Di Rosa

Comment parler de Hervé DI ROSA, il expose une série sur l’histoire du peuple “ René » à Montpellier dans la galerie AD.

René est un personage créé par Di Rosa en 1983

Hervé Di Rosa a amené dans les galeries le langage de la BD proche du mouvement Punk et des BD décalées de son adolescence. Au delà de son discours de peintre issu de milieu populaire, il a toujours su rebondir à la manière de Jean Dubuffet.

Le peintre Jean Dubuffet a fait la promotion de l’Art Brut en même temps que son art s’en éloignait. Jean Dubuffet a démontré que la création ne se situe pas seulement dans les codes utilisés dans les galeries et les musées. Il a su définir que la création se situait aussi dans une volonté de créer, que les créateurs se nomment artistes ou non.

Il jouait l’ultime révolution dadaïste, qui, avec raison, dans ce périmètre de l’art des années après guerre, avait besoin d’être bousculé.

Dans ces années 70, là où se situent les débuts de Hervé Di Rosa, le peintre a trouvé par le biais des galeristes la promotion d’un language pictural qui partage avec Robert Combas et François Boirond, et, c’est avec eux ils créent ce que l’on appellera bientôt La Nouvelle figuration. Au même moment d’autres artistes établissaient une réflexion sur le support, la surface, en remettant en cause le tableau et même le musée,. Ces artistes arrivent à peindre que sur le fil de la toile, ou à investir le musée avec des rayures pour montrer que l’art est dépendant des espaces où il est présenté. Notre nouvelle figuration remplit les galeries et musées de tableaux.

Là où le parallélisme avec Jean Dubuffet est remarquable, est que H. Di Rosa a su mettre en avant avec son musée des arts modestes le MIAM une vraie relecture des créateurs de beaucoup de mouvements picturaux du monde entier qui étaient et ne sont pas encore assez valorisés. A l’identique de l’Art Brut promu par J Dubuffet.

Ce long préalable pour présenter cette exposition de Di Rosa à AD galerie dans leur nouveau local situé dans la zone industrielle de Montpellier, entre une boutique de meuble BoBo et des motos de haute gamme.

Ici le peintre nous reprend ses personnages “René “ et dresse à la manière d’un auteur de BD une vision de l’histoire à travers des images clichées qui hantent nos mémoires collectives.

Galerie À D

Chine 1380

Dunkerque. 1940

Vinland. 1000

Gisent, 500 Av J.-C.

Verdun. 1916

Orléans 1429

Viet Nam 1973

Moscou. 1812

Rome. 182

Tampa. 1862

Italie 1747

On peut formuler comme la galerie AD que l’exposition “ offre un regard nouveau sur un artiste pionnier de la figuration libre, qui surprend toujours par une créativité débordante et son goût pour la recherche”.

Mais je n’en suis pas convaincu car même les sculptures présentées ont perdu de la force par rapport à celles qu’il réalisait avec son frère.

Fin de l’article sur Hervé Di Rosa .

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Hervé Di Rosa, galerie AD, les René, le Peuple René, exposition Montpellier,

MIAM

Ce musée à Séte nous montre toujours une production popualire,

Que ce soit les objets du quotidien au delires des jeunes artistes de Manille


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http://miam.org/actu1.htma>tu1.htm

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L’art modeste s’inscrit dans le prolongement de la figuration libre. Libre de tout dogme, les acteurs de la figuration libre ont affranchi l’art de l’hégémonie de tout dogme, doctrine, théorie. Art majeur, art mineur, art singulier, art brut, art hors norme, art primitif et populaire, art rural et citadin, occidental et non occidental, avec la figuration libre toutes les formes d’art ont enfin le droit de cité, d’exister, de se côtoyer, d’être apprécier et célébrer en un même lieu, dans le même espace temps: loin de tout ghetto.
A l’histoire des peuples succèdent l’histoire des individus, l’histoire de l’homme retrouvé.
Avec les arts modestes, l’histoire des peuples et l’histoire des individus s’associent. Osmose de l’acte créatif et de la mémoire collective, de l’expression personnelle et de l’archétype culturel.

En dehors de sa caractéristique culturel propre, la célébration des objets qui ont une âme modeste, l’art modeste se doit d’être aussi une passerelle entre les diverses formes d’art, sans frontière de genre et d’origine. Cette activité doit certes rester secondaire, minoritaire, mais elle est le gage de sa liberté, sans quoi l’art modeste ne serait qu’un ghetto de plus où les seules discussions amèneraient à tergiverser sur l’homologation de tel ou tel objet comme appartenant ou non à l’art modeste. Certaines passerelles jetées par les arts modestes sur les multiples affluents de la culture prêteront à confusion, susciteront la perplexité voir le rejet.
Ces confusions perplexités et rejets, seront les lettres de noblesse de l’art modeste, mises en scène de l’apparente antinomie textuelle de cette union entre l’art et la modestie.

L’art modeste peut ainsi et aussi faire peur. Cet art modeste qui s’impose aujourd’hui à nous, dont certains devraient craindre une expansion internationale légitime, ne se contentera pas de jouer le rôle de brocanteur. Le braconnage est son mode d’expression. Tel Robin des bois, l’art modeste braconne sur les terres qui ne lui appartient pas, celles de l’art contemporain, de l’art brut, de l’art singulier, de l’art populaire ou encore de l’art primitif. Il braconne forcément puisque aucune terre ne lui appartient, puisqu’il n’est pas propriétaire des arts qu’il nous montre, et ne veut surtout pas l’être. L’art modeste redistribue l’art, toutes les formes d’art, à ceux qui n’en ont pas, à ceux qui en n’ont pas l’accès.