Étrange exposition dans cet église Saint-Nicolas à Caen.
De grandes tapisseries en terre, racine et filet se présentent à nous.
Mises en espace dans cette église, ces structures tissées nous étonnent.
De plus près, on voit que les dessins sont des racines dans des filets.
Mais, d’une façon étrange, ces racines réalisent des dessins très géométriques.
On se laisse impressionner par ces étendues naturelles figées entre deux moments.
C’est dans le cadre de la Normandie Impressionniste que le travail de Diana Scherer a été présenté.
Dans la présentation de l’artiste, on peut lire:
« Diana scherer utilise une technique unique qui exploite les processus de croissance naturels pour créer diverses structures à partir de tissus racinaires. Elle puise ses motifs dans des formes issues du monde végétal, ainsi que dans des structures artificielles. Le résultat est à la fois tactile et poétique, et sa démarche créative évoque l’équilibre écologique actuel entre l’humain et la nature. Cependant, son travail et sa démarche soulèvent des questions essentielles : dans quelle mesure parler de coopération avec la nature est-il pertinent ? Est-ce même logique ? Assiste-t-on à une appropriation artistique et culturelle des conditions inhérentes aux processus naturels d’autosuffisance ? Ces questions révèlent l’ambivalence fondamentale de notre rapport à la nature. L’artiste explore sans cesse l’interaction entre culture (végétale) et nature (végétale). L’œuvre de Scherer invite à la réflexion, mais elle constitue avant tout une représentation poétique du désir humain de contrôler la nature «
En discutant avec la médiatrice, elle nous explique comment cette artiste internationale qui expose aux 4 coins du monde a choisi de présenter ses travaux en fonction de l’architecture du lieu, de la lumière et des symboles que représente ce lieu.
Et pour le savoir faire, elle nous explique que l’artiste travaille comme les lissiers qui réalisent des tapisseries ou des tapis. En suivant un dessin qu’elle a réalisé sur un carton, elle ensemence celui-ci, rajoute de la terre, arrose , et, elle attend.
Un fois poussées végétation et racines, elle retourne ce filet de terre et racines et c’est sur cet envers qu’elle le travaille pour réaliser des ensembles comme ceux qui sont présentés devant nous.
On est admiratif devant cette ambiance que provoque cette instalation de tapisserie végétale dans ce lieu où la symbolique de l’énergie qui va de la terre au ciel, réalisé par cette architecture gothique est mise en avant par ces matériaux tissés et poussés par la nature qui vont de la terre au ciel.
Cette exposition intitulée Gallérie Commune a été installée au début de l’été dans la maison de Philippe Niorthe, ceci pour nous faire découvrir différents artistes.
Commençons par :
*. Fadia Haddad.
Fadia Haddad Landscapes” seriesFadia Haddad
“Landscapes” series 97x146cmFadia Haddad
“Landscapes” series Pigments and acrylic on canvas 97x130cm
En allant voir son site, on découvre une démarche intéressante de cet artiste libanaise née en 1959.
Les sculptures d’assemblage d’Yves Blond. Les personnages, robots, animaux et les êtres imaginaires sont issus d’un réassemblage d’objets de récupération en métal.
« Mon travail est un camaïeu métallique argenté. J’essaye, entre autres, de donner une vie et une âme à des êtres de métal. Ainsi mes rêves prennent forme à partir d’objets inertes.”
Yves Blond au salon Révélation de Saint Georges sur Layon
• Philippe Niorthe.
Et l’organisateur de cette expo est Philippe Niorthe: celui-ci est un artiste avec. une démarche conceptuelle qui va de la réalisation de petits dessins : (Ex -Vito d’avenir ) réalisés au cours d’une manifestation in situ avec du public.
Mais son outil principal est la photographie.
Philippe Niorthe. Photos de la Série ATLAS réalisée dans le Mantois.
Son travail de plasticien utilisant la photographie est remarqué.
Réalisant différentes expérimentations artistiques comme ce projet d’installation de photos dans le quartier New-Bell / Ngangué à Douala, au Cameroun, au fond du Golfe de Guinée.
Philippe Niorthe photos de la série DS réalisées dans le quartier New-Bell à Douala.
Pour un autre projet, Philippe Niorthe a circulé dans le quartier de New Bell avec un sceau de peinture faite à partir de charbon pilé. Il tracait l’ombre des gens sur les murs de leur maison, ou dans les environs, puis la peignait de noir. Ainsi des dizaines d’ombre sont apparues dans le quartier.
