Gilles AILLAUD


Le conservateur du Centre Pompidou, Didier Ottinger, présente une rétrospective de ce peintre: “Gilles Aillaud. Animal politique “.

Pour commencer la présentation de Gilles Aillaud, il faut savoir qu’il est considéré comme un des acteurs important de la peinture narrative (mouvement artistique apparu, principalement dans la peinture, au début des années 1960).

Pour cela, j’ai envi de vous présenter un tableau (pas présent dans l’exposition) qui avait été réalisé par un collectif de peintres ( Edouardo Arroyo , Antonio Recalcati et Gilles Aillaud) dans les Années 1965.

“Vivre et laisser mourir ou la Fin tragique de Marcel Duchamp.”

Gilles Aillaud explique dans la préface de l’œuvre : « Pour nous, qui entendons nous manifester comme de véritables individus dans le temps et l’espace, il ne s’agit donc pas d’inventer ou de découvrir de nouvelles formes d’expression artistique mais de donner davantage à penser”

Les auteurs de ces toiles critiquaient chez Duchamp son refus de s’engager, eux qui pratiquaient une peinture politique qu’ils voulaient plus proches de la vraie vie que des musées. Avec ses ready-mades, Duchamp mystifiait, à leurs yeux, l’image de l’artiste, comme s’il suffisait qu’il touche un objet pour en faire une œuvre d’art.

Pour en savoir plus.

Le lien ‘: https://www.cineclubdecaen.com/peinture/peintres/arroyo/vivreetlaissermouriroulafintragiquedemarcelduchamp.htm sur ce tableau résume bien le propos. Ainsi que Wikipedia.

Gilles Aillaud aura pour thème de prédilection la représentation d’animaux dans des parcs zoologiques et les paysages de bord de mer. Par une palette volontairement froide et un travail particulier sur la perspective et le cadrage, Aillaud maintient le spectateur à distance du sujet.

Comme dit le commissaire de l’exposition :“L’artiste est un révolutionnaire, un visionnaire, un novateur tout à l’inverse de ce qui lui a parfois été reproché. En effet, Aillaud ne redéfinit rien de moins que les relations de l’être humain en rapport aux autres animaux et plus largement aux choses terrestres.Celui qui, sa vie durant, a peint les animaux enfermés dans des zoos, nous invite à repenser notre rapport au vivant et plus largement aux choses terrestres. En représentant ces animaux, réduits à de simples symboles au service du narcissisme humain, le peintre-philosophe Aillaud ne contribue-t-il pas à les sortir des cages ?

Pourtant deux tableaux dans l’exposition ne présentent pas des animaux.

La Bataille du Riz, huile sur toile 1968
162 x 162 cm
GillesAillaud. Réalité quotidienne des travailleurs de la mine (Fouquières-lès-Lens) n°6, 1971 Huile sur toile
162 x 130 cm

En 1965 au salon de la jeune peinture, on lui propose d’exposer dans la fameuse « salle verte »: chaque artiste doit concevoir une œuvre de deux mètres. Gilles Aillaud choisit de montrer ce tableau ( info trouvé sur le site de Connaissance des arts ).

Gilles Aillaud, Intérieur vert, 1964, huile sur toile, 200 × 200 cm,

Voir https://www.centrepompidou.fr/fr/magazine/article/gilles-aillaud-eco-artiste-avant-lheure

.

L’exposition nous montre des tableaux réalisés de retour d’un voyage au Kenya.

Vol d’oiseaux. 2000 Huile sur toile.

Girafes. 1989. Huile sur toile
Eau et crocodile 1971. Huile sur toile

Mais ce sont les animaux en cage qui ont fait connaître Gilles Aillaud, non pas comme un peintre animalier comme Rosa Bonheur, mais comme un philosophe qui nous parle de l’enfermement.

Rhinoceros. 1972. Huile sur toile

Oran-outang. 1967. Huile sur toile

Serpent dans l’eau 1967. Huile sur toile

Ce qui fait dire à Philippe Dagens dans un article du journal Le Monde concernant les peintures de Gilles Aillaud « que celles-ci font référence à Michel Foucault, qui publie en 1975 Surveiller et punir, Naissance de la prison. Les similitudes entre ses zoos et ménageries et les pénitenciers et autres quartiers de haute sécurité sont flagrantes”.

Python et tuyau. 1970. Huile sur toile.
Gilles Aillaud, Eléphants et clous, 1970
Huile sur toile, 195 x 250 cm

Otarie et jet d’eau, 1971. Huile sur toile

Rhinoceros. 1979. Huile sur toile

Au centre de l’exposition, une salle est consacrée aux dessins réalisés pendant son séjour au Kenya, chaque jour il a réalisé des portraits pour un livre en collaboration avec l’écrivain Jean Christophe Bailly.

Dessins pour le recueil “ d’étude des animaux “
Dessin pour le recueil “ Étude des animaux “

Pour finir, des tableaux sans animaux.

Cage vide

Piscine vide 1974. Huile sur toile

S

Dans le journal Marianne Franck Kessler: « Gilles Aillaud n’est ainsi pas le peintre de l’enfermement, et encore moins celui d’un quelconque système carcéral visant l’animal. Il est le peintre de la séparation, entre le visible et l’invisible, entre la nature et la culture, entre l’homme et l’animal. Mais il est surtout le peintre de la réconciliation, comme le suggèrent si bien ses toiles d’animaux en liberté au Kenya. L’animal, dans son milieu naturel, n’est plus sous la domination du regard de l’homme. Le peintre donne alors à voir ce qui échappe au regard de l’homme. De l’intérieur à l’extérieur somme toute, du visible à l’invisible. Il serait réducteur d’enfermer ses tableaux dans une lecture strictement politique.

Lorsque l’on interrogeait Gilles Aillaud sur son choix de peindre quasi exclusivement des animaux, il répondait : « Parce que je les aime ». Il nous rappelle alors ces mots de Walter Benjamin : « Je n’ai rien à dire. Seulement à montrer ». Gilles Aillaud n’est pas le peintre de l’enfermement, bien qu’il puisse nous aider à penser cette question. Il a été et reste avant tout le peintre de l’éblouissement ».

Mots du blog. Gilles Aillaud, peinture narrative, centre Pompidou,

Années POP années CHOC

La figuration narrative des annes 1970

Le site du mémorial de Caen a présenté une exposition de tableaux des peintres des années 1970 très intéressante et complémentaire de ce musée mémoriel.

Car le musée va au delà de la commémoration, par sa présentation des armes et images de la guerre et des batailles, il présente aussi le comment par la propagande on arrive à des genocides et violences de masse, et comment par l’analyse et le bilan de cette guerre, on est arrivé à rassembler des peuples pour réaliser la paix.

Avec l’exposition PopChoc, le musée nous replonge dans le combat contre les guerres des années 1960-70, le Viêt Nam, Cuba et les révoltes contre les autoritarismes. C’est sous l’angle particulier du mouvement de la figuration narrative que des peintres vont montrer les contradictions de cet époque. Grâce à eux, la peinture et l’Art sont sortis des galeries et musées pour manifester, à leur manière, leur combat contre les inégalités de l’époque (avec les ambiguïtés de ce groupe très Maoïste qui a vu dans ce mouvement chinois un moyen de libération des pouvoirs par une révolution culturelle sans voir la dictature du parti).

C’est une époque où les médias sont très contrôlés, et la société change énormément. Ce sont ces artistes qui ont vraiment apporté dans beaucoup de médias une nouvelle culture par une ouverture des formes graphiques et par une analyse sur l’image et sa circulation.

Il faut remercier la Fondation Gandur pour l’Art de Genève qui a co-organisé cette exposition et prêté les tableaux.

Parmi les thématiques, la contestation de la guerre du Viet-Nam est à l’origine de beaucoup de tableaux.

Jacques Monory. En murmurant
1970 huile sur toile

Errō. Intérieur américain n°5.
1968 huile sur toile

“Erró, ici, reprend une affiche de propagande nord-vietnamienne mais des combattants semblent envahir un intérieur américain. L’artiste fait entrer la guerre du Viet Nam dans les foyers de la classe moyenne à travers la télévision, montrant l’ampleur qu’un tel conflit peut prendre par l’intermédiaire des médias. “ (explication du tableau trouvée sur le. site du ciné-club de Caen).

Bernard Rancillac. Mélodie sous les Palmes.
1965. Acrylique sur toile

Hervé Télémaqye One of the 36000 Marines over Antilles
1965 huile sur toile

Erró. La place rouge.
1971 huile et peinture glycérophalique sur toile

Erró. Les rossignols de Wall Street. Effimov 1962.
1970 peinture glycérophalique sur toile

L’introduction des personnages de BD dans ses tableaux est typique du travail de Erró, ici dans le rossignol …. Il symbolise les pouvoirs qui protègent Wall Street (banque, répression…) et les exemples d’images de bande dessiné que l’on diffuse dans certains journaux .

Erró. Au travail, Lissogorsky.
1970 peinture glycerophalique sur toile

Plus difficile à comprendre en 2023, ce tableau de 1968 qui représente Lissogorsky. Un allemand au passé Nazi qui attaque le mur représentant les fondements de l’Allemagne pervertie par une culture étrangère.

“Dans sa série Torture Manor, Stanton and Jim Bondage, Erro associe une caricature antiallemande ou antiaméricaine publiée durant la guerre froide en Union soviétique à des scènes de sadomasochisme tirées de magazines fétichistes américains.”

“Erró reprend à son compte la critique de la clémence de la justice ouest-allemande à l’égard des criminels de guerre nazis.” (Explication issue du site du ciné-club de Caen).

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Les mutations urbaines et commerciales comme la représentation de la femme sont d’autres sujets des artistes.

Gerard Fromanger.
rue de la chaleur, rue de la forêt, rue de la vie ensemble , rue des nomades.
4 tableaux huile sur toile

Peter Stämpfli.
Escalier de service.
1964 huile sur toile
Christian Babou Piscine et grillage à bordure défensive
1974 huile sur toile

Peter Stämpfli.
Drink
1974 huile sur toile
Peter KLASEN
Grand lavabo + 3 interrupteurs
1968.

