Illustratrice que l’on connaît par ses dessins dans la presse, elle a réalisé plusieurs livres. Et elle a reçu le prix spécial du jury à Angoulême en 2018.
Ce sont des auteurs qui débordent du champ de l’illustration ou de la bd pour aller vers d’autres supports, télévision, théâtre et réseau numérique.
Dans les chants graphiques qui ont démarré avec G. Wolinski, Sempé, Claire Brétecher, Plantu etc… tous ces dessins aux traits, lignes clairs, très monochromes, sans fond, ils arrivent avec deux traits, et trois taches , une hachure, à analyser les partitions de nos vies et la musique que provoquent nos travers et nos enfers.
Ci-dessous des dessins Marion Fayolle ont été publiés dans le New York Time.
Marion Fayolle. Donner des conseils pour la planète sans les appliquer soi-même, le vrai problème de l’hypocrisieMarion Fayolle Les traumatismes collectifsLa connaissance de soi pour accéder au succèsEducation sexuelle (image non publiée)
. Livre en cours d’écriture, La maison nue. à paraître aux éditions Magnani.
Extrait du livre La maison nueExtrait du livre La maison nue
· Marion Fayolle à Angoulême en 2018 a remporté le Prix spécial du jury, pour son album Les amours suspendus Ed.Magnani.
Extrait du livre Les amours suspendus« Les amours suspendus ». Marion FlayolleExtrait du livre Les amours suspendus
3 dessins de son livre: Les petits. édition Magnani
Extrait du livre. Les petits, de Marion FayolleExtrait du livre Les petits, de Marion Fayolle
Déjà en 2015 le théâtre Gérard Philipe lui proposait d’assister aux ateliers donnés par le chorégraphe Thierry Tieu Niang à Saint Denis dans le quartier du Franc-Moisin et d’en faire un livre: Les faux pas .
Au salon Solid’Art, les artistes d’un territoire vendent leurs œuvres et collectent des dons pour soutenir les actions de solidarité du Secours Populaire .
A Montpellier fin septembre, il y avait du monde dans les allées, beaucoup d’artistes que l’on connaît et une découverte : ce peintre: Sadik Farabi.
Une œuvre étonnante dans l’ équilibre entre forme et figure, couleur et signe, peinture, collage et traits et déchirures.
Et pour vous faire partager le plaisir de découvrit ses peintures, ci dessous quelques exemples.
Comme le dit Fabien Lasco à propos du travail de Sadik Farabi
« Le chemin qui va de moi à moi fait le tour du monde » dit Keyserling.
La peinture de sadik FARABI exprime elle aussi et sans détour une quête identitaire : le parcours d’un monde à l’autre, l’expérience d’un voyage – d’abord individuel – comme télescopage des temps et des lieux. Est-ce le résultat d’une histoire personnelle et familiale, celle qui nous amène depuis le Sahara, à Rabat puis Montpellier ?
Traduisant inlassablement dans sa peinture les emprunts à la musique et aux rituels gnaouas, Subsahariens ; aux couleurs qui ne manquent pas d’évoquer le Maghreb, celui d’un monde nomade oublié à un monde urbain omniprésent, mais aussi plus intimement, la cuisine aux couleurs et saveurs elles aussi bigarrées. Pareils aux grains de sables disséminés dans l’œuvre de l’artiste, ces traces fabriquent un univers unique…..”
Sans titre. Technique Mixte, acrylique, collage sur toile. 120/40 Petit urbanisme. Sans titre. Technique Mixte, acrylique, collage sur toile. 50/25. 2015Lire. . Technique Mixte, acrylique, collage sur toile. 50/25. 2015Sans titre. Technique Mixte, acrylique, collage sur toile. 50/46.cm. 2015Sans titre. Technique Mixte, acrylique, collage sur toile. 73/60 cm. 2015
Épure et forme, symbole et expression, signes et cadre, son travail est personnel, il a trouvé un language qui passe au dessus des cultures picturales, pour laisser en nos mémoires des traces d’une réalité.