Depuis le 20 mars 2024, l’exposition « Le monde comme il va » se déploie dans tous les espaces de la Bourse de Commerce. La présentation concerne des travaux réalisés par des artistes entre les années 1980 et aujourd’hui. La moitié des œuvres sont exposée pour la première fois par Pinault Collection. Elle met en lumière la passion et l’engagement du collectionneur François Pinault pour un art contemporain en prise directe avec notre époque.
Mais avant d’aborder le contenu de cette exposition, celui qui vient pour la première fois dans cet espace est admiratif. Ce lieu a été réalisé par l’architecte japonais Tadao Ando choisi par François Pinault pour concevoir la conversion du bâtiment de la Bourse de Commerce en musée. On est obligé d’admirer le travail de l’architecte Tadao Ando : «Je voudrais créer une architecture qui touche les gens par sa beauté.»
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« À la Bourse de Commerce, je voudrais évoquer le futur dans l’espace dessiné par le cercle. À la lumière zénithale pénétrant par la verrière, les gens entrevoient l’espoir dans le mur circulaire en béton. »
La réalisation de cette rotonde en béton dont le centre est la verrière donne aux visiteurs l’impression que on tournera toujours autour d’un sujet, il y aura toujours un renouvèlement.
La grande fresque restaurée qui représente les cinq continents et qui nous est montrée sous cette verrière, qui date du XIXème siècle nous montre que la mondialisation du commerce a démarré depuis longtemps et avec la colonisation .
Je reviendrai une autre fois sur cette fresque.
L’expo: Le monde comme il va
l œuvres présentées viennent du monde entier et représentent bien leur propriétaire François Pinault. Ceci nous permet de comprendre que son intérêt pour l’art contemporain n’est pas seulement spéculatif mais de comprendre « la conscience aiguë du présent ». Pour cela, il est aidé par différents commissaires comme Emma Lavigne. Que je vous propose de lire sur : https://www.pinaultcollection.com/fr/boursedecommerce/lemondecommeilva«
Pour résumer, cette collection place les regardeurs que nous sommes devant de puisantes images dégagées par les œuvres, et, permet ainsi d’essayer de comprendre les espoirs et contradictions de ce monde et la fabrication des idées.
Mohamed Sami. One Thousand and One Nights (2022).286 x 557 cm.
Mohamed Sami,
Mohamed Sami. Weeping wall II. (2022). 286 x cm.
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Lieu Wei. Libraire III. 2012. Livres bois fer
Une des pièces les plus impressionnantes de cette exposition est l’installation de ces personnages sur fauteuil roulant qui se déplacent de façon aléatoire entre les visiteurs.
Sun Yan et Penguin Yu
Pol Tabouret Jo 2023
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Art’ amour et politique .
Jeff Koons. Balloon Dog (1994—2000
Jeff Koons. Balloon Dog (1994—2000
« Quand j’ai réalisé Balloon Dog, je souhaitais créer une œuvre qui reflète la joie de célébrer un anniversaire ou une fête. Le chien sculpté à partir d’un ballon est à la fois du matérialisme et de la monumentalité. Par plusieurs aspects, il est comparable au cheval de Troie« . Jeff Koons.
Les fantômes du passé
Marcel Duchamp
Voici quelques exemples de cette collection dont le commissaire Jean Marie Gallais nous précise « les artistes se font prophètes, visionnaires, philosophes, parfois cyniques et ironiques, souvent poètes et ré-enchanteurs. »
Un autre exposition sous forme de carte blanche est présentée.
Kimsooja
Moins provocateur, sur le rez-de-chaussée et au sous sol, l’exposition « la carte blanche donnée à Kimsooja. » Kinsooja, avec son écriture visuelle souvent minimaliste, donne une poésie, et derrière cette simplicité, on découvre par le jeu des matières et juste une idée, un moment, une pensée qui assurément va au-delà.
Née en 1957 à Daegu (Corée du Sud), elle est une artiste conceptuelle et pluridisciplinaire basée à la fois à New-York, Séoul et Paris ( Wikipedia).
D’autres pièces et vidéos de cette artiste Sud Coréenne sont présentés mais je finis là cette présentation.
Sur Wikipédia:
Kimsooja interroge ainsi les conditions de l’humanité à travers les thèmes du voyage, du nomadisme, de la migration, du féminin, tout en abordant diverses questions de l’ordre de l’esthétique, de la culture, de la politique ou encore de l’environnement. Elle développe alors dans son travail plusieurs concepts, tels que le bottari ou encore le principe du non-faire (« non-doing » et « non making »), résultant d’investigations conceptuelles et structurelles cherchant à renverser le statut d’artiste.