Walter Strack. Sans titre 1965
Fernand Teyssier sans titre 1966
Werner Berges. Vanessa. 1969
Fernand Teyssier Conversation perroquet. 1966


Je passe, vous repasserez
1968

Gérard Schlosser. Sans titre. 1968

HENRY Maurice
Demain sourit en rêve
Mai 1968

Très complet, ce lien pour avoir les commentaires plus précis des deux commissaires de l’exposition. https://www.memorial-caen.fr/evenements/annees-pop-annees-choc-1960-1975/

Pour voir une vidéo et une présentation complète des tableaux, le lien avec la fondation Gandur pour l’art: https://www.fg-art.org/fr/exposition-expositions/annees-pop-annees-choc-1960-1975

La figuration narrative a introduit du réel dans une époque où les peintres étaient partis dans des recherches abstraites, de la peinture pour la peinture ou dans l’abstraction géométrique.

On ne soupçonne pas l’importance que ce mouvement a eu pour l’évolution de la peinture contemporaine.

Albrecht Dürer.

Une exposition sur la gravure intitulée “Noir et Blanc “ présentait une partie de la collection de gravure du Petit Palais. Très pédagogique, elle nous montre des gravures et eaux fortes rassemblées par des collectionneurs comme Eugène Dutuit et d’autres qui dès 1880 ont fait des donations à la ville de Paris .

Deux salles sont consacrées aux gravures de Albrecht Dürer .

J’espère que vous pouvez agrandir l’image et voir le paysage en bas de cette gravure grande comme une page de livre.

Au delà de la maîtrise de la perspective et du clair obscur de cette image, ce sont les objets et animaux qui parcourent symboliquement la lecture de cette gravure qui impressionnent. Que ce soit le sablier (le temps), le crâne (la mort) et les livres (la connaissance) , le plafond gravé de plantes, cette courge suspendue, donnent un sens. Tout cela sous le regard tranquille des animaux au premier plan etc… . Et sa signature sur le plancher etc …

Plus étonnant sont présentés des entrelacs.

Un autoportrait.

Albrecht Dürer Saint Eustache Burin taille 80cm /50cm

Jacques Gallot

Dans d’autres salles, l’exposition nous fait découvrir les eaux fortes de Jacques Gallot (1592 – 1635).

Jacques Gallot Le brelan eau- forte vers 1628.

Jacques Gallot la pendaison. Eau-forte vers 1633
extrait “ les grandes misères de la guerre suite de 18 pièces

Jacques Gallot Pillages d’une ferme . Eau-forte vers 1633
extrait “ les grandes misères de la guerre suite de 18 pièces

Jacques Gallot “La tentation de Saint Antoine “
Eau-forte vers 1635

A voir de très près pour percevoir une ambiance digne de Jérôme Bosch.

Jacques Gallot “La foire de Gondreville “
Eau-forte vers 1625

Sans vous montrer toute l’exposition, Rembrandt, Goya et d’autres, des explications sur les différentes techniques de gravure nous étaient données.

La gravure est un nom générique qui va du travail au Burin (qui est un travail sur la plaque de cuivre directement au Burin) ou le travail avec une pointe sèche, une gouge directement sur la matière comme le bois ou le Lino. Avec l’eau-forte, la gravure s’effectue sur un film de protection sur une plaque de cuivre ou certaines pierres ce qui facilite le dessin.

Ceci a permis une vraie révolution dans la diffusion des images, c’était le web de l’époque. Et beaucoup de tableaux étaient reproduits en gravure comme le tableau “Les Ménines” de Velasquez.

Francisco de Goya y Lucientes “ Les Ménines” eaux forte 1778
représentant le tableau de Diego Velasquez
( Goya réalisera plus de 17 Eaux forte de tableau de Velasquez )

Léopold Massart Eau forte 1879 sur papier Japon d’après un portrait huile sur toile réalisé parc Léon Bonnat de

L’eau-forte est un procédé de gravure en taille-douce sur une plaque métallique à l’aide d’un mordantchimique (un acide). L’artiste utilisant l’eau-forte est appelé aquafortiste. À l’origine, l’eau-forte était le nom donné à l’acide nitrique.

Rembrandt. Harmensz.van Rijn. “Le Coquillage” 1650
eau forte pointe sèche et Burin

Rembrandt. Harmensz.van Rijn. “Les trois arbres ” 1643
eau forte pointe sèche sur papier filigrané.

Bref, ce Petit Palais est une vraie ressource pour l’histoire de l’Art.

Un plaisir de se promener dans ces gravures .

Paris de la modernité

Au petit Palais de la ville de Paris une exposition sur l’activité artistique de 1905 à 1925.

Le pari des commissaires de l’exposition est de donner un sens à cette révolution artistique qu’ont provoqué les artistes à Paris en cette période. Pour cela, ils ont rassemblé dans un parcourt chronologique les créations en peinture, mode, design et objets technologiques. Et la coupure de la guerre présentée par des tableaux est intéressante, de salle en salle on assiste à l’évolution des avant-gardes et à la réactivité rapide des créateurs dans différents domaines. De la mode à la musique en passant par l’industrie et l’architecture, ces 25 années ont été riches en bouleversement, et il en ressort une force qui se dégage, la joie de vivre et de créer.

Naturellement « L’exposition entend également mettre en valeur le rôle des femmes durant cette période. De 1905 à 1925, les mutations sociales sont spectaculaires. Des artistes comme Marie Laurencin, Sonia Delaunay, Jacqueline Marval, Marie Vassilieff ou encore Tamara de Lempicka participent pleinement aux avant-gardes. Symbole d’émancipation féminine, la silhouette de la garçonne est immortalisée par Victor Margueritte en 1922. Avec sa coupe courte et ses fines hanches, Joséphine Baker en est aussi l’incarnation. Joséphine Baker s’inscrit dans un mouvement de métissage croissant au sein de la société française. L’Antillaise Aïcha Goblet, célèbre modèle d’artiste, est immortalisée par Vallotton. » comme nous le précisent Juliette Singer et Annick Lemoine les deux commissaires de l’exposition.

Dans chaque salle, sont rassemblés peintures, sculptures, objets autour d’une thématique, ou un lieu, on commence par Montmartre.

André GIL. Enseigne du Lapin-Agile.

Pablo Picasso. Le repas frugal
1904 Eau forte sur zinc

On nous présente un des premiers tableaux de Picasso arrivant à Paris et un autre deux années après son arrivée à Montmartre. Sont présentées d’autres peintres qui ont aussi évolué vers le cubisme.

Pablo Picasso. Buste de femme ou de marin
1907 huile sur carton étude pour les demoiselles d’Avignon

D’autres cubistes homme comme Braque, Jean Metzinger et aussi des femmes.

Marie Vassilieff. Scipion l’Africain.
1916. Huile sur toile

Des sculptures.

József Csáky. Tête
1914 pierre blanche (premier sculpteur à inspiration cubiste)

Amedeo Modigliani Tête de femme 1911-1912

O

Blaise Cendrars et Sonia Delaunay La prose du Transsibérien et de la petit Johanne de France. Livre d’artiste dédicacés à B.Cendrars et et O. Zadkine

– De salle en salle, on regarde tous les artistes et courants artistiques qui évoluent.

Henri Rousseau, dit Le Douanier Rousseau
La charmeuse de serpents, 1907,

Piet Mondrian Paysage avec des arbres .
1912. Huile sur toile présentée au salon des indépendants 1912

Le futurisme est présenté par le tableau de G Séverine pour montrer la danse et le mouvement au moulin rouge.

Gino Severini. la Danse du Pan-Pan au Monica.
1911 Huile sur toile (Réplique à l’identique du tableau )

Chana Orloff. David Ossipovitch Widhopff. 1923

Le fameux ready made de Marcel Duchamp et la merveilleuse sculpture de son frère sont présentés avec les innovations technologiques qui, selon leurs écrits, avaient remis en question le rôle de l’art .

Marcel Duchamp Roue de bicyclette.

Un des premiers ready made de l’artiste 1913. ( réplique certifiée M.Duchamp )

Raymond Duchamp Villon. Le cheval majeure 1917. sculpture bronze a patiné noir

“. Raymond Duchamp-Villon écrit: « La puissance de la machine s’impose et nous ne concevons plus guère les vivants sans elle ». Avec son anatomie stylisée, comme en pleine métamorphose, Le Cheval majeur traduit la fusion de la force vitale et de la force mécanique : la puissance nerveuse d’un cheval au galop et un train en marche. S’inspirant de la volonté cubiste de multiplier les points de vue sur un même objet, l’artiste puise aussi chez les futuristes la passion pour la vitesse, le dynamisme des formes et le progrès”

Une salle pour montrer des dessins sur la guerre.

Georges Scott. Effet d’un obus dans la nuit
1915 encre pastel et gouaches sur papier

L’après guerre

Cette époque a aussi transformé le théâtre; cela est présenté par des collaborations des peintres comme Picasso ou F. Léger.

Decors de Fernand Léger
Costume de P Picasso

Le rôle des artistes femmes pour montrer leur part entière dans cette révolution artistique et pas seulement comme objet mais comme le début du féminisme.

Tamara De Lempicka Perspective ou les Deux Amies.
1923 huile sur toile

Le grand couturier Paul Poiret
Robert Mallet-Stevens.
Maquette du pavillon du renseignement et du Tourisme
(reconstitution en 2013 par P.Velu de la maquette du projet)

Man Ray. Le Violon d’Ingres. 1924.
(Tirage réalisé à partir du négatif original.)

Robert Delaunay. Ville de Paris – la femme et la tour 1925. Huile sur toile

On retrouve dans cette exposition le plaisir des grandes expositions thématiques que le centre Beaubourg avait réalisé comme Paris/ Berlin Paris/Moscou etc…. Et je n’ai pas pu vous montrer un exemple de petits films d’époque qui marquaient le parcours, souvent très drôles.

