NOON

Noon est à la Chapelle des pénitents à Mèze.

Comme chaque année, Anagraphis met en avant un(e) artiste pour l’expo de l’été à La Chapelle des pénitents de Mèze.

On connaissait NOON par ses collages sur les murs de Montpell ier.

Elle est présentée aussi par ce collectif nommé « les biches ».

https://collectiflesbiches.com/noon/

Elle a été choisie par un responsable de la mairie de Montpellier ou de l’agglomération qui a réalisé une exposition de street artistes sur des supports de pub.

A La Chapelle des pénitents , outre de belles sérigraphies, elle a réalisé des cubes qui ont envahi l’espace.

Sérigraphie 50 /70 cm

Sérigraphie 40/ 40 cm

Au fond de l’église, Noon présente dans des cadres de tableaux des découpages papier montés en relief.

D’un format de 30 40 cm ou 30 60 cm

Sur les murs restant de la Chapelle, on découvre d’autres artistes que présente Anagraphis par des sérigraphies originales numérotées.

Rouge ou violet ?
LADY.K‘

Belle vue
Tanino LIBERATORE

De =MOMOS=

État(s)-LEF. De Mlle Terite

Anagraphis est une maison d’édition qui réalise des sérigraphies originales, numérotées et signées par les plus grands noms de l’art contemporain, du street art et de la bande dessinée. On peut découvrir toutes les affiches sur le lien ci-dessous. BOUTIQUE D’ANAGRAPHIS. Une démarche pour rendre accessible des œuvres d’art en rétribuant les artistes.

Summer Times. De Reso. 2018

De BELLA BAH (BELLUS). 2020

Les blues train. De Patrick Coutin.

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Big Boy De Benito 2020

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Little Walter.de Mezo
Sans titre de PEZJ

Camion de bière
BOISROND François
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Anagraphis Editions

Anagraphis, c’est d’abord l’édition d’œuvres originales, sérigraphies, estampes, numérotées et signées par les plus grands noms de l’art contemporain, de la bande dessinée et du Street Art. Aujourd’hui, c’est aussi le livre, l’estampe numérique ou l’e-book

https://www.anagraphis.com/ledition-dart/

Photographie: Edward Burtynsky

Exposition « Eaux troublées – Edward Burtynsky »

Pour l’été 2021, le responsable du Pavillon Populaire de Montpellier nous fait découvrir Edward Burtynsky.

Enrica Viganò, Commissaire de l’exposition. : Burtynsky utilise des images sublimes pour toucher l’opinion publique : « Puisque c’est à travers la culture que l’on s’élève et que l’on construit son histoire. Et, par la culture, il est possible de montrer à l’Homme les conséquences de ses actions ». Son art est donc une nécessité, pour provoquer, informer et mobiliser, peu importe les frontières, puisque l’environnement est le sujet le plus universel qui soit et qu’il a l’urgence de nos besoins les plus primaires. L’artiste nous propose des images étonnantes et réellement efficaces, puisqu’elles révèlent la façon dont l’humanité façonne le monde, guidée par sa cupidité. La Terre, cependant, est épuisée et lance un appel à l’aide, notamment par le biais de la photographie. Le message de Burtynsky est clair et simple : « Nos choix d’aujourd’hui sont notre don pour l’avenir ».

L’exposition Eaux troublées explore la relation controversée entre l’homme et l’eau, ce liquide si précieux, ressource essentielle à la vie, élément fondamental de notre corps, de notre planète et de notre vie.

Entre 2009 et 2014, Edward Burtynsky parcourt les cinq continents, du golfe du Mexique aux rives du Gange, pour capturer le cycle de vie de l’eau. Il suit le cours des rivières et étudie les mers, il décrit les différentes utilisations de l’eau, du culte à l’agriculture, et comme à son habitude, regarde à nouveau au-delà de la surface des choses. »

Polder

Irrigation
Irrigation

Barrage
Barrage

L’oeuvre photographique d’Edward Burtynsky est en effet le fruit de la subtilité qu’il déploie dans ses recherches et leur synthèse. L’analyse débute par une étude minutieuse de l’impact du progrès humain sur la Terre et se poursuit par une recherche en profondeur de sites représentatifs. La synthèse est présentée par le biais des images qui parviennent à réunir cette diversité et la transforment en symboles à travers une esthétique qui comble les sens et invite à la contemplation. Pour produire son oeuvre sur l’eau, Burtynsky a eu recours à des technologies modernes, une nécessité pour traiter d’un sujet si vaste. Les prises de vue aériennes (depuis des hélicoptères ou des drones) caractérisent en effet ce projet et ne cessent de nous étonner en raison de la difficulté à appréhender visuellement l’échelle et l’abstraction des sujets.