L’ensemble de l’œuvre de Kimsooja invite à questionner nos existences, le monde et les enjeux de notre temps.
De Duchamp à Lavier en passant par Anne Imoff. Les choix montrent une collection d’artistes tres conceptuel
Mot du Blog:
Le monde comme il va, François Pinault , Bourse de Commerce, . Tadao Ando : « Duchamp, Lavier, Kimsooja, Sun Yan et Penguin Yu,
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« C’est la complexité des oeuvres, leur capacité à refléter le réel ou au contraire à le mettre en abyme, à résonner en harmonie ou avec ironie avec le passé ou le présent, le flux des images davantage que leur unicité, qui irriguent la Collection Pinault depuis cinquante ans. Si l’historien Krzysztof Pomian dans son magistral récit Le musée, une histoire mondiale (2020), souligne combien les musées orientent le regard de la société vers l’avenir, l’accrochage orchestré par Jean-Marie Gallais sonde la Collection pour proposer une vision à la fois kaléidoscopique et instable du présent. » Emma Lavigne
Le musée Paul Valéry de Sète présente une exposition intitulée :
« – ARBORESCENCES », du peintre Pierre-Luc Poujol
Dans la présentation, on nous précise.:
« Situé au cœur du travail de Pierre-Luc Poujol, l’arbre n’est jamais dépeint ni traité de manière univoque. Il est au contraire investi par une puissance constante d’évolution formelle. Variant les techniques dripping, résille, toile délavée -, Pierre-Luc Poujol accentue les effets de décomposition propres à un motif qui est depuis longtemps caractéristique de la modernité : indissociable à ses débuts du genre du paysage avec quelques autres éléments, l’arbre a été souvent démembré en fragments sous l’effet du goût pour la vitesse et le mouvement. ».
Ce qui donne pour l’exposition des grands formats qui vont jusqu’à 5 m de long
Pour comprendre ce courant de peinture très marketing, il faut remonter l’itinéraire de Vincent Bioulès, ce peintre Acteur de l’aventure « Supports Surfaces» dans les années 1970/80 (Supports/Surfaces qui se caractérise par une démarche qui accorde une importance égale aux matériaux, aux gestes créatifs et à l’œuvre finale. Le sujet passe au second plan.). Vincent Bioulès, lui, fait rupture à cela et a préféré changer complètement de style et depuis 40 ans il peint des paysages plus ou moins figuratifs, mais toujours baignés par la lumière méditerranéenne à la mode impressionniste et cela plait énormément, très vendeur.
Tout comme lui, Pierre-Luc Poujol a une approche Marketing de la peinture. On est dans un processus de mode et l’objectif est de créer des séries qui trouvent un public. Plus proche du prêt à porter que des grands couturiers, il s’inspire de courant de la peinture moderne et réalise à chaque fois une série.
Ses premiers tableaux étaient plus conceptuel “ between the line “ il fallait lire entre les lignes, mais depuis, il se consacre à des sujets plus vendeurs.
Série between the lineSérie between the line
Les sujets qu’il a choisi sont très Green painting marketing, « écologie, nature et l’arbre ». Il présente différentes séries réalisées ses dernières années sur un mode dripping, frottement aérosol etc…
Ces séries sur la nature sont en grand format. Cela devrait plaire, comme les peintres de paysage, on montre la nature vue par un style de peintre. Sa période bleue qui radiographiait branches et feuilles avec la technique des tagueurs mais les pochoirs sont les plantes. Sa série Carbonne nous donne une image en dessin ici les branches. Ses grandes bandes verticales en mode dripping avec les empreintes d’arbre devraient plaire. Et la dernière série Arborescences.
Et les dernières séries Empreintes et Arborescences.
N° 655 . 195/ 130 cmSérie empreinte. L’appel de la forêt 200/500. cm
Entre l’abstraction lyrique et action painting, on assiste à un retour des années 1950/60 où la peinture s’étalait comme la confiture sur les tartines.
Qui dans ses déclinaisons seras prêt à porter décoratif pour clientèle aisée, que l’on aurai plus vu au Réservoir de Sète qu’au musée Paul Valéry.
Le Musée d’Art Brut de Montpellier présente une exposition entière sur le travail d’Isabelle Jarousse qui est plus singulier que Art brut. Les tableaux sculptures réalisés en papier nous entraînent dans une lecture par les dessins qui sont écrits sur les plis et replis, et qui créent un language en profondeur. Elle dessine sur du papier en relief qu’elle fabrique elle même. C’est sur ce relief qu’elle façonne en papier chiffon qui lui sert de support pour mettre les dessins, souvent en noir et blanc.
