MIAM

Ce musée à Séte nous montre toujours une production popualire,

Que ce soit les objets du quotidien au delires des jeunes artistes de Manille


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http://miam.org/actu1.htma>tu1.htm

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L’art modeste s’inscrit dans le prolongement de la figuration libre. Libre de tout dogme, les acteurs de la figuration libre ont affranchi l’art de l’hégémonie de tout dogme, doctrine, théorie. Art majeur, art mineur, art singulier, art brut, art hors norme, art primitif et populaire, art rural et citadin, occidental et non occidental, avec la figuration libre toutes les formes d’art ont enfin le droit de cité, d’exister, de se côtoyer, d’être apprécier et célébrer en un même lieu, dans le même espace temps: loin de tout ghetto.
A l’histoire des peuples succèdent l’histoire des individus, l’histoire de l’homme retrouvé.
Avec les arts modestes, l’histoire des peuples et l’histoire des individus s’associent. Osmose de l’acte créatif et de la mémoire collective, de l’expression personnelle et de l’archétype culturel.

En dehors de sa caractéristique culturel propre, la célébration des objets qui ont une âme modeste, l’art modeste se doit d’être aussi une passerelle entre les diverses formes d’art, sans frontière de genre et d’origine. Cette activité doit certes rester secondaire, minoritaire, mais elle est le gage de sa liberté, sans quoi l’art modeste ne serait qu’un ghetto de plus où les seules discussions amèneraient à tergiverser sur l’homologation de tel ou tel objet comme appartenant ou non à l’art modeste. Certaines passerelles jetées par les arts modestes sur les multiples affluents de la culture prêteront à confusion, susciteront la perplexité voir le rejet.
Ces confusions perplexités et rejets, seront les lettres de noblesse de l’art modeste, mises en scène de l’apparente antinomie textuelle de cette union entre l’art et la modestie.

L’art modeste peut ainsi et aussi faire peur. Cet art modeste qui s’impose aujourd’hui à nous, dont certains devraient craindre une expansion internationale légitime, ne se contentera pas de jouer le rôle de brocanteur. Le braconnage est son mode d’expression. Tel Robin des bois, l’art modeste braconne sur les terres qui ne lui appartient pas, celles de l’art contemporain, de l’art brut, de l’art singulier, de l’art populaire ou encore de l’art primitif. Il braconne forcément puisque aucune terre ne lui appartient, puisqu’il n’est pas propriétaire des arts qu’il nous montre, et ne veut surtout pas l’être. L’art modeste redistribue l’art, toutes les formes d’art, à ceux qui n’en ont pas, à ceux qui en n’ont pas l’accès.

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