Cueco – Connivence.
J’aimerai partager le plaisir que j’ai eu de découvrir et voir évoluer le peintre Henri Cueco.
Il nous a quitté il n’y a pas bien longtemps, et il laisse un ensemble de peintures qui représente bien plus que son époque.
J’avais déjà fait un papier, lors de l’expo qui lui a été consacrée à Bedarieux. Mais aussi je veux présenter le peintre.
Je dis peintre et artiste, car c’est sa relation au sujet, avec le dessin et la peinture qui m’a intéressé. Il nous a emmené moi et tant d’autres vers le plaisir de peindre et dessiner.
Une exposition virtuelle est visible encore sur le site de: http://www.matmutpourlesarts.fr/expositions/cueco/cueco.html
Cette expo postume qui date de 2017 nous montre le Cueco en relation avec les peintres comme Rembrandt, Nicolas Poussin , Ingre ….

Sa dernière expo que j’ai vu était au château de La Roche Guyon et les tableaux présentés ont laissé un souvenir de couleur et de liberté. Dans cet exposition, Cueco était moins tenu par le dessin et plus en liberté avec la couleur.

______ Mais pour ceux qui connaissent mal Henri Cueco, il faut savoir que en 1970 il a fait partie d’un groupe de peintre (La Coopérative des Malassis) ce groupe s’est fait connaître entre autres par ses murs peints à Grenoble, critiquant un peu la société de consommation et ce groupe a réalisé d’autres expos sortant l’art du musée et les galeries pour le mettre dans la rue et sortir les acteurs de l’art du gentil entre soi pour aller plus vers les autres.


Voici comment est présenté Henri Cueco par Pantalastka. Sur son blog: à propos des Malassis.
« Le dernier des Malassis
Pour autant, au regard des peintres de la Figuration narrative auxquels son oeuvre s’est trouvée associée, Henri Cueco est peut-être resté toujours « mal assis ». En effet, pour beaucoup de peintres de la Figuration narrative le recours à une objectivation photographique a donné une marque et une force particulière à leur peinture, positionnant leur travail autour d’une réflexion sur l’image, éloignant cette peinture du geste traditionnel du peintre. Henri Cuceo, pour sa part, est resté un peintre de la peinture et a poursuivi en solitaire son interrogation propre sur ce medium. Comme le montrait sa dernière rétrospective récente au musée de Gajac, Henri Cueco, au fil de ses séries, se livrait à une forme de dissection de la figuration, aboutissant à une sorte d’inventaire de formes presque à la manière d’un entomologiste. Par ailleurs, son intérêt marqué pour l’écriture a pu contribuer à singulariser son statut au regard des autres peintres. Il publie de nombreux textes parmi lesquels L’Arène de l’art , essai écrit avec P. Gaudibert en 1988, critique virulente d’un minimalisme académique et d’un art conceptuel devenus trop officiels, à son goût, en France, Journal d’atelier , 1988-1991 ou Le Journal d’une pomme de terre , Comment grossir sans se priver en 1997, Discours inaugural du centre national de la faute d’orthographe et du lapsus .
Dans un entretien qu’il m’accorda dans les années quatre-vingt dix alors que l’ outil vidéo avait désormais libéré les journalistes des contraintes techniques lourdes, Cueco me confia : « Mon itinéraire ? J’ai utilisé pour m’en sortir la stratégie du rat : tout essayer inlassablement jusqu’à ce que l’on trouve la sortie . Mais sortir de quoi au juste ? »
Publié le 25 mars 2017 par Pantalaskas @chapeau_noir
Fondée en octobre 1970, la coopérative des Malassis qui réunit Henri Cueco, Lucien Fleury, Jean-Claude Latil, Michel Parré et Gérard Tisserand, est issue du 21e Salon de la Jeune peinture. Les Malassis (nom du plateau des Malassis à Bagnolet, et jeu de mots ) veulent « repenser le rôle des artistes et leurs produits en termes politiques, affirmer la prééminence du contenu politique et développer la pratique de groupe en soumettant le travail individuel à sa vision critique, mais uniquement sur la justesse et la lisibilité du contenu idéologique. » Cette remise en question de la pratique picturale avait trouvé déjà son application dans l’atelier populaire de l’Ecole des beaux-arts en mai 1968. Parmi les grandes œuvres collectives, on trouve Qui tue ou l’Affaire Gabrielle Russier (1970), Le Grand Méchoui(1972), Le Radeau de la Méduse ou la dérive de la société (1974-75) et Les affaires reprennent (1977un autre groupe qui fait scandale en retirant leurs tableau d une expo au grand Palais , pour ne pas être récupérée par les pouvoir.




Frapper plutôt que séduire
La force dénonciatrice va de pair avec la recherche de l’évidence visuelle. Ce Cueco-là ne veut pas séduire, mais frapper. En 1972, ils sont de ceux qui contestent l’Expo 72-72, où 72 artistes décrochent leurs tableaux lors de l’inauguration par le président de la république.
Il est aussi le papou très connu pour ses jeux de mots dans une émission de radio car son rapport à l’écriture était très fin.
Il sera souvent invité dans les écoles de beaux arts.
Comme ses amis Klazen, Erró, Monory, (qui en réaction à l’abstraction lyrique et art minimaliste qui était sur le devant de la scène), ce groupe donne du sens au tableau pour refléter la vie, ils introduisent la photo, la bd, le collage pour créer du sens.
C’est cela que l’on trouve sur le Web, à propos d’Henri Cueco,
Mais je veux montrer la suite de son travail qui a eu de grandes répercutions pour moi et d’autres.
Mais une fois la fête passée, à la fin des années 1970, il est moins militant, moins fabricant d’image pour expliquer l’actualité.

S’éloignant de Paris pour la Corrèze, ses tableaux jouent avec l’introspection sur le réel.
CUECO Peintre
Cueco est peintre, qui évolue dans sa démarche, et, année après année, fait évoluer son regard pictural sur des sujets qui l’éloigneront du groupe initial mais il réalisera une œuvre intéressante. Évitant de reproduire les mêmes codes graphiques pour toujours être à la recherche d’une vision du réel comme peintre de son époque.


Et ses réfections sur les pommes de terre, ou un champ d’herbe ou sur des sujets comme le paysage ont duré plusieurs décennies où le peintre, par ses toiles, dialogue avec le monde.

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Mal accepté dans sa démarche, les critiques ne comprennent pas qu’il préfère dessiner des pomme de terre, des herbes et des chiens en oubliant les codes des galeries.

Son travail se décline désormais souvent de manière sérielle selon des cycles de deux ou trois ans, parfois plus, « en fait tant que cela m’amuse ». Il s’attache aux menus objets du quotidien (éponges, cailloux, gommes, ficelles, bouts de crayons…), « se met à l’épreuve de l’impossible », tourne le dos à la dictature du temps et de la mode, revenant sans relâche à cette humble technique du dessin dans laquelle il se sent à l’aise. « Je suis convaincu du lien étroit entre la parole et le dessin au point que je me suis persuadé que l’origine du dessin, en tout cas de son exploitation, est l’imagier. »











Libertaire et artiste avec sa femme Marinette, ils ont passé un 1/2 siècle à créer avec liberté, très agréable à suivre dans le temps.
Tandis que Marinette Cueco réalisait des œuvres plus tissées ( voir article sur Marinette)