Musicien, CharElie Couture musicien, est aussi un plasticien, il présente « Peintures, objets, œuvres choisies » à l’Espace Feuillade à Lunel, une exposition qui nous présente son travail qui n’est pas seulement les streets NYC qu’ il nous avait montré à Séte.
NYC. Building. Aquarelle encre papier
Voilà comment il définit sa pratique ,
« C’est à l’art ce que le triathlon est au sport. Je me réalise autant dans l’écriture que dans les arts visuels et la musique. Le grand public connaît mieux le chanteur car c’est ainsi que l’on me présente depuis quarante ans. Mais l’art et l’écriture font autant partie de ma vie. Tout cela est « mélangé », ce sont des vies en parallèle, qui se complètent. « Le multisme, c’est le choix du non-choix », comme j’aime le définir »
Bâche peinte. 4. – 2. Mètre NYC. Street. Rimbaud Arthur Covid p19. Peinture 27 x 19. 2020Rimbaud – Arthur. & the Bridge. Peinture. 27 & 19. cm. 2020La montagne. 135. 85. cm. 2018. NYC. Street N°2Chambre d’hôtel. collage peinture. 54. 65.cm. 1986Limited Time Only. Sur affiche publicitaire. 91. 71 cm. 1986MIRJ. 98. 98 cm. 2016
Lucie Bitunjac présente des céramiques et Chrystèle Gonçalves des peintures qui retiennent l’attention.
Chrystèle Gonçalves présente 3 séries de tableau.
Série 1
“L’étang de Walden », diptyque”, 2019. Huile sur toile, 65 x 50 cm“L’étang de Walden », diptyque”, 2019. Huile sur toile, 65 x 50 cm
Série 2
Untilteted Oil on canvas 116 x 89 cm 2020
“Brume rouge de mars”, 2020, Huile sur toile, 50 x 65 cm. deux autres tableaux en dessous.
Le galeriste Ludovic Allabert explique que, dans l’atelier, l’artiste part d’un objet simple, ici une cerise, et fait évoluer sa composition au grès de son plaisir de peintre.
Huile sur toile 114 x 150 cm
Série 3
(Birds and crickets chirping) / (Gazouillis d’oiseaux et sons de criquets) V Huile sur toile, 146 x 114 cm
En cherchant sur le Net, on découvre que cette marseillaise a déjà réalisé quelques expositions et sa peinture évolue tout doucement vers cet abstraction expressive, comme le titre de l’exposition nous le présente. Mais sa peinture reste dans le domaine du végétal.
Au salon Solid’Art, les artistes d’un territoire vendent leurs œuvres et collectent des dons pour soutenir les actions de solidarité du Secours Populaire .
A Montpellier fin septembre, il y avait du monde dans les allées, beaucoup d’artistes que l’on connaît et une découverte : ce peintre: Sadik Farabi.
Une œuvre étonnante dans l’ équilibre entre forme et figure, couleur et signe, peinture, collage et traits et déchirures.
Et pour vous faire partager le plaisir de découvrit ses peintures, ci dessous quelques exemples.
Comme le dit Fabien Lasco à propos du travail de Sadik Farabi
« Le chemin qui va de moi à moi fait le tour du monde » dit Keyserling.
La peinture de sadik FARABI exprime elle aussi et sans détour une quête identitaire : le parcours d’un monde à l’autre, l’expérience d’un voyage – d’abord individuel – comme télescopage des temps et des lieux. Est-ce le résultat d’une histoire personnelle et familiale, celle qui nous amène depuis le Sahara, à Rabat puis Montpellier ?
Traduisant inlassablement dans sa peinture les emprunts à la musique et aux rituels gnaouas, Subsahariens ; aux couleurs qui ne manquent pas d’évoquer le Maghreb, celui d’un monde nomade oublié à un monde urbain omniprésent, mais aussi plus intimement, la cuisine aux couleurs et saveurs elles aussi bigarrées. Pareils aux grains de sables disséminés dans l’œuvre de l’artiste, ces traces fabriquent un univers unique…..”