Petit Palais, salle du XIX siècle.

Le petit Palais est le musée des Beaux Arts de la ville de Paris.

Son architecture est remarquable, conçue pour l’exposition universelle de 1900 par l’architecte Charles Girault: la fonction du bâtiment avait été prévue pour la présentation des Beaux Arts; il a réalisé des salles immenses et avec un éclairage naturel remarquable.

En 2005, le bâtiment a été entièrement restauré. Et aujourd’hui en 2023, Je vais juste essayer de vous présenter une des salles, appelée « salle des grands formats ».

Elle présente l’Art à Paris à la fin du XIXème siècle et principalement le courant des peintres réalistes. Avec un ensemble d’œuvres de Courbet, on trouve les scènes de la vie moderne qui font écho aux romans naturalistes de Zola et il y a aussi un grand tableau de Gustave Doré.

Sur un grand mur, la collection Gustave Courbet avec les explications des historiens d’art .

Autoportrait, dit Courbet au chien noir 1842 huile sur toile
œuvre de jeunesse
Gustave Courbet 1857 les Demoiselles des bords de la Seine

Gustave Coubert 1874. Portrait de Régis Courbet son père.

Gustave Coubert 1866 le Sommeil

Gustave Coubert. 1851 Pompiers courant à un incendie

En face des pompiers de Courbet, on trouve un très Grand tableau qui représente le Marché Les Halles réalisé par l. Lhermitte.

Léon Lhermitte Les Halles 1895 Présente en 1904
(Sortie de réserve vers 2013 )

Jean Geoffrey. Dit Géo. 1903. La goutte de lait huile sur toile 2 m 7 m de long

Émile Blanchon. 1892. Travaux d établissement d’un square
(tableau réalisé pour le décor de l Hôtel de Ville )

Paul-Albert Baudoüin Vers 1889. Le Soir à Paris.
( scène de promeneur sur les quais de Paris pour décorer l’hôtel de ville de Paris)

Grimaces et misère – Les Saltimbanques. Fernand Pelez.
1888. Huile sur toile (2,5 /7 m environ)

François Etcheto 1853. Franćois Villlon
sculpture en plâtre pour réaliser un bronze

Cet accrochage permet de mieux comprendre le côté révolutionnaire de ce courant de la peinture, début d’autonomie complète du peintre avec son sujet et auteur à part entière de ses compositions. Préfigurant donc l’art moderne, dont les clients seront quelques collectionneurs et les mairies plus que les Grandes familles du pouvoir.

Même chez un peintre graveur comme Gustave Doré, il a du allez en Angleterre pour trouver un Collectionneur qui lui achète et vend des grand tableaux, ici un de ses derniers tableaux « , Gustave Doré a abordé son œuvre d’illustrateur dans le costume d’un peintre tandis que sa peinture a été constamment jaugée selon son talent d’illustrateur. Ce jugement a terriblement affecté Gustave Doré, désespérant d’être reconnu en tant que peintre. Pendant tout son parcours artistique, Gustave Doré avait un engagement égal dans la peinture et dans l’illustration sans y voir d’incompatibilité. Il faudra attendre ses dix dernières années pour qu’il n’aborde l’illustration que comme une activité lui permettant de financer « ses couleurs et ses pinceaux ».( Wikipedia)

Gustave Doré La vallée des larmes 1883

Voici juste un moment agréable dans l’histoire de l’art d’une époque qui a bouleversé le rôle du peintre dans la représentation picturale. Ce que referont les nouveaux réalistes dans les années 1970 .

Pour une visite plus complète de ce musée

https://www.bing.com/videos/riverview/relatedvideo?&q=musee+petit+palais+valle+les+larmes&&mid=FB5CB1908D134B0FA85EFB5CB1908D134B0FA85E&&FORM=VRDGAR

Pierre Alechinsky

Chaumont sur Loire présentait cet été une remarquable rétrospective du travail de Pierre Alechinsky à l’imprimerie .

Que ce soit Dessins, gravures, lithographies, estampes murales, ouvrages de bibliophilie, les œuvres présentées nous montrent l’homogénéité de son travail sur 70 ans de création. « Pierre Alechinsky depuis toujours fasciné par le papier et les techniques d’impression, puisqu’il fut d’abord typographe et imprimeur, l’artiste en connaît, de longue date, tous les secrets et toutes les virtualités. L’exposition nous entraîne au cœur de ses créations, où règnent sans partage le génie, la culture et l’humour d’Alechinsky.

Cette rétrospective permet de voir l’évolution de cet artiste.

Et de ce texte de présentation de l’exposition, qui est remarquable, en voici un autre extrait: « « Tout dans ce travail, intéresse l’artiste : les pinceaux, l’encre, le papier, le geste, la liberté d’interprétation de l’idéogramme standard. Toutes choses qui marqueront son œuvre. “Alechinsky est épris du papier qui craque ou se gondole, il aime le crayon qui glisse en toute lenteur, l’encre qui marque fièrement son atteinte, l’aquarelle qui anoblit tout ce qu’elle rehausse. Il est au dessin comme à la plus vive confession, il sait qu’il en tire aussi bien l’aveu que la discrétion. L’art de dessiner n’est pas le moins du monde une récréation ou un délassement, c’est une empreinte magique sur la surface envoûtante du papier”, argumente l’écrivain Yves Peyré dans Le rêve et son préalable. »

Comme c’est une rétrospective, cela nous permet de mieux voir l’évolution de cet artiste.

De 1944 à 1948, il étudie l’illustration, il doit ainsi sa parfaite aisance pour la gravure car il a étudié à l’atelier 17 dirigé par Stanley Hayter.

1948

Pierre Alechinsky commence à peindre dans les années 47 juste avant d’entrer dans le mouvement CoBrA dont il deviendra un membre très actif, même s’il n’en est pas un fondateur.

CoBrA revue d’artiste Internationale (Copenhague, Bruxelles, Amsterdam ), ce mouvement artistique surréaliste révolutionnaire de 1949 à 1951 va avoir une grande influence sur l’Art européen de l’époque.

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A partir de 1950, Pierre Alechinsky découvre la peinture acrylique et « invente » les remarques marginales (l’image centrale est entourée de vignettes, inspirées des bandes dessinées, qui complètent le sens du tableau). Elles constituent aujourd’hui l’une de ses caractéristiques artistiques majeures.

A partir de 1954, Pierre Alechinsky découvre la calligraphie japonaise, son oeuvre s’oriente vers plus de fluidité et de spontanéité avec l’utilisation de l’encre hors du champ de la couleur.

1960 reconnaissance internationale de son œuvre, les Musées du monde entier ont des œuvres de l’artiste.

Pour démocratiser l’accès à son travail, la gravure et la lithographie ont permis de produire des œuvres qui assurent à Alechinsky une diffusion auprès d’un large public. Et c’est sur ce volet, que le thème de l’exposition est conçu.

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Lithographie qui a servi pour l’affiche de l’exposition.

L’arbre bleu.

Cette image a été utilisé pour la réalisation d un mur peint dans Paris

Sur tout un couloir, il nous a présenté un alphabet complet remarquable.

Sur un mur entier ce triptyque

En 1993

Aujourd’hui, toujours en inspiration, Pierre Alechinsky continu à créer

À Chaumont sur Loire, étaient présentés énormément de livres qu’il a réalisé en collaboration avec des poètes le plus souvent. Chaque livre est une œuvre à part entière.

Ci dessous, une gravure qui n’était pas à Chaumont-sur-Loire mais dans le musée Paul Valéry de Sète où une salle entière est consacrée aux artistes qui ont travaillé avec le poète Salah Stétié.

Le portrait du poète Salah Stétié.

Les mots de ce blog: Pierre Alechinsky, Chaumont sur Loire, CoBra,

Béatrice Duroure et Jacques Landais à Saint Martin-la-Garenne

En se promenant dans une boucle de la Seine dans le Vexin, on traverse le petit village Saint-Martin-la-Garenne, et là, dans la salle municipale, une petite exposition de peinture et de céramiques d’artistes de la région.

Voici la présentation du travail de deux artistes de ce salon d’automne.

Le premier artiste présentait des dessins de grand format réalisés avec des traits d’encre très fins.

Jacques Landais

C’est sa finesse de travail qui est impressionnante, quand à la composition finale de chaque dessin, cela nous renvoie à du végétal mais avec un esprit de dessin technique.

Si on rentre dans le détail, un autre univers apparaît dans chaque espace, et on entre dans un autre territoire, les traits 0,2 mm ont dessiné d’autres formes et d’autres ambiances graphiques.

On trouve d’autres dessins sur son site.

https://landaisdelattreabi.wixsite.com/artlandais/albums?pgid=jfw87trm-22278830-d03a-4c2b-bb67-2f619508408e

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Béatrice Duroure

La deuxième artiste s’appelle Béatrice Duroure. On apprend sur différents sites qu’après avoir collaboré dans l’ illustration et la bande dessinée et ainsi que d’autres collaborations graphiques, elle a démarré un travail en peinture qui n’est pas sans rappeler H.Hopper. Mais c’est plus que du Hopper, son travail joue avec les reflets et les ombres des objets et de leur volume, reflets et ombres qu’elle retravaille en couleur pour en faire une composition qui va au delà de la représentation. Et souvent le tableau renvoie à un clien d’oeil aux autres peintres.

Béatrice Duroure. Seven O’clock. 2020. Acrylique sur toile. 39/46 cm

Béatrice Duroure. Après midi d été.

Béatrice Duroure. Voyage à Panam

Béatrice Duroure. Mondrian café 80/80 cm. Huile sur toile

Béatrice Duroure. Le Soufflot. 81/65 cm. Acrylique sur toile

Béatrice Duroure. Red Coffee. 55/38 cm. Acrylique sur toile

Béatrice Duroure. Paradise . 65/54 cm. Huile sur toile. 2020.