Dans le château de la Roche Jagu, l’exposition “ Métamorphose” Cecile Borne que l’on avait vu au musée Paul Valéry de Sète avec son Carnet de Bord en tissu présentait son travail toujours avec les tissus et objets récupérés. Le texte de présentation nous précise:
“. Elle mène un travail de mémoire et de création autour des tissus échoués, parcelles d’étoffes venues du large et rejetées par la mer. Ces fragments de tissu deviennent le point de départ d’un développement sensible aux lisières de l’intimité du corps et du tissu social. Ces humbles reliques, ruines muettes, témoignent d’une histoire sans parole. Ces dernières années, Cécile Borne a élargi son champ de recherches aux déchets plastiques présents sur le littoral. Elle présente à partir de ces fragments, une fiction ethnographique plastique : Les Indigènes du 7e continent. “
cecile.borne.free.fr
Disparition 2016.
DISPARITION
C’est une installation en hommage aux migrants disparus en mer. 2016
“Parmi les photos nous arrivant du drame qui se joue en méditerranée, certaines m’ont particulièrement interpellées. Il s’agit de ces photos de plages de Turquie ou de Grèce, jonchées de vêtements. Bien sûr, pour moi qui travaille autour du tissu échoué depuis des années, la résonance est immédiate. Cette installation est composée de caisses à crabes en bois, empilées les unes sur les autres, emplies de tissus échoués roulés, fragments d’histoires serrés dans une valise. Ces empilements de caisses forment des stèles au dessus desquelles flottent des coques vides, empreintes de femmes, d’ hommes, d’ enfants. Leur absence est criante. Ces présences fantomatiques nous ramènent au corps, nous rappelle que derrière le mot migrants il y a des hommes, des femmes, des enfants, des êtres uniques, des corps aimés, désirants, des êtres en quête d’une vie meilleure fuyant la guerre et la misère, des destins brisés, abîmés en mer, disparus, devenus invisibles, sans sépulture.”
La planète bleue 2021. 50/50cmConcrétions mèmorielles. tissus ficelles. 2017La Bestia Noire LES INDIGENES DU 7eme CONTINENT. 2019.
Fiction ethnographique plastique. “Pendant 20 ans j’ai récolté ces fragments textiles sur les côtes de Bretagne et d’ailleurs. J’ai écarté de mon regard le plastique, pourtant bien présent sur le rivage. Cette matière particulièrement indésirable ne m’inspirait pas. Puis, il m’a fallu me rendre à l’évidence, je ne pouvais plus faire comme si ce n’était pas là. Il fallait que je porte un regard sur cette réalité. Ce déchet avait aussi des choses à dire. De ce nouveau regard, ont émergé LES INDIGENES DU 7EME CONTINENT..”
On aperçoit d’autres indigènes du 7 éme Continent.
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LES INDIGENES DU 7eme CONTINENT
Une des meilleures plasticiennes de la scène contemporaine, que je mets très haut car elle montre dans sa répétition son geste créatif, comme Armand avec les objets, elle avec les tissus, au delà d’une volonté d’exister comme une artiste, elle donne une présentation de notre société comme un Boltanski qui aurait fait une analyse pour ne pas répéter toujours le même scenario conceptuel.
Les tableaux de Fabienne Houzé-Ricard que j’ai vus cet été au château de la Roche-Jagu en Bretagne m’ont impressionné.
Grand tableau de 2 m de haut, j’ai aimé ce graphisme qui mélange le nid et les brindilles par l’atrait du trait (double traits).
Après sa période Nids. (2017), Fabienne Houzé- Ricard présentait aussi d’autre travaux sur des oiseaux. Comme pour les nids, elle nous pose une interrogation sur la représentation d’un reel qui n’est pas réel mais qui a l’allure du réel, où, c’est le trait du dessin, qui par sa matière, donne la force à l’image. On voit un Oiseau, des plumes, même des ailes ou un corps d’oiseaux, mais ce n’est pas un oiseau.
Sur son site, je n’ai pas retrouvé la majesté que m’a laissée la vision de ses dessins ( peintures) dans l’exposition.
La Halle Saint Pierre à Paris est située juste en dessous du Sacré Cœur. Ce lieu s’est spécialisé dans des expositions sur l’Art singulier et l’Art brut; il y est présenté Stéphane BLANQUET jusqu’à la fin de l’année 2021.
Comme le précise un article d’Agnès Giard du journal Libération :
Halle Saint-Pierre: une orgie d’art «dégénérant».
