Roger Chastels. 1945. Cheminée d’hôtel

Olivier Debré. 1968. Juin Jaune

Genevieve ASE. 1978. Horizontale
Léon GISCHIA (1903-1991), , Vue d’en haut, 1962, gouache sur papier, 65 x 50 cm. 

Maurice ESTÈVE (1904-2001), Noirlac, 1954, huile sur toile, 61 x 50 cm

André LHOTE. 1910. Les Arbres à Avignon

Etienne HAJDU. 1972. Estampille Blanche.

André MASSON (1896-1987), Nature morte avec poissons,
1924, huile sur toile, 55 x 46 cm

François MORELLET Sphère-trames, 1969, acier, 180 cm

Julius BALTAZAR (1949 – ), Sans titre, 2014, encre de Chine et acrylique sur papier, 76 x 56 cm

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En fin d’exposition, le musée présente une dizaine de tableaux du peintre Julius Balthazar. Ceci est un extrait d’une donation réalisée par cet artiste qui porte aussi le nom de Hervé Lambion comme signature pour l’écriture de ses romans.

Julius BALTAZAR. 1999. Sans titre

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Julius BALTAZAR. 2003. Lumières du Vent

Julius BALTAZAR. 2017. Sans titre

Julius BALTAZAR. 2017. Luis Mizon

Julius BALTAZAR. 2019. S ans titre

Julius BALTAZAR. 1988. Sans titre

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Au niveau du restaurant, on peut voir aussi les 3 panneaux de cette tapisserie réalisée en fils métallique par Simone PROUVÉ fille de l’ingénieur Jean Prouvé.

Simone PROUVÉ (1931- ), Sans titre (tapisserie), 1999, fibres textiles, 227 x 199 par panneau.

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Nous continuerons la suite de ce musée dans un prochain blog.

Levalet. Dessin de rue

A la gare Saint Lazare, on trouve au détour d’une entrée une installation graphique d’un auteur qui se nomme  LEVALET .

Ce travail de collage de dessin est intéressant à approfondir car c’est un vrai travail artistique dans sa globalité. Loin d’un illustrateur qui se sert de la rue comme galerie, ou d’un street artiste qui par le graph ou le lettrage exprime ses expressions, ici on est dans la suite de l’approche artistique commencée par Ernest Pignon Ernest. C’est la réalisation d’un collage de dessin (ou d’une série) et son installation dans un contexte urbain.

Reprenons le déroulé.

Même si l’approche idéologique est chez Levalet présente, elle est moins militante que chez Enerst Pignon Ernest. C’est une approche plus proche du théâtre. Un buster Keaton du dessin de rue.

Passer un moment sur son site est un plaisir.

https://www.levalet.xyz/odysseeproject

je vous convie à regarder ce qu’il appelle ses « odyssée projet” qui sont des petites animations à partir de ses collages de rue.

Son approche artistique est très contemporaine par les moyens de communication numériques mais sa force est qu’ il joue avec juste comme outil le dessin, la plupart du temps en noir et blanc.

Encore des extraits de son site.

Ci-dessous le clin d’œil à Daniel Buren est très drôle.

C’est du théâtre de rue ….un One man show Levalet

Sur le site de la galerie street art avenue cette présentation de l’artiste.

« L’œuvre de Levalet est avant tout un travail de dessin et d’installation. Il met en scène ses personnages dessinés à l’encre de chine dans l’espace public, dans un jeu de dialogue visuel et sémantique avec l’environnement présent. Les personnages interagissent avec l’architecture et se déploient dans des situations frôlant souvent l’absurde.

Son travail, alors davantage tourné vers la vidéo, se nourrit d’une pratique théâtrale assidue. Il obtient l’agrégation en 2012, année où son travail commence à prendre place dans les rues de Paris et d’ailleurs. Dès 2013, il commence à exposer en galerie et à participer à des événements internationaux. »

Le site est plus professionnel car il indique le nom des rues où sont effectués les collages https://street-art-avenue.com/street-artist/levalet

La Galerie Chenus Longhi a consacré à l’artiste trois expositions personnelles en 2016, 2018 et 2021. 

Gilles AILLAUD


Le conservateur du Centre Pompidou, Didier Ottinger, présente une rétrospective de ce peintre: “Gilles Aillaud. Animal politique “.

Pour commencer la présentation de Gilles Aillaud, il faut savoir qu’il est considéré comme un des acteurs important de la peinture narrative (mouvement artistique apparu, principalement dans la peinture, au début des années 1960).

Pour cela, j’ai envi de vous présenter un tableau (pas présent dans l’exposition) qui avait été réalisé par un collectif de peintres ( Edouardo Arroyo , Antonio Recalcati et Gilles Aillaud) dans les Années 1965.

“Vivre et laisser mourir ou la Fin tragique de Marcel Duchamp.”

Gilles Aillaud explique dans la préface de l’œuvre : « Pour nous, qui entendons nous manifester comme de véritables individus dans le temps et l’espace, il ne s’agit donc pas d’inventer ou de découvrir de nouvelles formes d’expression artistique mais de donner davantage à penser”

Les auteurs de ces toiles critiquaient chez Duchamp son refus de s’engager, eux qui pratiquaient une peinture politique qu’ils voulaient plus proches de la vraie vie que des musées. Avec ses ready-mades, Duchamp mystifiait, à leurs yeux, l’image de l’artiste, comme s’il suffisait qu’il touche un objet pour en faire une œuvre d’art.

Pour en savoir plus.

Le lien ‘: https://www.cineclubdecaen.com/peinture/peintres/arroyo/vivreetlaissermouriroulafintragiquedemarcelduchamp.htm sur ce tableau résume bien le propos. Ainsi que Wikipedia.

Gilles Aillaud aura pour thème de prédilection la représentation d’animaux dans des parcs zoologiques et les paysages de bord de mer. Par une palette volontairement froide et un travail particulier sur la perspective et le cadrage, Aillaud maintient le spectateur à distance du sujet.

Comme dit le commissaire de l’exposition :“L’artiste est un révolutionnaire, un visionnaire, un novateur tout à l’inverse de ce qui lui a parfois été reproché. En effet, Aillaud ne redéfinit rien de moins que les relations de l’être humain en rapport aux autres animaux et plus largement aux choses terrestres.Celui qui, sa vie durant, a peint les animaux enfermés dans des zoos, nous invite à repenser notre rapport au vivant et plus largement aux choses terrestres. En représentant ces animaux, réduits à de simples symboles au service du narcissisme humain, le peintre-philosophe Aillaud ne contribue-t-il pas à les sortir des cages ?

Pourtant deux tableaux dans l’exposition ne présentent pas des animaux.

La Bataille du Riz, huile sur toile 1968
162 x 162 cm
GillesAillaud. Réalité quotidienne des travailleurs de la mine (Fouquières-lès-Lens) n°6, 1971 Huile sur toile
162 x 130 cm

En 1965 au salon de la jeune peinture, on lui propose d’exposer dans la fameuse « salle verte »: chaque artiste doit concevoir une œuvre de deux mètres. Gilles Aillaud choisit de montrer ce tableau ( info trouvé sur le site de Connaissance des arts ).