Sans titre. Technique Mixte, acrylique, collage sur toile. 120/40 Petit urbanisme. Sans titre. Technique Mixte, acrylique, collage sur toile. 50/25. 2015Lire. . Technique Mixte, acrylique, collage sur toile. 50/25. 2015Sans titre. Technique Mixte, acrylique, collage sur toile. 50/46.cm. 2015Sans titre. Technique Mixte, acrylique, collage sur toile. 73/60 cm. 2015
Épure et forme, symbole et expression, signes et cadre, son travail est personnel, il a trouvé un language qui passe au dessus des cultures picturales, pour laisser en nos mémoires des traces d’une réalité.
Dans le château de la Roche Jagu, l’exposition “ Métamorphose” Cecile Borne que l’on avait vu au musée Paul Valéry de Sète avec son Carnet de Bord en tissu présentait son travail toujours avec les tissus et objets récupérés. Le texte de présentation nous précise:
“. Elle mène un travail de mémoire et de création autour des tissus échoués, parcelles d’étoffes venues du large et rejetées par la mer. Ces fragments de tissu deviennent le point de départ d’un développement sensible aux lisières de l’intimité du corps et du tissu social. Ces humbles reliques, ruines muettes, témoignent d’une histoire sans parole. Ces dernières années, Cécile Borne a élargi son champ de recherches aux déchets plastiques présents sur le littoral. Elle présente à partir de ces fragments, une fiction ethnographique plastique : Les Indigènes du 7e continent. “
cecile.borne.free.fr
Disparition 2016.
DISPARITION
C’est une installation en hommage aux migrants disparus en mer. 2016
“Parmi les photos nous arrivant du drame qui se joue en méditerranée, certaines m’ont particulièrement interpellées. Il s’agit de ces photos de plages de Turquie ou de Grèce, jonchées de vêtements. Bien sûr, pour moi qui travaille autour du tissu échoué depuis des années, la résonance est immédiate. Cette installation est composée de caisses à crabes en bois, empilées les unes sur les autres, emplies de tissus échoués roulés, fragments d’histoires serrés dans une valise. Ces empilements de caisses forment des stèles au dessus desquelles flottent des coques vides, empreintes de femmes, d’ hommes, d’ enfants. Leur absence est criante. Ces présences fantomatiques nous ramènent au corps, nous rappelle que derrière le mot migrants il y a des hommes, des femmes, des enfants, des êtres uniques, des corps aimés, désirants, des êtres en quête d’une vie meilleure fuyant la guerre et la misère, des destins brisés, abîmés en mer, disparus, devenus invisibles, sans sépulture.”
La planète bleue 2021. 50/50cmConcrétions mèmorielles. tissus ficelles. 2017La Bestia Noire LES INDIGENES DU 7eme CONTINENT. 2019.
Fiction ethnographique plastique. “Pendant 20 ans j’ai récolté ces fragments textiles sur les côtes de Bretagne et d’ailleurs. J’ai écarté de mon regard le plastique, pourtant bien présent sur le rivage. Cette matière particulièrement indésirable ne m’inspirait pas. Puis, il m’a fallu me rendre à l’évidence, je ne pouvais plus faire comme si ce n’était pas là. Il fallait que je porte un regard sur cette réalité. Ce déchet avait aussi des choses à dire. De ce nouveau regard, ont émergé LES INDIGENES DU 7EME CONTINENT..”
On aperçoit d’autres indigènes du 7 éme Continent.
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LES INDIGENES DU 7eme CONTINENT
Une des meilleures plasticiennes de la scène contemporaine, que je mets très haut car elle montre dans sa répétition son geste créatif, comme Armand avec les objets, elle avec les tissus, au delà d’une volonté d’exister comme une artiste, elle donne une présentation de notre société comme un Boltanski qui aurait fait une analyse pour ne pas répéter toujours le même scenario conceptuel.
Les tableaux de Fabienne Houzé-Ricard que j’ai vus cet été au château de la Roche-Jagu en Bretagne m’ont impressionné.
Grand tableau de 2 m de haut, j’ai aimé ce graphisme qui mélange le nid et les brindilles par l’atrait du trait (double traits).
Après sa période Nids. (2017), Fabienne Houzé- Ricard présentait aussi d’autre travaux sur des oiseaux. Comme pour les nids, elle nous pose une interrogation sur la représentation d’un reel qui n’est pas réel mais qui a l’allure du réel, où, c’est le trait du dessin, qui par sa matière, donne la force à l’image. On voit un Oiseau, des plumes, même des ailes ou un corps d’oiseaux, mais ce n’est pas un oiseau.
Sur son site, je n’ai pas retrouvé la majesté que m’a laissée la vision de ses dessins ( peintures) dans l’exposition.
Elle a été choisie par un responsable de la mairie de Montpellier ou de l’agglomération qui a réalisé une exposition de street artistes sur des supports de pub.