« Figure majeure de la scène artistique underground, Stéphane Blanquet a transformé la Halle Saint Pierre en maison fantôme érotique. Le parcours initiatique est ponctué d’expériences sensorielles fortes. Le grand frisson…
Fondateur en 1990 de la revue mythique Chacal Puant, créateur de la maison d’édition United Dead Artists, Stéphane Blanquet fait proliférer ses images mentales sous des formes foisonnantes : dessin, marionnettes, installations, spectacle vivant et scénographie, sculpture, édition indépendante, art urbain, cinéma d’animation, musique… Organiques et orgiaques, ses images répètent sans fin l’obsession d’être en vie, c’est-à-dire dévoré d’envies……. »
L’exposition est mise en scène par Martine Lusardy, commissaire de l’exposition et directrice du Musée.
Elle permet de voir toutes les facette que Stéphane Blanquet a su travailler pour exprimer son imaginaire pulsionnel au fil d’un parcours dérangeant.
TRANCHÉE RACINE
Au premier étage, Stéphane Blanquet a invité des plasticiens de différents pays autour d’un manifeste d’édition d’images intitulé TRANCHÉE RACINE ..
Tous ces artistes viscéraux, généreux, hypnotiques, obsessionnels, viennent de tous les courants et contre-courants. Agitateurs rebelles, bruyants, cruels, généreux, non-conformistes, ils incarnent l’archétype du fripon divin comme le Dit ´ Michel Maffesoli.
Cet esprit rebelle et libertaire est le lien entre tous ces artistes, une racine démultipliée, qui interroge notre rapport à la sexualité, à la mort, à la nature, à l’animal, au végétal, à la politique, à l’image…
Futakuchi Takayuki Japon Teraza LOCHMANN. Prague Arnault LOUMEAU. France Pablo QUEREA. MexiqueSAMPLERMAN. (Yvan Guillo)SAMPLERMAN. (Yvan Guillo)Antwan HORFEE. Paris
Il y a 42 artistes présents , juste quelques exemples sont ici présentés, les plus graphiques.
Au musée des impressionnistes à Giverny. Pour l’exposition de l’été 2021, la commissaire de l’expostion (ou curatrice) a décidé de montrer comment les fauvistes sont devenus impressionnistes à la fin de leurs vies.
La ficelle est un peu grosse, mais pour le public cela fait impression.
Pour ce faire naturellement elle reste du côté jardin.
Paul Sérusier (1864. 1927). Femmes à la source 1899Claude Monet. 1840 -1926. Jardin en fleur à Sainte-Adresse. 1866Pierre Bonnard 1867-1947. Promenade dans le jardin. 1886Camille Pissarro. 1830-1903. Bedford Park, Bath Road, La Passerelle, Londres 1897Édouard Vuillard. 1868-1940. Le Banc rose 1890Léo Gausson. 1860-1944. Le Jardin de Pissarro et le clocher d’Eragny. 1891Gustave Caillebotte 1848-1894. Portrait à la campagne 1866Albert Bartholomé 1848-1928. Dans la Serre 1881
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Ker-Xavier Roussel. 1867-1944. Les Marronniers . 1933Ker-Xavier Roussel. 1867-1944. Femme au peignoir bleu moucheté . 1893Marie Bracquemond. 1840-1916. Sur ‘ la terrasse de Sèvres.Édouard Vuillard. 1868-1940. L’allée. 1908Pierre Bonnard 1867-1947. La Seine à Vernon. 1915.
T
Maurice Denis. 1870- 1943. Dans le parc ou femme et enfant au tablier bleu. 1910. Claude Monet. 1840-1926. Nymphéas avec rameaux. 1919Édouard Vuillard. 1868-1940. La Grange dans le potager. 1939Édouard Vuillard. 1868-1940. Vue des Pavillons vers la mer.. 1910Pierre Bonnard 1867-1947. Fenêtre ouverte sur la Seine (Vernon) 1912
Pour finir, alors que de nombreux Néo-impressionnistes. prolifèrent au début du XX, il est présenté cet étrange tableau. datant de la fin du XX ème siècle.
Elle a été choisie par un responsable de la mairie de Montpellier ou de l’agglomération qui a réalisé une exposition de street artistes sur des supports de pub.
A La Chapelle des pénitents , outre de belles sérigraphies, elle a réalisé des cubes qui ont envahi l’espace.
Sérigraphie 50 /70 cmSérigraphie 40/ 40 cm
Au fond de l’église, Noon présente dans des cadres de tableaux des découpages papier montés en relief.
D’un format de 30 40 cm ou 30 60 cm
Sur les murs restant de la Chapelle, on découvre d’autres artistes que présente Anagraphis par des sérigraphies originales numérotées.