Le résultat est toujours surprenant et excitant et nous sommes d’abord fascinés par ces impressionnantes représentations de lieux, après quoi nous pouvons dépasser l’illusoire infinité de ces paysages, pour enfin saisir le sujet.

Phosphates

Abdoulaye Konaté

En préparation d’un sommet franco africain qui se déroulera à Montpellier, une exposition à la salle Bagouet présente Abdoulaye Konaté.

C’est l’une des grandes figures des arts plastiques au Mali. Abordant la tapisserie, la confection, la peinture et la sculpture, il fait du tissu son principal matériau de création et puise son inspiration tant dans les spiritualités africaines que dans d’autres sujets.

Lune bleue 540/402. cm

Lune bleue

Vert touareg ( au trois cercle). 520/297 cm
Vert touareg ( aux trois cercles). Détail

Les gouttes rouges (sang du Sahel ). 2016 425/225 Cm
Les gouttes rouges (sang du Sahel ). Détail

Hommage à Joelle Busca 2021. 250 /190 cm
Hommage à Joelle Busca. Détail

De Picasso à Jean Paul Gauthier. 2017. 231/186cm
De Picasso à Jean Paul Gauthier. Détail

POSSÉDÉ-É-S.

Á la Panacée de Montpellier, les derniers jours d’une exposition sur un thème étrange « Possédé-e-s. ». Déviances, performances, Résistance.

Kelly Akashi. Illuminate life Form 2019

Vincent Honoré, un des commissaires de l’exposition, a écrit pour la présentation de cette exposition :

« Nécromancie et spiritisme, divination (astrologie, cartomancie, chiromancie), magie et alchimie (sortilèges, potions, élixirs) : autant de gestes et de rituels dont la force émane d’un corps en mouvement. L’occulte n’a de sens que performé. Ces actes, ce sont des corps bannis qui s’en emparent. L’occulte est la science des corps déviants. Il faut être exclu.e et en retour s’exclure des normes sociales, religieuses ou économiques pour devenir sorcière ou prêtre vaudou. L’occulte s’érige alors comme résistance contre les dogmes, le patriarcat, les pouvoirs dominants, les religions, les savoirs admis : la masse. Il est l’autre, le caché. Il est aussi ce qui révèle.
La chaîne (déviance-performance-résistance) explique pourquoi et comment une nouvelle génération d’artistes internationaux s’empare de l’occulte : le corps de l’occulte est un corps genré, racisé, politisé, gardien de visions du monde alternatives, mis à l’écart mais résistant ».

Dans cet article je ne montre pas les 27 artistes de l’exposition. Je n’ai pas accroché sur Nicolas Aguirre qui présente une table et accessoires qui ont servis pour réaliser l’échange d’âme, ni Chloé Viton qui consacre une installation immersive et troublante Cosmic Soup, ni des constructions de Jean-Baptiste Janisset (Sourire aux anges, 2020).

Il y a le travail de Dominique White.

Avec des éléments pauvres: cordes, fils et filets, coquillages, etc… blanchis par du kaolin et suspendus à des crochets de boucher, les sculptures nous évoquent le dépouillement. Il faut que l’animatrice nous explique que :

« Ces images spectrales de dépouilles suspendues à des crochets en fer évoquent les esclaves jetés par-dessus bord… Corps inutiles, malades ou révoltés devenus fantômes qui hantent les côtes africaines »

Dominique White – Ruttier for the Absent, 2019. Voile détruite, feuilles de palmier détruite, sisal, argile kaolin, raphia, corde usée, fer, résidus de la mer Méditerranée. Dimensions variables Courtesy de l’artiste et VEDA, Florence

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L’installation de Nils Alix-Tabeling est étrange: on est entre décor pour conte de fée et recherche symbolique sur la divination.

Table-eau alchimique ; entre taro et yi king Le royaume de Satan était habilement divisé… et 3 chaises sympathiques (Chat-Mite-Sphinx

),

Myriam Mihindou nous montre des photographies de Sculpture de chair.

Cela nous ramène au travail de certains artistes des année 1980 . Il faut entrevoir à travers ce travail sur le corps un acte qui rejoint certains rituels; ici c’est, pour l’artiste, de trouver un passage du silence à la parole ……

Chaque photo nous compte une histoire.

Les commissaires ont choisi d’accrocher tout le long du parcourt des sculptures en verre de Jean-Marie Appriou. Ses papillons de nuit .

Ce sculpteur, qui commence à avoir une renommé, travaille un peu comme Garouste le peintre. Ici, en mélangeant différents matériaux, du verre au bronze, de la terre et céramique, il arrive à un résultat très fort. L’artiste fait référence à la mythologie grecque ou égyptienne pour ces papillons.

Une musique de fond provient d’un requiem réalisé par 114 postes de radio. Réalisé par : Iain Forsyth & Jane Pollard.

Iain Forsyth & Jane Pollard. poste de radio

.