Béatrice Duroure. Le fumoir . 80/40 cm. Acrylique sur toile. 2017

Béatrice Duroure. Rendez-vous . 92/65 cm. Acrylique sur toile. 2020

Pour en savoir plus , voir son site : https://beatriceduroureartiste.wordpress.com

Nicolas de Crécy

Une exposition des dessins de Nicolas de Crécy à Cherbourg.

Un peu loin pour aller voir l’exposition de ce dessinateur que j’aime. Donc je vous propose une exposition virtuelle.

Donc, je n’ai pas vu le reflet de ses traits à la plume, ses couleurs réalisées en aquarelle, à la craie ou à l’encre, ni voir dans quel format les dessins sont-ils réalisés. Cette exposition, je pense, doit être en grands formats.

Et, comme le sujet de l’exposition, est: la cité. De façon identique dans ce blog d’images numériques je présente une sélection de ses dessins autour de l’architecture.

Nicolas De Crecy n’est pas un architecte. Il a construit un univers très diversifié qui lui est propre. Venant à l’origine de la BD, puis passant par être décorateur de film d’animation et l’illustration, c’est grâce à la BD qu’il s’est fait connaitre. Ceci avec des personnages comme Le Bibendum céleste, Léon la came, avec la Série Période glacière, et Le Chien Salvatore etc. Sa palette s’est agrandie et outre les dessins et illustrations de livre, il réalise maintenant ses dessins en grand format.

Nicolas de Crécy est devenu un artiste au sens des grands illustrateurs comme Gustave Doré, Daumier. C’est qu’il a su sortir de ses cases et nous faire voir avec une poésie et un décalage humoristique le portrait de villes et des gens qui y vivent. Comme l’écrit Alexis Duval dans un article du journal Lemonde: Dans chacune de ses œuvres, l’artiste ne semble aspirer qu’à une chose : tordre le cou à la rationalité en détournant ses codes et laisser libre cours à l’imagination.

Il faudra réaliser un autre blog seulement sur les personnages de Nicolas de Crécy. C’est justement la proportion de ceux-ci dans l’espace défini dans l’architecture dessinée qui fait la force de la lecture des dessins de l’artiste.

72nd Street Station. 2020

Affiche de l’exposition.

Affiche ARCHI & BD – LA VILLE DESSINÉE 2010

« Admirez le contre-jour, Satan ! …. 50 x100 cm

Bateau rouge. 2022

Hauteur : Nicolas de Crécy 2013

Fusain

.

Dans la banlieue de Luna Park
Nicolas de Crécy – 2022.

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Le Veau d’or, 2014

Florence. 2004

Le Yokai de Montmartre. Encre de couleur sur papier. , 30×40 cm. 2020

New York sur Loire

Mexico, 2021
Rue de Puerto Vallarta.
acrylique sur papier. 30 x 40 cm

Une vue de Lisbonne. 2002. Arbre. Encre, aquarelle et gouache 13 x 23.5 cm
LE FANTÔME DU CHIEN HANDICAPE 55,6 x 76 cm. Aquarelle, gouache et crayon de couleur, Publié dans l’ouvrage « New York sur Loire 3013

Et pour continuer, on peut voir le site : http://500dessins.blogspot.com/2014/05/la-republique-du-catch-paraitre-partir.html

Dessin dans “L’Orgue de barbarie”

.

Merci à Nicolas de Crécy pour cette promenade dans son imaginaire de ville.

Il faut savoir que depuis plus de dix ans, l’auteur s’éloigne de la bande dessinée pour se consacrer au dessin sur grand format. C’est pour cela que l’exposition de Cherbourg-en-Cotentin doit être intéressante.

Et finissons en lui laissant la parole (source Wikipedia)

“Dans son travail de dessin en dehors de la bande dessinée, il parle du « grand plaisir du dessin pur ou de la couleur ». Son approche est plus intuitive, il cherche à être « moins illustratif et plus allusif » et à prendre ses distances avec le dessin réaliste.”

« La recherche sur les différents moyens de renouveler l’expression du rapport entre le texte et l’image, sans passer par la bande dessinée, a toujours été pour moi une préoccupation majeure. Comment une idée passe-t-elle du concept au papier, pourquoi l’exprimer plutôt par une image que par un texte, quel est le plus judicieux, le plus puissant, comment et sur quels critères choisir sont des questions que je me pose en permanence.

Agnès Frégé.

Le centre Art Visuel de Mantes-la-Jolie présente une exposition d’une artiste qui a passé trois mois en résidence.

Cette Artiste travaille le papier découpé, et, par ses volumes engendrés par des découpes en superposition, ses compositions donnent à chaque création un ensemble sculptural et végétal plein de vie, de poésie avec une sensibilité artistique qui nous emmène sur des chemins visuels inattendus.

Dans cette exposition , on peut voir un collage réalisé en atelier avec un groupe qu’elle animait.

Si l’on veut connaître un peu plus Agnès Frégé, sur le site « côté maison” on présente son atelier.

“La créatrice Agnès Frégé taille à vif la surface du papier de la pointe de son scalpel et de sa sensibilité affûtée. Ses îles refuges, ses continents lointains et ses océans, sculptés par une découpe minutieuse, font naître des cartographies intérieures. Voyage immobile en terres inconnues.”

https://www.cotemaison.fr/chaine-d/creation/geographies-utopiques-sur-papier-decoupe_33296.html

Elle a aussi un compte sur Instagram où elle présente l’évolution de son travail.

Typographie en bas de casse des initiales de son nom prénom

“ La vue de mon atelier est différente chaque jour….”

OPM. Objet poétiquement modifié

Interstices. (. Dans La Chapelle Saint Vincent )

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Anémone de mer

Monstre de bois et de papier (biennale internationale des métiers d arts)

Miel de l’automne. Bijoux broche en papier

Végétalismes. Animal sur sa branche. ( Francis Bacon , mais en papier)

Un plaisir de découvrir ……

Mots du blog: Agnès Frégé, Le centre Art Visuel de Mantes-la-Jolie, papier découpé, Art contemporain,

Martial Raysse

L’exposition de l’été du musée Paul Valéry de la ville de Sète nous montre une rétrospective du peintre Martial Raysse. Pour ceux qui ne connaissent pas Martial Raysse, il est un artiste français contemporain qui a des œuvres dans les musées du monde entier. Il a représenté l’avant garde de la vie artistique francaise dans les années 1965-1975. Et, l’exposition nous montre que l’évolution de son language pictural.

D’autres mieux que moi vous présenteront la démarche de cet artiste issu du nouveau réalisme qui est devenu une icône du Pop Art français de ces années 70. Nous sommes toute une génération à avoir vu ses sculpture-tableaux réalisés avec des néons dans les Musées de Nice à Paris ou d’ailleurs. Il a continué de représenter sa vision du réel, mais avec des matières plus traditionnelles, il a su garder cette force de représentation .

Pour commencer, ci-dessous des œuvres du début de Martial Raysse qui n’était pas présenté á Séte qui date de la première période.

« America America« , 1964,
en néon et métal peint

Peinture haute tension. 1965

VERTE- 1963‘
huile, collage, xerographie, lunette et houpette sur toile

La ménagère

Comme sur le site savemybain nous explique

…Le personnage de la ménagère est ainsi aisément symbolisé par un valet de nuit assorti de nombreux accessoires domestiques. Toutefois, la recherche de composition et la juxtaposition de couleurs vives rappellent plus ce qui se faisait à la même époque de l’autre côté de l’Atlantique. ..( sur le site. https://www.savemybrain.net/v2/2014/08/19/martial-raysse-au-centre-pompidou-180924376/. )

De plus, Raysse a ajouté le néon dans nombre de ses œuvres. Il n’est ici pas froid comme dans une composition de Hopper ni minimaliste comme dans une installation de Flavin. Bien au contraire. Il rehausse de couleur une bouche carmin ou sature les teintes au-delà de ce qui est possible par le simple medium pictural habituel. A la clé : des œuvres encore plus Pop Art que le Pop Art, comme si les portraits de Warhol se muaient en bas-relief illuminés et scintillants

A osciller entre les deux influences, Martial Raysse a sans doute gagné la place peu enviable du moins célèbre des Nouveaux Réalistes. Ce titre est peut-être également dû au tournant radical qu’a pris son œuvre par la suite, s’intéressant tour à tour à personnifier les mythes antiques ou à réaliser des portraits de son entourage…. Sur le site https://www.savemybrain.net/v2/2014/08/19/martial-raysse-au-centre-pompidou-180924376/

Pas de néon pour cette exposition à la ville de Sète.

Car bien avant sa rétrospective à Beaubourg en 2014, que ce soit avec des sculptures ou des tableaux, c’est plus à travers une réflexion et les outils des peintres classiques qu’il réalise des portraits et scènes de vie où l’ imaginaire déborde toujours un peu du tableau.

L’exposition de Sète nous montre cette évolution. Elle nous montre les portraits qu’il réalise, une mosaïque de tous les genres humains possibles et imaginables avec une touches de rêve et de décalage et d’humour qui est sa marque de fabrique de peintre qui est dans les circuits de l’art musée et galerie.

La femme du loup gris. 1988

Giotto renversé par un porc. Détrempe. 1995

Août, mais oui. 2008.
détrempe sur contreplaqué.

Ces deux-là. 2008
Acrylique sur toile

Souvienne vous de moy souvent. 2008.
Acrylique sur toile

Danse pour une petite perle. 2011
Bois plâtre papier

Séraphine , 2007
Acrylique sur toile

Ho! 2012. Bronze et bois huile sur toile

Dérision sur le culte de la peinture pratiqué dans les Musées et les galeries.

13 sonnets 2002. Poème et sculpture

La lune morfondue dans la mort oubliée

Berce le vœu secret dans les yeux de l’aimée……

……

Car au secret du cœur parle la chair qui meurt

Alors un cri cru strie les sources de la peur

Boue de nos entrailles ouvertes à tous les vents.