Anagraphis est une maison d’édition qui réalise des sérigraphies originales, numérotées et signées par les plus grands noms de l’art contemporain, du street art et de la bande dessinée. On peut découvrir toutes les affiches sur le lien ci-dessous. BOUTIQUE D’ANAGRAPHIS. Une démarche pour rendre accessible des œuvres d’art en rétribuant les artistes.
Summer Times. De Reso. 2018De BELLA BAH (BELLUS). 2020 Les blues train. De Patrick Coutin. ,,,,?,,,Big Boy De Benito 2020,,,,,?,,,, Little Walter.de Mezo Sans titre de PEZJCamion de bière BOISROND François????
Anagraphis Editions
Anagraphis, c’est d’abord l’édition d’œuvres originales, sérigraphies, estampes, numérotées et signées par les plus grands noms de l’art contemporain, de la bande dessinée et du Street Art. Aujourd’hui, c’est aussi le livre, l’estampe numérique ou l’e-book
Étonnant ce photographe qui réalise des maquettes pour prendre en photo avec un point de vue de l’intérieur.
A propos de la démarche:
Génétiquement programmé pour être peintre, j’ai très tôt choisi la photographie comme métier de survie : le moins éloigné de mes préoccupations.L’oeuvre de Kurt Schwitters m’a fait abandonner les gouaches pour assembler divers matériaux et objets ; découvrant la troisième dimension j’ai un temps été sculpteur, puis je me suis mis à reconstruire à échelle réduite mon univers de prédilection : les « Artists’rooms ». Ces maquettes sont devenues les « modèles », au sens pictural du terme, de mes photographies et depuis je les construis à cette fin . L’aspect polymorphe de ma démarche a orienté l’architecture de ce site.
Commençons par cet atelier de Marcel Duchamp.
En 2000, il réalise cet escalier.
Piranese.
Au début, j’ai photographié les maquettes à l’horizontale, avec une perspective toute normale, bien redressée, proche de l’oeil humain ( « Les ateliers »). Puis j’ai étendu cette vision à l’enfilade de plusieurs pièces ( » de porte en porte » ). Après avoir percé un plafond, comme le fît en son temps Gordon Matta- Clarck, j’explore des perspectives vertigineuses, telles que l’on peut en avoir sur un chantier ou dans une cage d’escalier : mes images prennent alors une dimension plus » Piranésienne « .
Il y a aussi cette maison japonaise traditionnelle.
On voit la maquette en haut et la prise de vue en dessous.
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La maison de Arbat date de 2012.
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Le Havre (photo du dessous).
Le Havre, la ville reconstruite.
Le Musée d’Art Moderne André Malraux du Havre m’a invité à réaliser un travail photographique inspiré par l’architecture et l’ambiance particulière de la ville .Le port du Havre et la partie basse de la ville furent presque entièrement rasés en 1944 par des bombardements aériens. La reconstruction de la ville a ensuite été confiée à l’architecte Auguste Perret et à son équipe. Après avoir évoqué New-York et ses ateliers d’artistes avec vue sur les toits de la ville, je me suis tout naturellement intéressé à ce port: point de départ des liaisons entre l’Europe et l’Amérique (à l’époque des paquebots : le France, le Normandie). Après un repérage d’une journée au Havre, j’ai entamé la construction de maquettes d’architectures à l’échelle 1/100 inspirées par les immeubles construits par Perret au centre ville et à l’entrée du port. J’ai aussi reconstitué à une échelle plus grande les parties d’un appartement type de Perret .J’ai photographié ces divers éléments agencés, en studio ,devant un fond de ciel nuageux, travaillant les éclairages pour obtenir les images d’atmosphères que je montre ici, à Paris-photo, en préambule d’une exposition au Havre.
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La cité radieuse de l’architecte LE CORBUSIER. A Marseille.
Une série sur New York.
Il y aussi le Palais des Beaux Arts de Horta.
Passages
Dans le Palais des Beaux-Arts, édifié par Victor Horta à Bruxelles en 1928 , les dégagements de la grande salle sont éclairés par de hautes fenêtres donnant sur une cour intérieure.
L’atelier Bourdelle.
Et pour finir cette photo où l’on voit sa maquette et deux grands tirages de ses photos et l’installation correspondante.
Pour voir la totalité de ses travaux , son site est très bien.
Pour l’été 2021, le responsable du Pavillon Populaire de Montpellier nous fait découvrir Edward Burtynsky.