Gilles Aillaud, Intérieur vert, 1964, huile sur toile, 200 × 200 cm,

Voir https://www.centrepompidou.fr/fr/magazine/article/gilles-aillaud-eco-artiste-avant-lheure

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L’exposition nous montre des tableaux réalisés de retour d’un voyage au Kenya.

Vol d’oiseaux. 2000 Huile sur toile.

Girafes. 1989. Huile sur toile
Eau et crocodile 1971. Huile sur toile

Mais ce sont les animaux en cage qui ont fait connaître Gilles Aillaud, non pas comme un peintre animalier comme Rosa Bonheur, mais comme un philosophe qui nous parle de l’enfermement.

Rhinoceros. 1972. Huile sur toile

Oran-outang. 1967. Huile sur toile

Serpent dans l’eau 1967. Huile sur toile

Ce qui fait dire à Philippe Dagens dans un article du journal Le Monde concernant les peintures de Gilles Aillaud « que celles-ci font référence à Michel Foucault, qui publie en 1975 Surveiller et punir, Naissance de la prison. Les similitudes entre ses zoos et ménageries et les pénitenciers et autres quartiers de haute sécurité sont flagrantes”.

Python et tuyau. 1970. Huile sur toile.
Gilles Aillaud, Eléphants et clous, 1970
Huile sur toile, 195 x 250 cm

Otarie et jet d’eau, 1971. Huile sur toile

Rhinoceros. 1979. Huile sur toile

Au centre de l’exposition, une salle est consacrée aux dessins réalisés pendant son séjour au Kenya, chaque jour il a réalisé des portraits pour un livre en collaboration avec l’écrivain Jean Christophe Bailly.

Dessins pour le recueil “ d’étude des animaux “
Dessin pour le recueil “ Étude des animaux “

Pour finir, des tableaux sans animaux.

Cage vide

Piscine vide 1974. Huile sur toile

S

Dans le journal Marianne Franck Kessler: « Gilles Aillaud n’est ainsi pas le peintre de l’enfermement, et encore moins celui d’un quelconque système carcéral visant l’animal. Il est le peintre de la séparation, entre le visible et l’invisible, entre la nature et la culture, entre l’homme et l’animal. Mais il est surtout le peintre de la réconciliation, comme le suggèrent si bien ses toiles d’animaux en liberté au Kenya. L’animal, dans son milieu naturel, n’est plus sous la domination du regard de l’homme. Le peintre donne alors à voir ce qui échappe au regard de l’homme. De l’intérieur à l’extérieur somme toute, du visible à l’invisible. Il serait réducteur d’enfermer ses tableaux dans une lecture strictement politique.

Lorsque l’on interrogeait Gilles Aillaud sur son choix de peindre quasi exclusivement des animaux, il répondait : « Parce que je les aime ». Il nous rappelle alors ces mots de Walter Benjamin : « Je n’ai rien à dire. Seulement à montrer ». Gilles Aillaud n’est pas le peintre de l’enfermement, bien qu’il puisse nous aider à penser cette question. Il a été et reste avant tout le peintre de l’éblouissement ».

Mots du blog. Gilles Aillaud, peinture narrative, centre Pompidou,

Années POP années CHOC

La figuration narrative des annes 1970

Le site du mémorial de Caen a présenté une exposition de tableaux des peintres des années 1970 très intéressante et complémentaire de ce musée mémoriel.

Car le musée va au delà de la commémoration, par sa présentation des armes et images de la guerre et des batailles, il présente aussi le comment par la propagande on arrive à des genocides et violences de masse, et comment par l’analyse et le bilan de cette guerre, on est arrivé à rassembler des peuples pour réaliser la paix.

Avec l’exposition PopChoc, le musée nous replonge dans le combat contre les guerres des années 1960-70, le Viêt Nam, Cuba et les révoltes contre les autoritarismes. C’est sous l’angle particulier du mouvement de la figuration narrative que des peintres vont montrer les contradictions de cet époque. Grâce à eux, la peinture et l’Art sont sortis des galeries et musées pour manifester, à leur manière, leur combat contre les inégalités de l’époque (avec les ambiguïtés de ce groupe très Maoïste qui a vu dans ce mouvement chinois un moyen de libération des pouvoirs par une révolution culturelle sans voir la dictature du parti).

C’est une époque où les médias sont très contrôlés, et la société change énormément. Ce sont ces artistes qui ont vraiment apporté dans beaucoup de médias une nouvelle culture par une ouverture des formes graphiques et par une analyse sur l’image et sa circulation.

Il faut remercier la Fondation Gandur pour l’Art de Genève qui a co-organisé cette exposition et prêté les tableaux.

Parmi les thématiques, la contestation de la guerre du Viet-Nam est à l’origine de beaucoup de tableaux.

Jacques Monory. En murmurant
1970 huile sur toile

Errō. Intérieur américain n°5.
1968 huile sur toile

“Erró, ici, reprend une affiche de propagande nord-vietnamienne mais des combattants semblent envahir un intérieur américain. L’artiste fait entrer la guerre du Viet Nam dans les foyers de la classe moyenne à travers la télévision, montrant l’ampleur qu’un tel conflit peut prendre par l’intermédiaire des médias. “ (explication du tableau trouvée sur le. site du ciné-club de Caen).

Bernard Rancillac. Mélodie sous les Palmes.
1965. Acrylique sur toile

Hervé Télémaqye One of the 36000 Marines over Antilles
1965 huile sur toile

Erró. La place rouge.
1971 huile et peinture glycérophalique sur toile

Erró. Les rossignols de Wall Street. Effimov 1962.
1970 peinture glycérophalique sur toile

L’introduction des personnages de BD dans ses tableaux est typique du travail de Erró, ici dans le rossignol …. Il symbolise les pouvoirs qui protègent Wall Street (banque, répression…) et les exemples d’images de bande dessiné que l’on diffuse dans certains journaux .

Erró. Au travail, Lissogorsky.
1970 peinture glycerophalique sur toile

Plus difficile à comprendre en 2023, ce tableau de 1968 qui représente Lissogorsky. Un allemand au passé Nazi qui attaque le mur représentant les fondements de l’Allemagne pervertie par une culture étrangère.

“Dans sa série Torture Manor, Stanton and Jim Bondage, Erro associe une caricature antiallemande ou antiaméricaine publiée durant la guerre froide en Union soviétique à des scènes de sadomasochisme tirées de magazines fétichistes américains.”

“Erró reprend à son compte la critique de la clémence de la justice ouest-allemande à l’égard des criminels de guerre nazis.” (Explication issue du site du ciné-club de Caen).

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Les mutations urbaines et commerciales comme la représentation de la femme sont d’autres sujets des artistes.

Gerard Fromanger.
rue de la chaleur, rue de la forêt, rue de la vie ensemble , rue des nomades.
4 tableaux huile sur toile

Peter Stämpfli.
Escalier de service.
1964 huile sur toile
Christian Babou Piscine et grillage à bordure défensive
1974 huile sur toile

Peter Stämpfli.
Drink
1974 huile sur toile
Peter KLASEN
Grand lavabo + 3 interrupteurs
1968.