A La Chapelle des pénitents , outre de belles sérigraphies, elle a réalisé des cubes qui ont envahi l’espace.
Sérigraphie 50 /70 cmSérigraphie 40/ 40 cm
Au fond de l’église, Noon présente dans des cadres de tableaux des découpages papier montés en relief.
D’un format de 30 40 cm ou 30 60 cm
Sur les murs restant de la Chapelle, on découvre d’autres artistes que présente Anagraphis par des sérigraphies originales numérotées.
Anagraphis est une maison d’édition qui réalise des sérigraphies originales, numérotées et signées par les plus grands noms de l’art contemporain, du street art et de la bande dessinée. On peut découvrir toutes les affiches sur le lien ci-dessous. BOUTIQUE D’ANAGRAPHIS. Une démarche pour rendre accessible des œuvres d’art en rétribuant les artistes.
Summer Times. De Reso. 2018De BELLA BAH (BELLUS). 2020 Les blues train. De Patrick Coutin. ,,,,?,,,Big Boy De Benito 2020,,,,,?,,,, Little Walter.de Mezo Sans titre de PEZJCamion de bière BOISROND François????
Anagraphis Editions
Anagraphis, c’est d’abord l’édition d’œuvres originales, sérigraphies, estampes, numérotées et signées par les plus grands noms de l’art contemporain, de la bande dessinée et du Street Art. Aujourd’hui, c’est aussi le livre, l’estampe numérique ou l’e-book
Étonnant ce photographe qui réalise des maquettes pour prendre en photo avec un point de vue de l’intérieur.
A propos de la démarche:
Génétiquement programmé pour être peintre, j’ai très tôt choisi la photographie comme métier de survie : le moins éloigné de mes préoccupations.L’oeuvre de Kurt Schwitters m’a fait abandonner les gouaches pour assembler divers matériaux et objets ; découvrant la troisième dimension j’ai un temps été sculpteur, puis je me suis mis à reconstruire à échelle réduite mon univers de prédilection : les « Artists’rooms ». Ces maquettes sont devenues les « modèles », au sens pictural du terme, de mes photographies et depuis je les construis à cette fin . L’aspect polymorphe de ma démarche a orienté l’architecture de ce site.
Commençons par cet atelier de Marcel Duchamp.
En 2000, il réalise cet escalier.
Piranese.
Au début, j’ai photographié les maquettes à l’horizontale, avec une perspective toute normale, bien redressée, proche de l’oeil humain ( « Les ateliers »). Puis j’ai étendu cette vision à l’enfilade de plusieurs pièces ( » de porte en porte » ). Après avoir percé un plafond, comme le fît en son temps Gordon Matta- Clarck, j’explore des perspectives vertigineuses, telles que l’on peut en avoir sur un chantier ou dans une cage d’escalier : mes images prennent alors une dimension plus » Piranésienne « .
Il y a aussi cette maison japonaise traditionnelle.
On voit la maquette en haut et la prise de vue en dessous.
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La maison de Arbat date de 2012.
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Le Havre (photo du dessous).
Le Havre, la ville reconstruite.
Le Musée d’Art Moderne André Malraux du Havre m’a invité à réaliser un travail photographique inspiré par l’architecture et l’ambiance particulière de la ville .Le port du Havre et la partie basse de la ville furent presque entièrement rasés en 1944 par des bombardements aériens. La reconstruction de la ville a ensuite été confiée à l’architecte Auguste Perret et à son équipe. Après avoir évoqué New-York et ses ateliers d’artistes avec vue sur les toits de la ville, je me suis tout naturellement intéressé à ce port: point de départ des liaisons entre l’Europe et l’Amérique (à l’époque des paquebots : le France, le Normandie). Après un repérage d’une journée au Havre, j’ai entamé la construction de maquettes d’architectures à l’échelle 1/100 inspirées par les immeubles construits par Perret au centre ville et à l’entrée du port. J’ai aussi reconstitué à une échelle plus grande les parties d’un appartement type de Perret .J’ai photographié ces divers éléments agencés, en studio ,devant un fond de ciel nuageux, travaillant les éclairages pour obtenir les images d’atmosphères que je montre ici, à Paris-photo, en préambule d’une exposition au Havre.
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La cité radieuse de l’architecte LE CORBUSIER. A Marseille.
Une série sur New York.
Il y aussi le Palais des Beaux Arts de Horta.