Enrica Viganò, Commissaire de l’exposition. : Burtynsky utilise des images sublimes pour toucher l’opinion publique : « Puisque c’est à travers la culture que l’on s’élève et que l’on construit son histoire. Et, par la culture, il est possible de montrer à l’Homme les conséquences de ses actions ». Son art est donc une nécessité, pour provoquer, informer et mobiliser, peu importe les frontières, puisque l’environnement est le sujet le plus universel qui soit et qu’il a l’urgence de nos besoins les plus primaires. L’artiste nous propose des images étonnantes et réellement efficaces, puisqu’elles révèlent la façon dont l’humanité façonne le monde, guidée par sa cupidité. La Terre, cependant, est épuisée et lance un appel à l’aide, notamment par le biais de la photographie. Le message de Burtynsky est clair et simple : « Nos choix d’aujourd’hui sont notre don pour l’avenir ».
L’exposition Eaux troublées explore la relation controversée entre l’homme et l’eau, ce liquide si précieux, ressource essentielle à la vie, élément fondamental de notre corps, de notre planète et de notre vie.
Entre 2009 et 2014, Edward Burtynsky parcourt les cinq continents, du golfe du Mexique aux rives du Gange, pour capturer le cycle de vie de l’eau. Il suit le cours des rivières et étudie les mers, il décrit les différentes utilisations de l’eau, du culte à l’agriculture, et comme à son habitude, regarde à nouveau au-delà de la surface des choses. »
Polder Irrigation Irrigation BarrageBarrage
L’oeuvre photographique d’Edward Burtynsky est en effet le fruit de la subtilité qu’il déploie dans ses recherches et leur synthèse. L’analyse débute par une étude minutieuse de l’impact du progrès humain sur la Terre et se poursuit par une recherche en profondeur de sites représentatifs. La synthèse est présentée par le biais des images qui parviennent à réunir cette diversité et la transforment en symboles à travers une esthétique qui comble les sens et invite à la contemplation. Pour produire son oeuvre sur l’eau, Burtynsky a eu recours à des technologies modernes, une nécessité pour traiter d’un sujet si vaste. Les prises de vue aériennes (depuis des hélicoptères ou des drones) caractérisent en effet ce projet et ne cessent de nous étonner en raison de la difficulté à appréhender visuellement l’échelle et l’abstraction des sujets.
Le résultat est toujours surprenant et excitant et nous sommes d’abord fascinés par ces impressionnantes représentations de lieux, après quoi nous pouvons dépasser l’illusoire infinité de ces paysages, pour enfin saisir le sujet.
En préparation d’un sommet franco africain qui se déroulera à Montpellier, une exposition à la salle Bagouet présente Abdoulaye Konaté.
C’est l’une des grandes figures des arts plastiques au Mali. Abordant la tapisserie, la confection, la peinture et la sculpture, il fait du tissu son principal matériau de création et puise son inspiration tant dans les spiritualités africaines que dans d’autres sujets.
Lune bleue 540/402. cm Lune bleue Vert touareg ( au trois cercle). 520/297 cm Vert touareg ( aux trois cercles). Détail Les gouttes rouges (sang du Sahel ). 2016 425/225 Cm Les gouttes rouges (sang du Sahel ). Détail Hommage à Joelle Busca 2021. 250 /190 cmHommage à Joelle Busca. Détail De Picasso à Jean Paul Gauthier. 2017. 231/186cmDe Picasso à Jean Paul Gauthier. Détail
Le CRAC de Séte (Centre Régional d’Art Contemporain) présente le travail de Luigi Serafini. Luigi Serafini a dessiné les planches de ce livre Le Codex Seraphinianus à la fin des années 1970, grâce à l’éditeur Franco Maria Ricci qui le publia dans son catalogue « Les Signes de l’homme ». Ce travail original, graphique et littéraire, même si le Codex Seraphinianus n’est pas lisible , car il est écrit dans une langue non déchiffrée. Il fut publié initialement dans une édition reliée limitée à 5000 copies en 1981. Et depuis 5 autres éditions.
« C’était une écriture qui contenait le rêve de beaucoup d’autres écritures » dit l’artiste. Entre lisibilité et visibilité, l’alphabet inventé par Luigi Serafini devient paradoxalement universel parce qu’illisible, traversant ainsi les cultures et les générations, au-delà des frontières.