Walter Strack. Sans titre 1965
Fernand Teyssier sans titre 1966
Werner Berges. Vanessa. 1969
Fernand Teyssier Conversation perroquet. 1966


Je passe, vous repasserez
1968

Gérard Schlosser. Sans titre. 1968

HENRY Maurice
Demain sourit en rêve
Mai 1968

Très complet, ce lien pour avoir les commentaires plus précis des deux commissaires de l’exposition. https://www.memorial-caen.fr/evenements/annees-pop-annees-choc-1960-1975/

Pour voir une vidéo et une présentation complète des tableaux, le lien avec la fondation Gandur pour l’art: https://www.fg-art.org/fr/exposition-expositions/annees-pop-annees-choc-1960-1975

La figuration narrative a introduit du réel dans une époque où les peintres étaient partis dans des recherches abstraites, de la peinture pour la peinture ou dans l’abstraction géométrique.

On ne soupçonne pas l’importance que ce mouvement a eu pour l’évolution de la peinture contemporaine.

Petit Palais, salle du XIX siècle.

Le petit Palais est le musée des Beaux Arts de la ville de Paris.

Son architecture est remarquable, conçue pour l’exposition universelle de 1900 par l’architecte Charles Girault: la fonction du bâtiment avait été prévue pour la présentation des Beaux Arts; il a réalisé des salles immenses et avec un éclairage naturel remarquable.

En 2005, le bâtiment a été entièrement restauré. Et aujourd’hui en 2023, Je vais juste essayer de vous présenter une des salles, appelée « salle des grands formats ».

Elle présente l’Art à Paris à la fin du XIXème siècle et principalement le courant des peintres réalistes. Avec un ensemble d’œuvres de Courbet, on trouve les scènes de la vie moderne qui font écho aux romans naturalistes de Zola et il y a aussi un grand tableau de Gustave Doré.

Sur un grand mur, la collection Gustave Courbet avec les explications des historiens d’art .

Autoportrait, dit Courbet au chien noir 1842 huile sur toile
œuvre de jeunesse
Gustave Courbet 1857 les Demoiselles des bords de la Seine

Gustave Coubert 1874. Portrait de Régis Courbet son père.

Gustave Coubert 1866 le Sommeil

Gustave Coubert. 1851 Pompiers courant à un incendie

En face des pompiers de Courbet, on trouve un très Grand tableau qui représente le Marché Les Halles réalisé par l. Lhermitte.

Léon Lhermitte Les Halles 1895 Présente en 1904
(Sortie de réserve vers 2013 )

Jean Geoffrey. Dit Géo. 1903. La goutte de lait huile sur toile 2 m 7 m de long

Émile Blanchon. 1892. Travaux d établissement d’un square
(tableau réalisé pour le décor de l Hôtel de Ville )

Paul-Albert Baudoüin Vers 1889. Le Soir à Paris.
( scène de promeneur sur les quais de Paris pour décorer l’hôtel de ville de Paris)

Grimaces et misère – Les Saltimbanques. Fernand Pelez.
1888. Huile sur toile (2,5 /7 m environ)

François Etcheto 1853. Franćois Villlon
sculpture en plâtre pour réaliser un bronze

Cet accrochage permet de mieux comprendre le côté révolutionnaire de ce courant de la peinture, début d’autonomie complète du peintre avec son sujet et auteur à part entière de ses compositions. Préfigurant donc l’art moderne, dont les clients seront quelques collectionneurs et les mairies plus que les Grandes familles du pouvoir.

Même chez un peintre graveur comme Gustave Doré, il a du allez en Angleterre pour trouver un Collectionneur qui lui achète et vend des grand tableaux, ici un de ses derniers tableaux « , Gustave Doré a abordé son œuvre d’illustrateur dans le costume d’un peintre tandis que sa peinture a été constamment jaugée selon son talent d’illustrateur. Ce jugement a terriblement affecté Gustave Doré, désespérant d’être reconnu en tant que peintre. Pendant tout son parcours artistique, Gustave Doré avait un engagement égal dans la peinture et dans l’illustration sans y voir d’incompatibilité. Il faudra attendre ses dix dernières années pour qu’il n’aborde l’illustration que comme une activité lui permettant de financer « ses couleurs et ses pinceaux ».( Wikipedia)

Gustave Doré La vallée des larmes 1883

Voici juste un moment agréable dans l’histoire de l’art d’une époque qui a bouleversé le rôle du peintre dans la représentation picturale. Ce que referont les nouveaux réalistes dans les années 1970 .

Pour une visite plus complète de ce musée

https://www.bing.com/videos/riverview/relatedvideo?&q=musee+petit+palais+valle+les+larmes&&mid=FB5CB1908D134B0FA85EFB5CB1908D134B0FA85E&&FORM=VRDGAR

Pierre Alechinsky

Chaumont sur Loire présentait cet été une remarquable rétrospective du travail de Pierre Alechinsky à l’imprimerie .

Que ce soit Dessins, gravures, lithographies, estampes murales, ouvrages de bibliophilie, les œuvres présentées nous montrent l’homogénéité de son travail sur 70 ans de création. « Pierre Alechinsky depuis toujours fasciné par le papier et les techniques d’impression, puisqu’il fut d’abord typographe et imprimeur, l’artiste en connaît, de longue date, tous les secrets et toutes les virtualités. L’exposition nous entraîne au cœur de ses créations, où règnent sans partage le génie, la culture et l’humour d’Alechinsky.

Cette rétrospective permet de voir l’évolution de cet artiste.

Et de ce texte de présentation de l’exposition, qui est remarquable, en voici un autre extrait: « « Tout dans ce travail, intéresse l’artiste : les pinceaux, l’encre, le papier, le geste, la liberté d’interprétation de l’idéogramme standard. Toutes choses qui marqueront son œuvre. “Alechinsky est épris du papier qui craque ou se gondole, il aime le crayon qui glisse en toute lenteur, l’encre qui marque fièrement son atteinte, l’aquarelle qui anoblit tout ce qu’elle rehausse. Il est au dessin comme à la plus vive confession, il sait qu’il en tire aussi bien l’aveu que la discrétion. L’art de dessiner n’est pas le moins du monde une récréation ou un délassement, c’est une empreinte magique sur la surface envoûtante du papier”, argumente l’écrivain Yves Peyré dans Le rêve et son préalable. »

Comme c’est une rétrospective, cela nous permet de mieux voir l’évolution de cet artiste.

De 1944 à 1948, il étudie l’illustration, il doit ainsi sa parfaite aisance pour la gravure car il a étudié à l’atelier 17 dirigé par Stanley Hayter.

1948

Pierre Alechinsky commence à peindre dans les années 47 juste avant d’entrer dans le mouvement CoBrA dont il deviendra un membre très actif, même s’il n’en est pas un fondateur.