Passages
Dans le Palais des Beaux-Arts, édifié par Victor Horta à Bruxelles en 1928 , les dégagements de la grande salle sont éclairés par de hautes fenêtres donnant sur une cour intérieure.
L’atelier Bourdelle.
Et pour finir cette photo où l’on voit sa maquette et deux grands tirages de ses photos et l’installation correspondante.
Pour voir la totalité de ses travaux , son site est très bien.
Á la Panacée de Montpellier, les derniers jours d’une exposition sur un thème étrange « Possédé-e-s. ». Déviances, performances, Résistance.
Kelly Akashi. Illuminate life Form 2019
Vincent Honoré, un des commissaires de l’exposition, a écrit pour la présentation de cette exposition :
« Nécromancie et spiritisme, divination (astrologie, cartomancie, chiromancie), magie et alchimie (sortilèges, potions, élixirs) : autant de gestes et de rituels dont la force émane d’un corps en mouvement. L’occulte n’a de sens que performé. Ces actes, ce sont des corps bannis qui s’en emparent. L’occulte est la science des corps déviants. Il faut être exclu.e et en retour s’exclure des normes sociales, religieuses ou économiques pour devenir sorcière ou prêtre vaudou. L’occulte s’érige alors comme résistance contre les dogmes, le patriarcat, les pouvoirs dominants, les religions, les savoirs admis : la masse. Il est l’autre, le caché. Il est aussi ce qui révèle. La chaîne (déviance-performance-résistance) explique pourquoi et comment une nouvelle génération d’artistes internationaux s’empare de l’occulte : le corps de l’occulte est un corps genré, racisé, politisé, gardien de visions du monde alternatives, mis à l’écart mais résistant ».
Dans cet article je ne montre pas les 27 artistes de l’exposition. Je n’ai pas accroché sur Nicolas Aguirre qui présente une table et accessoires qui ont servis pour réaliser l’échange d’âme, ni Chloé Viton qui consacre une installation immersive et troublante Cosmic Soup, ni des constructions de Jean-Baptiste Janisset (Sourire aux anges, 2020).
Il y a le travail de Dominique White.
Avec des éléments pauvres: cordes, fils et filets, coquillages, etc… blanchis par du kaolin et suspendus à des crochets de boucher, les sculptures nous évoquent le dépouillement. Il faut que l’animatrice nous explique que :
« Ces images spectrales de dépouilles suspendues à des crochets en fer évoquent les esclaves jetés par-dessus bord… Corps inutiles, malades ou révoltés devenus fantômes qui hantent les côtes africaines »
Dominique White – Ruttier for the Absent, 2019. Voile détruite, feuilles de palmier détruite, sisal, argile kaolin, raphia, corde usée, fer, résidus de la mer Méditerranée. Dimensions variables Courtesy de l’artiste et VEDA, Florence
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L’installation de Nils Alix-Tabeling est étrange: on est entre décor pour conte de fée et recherche symbolique sur la divination.
Table-eau alchimique ; entre taro et yi king Le royaume de Satan était habilement divisé… et 3 chaises sympathiques (Chat-Mite-Sphinx
),
Myriam Mihindou nous montre des photographies de Sculpture de chair.
Cela nous ramène au travail de certains artistes des année 1980 . Il faut entrevoir à travers ce travail sur le corps un acte qui rejoint certains rituels; ici c’est, pour l’artiste, de trouver un passage du silence à la parole ……
Chaque photo nous compte une histoire.
Les commissaires ont choisi d’accrocher tout le long du parcourt des sculptures en verre de Jean-Marie Appriou. Ses papillons de nuit .
Ce sculpteur, qui commence à avoir une renommé, travaille un peu comme Garouste le peintre. Ici, en mélangeant différents matériaux, du verre au bronze, de la terre et céramique, il arrive à un résultat très fort. L’artiste fait référence à la mythologie grecque ou égyptienne pour ces papillons.
Une musique de fond provient d’un requiem réalisé par 114 postes de radio. Réalisé par : Iain Forsyth & Jane Pollard.
Iain Forsyth & Jane Pollard. poste de radio
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Dans la salle N°6 Nandipha Mntambo qui vit en Afrique du Sud nous montre un travail sculptural avec des peaux de vache, remarquable. Elles sont présentées dans l’espace comme si elles volaient.
The shadows between us. 7 m de large 3 m de haut et 2 m de profondeur The shadows between us, 2013. Peau de vache, résine. 125 x 134 x 29 cm et 147 x 152 x 27 cm
Elle moule ces peaux avec son propre corps ou celui de sa mère.