Ici à Sète, trente planches du Codex Seraphinianus sont présentées, mais il est déployé pour la première fois en trois dimensions dans un lieu d’exposition. Inspiré par la ville de Sète, Luigi Serafini y installe un univers polymorphe, entre végétal et animal, monde marin et terrien. En trois salles, Le jardin potager, La construction des poissons et La chambre du Demi-Thon, Luigi propose une traversée entre les mondes. Ses sculptures, ses dessins et peintures, son écriture et sa graphie si singulière, transforment le centre d’art en Codex à l’échelle 1.
Et une installation En peintureEn peinture numérique Reprise du tableau de David sur Napoléon .En 3D numérique Sculpture d’un 1/2 thon .Le Demi-mythe du demi thon
A savoir, Luigi Serafini au tout début des années 1980, fait parti d’un groupe de designer appelé MENPHIS, ce sera très bref.
Exemple de chaise Luigi Serafini
L’on peut trouver sur le WEB d’autres pages du Codex Seraphinianus.
Et l’on peut continuer, l’imagination de Luigi Serafini est en renouvèlement perpétuel sur ses pages du Codex, plus convainquantes que dans sa démarche 3D volumes présentée à Sète.
Le Crayon est l’outil qu’utilise Helga Stüber-Nicolas pour ses créations.
Mais pas forcément comme on le fait habituellement.
C’est la mine, le copeau du taille crayon, qu’elle utilise comme matière pour ses créations.
Ce qui donne des choses intéressantes plastiquement en petite surface.
Brisures de mines de crayon 14,5 /20 cm
Elle utilise aussi le copeau de bois du taille crayon.
Copeau de crayon , 70 cm de haut
Le responsable de la galerie, Ludovic Allabert, nous présente cette artiste qu’il avait déjà exposé “ Ainsi, le crayon qui est usuellement destiné à s’effacer devient ici l’élément essentiel, constitutif de l’œuvre d’Helga Stüber-Nicolas, à travers sa matérialité et non plus sa fonction. Ce crayon n’est plus à percevoir comme un outil, mais comme l’œuvre elle-même.”
Brisures de mines de crayon 14,5 /20 cmBrisures de mines de crayon 14,5 /20 cmBrisures de mines de crayon 14,5 /20 cmBrisures de mines de crayon 80 /110 cmBout de mines 8 /100 cmBoit de mines 8 / 100 cmBout de crayon
Dans la pièce du fond sont présentées deux sculptures réalisées avec des bouts de crayon.
La galerie LA SERRE , à Montpellier, présente les tableaux de Jean Pierre Formica.
Déchirures impressionnistes est le nom que l’on peut donner à la technique utilisée par l’artiste.
Sans titre
De plus près
Sa technique est de déchirer les papiers qu’il a préalablement peint.
Ce qui donne vu de côté des reliefs.
Au delà de la technique, les sujets reprennent des tableaux connus.
De VelasquezDelacroix.Césanne.Les femmes d’Alger de Delacroix
On a aussi des paysages.
Les Arènes de Palmyre.
Je vois les étangs de Thau ou autres , car souvent ces tableaux sont sans titre.
Il y a un autre versant de ce peintre de plus de 70 ans , ce sont des dessins travaillés à la palette graphique et imprimés sur un support alu et recouvert de plexiglass.
La tête de l’autre. Hurlement 55×27 cmMon histoire. 55×27 cm. Impression UVFantôme de toi. 55 x 27 cm. Impression U VMa maison. 55 x 27 cm. Impression UV.
Revenons à ces peintures qui sont des déchirures.
A la Mi juin ce sont les derniers jours de cet exposition, mais on retrouve ses peintures à Arles où il a son atelier ou dans les musées comme à Nîmes.
Une biographie lui est consacrée chez l’éditeur Acte Sud. Il a un site très complet qui vous donnera plus d’informations et de visuels que mes brèves illustrations.
Á la Panacée de Montpellier, les derniers jours d’une exposition sur un thème étrange « Possédé-e-s. ». Déviances, performances, Résistance.