CoBrA revue d’artiste Internationale (Copenhague, Bruxelles, Amsterdam ), ce mouvement artistique surréaliste révolutionnaire de 1949 à 1951 va avoir une grande influence sur l’Art européen de l’époque.

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A partir de 1950, Pierre Alechinsky découvre la peinture acrylique et « invente » les remarques marginales (l’image centrale est entourée de vignettes, inspirées des bandes dessinées, qui complètent le sens du tableau). Elles constituent aujourd’hui l’une de ses caractéristiques artistiques majeures.

A partir de 1954, Pierre Alechinsky découvre la calligraphie japonaise, son oeuvre s’oriente vers plus de fluidité et de spontanéité avec l’utilisation de l’encre hors du champ de la couleur.

1960 reconnaissance internationale de son œuvre, les Musées du monde entier ont des œuvres de l’artiste.

Pour démocratiser l’accès à son travail, la gravure et la lithographie ont permis de produire des œuvres qui assurent à Alechinsky une diffusion auprès d’un large public. Et c’est sur ce volet, que le thème de l’exposition est conçu.

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Lithographie qui a servi pour l’affiche de l’exposition.

L’arbre bleu.

Cette image a été utilisé pour la réalisation d un mur peint dans Paris

Sur tout un couloir, il nous a présenté un alphabet complet remarquable.

Sur un mur entier ce triptyque

En 1993

Aujourd’hui, toujours en inspiration, Pierre Alechinsky continu à créer

À Chaumont sur Loire, étaient présentés énormément de livres qu’il a réalisé en collaboration avec des poètes le plus souvent. Chaque livre est une œuvre à part entière.

Ci dessous, une gravure qui n’était pas à Chaumont-sur-Loire mais dans le musée Paul Valéry de Sète où une salle entière est consacrée aux artistes qui ont travaillé avec le poète Salah Stétié.

Le portrait du poète Salah Stétié.

Les mots de ce blog: Pierre Alechinsky, Chaumont sur Loire, CoBra,

Béatrice Duroure et Jacques Landais à Saint Martin-la-Garenne

En se promenant dans une boucle de la Seine dans le Vexin, on traverse le petit village Saint-Martin-la-Garenne, et là, dans la salle municipale, une petite exposition de peinture et de céramiques d’artistes de la région.

Voici la présentation du travail de deux artistes de ce salon d’automne.

Le premier artiste présentait des dessins de grand format réalisés avec des traits d’encre très fins.

Jacques Landais

C’est sa finesse de travail qui est impressionnante, quand à la composition finale de chaque dessin, cela nous renvoie à du végétal mais avec un esprit de dessin technique.

Si on rentre dans le détail, un autre univers apparaît dans chaque espace, et on entre dans un autre territoire, les traits 0,2 mm ont dessiné d’autres formes et d’autres ambiances graphiques.

On trouve d’autres dessins sur son site.

https://landaisdelattreabi.wixsite.com/artlandais/albums?pgid=jfw87trm-22278830-d03a-4c2b-bb67-2f619508408e

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Béatrice Duroure

La deuxième artiste s’appelle Béatrice Duroure. On apprend sur différents sites qu’après avoir collaboré dans l’ illustration et la bande dessinée et ainsi que d’autres collaborations graphiques, elle a démarré un travail en peinture qui n’est pas sans rappeler H.Hopper. Mais c’est plus que du Hopper, son travail joue avec les reflets et les ombres des objets et de leur volume, reflets et ombres qu’elle retravaille en couleur pour en faire une composition qui va au delà de la représentation. Et souvent le tableau renvoie à un clien d’oeil aux autres peintres.

Béatrice Duroure. Seven O’clock. 2020. Acrylique sur toile. 39/46 cm

Béatrice Duroure. Après midi d été.

Béatrice Duroure. Voyage à Panam

Béatrice Duroure. Mondrian café 80/80 cm. Huile sur toile

Béatrice Duroure. Le Soufflot. 81/65 cm. Acrylique sur toile

Béatrice Duroure. Red Coffee. 55/38 cm. Acrylique sur toile

Béatrice Duroure. Paradise . 65/54 cm. Huile sur toile. 2020.

Béatrice Duroure. Le fumoir . 80/40 cm. Acrylique sur toile. 2017

Béatrice Duroure. Rendez-vous . 92/65 cm. Acrylique sur toile. 2020

Pour en savoir plus , voir son site : https://beatriceduroureartiste.wordpress.com

Nicolas de Crécy

Une exposition des dessins de Nicolas de Crécy à Cherbourg.

Un peu loin pour aller voir l’exposition de ce dessinateur que j’aime. Donc je vous propose une exposition virtuelle.

Donc, je n’ai pas vu le reflet de ses traits à la plume, ses couleurs réalisées en aquarelle, à la craie ou à l’encre, ni voir dans quel format les dessins sont-ils réalisés. Cette exposition, je pense, doit être en grands formats.

Et, comme le sujet de l’exposition, est: la cité. De façon identique dans ce blog d’images numériques je présente une sélection de ses dessins autour de l’architecture.

Nicolas De Crecy n’est pas un architecte. Il a construit un univers très diversifié qui lui est propre. Venant à l’origine de la BD, puis passant par être décorateur de film d’animation et l’illustration, c’est grâce à la BD qu’il s’est fait connaitre. Ceci avec des personnages comme Le Bibendum céleste, Léon la came, avec la Série Période glacière, et Le Chien Salvatore etc. Sa palette s’est agrandie et outre les dessins et illustrations de livre, il réalise maintenant ses dessins en grand format.

Nicolas de Crécy est devenu un artiste au sens des grands illustrateurs comme Gustave Doré, Daumier. C’est qu’il a su sortir de ses cases et nous faire voir avec une poésie et un décalage humoristique le portrait de villes et des gens qui y vivent. Comme l’écrit Alexis Duval dans un article du journal Lemonde: Dans chacune de ses œuvres, l’artiste ne semble aspirer qu’à une chose : tordre le cou à la rationalité en détournant ses codes et laisser libre cours à l’imagination.

Il faudra réaliser un autre blog seulement sur les personnages de Nicolas de Crécy. C’est justement la proportion de ceux-ci dans l’espace défini dans l’architecture dessinée qui fait la force de la lecture des dessins de l’artiste.

72nd Street Station. 2020

Affiche de l’exposition.

Affiche ARCHI & BD – LA VILLE DESSINÉE 2010

« Admirez le contre-jour, Satan ! …. 50 x100 cm

Bateau rouge. 2022

Hauteur : Nicolas de Crécy 2013

Fusain

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Dans la banlieue de Luna Park
Nicolas de Crécy – 2022.

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Le Veau d’or, 2014

Florence. 2004

Le Yokai de Montmartre. Encre de couleur sur papier. , 30×40 cm. 2020

New York sur Loire

Mexico, 2021
Rue de Puerto Vallarta.
acrylique sur papier. 30 x 40 cm

Une vue de Lisbonne. 2002. Arbre. Encre, aquarelle et gouache 13 x 23.5 cm
LE FANTÔME DU CHIEN HANDICAPE 55,6 x 76 cm. Aquarelle, gouache et crayon de couleur, Publié dans l’ouvrage « New York sur Loire 3013

Et pour continuer, on peut voir le site : http://500dessins.blogspot.com/2014/05/la-republique-du-catch-paraitre-partir.html

Dessin dans “L’Orgue de barbarie”

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Merci à Nicolas de Crécy pour cette promenade dans son imaginaire de ville.