Dans la salle N°6 Nandipha Mntambo qui vit en Afrique du Sud nous montre un travail sculptural avec des peaux de vache, remarquable. Elles sont présentées dans l’espace comme si elles volaient.

The shadows between us. 7 m de large 3 m de haut et 2 m de profondeur
The shadows between us, 2013. Peau de vache, résine. 125 x 134 x 29 cm et 147 x 152 x 27 cm

Elle moule ces peaux avec son propre corps ou celui de sa mère.

Nandipha Mntambo déclarait : « La vache est un animal que je considère comme universel. Les êtres humains de pratiquement toutes les civilisations et toutes les parties du monde ont un lien avec cet animal. La vache est un bien, élevée à des fins alimentaires, dont les humains se servent pour le transport de marchandises, sa peau tannée est utilisée pour se vêtir, elle est aussi considérée comme une divinité et utilisée comme monnaie d’échange. Elle crée ainsi un lien invisible entre l’humanité ».

Pour le commissaire de l’expo, Vincent Honoré, il parle d’élancé macabre, fantomatique, avec ses deux robes qui “flottent” dans l’espace. Les corps sont vides mais les peaux viennent suggérer leurs traces et leur histoires. Par la beauté e..t la finesses des plis . . . et la forme humaine qui évoque les vénus antiques.

First Breath, Peau de vache et cornes. 2019. 210 x 150 cm

Il y a aussi cet autre sculpture de Nandipha Mntambo: First Breath. Peau de vache et cornes. 2019. 210 x 150 cm. Courtesy de l’artiste et galerie Andréhn-Schiptjenko.

Dans la dernière salle, il y a parmi d’autres installations les sculptures d’Anna Hulačová.

Une sculpture très classique dans son fond mais, par sa matière, elle prend un sens extraordinaire.

Sculpture en bois de saule

“ Ses figures évoquent des mythes anciens où s’entremêlent le symbolisme chrétien et les traditions populaires tchèques. La tête en tige de saule représente une ancienne tradition où par jeux les jeunes hommes suivent les jeunes fille avec une baguette de saule etc. Contraste avec les autres têtes qui combinant matériaux naturels (bois, argile) et industriels (béton, aluminium) et impression numérique présentent des figures ambigües, pas totalement humaines ou animales, sans idéologie religieuse ou politique.”

J’ai une lecture de l’exposition moins possédée que les auteurs de cette manifestation d’artistes. Mais la découverte de certains artistes est vraiment extraordinaire.

Tisser la Nature

Musée de Lodève

Une exposition, plusieurs lieux.
L’exposition Tisser la Nature XVe – XXIe siècle a été imaginée par le réseau TRAME[S] qui regroupe cinq établissements liés à l’art tissé en Massif Central : le Musée de Lodève, la Cité Internationale de la Tapisserie, l’abbaye de La Chaise-Dieu, le musée Dom Robert, et l’atelier-musée Jean Lurçat. Chaque lieu présente des tapisseries différentes, toutes portent sur le même thème : Tisser la Nature.

Pour le musée de Lodève, le choix de l’accrochage est d’alterner une tapisserie ancienne avec une Tapisserie du XXème siècle.

Les saltimbanques XVIème siècle

Leo Chiachio et Daniel Chianone. 2017 Atelier A2

Jean Lurçat. 1962 Atelier Tabart Aubusson

Mois d’avril. XVII siècle. Manufacture des Gobelins

F.Rouan manufacture des Gobelins 1992
F Rouan. Détails
F Rouan. Détail 2
F Rouan. Détail 3
F Rouan. Détail 4

Les bergers XVI siècle

Mille fleurs sauvages Dom. Robert 1999

Les trois arbres. Mario Praxinos 1997. Manufacture de Beauvais

Jardin bleu Étienne Hajdu. 1988 Manufacture de Beauvais

Primavera Leonetto Cappiello 1934

Velvet Jungle N°1. Jacques Monory. 2012. Manufacture des Gobelins

Tenture des chasses de Maximilien Manufacture des Gobelins 1685-87

Les loups dans la bergerie. Jean Lurçat 1962 Atelier Pinton Frères

Triptyque estampillé Étienne Hajdu 1971. Manufacture de Beauvais

Grande feuille Étienne Hajdu. 1994. Tapis réalisé à La Savonnerie de Lodéve.

Benjamin CARBONE, Elisabeth GIRARD, Véronique BEUCHER, Carole BOUBLI

Les briscarts est le nom du collectif d’artistes qui font visiter leur atelier deux ou trois fois dans l’année.

Ces visites d’atelier d’artiste de Montpelier est toujours source de découverte.

Commençons par Elisabeth GIRARD.

Sa peinture évolue, mais elle garde toujours ses natures mortes aux bouteilles qui font penser à Morandini et ses fruits et légumes que j’aime dans leur simplicité.

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