Salut les potes ! 2014. Bronze aimants épinglés

Songeuse Roxane. 2013.
Détrempe sur toile

Copinons. 2018.
Acrylique sur toile

Lever du jour 2020.
Acrylique sur toile

La Paix. 2023.
Acrylique sur toile
La Peur . 2023.
Acrylique sur toile

Courage Martial 2021
huile sur toile

Il m’arrive de le sentir si seul. 2920.
Plastique et papier mâché

Musée Paul Valéry de Sète, 2023

En complément , pour finir la présentation de ce peintre, je vous montre ci-dessous le tableau qu’il a réalisé en 2014 pour la rétrospective au centre Beaubourg qui est actuellement dans les Pinault collections.

Et que l’on peu voir dans les détails dans cette video:

https://www.youtube.com/watch?v=bud-1Dat_gs

« Ici Plage, comme ici bas » 2014.

Cette vaste peinture foisonnante ( de 9 m de long) dépeint des centaines de personnages dans les occupations les plus diverses, voire antipodiques : à gauche de la toile on rit, grimace, danse ou joue dans une foire qui se tient au loin ; au centre et sur le côté droit, la foule est furieuse et s’adonne à une violence aveugle. Ces actions prennent place dans une ville colorée et imaginaire aux accents postmodernes…..

Ce tableau qui n’est pas dans l’exposition, résume bien le travail de ce peintre. Il a réalisé cette jonction entre le nouveau réalisme et la représentation de notre société qui va au-delà d’un style, il est comme les peintres du XIXème et XXème siècle, au delà du language, il façonne une figuration qui nous représente bien.

Les mots de cet article: Martial Raysse, musée Paul Valéry, Pop Art, peintre contemporain,

Frédéric Pajak

Dans la salle Dominique Bagouet de Montpellier, se déroule cet été une exposition sur cet écrivain/dessinateur : Frédérique Pajak. “Je ne fais que passer “ est le titre de cette exposition.

Pajak invente une forme originale : le texte et le dessin sont si intimement imbriqués qu’ils doivent se lire ensemble. Ce n’est pas un livre illustré, ni une forme de BD, mais un alliage à la fois fascinant et puissant entre les mots et les images, qui sont comme mis en miroir.

Son dernier livre est la suite de “Manifeste incertain”.

L’ exposition de ses dessins se présente sans texte sur les murs, avec juste une présentation de ses livres au centre de la pièce.

On entre doucement dans cet univers Noir et Blanc. Le dessin existe juste par envie de partager avec nous une écriture, un moment de vie, ou d’actualités.

Autoportrait
Présentation des dessins dans un cadre par série.

La plupart des dessins sont notifiés: “Sans date, encre de Chine, plume et pinceaux sur papier italien”.

Patagonie

Le désir

Pissarro

Sahara

Couverture du livre “ J’irai dans les sentiers” recherche autobiographique sur le couple Verlaine/Rimbaud, le poète Germain Nouveau et Isidore Ducasse l’auteur des “Chants de Maldoror 1869” trois poètes de la fin du XIX siècle.

En espérant de voir comment avec plumes, encre et pinceau, un auteur peut nous emmener dans une réalité qui, par ses sources différentes, donne juste le plaisir.

Les mots de l’article: Frédèric Pajak, dessins, salle Bagouet, encre, noie & blanc,

3 artistes à la salle Saint Ravy

Le titre de l’exposition est une cinquième saison.

Le concept d’une cinquième saison évoque, comme une intersaison, un état transitoire entre ce qui n’est plus et ce qui est à venir. Il trouve son origine dans la médecine traditionnelle chinoise qui le définit entre une période de relais.

C’est aux changements d’état et aux transformations que se sont intéressées les trois artistes. Chacune crée un parcours visuel, sensoriel, sensible, de différentes matières, d’échelles et de couleurs. En assemblant, découpant, imprimant des formes végétales et minérales, c’est notre propre rapport à la nature que les artistes interrogent.

Les sculptures et les photographies de Maïa Amiel évoquent la fragilité du cycle de vie du végétal tandis que Nathalie Trovato, elle, à travers ses dessins cherche à créer la sensation d’un enfant face au paysage. Enfin, Anne Even, joue avec les empreintes par des monotypes de feuilles, impressions uniques, comme la nature l’offre. Elle réalise aussi une installation olfactive.

Les trois artistes se sont réunis pour présenter leur travail dans les salles voûtées de Saint Ravy .

1- Maïa Amiel

Maïa Amiel présente la série des Métamorphoses Vivantes en questionnant le cycle de vie du végétal. Formée à l’Ecole des Beaux-Arts de Nîmes et l’Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg en objet textile, l’artiste a exploré différentes pratiques et médiums, de la sculpture à la photographie en passant par la performance et l’installation. Sa fascination pour les éléments naturels, la production textile et la recherche de limites dans la matière, l’amène à dépasser les frontières entre art, artisanat et design. Ces créations textiles, habillées de perles, sont issues du monde végétal organique ou minéral.

D’abord en photographie

Maïa Amiel

Maïa Amiel

Et un travail de sculptures textiles impressionnantes.

Designer textile

Maïa Amiel déplace les frontières entre Art, Artisanat et Design à travers ces créations. Métaphoriques et poétiques, inspirées par la nature, tant par le règne animal que le monde végétal, ses pièces uniques nous subjuguent.

Certaines techniques utilisées sont empruntées au monde de la haute couture et du luxe, elles sont associées à des pratiques artisanales ancestrales populaires. Broderies, tissages, mailles et plis donnent vie à son univers singulier.

Le geste et le temps sont des éléments indissociables du processus créatif, un geste précis et précieux comme celui de l’artisan; accompagné d’une intention contemporaine pour former une alchimie de l’étrange.

Son site est : https://maiaamiel.com/

2- Anne Even

Anne Even est psychomotricienne, artiste et autrice, diplômée de l’Ecole des Beaux-arts de Grenoble et de Montpellier. En parallèle de son travail de clinicienne, elle développe une approche artistique dont la préoccupation constante est le corps, corps mis en scène, corps dans l’espace. Pour cette exposition, son approche du végétal se décline sur trois supports distincts : monotype, photographie et sculpture. A partir de feuilles et de branches sélectionnées, l’artiste imagine des compositions faisant apparaître des formes et des couleurs entre figuration et abstraction.

3- Nathalie Trovato

Nathalie Trovato a étudié les langues et l’histoire de l’art avant de passer une grande partie de sa vie à l’étranger. Artiste autodidacte, ses dessins ont accompagné de nombreux textes et albums jeunesse et ont fait l’objet de plusieurs expositions. Elle questionne le vivant, de manière ludique et poétique avec une approche minimaliste du dessin. Pour cette exposition, elle crée un parcours immersif en noir et blanc qui rappelle le cheminement de l’enfant face au monde qui l’entoure et l’émerveillement que cette rencontre génère.

En jouant avec les rapports d’échelle, des pleins et des vides, elle nous invite à une lecture épurée et contrastée de la nature. Elle crée également des décors immersifs, à partir de papier peint et d’impressions textiles, dans lesquels la narration visuelle célèbre la nature et stimule l’imaginaire. Son site : https://www.nathalietrovato.org

Je pense que c’est Nathalie Trovato qui a créé cette sculpture de silhouettes découpées qui projette sur le mur des histoires merveilleuses.

Un plaisir de voir des artistes qui prennent du plaisir à travailler la matière, les couleurs et les formes.

Les mots de cet article: Maïa Amiel,Nathalie Trovato, Anne Even, salle saint Ravy, montpellier, une cinquième saisons, photographes,dessins,

Le Festival des Architectures Vives

QU’EST CE QUE LE FAV ?

Le Festival des Architectures Vives est un parcours architectural à destination du grand public, qui permet de découvrir ou redécouvrir des sites emblématiques de la ville de Montpellier depuis 2006. Cette manifestation invite le visiteur à aller au contact de ce riche patrimoine en lui proposant des installations dispersées dans la ville. A Montpellier, il prend place au cœur de la ville historique et propose un parcours reliant des hôtels particuliers et cours intérieures, majoritairement privés, qui ne sont usuellement pas visibles pour les visiteurs.

https://www.festivaldesarchitecturesvives.com

1- Livrons nous. À Hôtel d’Hortoles rue des trésoriers de la bourse, 3 architectes parisiennes mettent en scène un livre dont les pages s’envolent vers le ciel avec beauté.

Charlotte JeanJean, Viviane Le Deunff & Camille Maire
Livrons nous de Charlotte JeanJean, Viviane Le Deunff & Camille Maire

2- Medi FAV

Plus réaliste et écolo-économique, le travail réalisé par les étudiants de l’école Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble, dont le sujet est la coquille d’huître: les panneaux, voiles et murs sont installés dans la cour de l’hotel Saint Côme.

L’enjeu du projet sera ainsi de réaliser une expérimentation autour de la réutilisation des coquilles d’huîtres, ordinairement considérées comme des déchets, afin d’en changer le statut et de les transformer en matériau innovant pour l’architecture.

Medi FAV

3- LES FLEURS DE LA MALADIE

Plus étrange le travail de Hagijo qui est un collectif de jeunes diplômés en architecture et urbanisme entre Munich, Weimar, Berlin et Bruxelles, nommé LES FLEURS DE LA MALADIE.

“Aujourd’hui, un champ de fleurs de tests Covid-19 périmés pousse aux Trésoriers de la Bourse. La santé est toujours un état fragile qui peut être déséquilibré instantanément par des facteurs externes.
Simultanément, les matériaux utilisés reflètent la question de la durabilité, car les tests et la plate-forme seraient autrement mis au rebut.”

LES FLEURS DE LA MALADIE

4- Washi Paper Pavilion.

Réalisé par YET Architecture, composé de KATLIARSKAYA Anastasiya et KATLIARSKI, venant d Israël et de Biélorussie, ils ont imaginé un cocon étrange.

“Le pavillon est un cylindre, une enveloppe constituée d’un matériau homogène, sans contraste avec l’environnement qui l’entoure, notamment le papier. L’espace intime comporte des ouvertures qui dégagent des perspectives sur le mouvement des personnes, les détails architecturaux et le ciel en constante évolution.”