Il faut savoir que depuis plus de dix ans, l’auteur s’éloigne de la bande dessinée pour se consacrer au dessin sur grand format. C’est pour cela que l’exposition de Cherbourg-en-Cotentin doit être intéressante.

Et finissons en lui laissant la parole (source Wikipedia)

“Dans son travail de dessin en dehors de la bande dessinée, il parle du « grand plaisir du dessin pur ou de la couleur ». Son approche est plus intuitive, il cherche à être « moins illustratif et plus allusif » et à prendre ses distances avec le dessin réaliste.”

« La recherche sur les différents moyens de renouveler l’expression du rapport entre le texte et l’image, sans passer par la bande dessinée, a toujours été pour moi une préoccupation majeure. Comment une idée passe-t-elle du concept au papier, pourquoi l’exprimer plutôt par une image que par un texte, quel est le plus judicieux, le plus puissant, comment et sur quels critères choisir sont des questions que je me pose en permanence.

Agnès Frégé.

Le centre Art Visuel de Mantes-la-Jolie présente une exposition d’une artiste qui a passé trois mois en résidence.

Cette Artiste travaille le papier découpé, et, par ses volumes engendrés par des découpes en superposition, ses compositions donnent à chaque création un ensemble sculptural et végétal plein de vie, de poésie avec une sensibilité artistique qui nous emmène sur des chemins visuels inattendus.

Dans cette exposition , on peut voir un collage réalisé en atelier avec un groupe qu’elle animait.

Si l’on veut connaître un peu plus Agnès Frégé, sur le site « côté maison” on présente son atelier.

“La créatrice Agnès Frégé taille à vif la surface du papier de la pointe de son scalpel et de sa sensibilité affûtée. Ses îles refuges, ses continents lointains et ses océans, sculptés par une découpe minutieuse, font naître des cartographies intérieures. Voyage immobile en terres inconnues.”

https://www.cotemaison.fr/chaine-d/creation/geographies-utopiques-sur-papier-decoupe_33296.html

Elle a aussi un compte sur Instagram où elle présente l’évolution de son travail.

Typographie en bas de casse des initiales de son nom prénom

“ La vue de mon atelier est différente chaque jour….”

OPM. Objet poétiquement modifié

Interstices. (. Dans La Chapelle Saint Vincent )

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Anémone de mer

Monstre de bois et de papier (biennale internationale des métiers d arts)

Miel de l’automne. Bijoux broche en papier

Végétalismes. Animal sur sa branche. ( Francis Bacon , mais en papier)

Un plaisir de découvrir ……

Mots du blog: Agnès Frégé, Le centre Art Visuel de Mantes-la-Jolie, papier découpé, Art contemporain,

Festival du dessin Arles. 2/2

La ville d’Arles organise un festival sur le dessin, dans plusieurs lieux. On continue vers l’espace Van Goth, les salles de l’hospice du peintre sont transformées en salle d’exposition autour du jardin qui en fait un lieu agréable.

Commençons par Hervé Di Rosa qui présente ses dessins en noir et blanc. Lui qui a importé les codes de la bande dessinée dans la peinture, ici pour ses dessins, dans une tradition graphique proche des comix US, ses dessins sont plus travaillés. Certaines références viennent de la peinture, Brugel est pas loin, et ses dessins forment un tout aussi intéressant, sinon plus que certains de ses tableaux.

Jacques Loustal.

Puisque l’on parle de BD, celui que l’on connaît par ses BD dans le Magazine A Suivre, et ses album présente dans une salle ses dessins.

Loustal. Cabane
encre de chine aquarelle
Loustal. Castel San Telmo Napoli
encre de chine aquarelle
Loustal.
encre de chine aquarelle
Loustal.
encre de chine aquarelle
Loustal.
encre de chine aquarelle
Loustal.
encre de chine aquarelle
Loustal. Portrait de Famille
encre de chine aquarelle
Loustal. L’embarcadère de Cartagène.
encre de chine aquarelle
Loustal. Une épave dans l’Utac
encre de chine aquarelle

Loustal.
encre de chine aquarelle
Loustal. Rêve de la baleine carrée.
encre de chine aquarelle

Dans une autre salle, on trouve les collages de Anna Sommer.

Anna Sommer La scie.
Papier découpé
Anna Sommer , Patin
Papier découpé

Anna Sommer Lampion.
Papier découpé

Anna Sommer. Désir IV
Papier découpé
Anna Sommer. Désir III
Papier découpé

Anna Sommer. Désir V
Papier découpé

Anna Sommer. Désir III
Papier découpé

– NOYAU –

Et dans une autre salle, Noyau a suspendu de grands dessins impressionnant par leur format.

Il y a d’autres salles et lieux d’exposition mais le propre de ses festivals à force d’être multiples et variés, on ne peut pas les condenser dans un petit blog.

Je ne suis pas rentré dans les dessins Dorothée Selena.

Dorothée Selz.
Claire Nicole

On peut trouver des informations sur le festival sur le site http://www.festivaldudessin.fr https://www.festivaldudessin.fr/fr/

festival de dessin, Arles, Anna Sommer, Hervé Di Rosa, Noyau, loustal, dessin, Arles,

1|2 Festival du dessin d’Arles. Paysage et J.J.Sempé

La ville d’Arles organise un festival de dessin sur le même modèle que celui de la photo. Sur plusieurs lieux, des expositions sont disposées, avec la même logique, aux musées Arlaten et Réatu, les artistes traditionnels comme Sempé et Alechinsky, à l’espace Van Gogh des artistes dèja reconnus et au Palais de l’Archevêché 4 artistes sur le thème du paysage. La fondation Van Gogh et les ateliers de Luma et Acte Sud présentent des artistes plus contemporains.

Un petit guide pour se repérer.

Commençons par des dessins de Paysage présenté au Palais de l’archevêché.

Jean-Baptiste Sécheret, le grand Rex
2013. Fusain sur papier .
Jean-Baptiste Sécheret, SMN Tonto. 2008.
Fusain pigments sur palier marouflé toile.
Jean-Baptiste Sécheret, Mr Harou architecte. 2000
Fusain sur papier

Jean-Baptiste Sécheret, paysage
2002. Fusain sur papier

On trouve sur le site de galerie-institut une lithographie de Sécheret qui, loin du paysage, est intéressant à montrer. https://galerie-institut.com/produit/secheret-jean-baptiste-composition-ovale-1992-2/

https://galerie-institut.com/produit/secheret-jean-baptiste-composition-ovale-1992-2

Jean-Baptiste Sécheret. Composition ovale 1992
Lithographie originale rehaussée au pastel

Albert-Edgar Yersin

Albert-Edgar Yersin. Pic Chaussy
1942. encre sur papier
Albert-Edgar Yersin. Sommets.
1939 encre et lavis sur papier

Albert-Edgar Yersin. La grande bosse ou Work in progress XII
1971 résine synthétique + burin sur plexiglass crayon de couleur sur papier

L’Association A.-E. Yersin a mis en ligne le catalogue complet des dessins des Albert-Edgar Yersins. http://www.yersin-artiste.ch/catalogue/catalogue.php.