Kelly Akashi. Illuminate life Form 2019
Vincent Honoré, un des commissaires de l’exposition, a écrit pour la présentation de cette exposition :
« Nécromancie et spiritisme, divination (astrologie, cartomancie, chiromancie), magie et alchimie (sortilèges, potions, élixirs) : autant de gestes et de rituels dont la force émane d’un corps en mouvement. L’occulte n’a de sens que performé. Ces actes, ce sont des corps bannis qui s’en emparent. L’occulte est la science des corps déviants. Il faut être exclu.e et en retour s’exclure des normes sociales, religieuses ou économiques pour devenir sorcière ou prêtre vaudou. L’occulte s’érige alors comme résistance contre les dogmes, le patriarcat, les pouvoirs dominants, les religions, les savoirs admis : la masse. Il est l’autre, le caché. Il est aussi ce qui révèle. La chaîne (déviance-performance-résistance) explique pourquoi et comment une nouvelle génération d’artistes internationaux s’empare de l’occulte : le corps de l’occulte est un corps genré, racisé, politisé, gardien de visions du monde alternatives, mis à l’écart mais résistant ».
Dans cet article je ne montre pas les 27 artistes de l’exposition. Je n’ai pas accroché sur Nicolas Aguirre qui présente une table et accessoires qui ont servis pour réaliser l’échange d’âme, ni Chloé Viton qui consacre une installation immersive et troublante Cosmic Soup, ni des constructions de Jean-Baptiste Janisset (Sourire aux anges, 2020).
Il y a le travail de Dominique White.
Avec des éléments pauvres: cordes, fils et filets, coquillages, etc… blanchis par du kaolin et suspendus à des crochets de boucher, les sculptures nous évoquent le dépouillement. Il faut que l’animatrice nous explique que :
« Ces images spectrales de dépouilles suspendues à des crochets en fer évoquent les esclaves jetés par-dessus bord… Corps inutiles, malades ou révoltés devenus fantômes qui hantent les côtes africaines »
Dominique White – Ruttier for the Absent, 2019. Voile détruite, feuilles de palmier détruite, sisal, argile kaolin, raphia, corde usée, fer, résidus de la mer Méditerranée. Dimensions variables Courtesy de l’artiste et VEDA, Florence
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L’installation de Nils Alix-Tabeling est étrange: on est entre décor pour conte de fée et recherche symbolique sur la divination.
Table-eau alchimique ; entre taro et yi king Le royaume de Satan était habilement divisé… et 3 chaises sympathiques (Chat-Mite-Sphinx
),
Myriam Mihindou nous montre des photographies de Sculpture de chair.
Cela nous ramène au travail de certains artistes des année 1980 . Il faut entrevoir à travers ce travail sur le corps un acte qui rejoint certains rituels; ici c’est, pour l’artiste, de trouver un passage du silence à la parole ……
Chaque photo nous compte une histoire.
Les commissaires ont choisi d’accrocher tout le long du parcourt des sculptures en verre de Jean-Marie Appriou. Ses papillons de nuit .
Ce sculpteur, qui commence à avoir une renommé, travaille un peu comme Garouste le peintre. Ici, en mélangeant différents matériaux, du verre au bronze, de la terre et céramique, il arrive à un résultat très fort. L’artiste fait référence à la mythologie grecque ou égyptienne pour ces papillons.
Une musique de fond provient d’un requiem réalisé par 114 postes de radio. Réalisé par : Iain Forsyth & Jane Pollard.
Iain Forsyth & Jane Pollard. poste de radio
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Dans la salle N°6 Nandipha Mntambo qui vit en Afrique du Sud nous montre un travail sculptural avec des peaux de vache, remarquable. Elles sont présentées dans l’espace comme si elles volaient.
The shadows between us. 7 m de large 3 m de haut et 2 m de profondeur The shadows between us, 2013. Peau de vache, résine. 125 x 134 x 29 cm et 147 x 152 x 27 cm
Elle moule ces peaux avec son propre corps ou celui de sa mère.
Nandipha Mntambo déclarait : « La vache est un animal que je considère comme universel. Les êtres humains de pratiquement toutes les civilisations et toutes les parties du monde ont un lien avec cet animal. La vache est un bien, élevée à des fins alimentaires, dont les humains se servent pour le transport de marchandises, sa peau tannée est utilisée pour se vêtir, elle est aussi considérée comme une divinité et utilisée comme monnaie d’échange. Elle crée ainsi un lien invisible entre l’humanité ».
Pour le commissaire de l’expo, Vincent Honoré, il parle d’élancé macabre, fantomatique, avec ses deux robes qui “flottent” dans l’espace. Les corps sont vides mais les peaux viennent suggérer leurs traces et leur histoires. Par la beauté e..t la finesses des plis . . . et la forme humaine qui évoque les vénus antiques.