Washi Paper Pavilion

5- Two Point Five Planets

C est du Portugal que SPÍNOLA Vicente est venu pour créer ces volumes basiques qui reflètent le soleil et prend les couleurs.

“En référence à la fragilité des équilibres, cette installation fait allusion à la crise climatique imminente, notamment due à la surexploitation des ressources de notre planète, où il faudrait 2,5 planètes pour supporter le mode de vie actuel de l’Européen moyen.”

Two Point Five Planets

6- Matière Morte

C’est de Montpellier que les architectes de l’atelier d’architecture AJAM composé de Joël Bastide, Florent Gadois, Lucien Magne, Loïc Moine et Charles Pichon, ont implanté 2 colonnes dans la cour de la fac de médecine.

“Signifier la verticalité. L’atmosphère d’un paysage intérieur qui, contenu sur lui-même, s’ouvre à l’immensité du ciel. En réaction à cela, nous explorons l’élancement d’éléments de matière sublimant cette relation fondamentale entre la terre et le ciel.“

“Cristalliser une matière morte. La matière peut être retirée d’une fonction à laquelle celle-ci répond, devenant une matière morte, sans que celle-ci le soit réellement. En ce sens, nous croyons en la capacité à se saisir de cette matière morte comme ressource à cristalliser.“

Matière Morte

7. Ici, fût.

Ici, fût.

Venant de Montréal au Canada LAFLEUR-CHARTIER Christophe joue le minimaliste avec 3 perches noires et 3 tabourets dans un triangle blanc.

“ Ici, fût évoque délicatement les traces d’une présence humaine ancienne. Est-ce les restes d’un lieu de culte abandonné ou ceux d’un simple abri de nomades?
En matérialisant ce mystérieux aura associé aux vestiges humains, l’installation cherche à sensibiliser l’observateur sur la fragilité de notre passage sur terre.
Ceux qui furent et ceux qui seront : nos ancêtres et notre descendance… Une notion qui semble avoir déserté nos esprits contemporains au profit du moi, au profit du présent.
Minimale, l’installation mise sur la puissance des symboles architecturaux communs afin de s’ancrer dans le domaine de l’universel évitant ainsi toutes attaches culturelles spécifiques”

Ici, fût

8- The holy wells

Venant de Seattle // États-Unis SCHAENGOLD David et TRYON Jerome nous présentent d’étranges tours sous lesquelles on peut apercevoir une autre personne sous une autre tour par un effet de miroir.

– The holy wells

La méthaphore avec les tours de New York est assumée complètement dans la communication du projet.

“Dans la cour de l’Hôtel de Lunas, un espace moderne précoce et proto-séculier, nous introduisons six de ces fontaines superstitieuses, qui sont également des tours, élevées vers les cieux, comme un clocher ou un minaret.”

“Et bien qu’elles soient en effet des portails vers un autre monde, cet autre monde est celui que nous traversons habituellement sans y penser : le monde qui est le visage d’une autre personne. Chaque tour-fontaine, tout en étant un objet isolé, est reliée par des miroirs et une perspective forcée à une autre tour-fontaine. Il est surprenant de regarder dans une fontaine et de voir un visage qui n’est pas le nôtre. C’est une expérience qui nous amène à nous attendre à de la magie. Et c’est bien le cas. Bien que le visage d’un étranger soit l’une des vues les plus ordinaires du monde, il n’en demeure pas moins une vue dont la qualité sacrée est facile à croire. Ces fontaines de dévotion montrent une compréhension possible du sacré : voir le visage d’une autre personne.”

9- Make a Wish

– Make a Wish

Il y a aussi l’équipe composée par María José et Juanes, tous deux architectes et designers équatoriens ont obtenu leur diplôme en architecture et ont ensuite obtenu leur maîtrise à la MArch School of Architecture & Design de Valence. Fondateurs de WOW estudio.

L’équipe nous propose une installation où elle invite les visiteurs à écrire leurs voeux sur un petit papier rose, à le plier avec la technique de l’origami en forme de fleur et à le déposer dans la rivière infinie. Plusieurs contenants seront disposés le long de la surface, les mêmes qui seront progressivement remplis en fonction de la visite des personnes et des souhaits dédiés. L’installation sera différente tout au long de la journée, il n’y aura jamais deux souhaits identiques mais ils seront tous dédiés à l’infini.

10- Vérités

Vérités

Il y a aussi le projet de LoCo Architectes de DIVOL Corentin et RAINEVAL LOÏC architectes de Montpellier.

Par-delà un corridor rendu obscur, l’allégorie de la sacralité que nous formulons est décomposée en deux éléments: un cœur, représentant la notion de sacralité dans son universalité, et la peau, représentant la vérité projetée sur ce cœur. Cette vérité ne sera pas unique, mais multiple, animée par le va-et-vient des visiteurs. La sacralité prendra ainsi autant de formes qu’il y aura d’êtres dans la cour de la Petite Loge.

Concrètement, ils diminuent l’espace pour accéder à la cour de la petite loge pour mieux monter celle ci par un Jeux de pyramide renversé en miroir qui nous permet de voir les détails de l’architecture de la cour.

Toujours un plaisir de déhanbuler dans les rues de Montpellier pour découvrir ces espaces souvent issus du XVIIIème siècle où les jeunes diplômés nous parlent de leur envie, et nous montrent cet espace sous un angle qui leur est propre.

Les mots de l’article:

F.A.V. 2023, festival des architectures vives, Montpellier, Le Festival des Architectures Vives,

photo en mai

Entre Séte et Montpellier, la photo est au rendez-vous en Mai.

Dans la salle Saint Ravy, Misa Ato, nous présente son travail. Jouant sur le Noir et Blanc, on retrouve dans ses contrastes et sa façon de cadrer le détail d’architecture et de volume, la grande époque de l’argentique des années 1970, où des photographes comme Jeanloup Sieff se positionnaient en haut du pavé. Et aussi dans les revues, les recherches sur l’abstraction photographique et géométrique en noir et blanc étaient présentées comme modernité.

Il a intitulé son exposition. Éloge du vide.

Série/Impermanence de l’espace. 06
Carrière de pierre vers Pont du Gard format 30/45

Série/Impermanence de l’espace 07
Carrière de pierre vers Pont du Gard format 30/45

Série /Anatomie du vide
La Grande Motte avril 1922 Format 40

Série /Anatomie du vide
La Grande Motte avril 1922 Format 40/60

Série /Anatomie du vide 08
Le Grau du Roi , février 1922 Format 40/60
Série / Infraction.
Place de l’oratoire Nîmes 2018 format 30/45

Série /Anatomie du vide. 08
Le Grau du Roi , février 1922 Format 40/60
Série /Issue 21
Parking Montpellier, septembre 1921 Format 40/60

Anamorphose Sèrie /Impermanence de 07
Carrière de pierre vers Pont du Gard.

Sur son site, on peut explorer toutes ses recherches:

https://misaato.com

————

Du côté de Sète se déroule le festival de l’image Documentaire, Image Singulières.

On peut voir le programme sur https://imagesingulieres.com/

Le festival occupe moins de lieux de type industriel comme les années précédentes. Devenu une institution de la ville avec son lieu d’exposition rue Lacan, pour le festival, d’autres salles ont été mises à contribution pour présenter les reportages documentaires de toutes les contrées du monde.

Je ne vous présente que l’exposition située à la Chapelle Haute sur le Photographe Vanden Eeckhoudt.

C est plus une écriture photographique: chaque série photo est constituée d’une série de tableau qui crée une image globale comme une phrase dont les mots sont les photos.

Vanden Eeckhoudten a eu sa renommée par ses photographies d’animaux et c’est dans ce contexte qu’il a fondé l’agence de photo VU. Cette exposition lui rend hommage car il nous a quitté il y a peu.

https://agencevu.com/photographe/michel-vanden-eeckhoudt/

Il y’a aussi cette exposition à montpellier intitulé la Boutographiedu nom de quartier Boutonnet de Montpellier,

Voilà pour le noir et blanc en ce mois de mai .

Index mots de l’ article,

Michel Vanden Eeckhoudt, photo noir et blanc, images singulières, Sète, salle saint ravy, Misa Ato,

1|2 Festival du dessin d’Arles. Paysage et J.J.Sempé

La ville d’Arles organise un festival de dessin sur le même modèle que celui de la photo. Sur plusieurs lieux, des expositions sont disposées, avec la même logique, aux musées Arlaten et Réatu, les artistes traditionnels comme Sempé et Alechinsky, à l’espace Van Gogh des artistes dèja reconnus et au Palais de l’Archevêché 4 artistes sur le thème du paysage. La fondation Van Gogh et les ateliers de Luma et Acte Sud présentent des artistes plus contemporains.

Un petit guide pour se repérer.

Commençons par des dessins de Paysage présenté au Palais de l’archevêché.

Jean-Baptiste Sécheret, le grand Rex
2013. Fusain sur papier .
Jean-Baptiste Sécheret, SMN Tonto. 2008.
Fusain pigments sur palier marouflé toile.
Jean-Baptiste Sécheret, Mr Harou architecte. 2000
Fusain sur papier

Jean-Baptiste Sécheret, paysage
2002. Fusain sur papier

On trouve sur le site de galerie-institut une lithographie de Sécheret qui, loin du paysage, est intéressant à montrer. https://galerie-institut.com/produit/secheret-jean-baptiste-composition-ovale-1992-2/

https://galerie-institut.com/produit/secheret-jean-baptiste-composition-ovale-1992-2

Jean-Baptiste Sécheret. Composition ovale 1992
Lithographie originale rehaussée au pastel

Albert-Edgar Yersin

Albert-Edgar Yersin. Pic Chaussy
1942. encre sur papier
Albert-Edgar Yersin. Sommets.
1939 encre et lavis sur papier

Albert-Edgar Yersin. La grande bosse ou Work in progress XII
1971 résine synthétique + burin sur plexiglass crayon de couleur sur papier

L’Association A.-E. Yersin a mis en ligne le catalogue complet des dessins des Albert-Edgar Yersins. http://www.yersin-artiste.ch/catalogue/catalogue.php.