Edmond Guinche . Ballyeelinan. (Les Ormes morts)
Lavis sur papier aquarelle.
Edmond Guinche . Les portes du bois creux
2001 pierre noire sur papier vélin.

Edmond Guinche . Paysage Irlandais
1990. Lavis sur papier vélin aquarelles.

Adrien Neveu série sans titre.
2015 2023 mine de plomb

Adrien Neveu série sans titre.
2015 2023 mine de plomb
Adrien Neveu série sans titre. ( détail )
2015 2023 mine de plomb sur papier

Adrien Neveu série sans titre.
2015 2023 mine de plomb sur papier

Adrien Neveu série sans titre
2015 -2023 mine de plomb sur papier

Adrien Neveu série sans titre

Le site de Adrien Neveu :

https://adrien-neveu.com/produit/de

La rétrospective de Jean-Jacques SEMPÉ est présentée au musée Arlaten .

Beaucoup de monde pour voir la rétrospective du travail de Jean-Jacques SEMPÉ. Depuis mon enfance, j’ai lu du Sempé, des aventures du petit Nicolas aux albums sur les musiciens ou sur le vélo, toute notre famille dévorait et appréciait cet humour en toute simplicité. Avec les albums “Sauve qui peut” ou “Tout se complique” ou ses personnages au sport d’hiver ou à Saint Tropez, il nous montrait les contradictions de nos sociétés. J’ai découvert des albums que je ne connaissais pas et ses débuts.

Commençons par les Brochures Médicales du début.

Ses premiers albums.

L’exposition nous emmène sur toute sa carrière, de sa collaboration à divers journaux, du New Yorker à l’Express, sa collaboration avec Gociny pour le petit Nicolas, et avec Modiano et d’autres. Il a su toujours rester simple .

1957
Vaguement compétitif: Pion sur l’échiquier (1985 )
1979 Les musiciens

Album Enfances (Denoël/éditions Martine Gossieaux) 2011

Je ne connaissais pas Catherine Certitude personnage réalisé avec Patrick Modiano.

Catherine Certitude 2005

C est un plaisir de voir cet humour simple dans les dessins en noir et blanc, ou avec très peu de couleur.

Le petit Nicolas dix albums avec R.Gociny

Les Musées

Les musiciens

1997
Raoul Taburin. 1999

La suite du festival de dessin à Arles sur un autres blog ,voir 2/2

Jean Jacques Sempè, festival de dessin, Arles, Adrien Neveu, Edmond Edmond Guinche, Jean-Baptiste Sécheret, dessin,

Solid’ ART

Chaque années on fait des découvertes

Des artistes se rassemblent pour exposer et vendre; la moitié des gains a pour destination d’aider le secours populaire dans son action avec les enfants. Cela donne Solid’ ART.

Comme le précise le journal web métropolitain “Un moment de solidarité et de convivialité, permis grâce aux bénévoles du Secours Populaire avec de nombreux échanges avec les artistes, des performances, des oeuvres participatives, des ateliers…Résultats, 4 000 visiteurs, soit 1 000 de plus, et surtout 50 000€ de dons qui permettront aux enfants des familles accompagnées par le Secours Populaire de l’Hérault de bénéficier de sorties culturelles, ludiques ou sportives. Voir le site. https://solidart.fr/montpellier/“

C’est un plaisir de côtoyer des artistes très différents les uns des autres.

Par exemple, Clara Langelez un travail très sensible sur du papier.

Clara Langelez

Elle a un stand à côté de AL. (Al Sticking) que l’on connaissait à Montpellier car il avait réalisé cette fresque sur le cinéma Le Royal. Il y a eu cette grande exposition à l’église Saint Anne en 2017, un grand du Street Art.

. Al Sticking. le mur du cinéma Le Royal Montpellier

Ici il présente différents travaux dont ces deux sérigraphies en sont des extraits.

Al Sticking
Al Sticking

Pour en savoir plus sur Al, sa page ‘: https://www.facebook.com/al.sticking/

……

Il y avait Ludo LaSalle , qui présente des paysages urbains sur des supports venant de la rue.

Ludo LaSalle

https://ludolassalle.wixsite.com/website

Ludo LaSalle
Ludo LaSalle

La céramiste Kathy BASSAGET nous étonne avec ses poissons.

On peut aller voir son site : https://kathybassaget.fr/poissons/

On redécouvre cette photographe américaine installée à Montpellier Huguette ROS.

Power & co. Huguette ROS
Montée mécanique et chaos de tubes de Huguette ROS

On découvre les sculptures en fil tissé de Marta Arango.

Marta Arango
Rosario HEINS

Marta Arango

Marta Arango

Marta Arango
Marta Arango

On regarde les nouveaux tableaux et dessins de Rosario HEINS

Anne Sophie ATEK présente des dessins sous une forme intéressante.

Anne Sophie ATEK a réalisé une vidéo pour présenter un de ses dessins TUBERCULE Ectoplasmimik.

Bichette de Cade
AMPHORE META

Une présentation de Anne Sophie ATEK sur un blog http://annesophieatek.canalblog.com/

ils étaient plus de Quarante artistes, on peut voir le catalogue de l’exposition sur le lien suivant:

https://solidart.fr/montpellier

Solid’ART, montpellier, Clara Langelez, Anne Sophie ATEK, Rosario HEINS, Marta Arango, Huguette ROS, Kathy BASSAGET, Ludo LaSalle, Clara Langelez, Al Sticking,

La cabane trempée.

Au mois de mai, dans les étangs de Mauguio aux Cabanes de Salaison se déroule une expostion intitulée : la cabane trempée.

« La Cabane Trempée », comme son nom ne l’indique pas, est une association d’artistes, ou un groupe d’amis artistes, qui organise ( Au mois de MAI, et ceci depuis 1994 ) des expositions d’art contemporain, dans une ancienne cabane de pêcheur, au bord de l’étang de l’Or, aux cabanes du Salaison, à Mauguio (Hérault).

Au milieu des étangs.

Cette maison appartient à un artiste, Denis Leenardt. Il propose de découvrir une multitude d’artistes qui partagent dans la bonne humeur ce lieu orginal.

On découvre des sculpteurs, photographes, peintres et dessinateurs.

Des sculptures de Marie Couchinho

Petit tableau de Gisèle Cazilhac. Café 4

Petit raku de Marlène Maurel

….

Maurice Garagnanie

Et on ne vera plus le travail de Maurice Garagnanie qui nous a quitté.

Sculpture à lunette …

Sculptures en fer de Corinne Causse.