First Breath, Peau de vache et cornes. 2019. 210 x 150 cm
Il y a aussi cet autre sculpture de Nandipha Mntambo: First Breath. Peau de vache et cornes. 2019. 210 x 150 cm. Courtesy de l’artiste et galerie Andréhn-Schiptjenko.
Dans la dernière salle, il y a parmi d’autres installations les sculptures d’Anna Hulačová.
Une sculpture très classique dans son fond mais, par sa matière, elle prend un sens extraordinaire.
Sculpture en bois de saule
“ Ses figures évoquent des mythes anciens où s’entremêlent le symbolisme chrétien et les traditions populaires tchèques. La tête en tige de saule représente une ancienne tradition où par jeux les jeunes hommes suivent les jeunes fille avec une baguette de saule etc. Contraste avec les autres têtes qui combinant matériaux naturels (bois, argile) et industriels (béton, aluminium) et impression numérique présentent des figures ambigües, pas totalement humaines ou animales, sans idéologie religieuse ou politique.”
J’ai une lecture de l’exposition moins possédée que les auteurs de cette manifestation d’artistes. Mais la découverte de certains artistes est vraiment extraordinaire.
Une exposition, plusieurs lieux. L’exposition Tisser la Nature XVe – XXIe siècle a été imaginée par le réseau TRAME[S] qui regroupe cinq établissements liés à l’art tissé en Massif Central : le Musée de Lodève, la Cité Internationale de la Tapisserie, l’abbaye de La Chaise-Dieu, le musée Dom Robert, et l’atelier-musée Jean Lurçat. Chaque lieu présente des tapisseries différentes, toutes portent sur le même thème : Tisser la Nature.
Pour le musée de Lodève, le choix de l’accrochage est d’alterner une tapisserie ancienne avec une Tapisserie du XXème siècle.
Les saltimbanques XVIème siècle Leo Chiachio et Daniel Chianone. 2017 Atelier A2Jean Lurçat. 1962 Atelier Tabart AubussonMois d’avril. XVII siècle. Manufacture des Gobelins F.Rouan manufacture des Gobelins 1992F Rouan. DétailsF Rouan. Détail 2F Rouan. Détail 3 F Rouan. Détail 4Les bergers XVI siècle Mille fleurs sauvages Dom. Robert 1999Les trois arbres. Mario Praxinos 1997. Manufacture de Beauvais Jardin bleu Étienne Hajdu. 1988 Manufacture de Beauvais Primavera Leonetto Cappiello 1934Velvet Jungle N°1. Jacques Monory. 2012. Manufacture des GobelinsTenture des chasses de Maximilien Manufacture des Gobelins 1685-87 Les loups dans la bergerie. Jean Lurçat 1962 Atelier Pinton FrèresTriptyque estampillé Étienne Hajdu 1971. Manufacture de Beauvais Grande feuille Étienne Hajdu. 1994. Tapis réalisé à La Savonnerie de Lodéve.
VALERIO ADAMI est une des figures de ceux que l’on appelle la nouvelle figuration vers 1970.
Il a réussi à donner à l’art une préoccupation plus proche des gens, évitant de faire de l’art pour l’art ou en rapport au musée.
La réussite dans le cas de V. Adami (sa peinture est connue dans le monde entier) est qu’il a dessiné sur les sujets très divers reconnaissables pour le public.
Il a su créer et garder un style graphique qui lui est propre, dans ce language qui est plus du dessin que de la peinture. Par ses sujets et le choix des symboles qu’il utilise, il est toujours resté dans la perspective des grands peintres qui donnent une image de leur temps.
Et il a multiplié les sérigraphies pour rendre accessible en prix ses tableaux.
Le Réservoir á Sète présente en ce moment des artistes ayant 40 ans en 2021 c’est intéressant de voir ce qu’ils présentent. Les deux artistes Ayant aussi bien fait des écoles d Art et les arts urbains.
Et l’Art est aussi dans la rue, et, avec le temps, on commence à suivre les murmures des murs dans certains quartiers, et ainsi suivre l’évolution des différentes artistes qui expriment leur personnalité et créativité par des bombes de couleur, et de plus en plus par le collage.
Les briscarts est le nom du collectif d’artistes qui font visiter leur atelier deux ou trois fois dans l’année.
Ces visites d’atelier d’artiste de Montpelier est toujours source de découverte.
Commençons par Elisabeth GIRARD.
Sa peinture évolue, mais elle garde toujours ses natures mortes aux bouteilles qui font penser à Morandini et ses fruits et légumes que j’aime dans leur simplicité.