Edmond Guinche . Ballyeelinan. (Les Ormes morts)
Lavis sur papier aquarelle.
Edmond Guinche . Les portes du bois creux
2001 pierre noire sur papier vélin.

Edmond Guinche . Paysage Irlandais
1990. Lavis sur papier vélin aquarelles.

Adrien Neveu série sans titre.
2015 2023 mine de plomb

Adrien Neveu série sans titre.
2015 2023 mine de plomb
Adrien Neveu série sans titre. ( détail )
2015 2023 mine de plomb sur papier

Adrien Neveu série sans titre.
2015 2023 mine de plomb sur papier

Adrien Neveu série sans titre
2015 -2023 mine de plomb sur papier

Adrien Neveu série sans titre

Le site de Adrien Neveu :

https://adrien-neveu.com/produit/de

La rétrospective de Jean-Jacques SEMPÉ est présentée au musée Arlaten .

Beaucoup de monde pour voir la rétrospective du travail de Jean-Jacques SEMPÉ. Depuis mon enfance, j’ai lu du Sempé, des aventures du petit Nicolas aux albums sur les musiciens ou sur le vélo, toute notre famille dévorait et appréciait cet humour en toute simplicité. Avec les albums “Sauve qui peut” ou “Tout se complique” ou ses personnages au sport d’hiver ou à Saint Tropez, il nous montrait les contradictions de nos sociétés. J’ai découvert des albums que je ne connaissais pas et ses débuts.

Commençons par les Brochures Médicales du début.

Ses premiers albums.

L’exposition nous emmène sur toute sa carrière, de sa collaboration à divers journaux, du New Yorker à l’Express, sa collaboration avec Gociny pour le petit Nicolas, et avec Modiano et d’autres. Il a su toujours rester simple .

1957
Vaguement compétitif: Pion sur l’échiquier (1985 )
1979 Les musiciens

Album Enfances (Denoël/éditions Martine Gossieaux) 2011

Je ne connaissais pas Catherine Certitude personnage réalisé avec Patrick Modiano.

Catherine Certitude 2005

C est un plaisir de voir cet humour simple dans les dessins en noir et blanc, ou avec très peu de couleur.

Le petit Nicolas dix albums avec R.Gociny

Les Musées

Les musiciens

1997
Raoul Taburin. 1999

La suite du festival de dessin à Arles sur un autres blog ,voir 2/2

Jean Jacques Sempè, festival de dessin, Arles, Adrien Neveu, Edmond Edmond Guinche, Jean-Baptiste Sécheret, dessin,

Baptiste LOPRIENO

La salle Saint Ravy de Montpellier accueille Baptiste LOPRIENO pour une exposition qu’il a intitulé : Nature Humaine.

Artiste? designer? Baptiste LOPRIENO est l’exemple de la génération des designers Beaux Arts.

Photographe, sculpteur, designer d’espace, artiste… cette globalité de différents savoir-faire permet à celui qui se veut un conceptuel artiste de réaliser différents travaux intéressants à suivre.

« Diplômé de l’Ecole Supérieure d’Art et de Design de Grenoble en 2015 », il a une activité « artiste » qui évolue de l’art graphique à « l’art environnemental » pour cet exposition.

Il commence en 2015, à l’école d’architecture de Grenoble par l’exposition « CET OBSCUR OBJET DU DESIGN » par la réalisation de cette bibliothèque.

Mais c’est avant tout un photographe, dont le sujet principal est la nature transformée par l’homme et les rythmes des formes.

Le sujet de cette exposition (Nature Humaine) est de nous montrer le rôle de l’interaction de l’homme avec la nature.

Trach. 2017.

Et aussi les reflets

Reflet dans un fiord norvégien

A la suite des photos, il nous montre des morceaux de nature. Pour cela il a déterré des toiles qu’il a mises sous terre pour que les racines dessinent sur la toile des dessins. Il nous présente le résultat sans retouche comme les toiles d’un tableau.

Pour nous interpeller à propos de la déforestation, simple mais, cela interpelle?

Plus complexe à comprendre est cette installation « Copier – Coller ».

La reproduction d’une branche d’arbre débitée en morceaux par des modules réalisés avec une technique de thermoformage. Cela donne une vision qui se veut très critique de la nature créée par l’homme. Le comble est que pour faire chaque pièce, l’artiste a du recréer chaque morceau en argile qu’il a évidé après le thermoformage.

Il y a aussi cette installation faite de coquillages et d’une écriture néon pour nous montrer des dangers que represent la disparition de la barrière de corail.

Il est toujours intéressant de comprendre comment une réflexion sur l’écologie environnementaliste peut s’articuler plastiquement. Constatons que ici, certaines pièces sont un peu laborieuses.

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La salle Saint Ravy, Baptiste LOPRIENO, Nature Humaine, Montpellier,

LEE UFAN

Dans la ville d’Arles vient de s’ouvrir au public un musée consacré au peintre coréen LEE UFAN dans un Hôtel du XIXème siècle.

La scénographie est réalisée par son ami, l’architecte japonais Tada Andõ.

On découvre un artiste qui, de son vivant ( il a 80 ans), a déjà un musée à son nom en Corée, son pays d’origine, un autre au Japon, ses sculptures et tableaux sont représentés dans beaucoup de musées du monde entier, et depuis 2022, un musée à Arles .

….LEE UFAN donc été le principal théoricien de Mono-ha (« l’école des choses ») au Japon à la fin des années 1960 et au début des années 1970. ….(Wikipedia)

. « Mais c’est comme peintre, sculpteur, poète et philosophe qu’il aime se présenter. “ Son travail porte l’attention sur les matériaux, sur le vide ou bien la distance entre deux éléments sur les reflets et les ombres etc… »

Si l’on se réfère à l’article de Wikipedia . « En 1969 Lee Ufan devient un critique d’art influent avec un article qui s’intitule « Des objets inanimés à l’existence vivante ». Lee devient alors le théoricien et le porte-parole du mouvement naissant du Mono-ha, actif de la fin des années 1960 jusqu’au milieu des années 1970. Ce mouvement met en scène les matériaux produits par le travail de l’homme sur les matières naturelles, sous forme d’objets d’une part, et les matières naturelles non modifiées d’autre part, au moyen de faits visuels touchant aux rapports intimes qui existent entre le naturel et l’artificiel. » Son travail suit cette direction depuis 40 ans .

La visite commence par cette spirale de béton qui nous entraîne en son centre pour voir au sol un ciel animé de son endroit préféré au Japon.

Ciel sous terre
Ciel sous terre. Béton et vidéo

The stage. Acier et pierre

Lee UFAN appelle ses sculptures “ Relatum” . Elles sont le résultat de “rencontres” que ce soit deux matériaux, formes, lumières, et c’est le vide, l’espace, l’ombre ou le reflet que crée cette création qui participe à la sculpture avec l’espace de la pièce et son éclairage formant un tout.

Infinity of the vessel
Vasque + goutte d’eau qui tombe et éclairages
Chemin vers Arles
acier pierre et gravier

Dissonance. Pierre et 2 barres d’acier. ,
Division. Pierre et plaque acier découpe

Relatum 1969/2022.
Pierre et plaque de verre

Relatum 1974/2022
3 pierres /métal/trace sur le mur

A l’étage sont exposés les tableaux.

From line. Années 1970

From point. Années 1970/80

With Winds. Avec les Vents 1988

Dialogue 2011.
Correspondance 1993

Dialogue 2010/2020.

Dialogue 2010/2020. Détails

Dialogue 2010/2020

Étonnant d’ouvrir un musée sur un artiste minimaliste à l’heure où la prolifération de la peinture transforme l’art en une baroquisante époque .

LEE UFAN, Arles, coréen, artiste coréen, sculpture, peinture minimaliste, peintures.

Les immortelles

Immortelle est le nom donné pour un ambitieux panorama de la jeune peinture figurative française.

C’est au MO.CO de Montpellier que sont présentés des artistes emblématiques de la scène française. L’exposition s’organise en deux volets: au MO.CO. la génération des années 1970, et à la Panacée, la nouvelle génération. Ci dessous sont présentées les peintures accrochées au MO.CO.

« L’exposition généreuse, sensible, entend rendre hommage à la peinture, dans sa part physique, matiériste, érotique, romantique de Vitalité de la jeune peinture figurative français » nous expliquent les commissaires de l’exposition: Numa Hambursin, directeur général MO.CO. & co-commissaire invitée: Amélie Adamo.

Je ne peux pas dans ce modeste blog vous montrer tous les aspects de cette exposition car volontairement les commissaires ont voulut être très large dans leur choix. Je mets le lien avec certains artistes pour pouvoir aller plus loin dans leur travail.

Marlène Mocquet Les parpaings humains 2009
200/160 cm technique mixte. http://marlenemocquet.fr/gallery’s

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Edgardo Navarro. Echo.
2015. Huile sur toile de lin.
https://www.edgardo-navarro.com/videos/

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Nazanin Pouyanvandeh. Nu au mimosa.
2020. Huile sur toile.
https://www.nazaninpouyandeh.com/news

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Florence Obrecht et Axel Pahlavi. Quand nos secrets n’auront plus court
2018. Huile sur toile

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Oda Jaune Voir à travers.
2023. Acrylique sur un mur de l’exposition,

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. Aurélie de Heinzelin. Musée ( Céline, Clementin, Dominique, Rob. )
2016. Technique mixte sur toile

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????
2020. Huile sur toile

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Axel Pahlavi. La grande tendresse.
2022 huile sur toile
Axel Pahlavi. Metanoia.
2017. Huile sur toile 2/1,5 m
http://galerie-gounod.com/artistes/oeuvres/8697/axel-pahlavi

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Stéphane Pencréac’h. Coré.
2012. Technique mixte sur toile.