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Et d’autres photos, dessins et sculptures, je ne peux les présenter tous. c’est sur Denis Leenhardt que je voudrai faire une présentation plus étendue de son travail qui a beaucoup d’humour.

« Deux qui vont, et une assise » – encre 40 x 50 – Décembre 2008

Cinquante- balais Encre

Passerelles N°4 – encre 75 X 105 –

Poisson général-encre 75×105-

Son site est très bien organisé. http://denis.leenhardt.free.fr/index.html

Épines blanches, épines roses

Ce dessin est un extrait d’une illustration d’un livre de Marcel Proust aux Editions Luis Casinada.

DENIS LEENHARDT, cabane trempée, Marie Couchinho, Gisèle Cazilhac, ´Marlène Maurel,

Di Rosa

Comment parler de Hervé DI ROSA, il expose une série sur l’histoire du peuple “ René » à Montpellier dans la galerie AD.

René est un personage créé par Di Rosa en 1983

Hervé Di Rosa a amené dans les galeries le langage de la BD proche du mouvement Punk et des BD décalées de son adolescence. Au delà de son discours de peintre issu de milieu populaire, il a toujours su rebondir à la manière de Jean Dubuffet.

Le peintre Jean Dubuffet a fait la promotion de l’Art Brut en même temps que son art s’en éloignait. Jean Dubuffet a démontré que la création ne se situe pas seulement dans les codes utilisés dans les galeries et les musées. Il a su définir que la création se situait aussi dans une volonté de créer, que les créateurs se nomment artistes ou non.

Il jouait l’ultime révolution dadaïste, qui, avec raison, dans ce périmètre de l’art des années après guerre, avait besoin d’être bousculé.

Dans ces années 70, là où se situent les débuts de Hervé Di Rosa, le peintre a trouvé par le biais des galeristes la promotion d’un language pictural qui partage avec Robert Combas et François Boirond, et, c’est avec eux ils créent ce que l’on appellera bientôt La Nouvelle figuration. Au même moment d’autres artistes établissaient une réflexion sur le support, la surface, en remettant en cause le tableau et même le musée,. Ces artistes arrivent à peindre que sur le fil de la toile, ou à investir le musée avec des rayures pour montrer que l’art est dépendant des espaces où il est présenté. Notre nouvelle figuration remplit les galeries et musées de tableaux.

Là où le parallélisme avec Jean Dubuffet est remarquable, est que H. Di Rosa a su mettre en avant avec son musée des arts modestes le MIAM une vraie relecture des créateurs de beaucoup de mouvements picturaux du monde entier qui étaient et ne sont pas encore assez valorisés. A l’identique de l’Art Brut promu par J Dubuffet.

Ce long préalable pour présenter cette exposition de Di Rosa à AD galerie dans leur nouveau local situé dans la zone industrielle de Montpellier, entre une boutique de meuble BoBo et des motos de haute gamme.

Ici le peintre nous reprend ses personnages “René “ et dresse à la manière d’un auteur de BD une vision de l’histoire à travers des images clichées qui hantent nos mémoires collectives.

Galerie À D

Chine 1380

Dunkerque. 1940

Vinland. 1000

Gisent, 500 Av J.-C.

Verdun. 1916

Orléans 1429

Viet Nam 1973

Moscou. 1812

Rome. 182

Tampa. 1862

Italie 1747

On peut formuler comme la galerie AD que l’exposition “ offre un regard nouveau sur un artiste pionnier de la figuration libre, qui surprend toujours par une créativité débordante et son goût pour la recherche”.

Mais je n’en suis pas convaincu car même les sculptures présentées ont perdu de la force par rapport à celles qu’il réalisait avec son frère.

Fin de l’article sur Hervé Di Rosa .

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Hervé Di Rosa, galerie AD, les René, le Peuple René, exposition Montpellier,

Atelier Dessin N°6 à Sète

A La Chapelle Haute de Sète une exposition sur le dessin est présentée comme chaque année. Un plaisir car la diversité et la personnalité sur le fond comme sur la forme de chaque réalisation donne à l’ensemble un plaisir de voir et découvrir.

Très féminine cette année 20 participantes et 5 hommes.

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Stéphanie Saint Martin Gravure sur bois 50/65 cm

Stéphanie Saint Martin Sans titre. Gravure sur bois 50/65 cm

Jihane khalife. Série Album N°1
Jihane khalife. Série Album N°1
Suzy Lelièvre. Crayon 2. 2017

Stéphanie Marjoral Coucher de soleil. Crayon de couleur 2019

Nina Haab. Vue sur Jersey. Crayon sur papier. 2019.

Raphaël Kuntz. Le cumulonimbus. Feutre et stylo sur papier 2019

Djémila Capucine Behamza. Atarizakti/ mise en abîme de l’ombre et filigranes. 2020. Céramique et crayon

1011. Le nouvel ordre mondial. Dessin crayon de couleur 2020
Marie Claire Esposito Vertiges 2020. Feuille de porcelaine plus verre
Julie Monet La mémoire du visible Amérique du Sud 2020 broderie 60/70cm

Jihane khalife, Stéphanie Saint Martin, Suzy Stéphanie Marjoral, Nina Haab, Djémila Capucine Behamza, Raphaël Kuntz, Marie Claire Esposito, Julie Monet,

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Bom.K

A la galerie François Xavier à Montpelier une exposition sur Nubian et un autre artiste : Bom.K. Celui-ci, venant et continuant le street art, a déjà une réputation internationale.

Une vraie découverte.

Dominant. 18 x 29,5 cm crayon sur papier

Police. Sérigraphie. 2019.

Papier à Musique. /. Dessin au crayon et acrylique sur anciennes partitions
Scotch Banana. Estampe numérique 225/225 cm. Sur canson 350 gr

Mikey

Urbaran Kontorsion. 130/87 cm. 2019. Acrylique et Aérosol

Magicien Oze. . Estampe numérique 225/225 cm. Sur canson 350 gr

Fermeture. . Dessin crayon

Au delà des sujets qui sont forcément un peu provocateur, sa maîtrise au crayon, l’acrylique, l’aerosol, petits et très grands formats, est forte. Et le choix de ses sujets est une vrai reflection que nous pose le regard d’un artiste sur son environnement qui dépasse celle d’un Francis Bacon ou d’autres artistes enfermés dans leurs cultures pour le musée.

Déjà dans médiapart le 17 JANVIER 2014

Les grisailles de Bom.k traversent les frontières. Membre du crew de graffiti DMV (Da Mental Vaporz), l’artiste français s’est imposé avec son style torturé, couché sur mur ou sur toile, à la bombe de peinture. Un an après Vertiges et Somnolence – première exposition personnelle –, Bom.k continue de peindre des muraux XXL et collectifs, des zones abandonnées, tandis que son travail d’atelier est consacré à la Known gallery de Los Angeles,

2017.

En 2015: un magazine Spraymium lui consacre un reportage. https://spraymiummagazine.com/bom-k-limprevisible-imaginaire/

2015.

Et sur Le Bien Public est écrite cette présentation.