Nandipha Mntambo déclarait : « La vache est un animal que je considère comme universel. Les êtres humains de pratiquement toutes les civilisations et toutes les parties du monde ont un lien avec cet animal. La vache est un bien, élevée à des fins alimentaires, dont les humains se servent pour le transport de marchandises, sa peau tannée est utilisée pour se vêtir, elle est aussi considérée comme une divinité et utilisée comme monnaie d’échange. Elle crée ainsi un lien invisible entre l’humanité ».
Pour le commissaire de l’expo, Vincent Honoré, il parle d’élancé macabre, fantomatique, avec ses deux robes qui “flottent” dans l’espace. Les corps sont vides mais les peaux viennent suggérer leurs traces et leur histoires. Par la beauté e..t la finesses des plis . . . et la forme humaine qui évoque les vénus antiques.
First Breath, Peau de vache et cornes. 2019. 210 x 150 cm
Il y a aussi cet autre sculpture de Nandipha Mntambo: First Breath. Peau de vache et cornes. 2019. 210 x 150 cm. Courtesy de l’artiste et galerie Andréhn-Schiptjenko.
Dans la dernière salle, il y a parmi d’autres installations les sculptures d’Anna Hulačová.
Une sculpture très classique dans son fond mais, par sa matière, elle prend un sens extraordinaire.
Sculpture en bois de saule
“ Ses figures évoquent des mythes anciens où s’entremêlent le symbolisme chrétien et les traditions populaires tchèques. La tête en tige de saule représente une ancienne tradition où par jeux les jeunes hommes suivent les jeunes fille avec une baguette de saule etc. Contraste avec les autres têtes qui combinant matériaux naturels (bois, argile) et industriels (béton, aluminium) et impression numérique présentent des figures ambigües, pas totalement humaines ou animales, sans idéologie religieuse ou politique.”
J’ai une lecture de l’exposition moins possédée que les auteurs de cette manifestation d’artistes. Mais la découverte de certains artistes est vraiment extraordinaire.
Les briscarts est le nom du collectif d’artistes qui font visiter leur atelier deux ou trois fois dans l’année.
Ces visites d’atelier d’artiste de Montpelier est toujours source de découverte.
Commençons par Elisabeth GIRARD.
Sa peinture évolue, mais elle garde toujours ses natures mortes aux bouteilles qui font penser à Morandini et ses fruits et légumes que j’aime dans leur simplicité.
Philippe Bé se définit maintenant comme un Illustrateur – Graphic- designer.
Je l’ai connu dans PAO et la communication, il trouvait toujours des idées originales d’objets à réaliser pour ses clients. Et, depuis quelques années le style de son graphisme a changé , moins de feutres plus de couleurs et de profondeur. Il est revenu à ses préférences Le dessin d’illustration .
Faire un tour à Chaumont du Loire, cela serait formidable.
Outre les artistes qui façonnent les jardins , il y avait une exposition sur l’herbier et Marinette CUECO.
Mais de tous les artistes présents, regardons l’installation de Isa Barbier.
Isa Barbier
On a vu en 2017 à Montpellier une installation de Isa Barbier dans la Chapelle de la Miséricorde.
Grace à la galerie Alma , l’artiste avait suspendu des plumes de goéland, Gauloise de Bresse et oie au dessus de l’autel. Elle a appelé cet œuvre : « Transposition », 2.5 m de long 0,45 de large et 0,6 de haut.
Il est intéressant de voir le travail de cet artiste, qui utilise des pétales de rose, des miroirs, des aiguilles de pin, des plumes et qui expose dans le monde entier.
Essayons de parcourir son itinéraire. On voit des choses simples, des tissages d’aiguille de pin.
« Coude – Zone interdite » – 2002 pétales de roses – 140 × 180 × 400 cm Galerie Martagon, Malaucène« India » – 2008 Coupe schématisée et inversée d’un temple de l’Inde, en miroirs du Rajasthan et cordes à piano, installation réalisée pour Hermès, Lausanne/ch – 600 × 100
Oui elle continue avec des pétales de rose en suspension
Et les volumes en duvet plume marqueront les esprits.
Pour voir d’autres photos et informations sur ses dessins, installations, voir le site de Isa BARBIER, son site est très bien fait.
Très minimalistes, elle développe un travail mêlant lumière, matière en rapport à l’espace vu où perçu, cherchant à trouver un équilibre tout en finesse dans la composition.
A la galerie Samira GAMBIE, on retrouve les peintures à l’huile de Clara Bryon découvertes à la salle Saint Ravy en 2019.