…….le linceul de Coré dégoulinant de sang semble d’une cruauté gratuite. Et la fornication de Circé prétextant des jaunes rappelant les couleurs néo-expressionnistes d’un Baselitz et des figures qui, pour le coup, s’envoient effectivement en l’air, ne semble répondre à aucune nécessité artistique.
Enfin, le recours systématique aux fonds noirs (évoquant tout autant les vanités de Philippe de Champaigne, le style du Caravage ou celui de Manet), et l’emploi du cadre géométrique à la Bacon, ne suffisent pas à constituer un fait pictural convaincant……. Article dans https://www.paris-art.com/stephane-pencreach-2/

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Jérôme Zonder Jeu d’enfants. #4.
2011 fusain et mine de plomb sur papier

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Guillaume Bresson. Sans titre
2020 huile sur toile

…..les peintures de Guillaume Bresson mettent en relation harmonies formelles et anomalies du récit, faisant de l’artiste un héritier pictural des avant-gardes littéraires et cinématographiques……d’une ouverture dans le processus et les sources de la création, en présentant des images tantôt hyperréalistes, tantôt abstraites….. article de présentation du peintre dans : https://www.paris-art.com/guillaume-bresson-2/

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Jung-Yeon Min. Calanque 2.
2020 encre de chine et acrylique sur papier.

…… l’intérêt profond que porte Min Jung-Yeon pour les sciences, l’exploration de l’espace notamment, est lié à son observation poussée de la nature depuis le plus jeune âge. Elle tient aussi à sa culture d’origine, celle d’une Corée tiraillée entre consumérisme et tradition, où l’héritage chamaniste a encore un ancrage. Dessins, peintures, volumes, installations – Min Jung-Yeon est à l’aise dans toutes les dimensions, de l’infiniment petit au monumental……. Voir https://marialund.com/fr/artistes/min-jung-yeon/

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Adrien Belgrand. Mélancolie.
2015. Acrylique sur toile ,
https://adrien-belgrand.com/2021-2022/

….Dans ses œuvres nous sommes toujours pris dans un instant saisissant, entre passé et présent. Nous sommes happé par le flottement de ses éléments aquatiques récurrents, comme par ses actions en suspens. Le temps d’un immédiat que nous épions tel un voyeur discret, semble entrer en collision avec celui d’une atemporalité saisissante. Si l’artiste nous convie dans son intimité, comme dans celle de ses proches, il semble par les nombreux indices qui composent ses œuvres nous parler d’une mythologie collective, plus encore nous faire plonger par la finesse de ses détails au cœur de la matérialité de l’œuvre. …. Hélène Virion –

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Fabien Mérelle l’ile
Encre et aquarelle sur papier 2015
Fabien Mérelle Je viens (détail)
Fabien Mérelle Je viens
Encre et aquarelle sur papier 2015
Fabien Mérelle Valser
Encre et aquarelle sur papier 2012.
Fabien Merelle. Le cercle
Encre et aquarelle sur papier 2023

…..Cela fait longtemps que l’habitude est prise. De loin en loin, Fabien Mérelle nous livre sa vision du monde, une interprétation du monde des grands qui souvent relèverait du cauchemar plus que du rêve, même si son dessin, toujours précis et fouillé, semble de nature à apporter la paix. Depuis peu, le personnage que nous voyons agir n’est plus seul. Il ne se débat plus au milieu des éléments, n’est plus continuellement aux prises avec des obstacles démesurés. Non, tel Nils Holgersson désormais, il vole avec les oies sauvages. ….François Michaud. conservateur au musée d’Art moderne de la Ville de Paris. https://www.merellefabien.com/works

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Léopold Radus. Le moineau.
2016 huile sur toile
pour en voir plus : http://leopold-rabus.com/index.php?page=works

Sur les murs de l’exposition, Angel 2. De Florence Obrecht ´

Guillaume Bresson. Sans titre
2018. huile sur toile

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Till Rabus. Nymphe.
2014 huile sur toile.

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Abdel Kader Benchamma. Arbres- Mondes Souterrains.
2022. Encres sur papier marouflé sur toile.

….L’autre pilier de son travail réside dans sa pratique du dessin. Qu’ils soient réalisés sur feuille ou à même le mur, le dessin de Benchamma trahit un certain penchant pour la ligne claire et l’approche traditionnelle du trait. Mais plutôt que de se conformer à une virtuosité classique, l’artiste soumet son récit à la moulinette du non-sens…. Article de présentation de lAbdel Kader Benchamma Dans https://www.paris-art.com/abdelkader-benchamma-2/

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Gilles Miquelis. Vanité au chat noir.
2015. Huile sur toile

Je ne vous montre pas des peintres comme Thomas Verny présentés ici au MoCo car comme l’exposition qui lui est consacré au musée de Sète, ce peintre pratique la peinture de paysage et de nue à la chaîne, plus proche du papier peint pour décoration à la mode, qu’une activité artistique.

La suite sera les peintures présentées à la Panacée.

Les immortelles, MO.CO, Marlène Mocquet, Gilles Miquelis, Till Guillaume Bresson, Guillaume Bresson, Léopold Radus, Fabien Mérelle, Adrien Jung-Yeon Min, Guillaume Bresson, Jérôme Zonder, Stéphane Pencréac’h, Marlène Mocquet, Edgardo Navarro, Axel Pahlavi, Aurélie de Heinzelin,


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Jean Claude Golvin

Le musée de la Romanité de Nîmes présente une exposition sur le travail d’un aquarelliste particulier: Jean Claude Golvin. Ce dessinateur, architecte de formation, s’est spécialisé dans la représentation des monuments et villes antiques, ceci avec une démarche à la fois artistique et scientifique. La qualité de la précision des détails et des mises en situation vient du fait que ses recherches sont validées au préalable par des experts et archéologues.

Dans l’exposition, la présentation du travail sur la ville de Nîmes est impressionnante, mais elle ne représente qu’une partie de son travail réalisé principalement sur d’autres villes méditérannées

: https://jeanclaudegolvin.com/antiquite/

L’arrivée à Memausus par la Via Domitia au début du II ème siècle. Aquarelle, encre noire, gouache graphite 2012

Vue à vol d’oiseau de NEMAUSUS
Aquarelle, encre noire, gouache graphite 1999

Vue Aérienne de la porte de France, ville de Nîmes.
Aquarelle, encre noire, gouache graphite.2014

Vue frontale maison carrée de Nîmes au 1 er siècle.
Aquarelle, encre noire, gouache graphite. 2000

La maison carrée est avec le panthéon de Rome un des temples antiques [ici dédiée aux héritiers d’Auguste] les mieux conservés.

Vue aérienne de la Maison Carrée et une partie du forum.
Aquarelle, encre noire, gouache graphite. 2001

Deux axes de présentation sont presentès.

1 la construction du monument

Fin du chantier de construction de l’Amphithéâtre d’El Jem (Tunisie). Aquarelle, encre bleu , encre noire, gouache. 1996

2 La construction du dessin de Jean Claude Golvin.

Tracé
Ébauche
Esquisse à l’encre
Encrage définitif avant couleur

Dans l’exposition d’autres arènes sont présentées.

Vue aérienne de la construction d’un Amphithéâtre en bois à Rome au II siècle avant notre ère Aquarelle, encre noire, gouache. 2008

Vue aérienne de l’Amphithéâtre en bois de Néron à Rome en 57

Vue aérienne du Colisée de Rome début du IIème siècle.
Aquarelle, encre noire, gouache, graphite. 2007

Vue aérienne de l’amphithéâtre de Nîmes II ème siècle
Aquarelle, encre noire, gouache, graphite. 2009

Vue aérienne de l’amphithéâtre d’Arles au II ème siècle.
Aquarelle, encre noire, encre bleu , gouache, graphite. 2011.

Chaque aquarelle est présentée avec une explication très complète sur l’usage, les caractéristiques de la construction, l’époque etc…

Mais Jean Claude Golvin ne fait pas que des amphithéâtres , il a donné une vision du phare d’Alexandrie.

Alexandrie, le phare
Aquarelle, encre 2020,

Il a donc été demandé comme consultant pour la réalisation de jeux vidéo d’Ubisoft comme Assassin’s Creed.

Capture d’écran du jeu d’Ubisoft

Aquarelle pour la réalisation du film NEMAUSUS. 2020

Voir le site de Jean Claude Golvin pour un complément de l’exposition.

https://jeanclaudegolvin.com/antiquite/

Jean Claude Golvin, aquarelle, dessins, Nîmes, NEMAUSUS, Romanité,

Galerie éphémère

Au premier week-end de février ont lieu les JOURNEES MONDIALES DES ZONES HUMIDES.

C’est en effet un 2 février, en 1971 dans la ville iranienne de Ramsar que la convention sur les zones humides d’importance internationale, la convention de Ramsar, a été ratifiée.

Pour l’occasion, le site naturel protégé des Salines à Villeneuve-lès- Maguelone, domaine du Conservatoire du littoral, accueille 16 artistes en résidence.

Au programme:-: de l’illustration, de la photographie, de la peinture et «des installations diverses» mais aussi la découverte des Salines, un espace naturel d’exception. Une programmation éclectique dans une ancienne maison de saunier, une galerie au bord des étangs, un site naturel au passé industriel.

C’est ainsi que le site de la manifestation nous présente cet événement qui est orchestré par Olivier Scher, Cahuate Milk, Aline Riou .

http://lagalerieephemere.net

Cette année, le choix a été de faire appel à des artistes déjà confirmés qui transforment chacun une pièce de la maison du saunier. Ce parcourt nous emmène dans des univers toujours étonnant pour une installation qui dure 2 à 3 jours .

Comme cette pièce entièrement peinte où apparaît des animaux dessinés par Léa Delescluse.

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Découpage papier
Impression jet d’encre
Dessin
Projection sur découpage
Découpage

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Des anciens participants ont juste laissé une image.

Madame Artcom

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O. Bonhomme

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Moins 12 Prod

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Nubian

Galerie Éphémère, salin de Villeneuve-lès-Maguelone, Lea Delescluse, Icstay, Rachel Weasel Fisher, Jules Hidrot, Nui Vagabond, Siko, Nubian, Lilou Adf,