L’artiste brestois Bom.K a fini son œuvre sur le MUR de Dijon, à l’angle des rues d’Assas et Jean-Jacques Rousseau. Intitulée “Honneur”, elle restera trois mois sur la surface d’exposition. Elle représente une vision de Marianne.

2019. Ce projet est porté par l’association Zutique Productions, en collaboration avec la Ville de Dijon

Qui est Bom.K ?

Né dans la banlieue sud de Paris en 1973, Bom-K réside actuellement à Brest (Finistère). À 17 ans, il adopte son pseudonyme, diminutif de Bombing Killa. Artiste de l’art urbain, il manie la bombe et le pinceau pour réaliser tags, flops et fresques, mais aussi des illustrations et esquisses réalisées au crayon. Ses œuvres se présentent en tons monochromes, noir et blanc, froids, à la limite du morbide, que l’on retrouve à Brest, Paris, Nantes (Loire-Atlantique) ou encore Marseille (Bouches-du-Rhône

Et sur le site de la galerie François Xavier

BOM.K

…….. Bom.k développe depuis 2005, un travail en atelier aussi exigeant et total que ses productions extérieures. Equipé de crayons, d’aérosols, d’acrylique et d’une kyrielle de produits chimiques, il s’attaque instinctivement à des toiles aussi grandes que ses fresques. Logiquement, ses oeuvres ne tardent pas à être repérées par de nombreuses galeries, en France comme à l’étranger – Europe, Etats-Unis et Asie – qui l’invitent à participer a des expositions solos ou collectives.Enfin, la sortie de son livre ‘HB Blacktrace’ aux Editions Populaires en 2007, finit d’assoir sa réputation internationale comme un des noms majeurs de la scène post graffiti, de l’illustration et de l’art contemporain.Aujourd’hui, Bom.k vit et travaille entre Paris et le nord de France.

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Chrystèle Gonçalves.

A la galerie N°5.

Une exposition intitulée ABSTRACTION EXPRESSIVE.

Lucie Bitunjac présente des céramiques et Chrystèle Gonçalves des peintures qui retiennent l’attention.

Chrystèle Gonçalves présente 3 séries de tableau.

Série 1

“L’étang de Walden », diptyque”, 2019. Huile sur toile, 65 x 50 cm
“L’étang de Walden », diptyque”, 2019. Huile sur toile, 65 x 50 cm

Série 2

Untilteted
Oil on canvas
116 x 89 cm
2020

“Brume rouge de mars”, 2020, Huile sur toile, 50 x 65 cm. deux autres tableaux en dessous.

Le galeriste Ludovic Allabert explique que, dans l’atelier, l’artiste part d’un objet simple, ici une cerise, et fait évoluer sa composition au grès de son plaisir de peintre.

Huile sur toile 114 x 150 cm

Série 3

(Birds and crickets chirping) / (Gazouillis d’oiseaux et sons de criquets) V
Huile sur toile,
146 x 114 cm

En cherchant sur le Net, on découvre que cette marseillaise a déjà réalisé quelques expositions et sa peinture évolue tout doucement vers cet abstraction expressive, comme le titre de l’exposition nous le présente. Mais sa peinture reste dans le domaine du végétal.

On peut voir le site: https://chrystelegoncalves.tumblr.com/post/189067259276/walden-pond-létang-de-walden-huile-sur-toile. Pour voir son travail et son atelier

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Oups

Il faut dissocier Oups et Sunra même si les deux artistes du Street Art de Montpellier travaillent souvent ensemble car liés par une grande amitié.

Ils se sont connus en partageant de la musique. Après les notes, il ont partagé le graph dans la rue, souvent complémentaire et chacun gardant une écriture différente, Sunra plus proche de Banksy, et Oups a trouvé avec ses coccinelles, ses poissons, une approche moins directe. C’est dans la durée que la poésie des coxs et Fichs dans le paysage prend forme.

“On a envi tous les deux de proposer autre chose que ce que les medias nous montrent, une autre vision de notre société, une approche plus positive “.

Sunra et Oups Rue du pont de Lattes Montpellier

Oups réalise aussi des poissons bleus, des fantômes et ours polaires pour nous faire comprendre la fragilité de nos environnements.

Oups réalise ainsi ses fameuses Coccinelles qu’il appelle Cox. Celles -ci se sont multipliées et forment des notes colorées dans différents espaces de la ville et de la nature. Comme quand on se promène dans un jardin et que l’on voit une coccinelle, là aussi, quand on se promène et que l’on aperçoit un Cox enfoui sous une plante, ou s’arborant au pied d’un immeuble, cela fait de la musique dans la tête.

L’histoires des Coxs a commencé quand Oups a réalisé des petits galets, et il les a mis en situation sur les sorties de gouttière.

et après!

Les galets se sont transformés en rocher, en bloc béton, rambarde de ciment et ainsi les Coxs font chanter visuellement aussi bien les vignes de Villeneuve -Lès-Maguelone que les bords des chantiers que les abors des cités de Montpellier et le long des chemins.

Et c’est ainsi que depuis 10 ans se sont multipliés Les Coxs dans les paysages autour de Montpellier et ailleurs. Pour le bonheur des promeneurs, ce petit clin d’œil coloré amuse .

Et les Écoles

Au-delà des rues, les deux artistes sont souvent appelés dans les écoles, mais en continuité de leur philosophie, ce n’est pas pour faire de la décoration, ou jouer l’artiste de la galerie. C’est une vrai approche pédagogique pour et avec les enfants et en équipe avec les enseignants qu’ils réalisent leurs prestations.

Page d’Instagram de Oups

Autres poésies.

Mais ce n’est pas seulement la coccinelle Cox qui est en vedette, le poisson Fich et d’autres animaux existent pour le bonheur des transformateurs et des palissades.

Près de la poste Rondelet

Avec Sunra rue Roucher
Piste de skate à Palavas.
Transformateurs à Villeneuve-Lès-Maguelone

Sous l’autoroute .

On est dans une approche poétique du Street Art pris non pas comme le mur de la ville remplaçant la toile d’un tableau, mais comme des notes de musique qui forment un ensemble avec les autres composants du paysage.

Un livre complet de Oups et Sunra est visible sur ce lien et https://fr.calameo.com/read/004524188a3616ff39db4

Pour en savoir plus

Pour le site wild summer. https://www.wildsummer.fr/artiste-oups/

Et sa page Instagram. oups1 Cox And Co

Même si Oups doit cotiser plus à la caisse des travailleurs sociaux qu’à la maison des Artistes, on peut lire le travail de Oups par rapport à l’art contemporain. On n’est pas comme Viallat ou Buren qui mettent le même signe graphique avec une dialectique pertinente dans des environnements principalement situés en rapport au musée, on est ici plus proche du couple Jeanne- Claude Christo qui provoque des actions dans le domaine du Land Art, ceci pour provoquer une lecture de l’ environment qui nous entoure. Ici, avec Oups, le temps a une importance dans la mise en situation. Et on est dans un processus plus populaire pour la lecture et la compréhension de ces actions.

Ou peut aussi trouver des objets réalisés par Oups pour l’intérieur.

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