Les nouvelles technologies de photo permettent de réaliser des créations d’image surréaliste qui vont au-delà de la « trahison des images » que René Magritte donnait dans sa définition de surréalisme .
René Magritte. « la trahison des images «
Avec nos nouveaux outils de création qu’utilise un artiste comme Erik Johansson, (Erik Joh) l’image surréaliste réalisée par lui prend une dimension supérieure à nous faire douter de nos sens de la réalité.
Ses images surréalistes sont visibles sur son site ou son compte Instagram.
Exposition d’une photographe Dora KALLMUS (1881-1963) qui se déroule au Pavillon Populaire de Montpellier ( la Surface de la Chair). Sous le nom de Madame d’Ora, elle fut une photographe renommée.
Travaillant comme portraitiste mondaine d’abord à Vienne, alors centre culturel majeur et laboratoire de la modernité en Europe, puis dans le Paris des Années folles.
Le peintre Gustav Klimt. 1909
De son portrait du peintre Gustav KLIMT en 1908 jusqu’à celui de Picasso en 1958, utilisant les techniques les plus modernes, elle traite de nombreux sujets au fil d’une carrière extraordinaire de plus de 50 ans.
La danseuse Anna Pavlova. 1913Alma Mahler. 1916
Précurseure, elle est en 1908, l’une des premières femmes à ouvrir un studio de photographie à Vienne. Les aristocrates, les actrices et les créateurs de mode apprécient son intuition artistique, son talent pour saisir la personnalité de ses modèles, pour agencer les vêtements et les accessoires, et bientôt de nombreux magazines publient régulièrement ses images.
La comtesse Lilly Coudenhove-Kalergi ( 1er pilote d’avion ). 1917. La chanteuses Hélène Jamrich 1910.
Pyjamas du Wiener. Werklätte. 1919
C’est en 1925 qu’elle s’installe à Paris, où elle est immédiatement appelée par les maisons de haute couture comme Balenciaga et Chanel pour photographier les tenues élégantes portées par Tamara de Lempicka, Joséphine Baker et beaucoup d’autres. Figure majeure de la scène artistique, elle réalise de nombreux portraits d’atelier des personnalités en vogue, qu’elle côtoie dans la haute société de son temps.
Bracelet et bague en cristal de roche blanc de Paul Lévy. 1931. Chapeau de Madame Agnès. 1935La danseuse Joséphine Baker. ( cartes á cigarettes). 1027
Le peintre Tsuguharu Foujita. . 1926
Mais la guerre vient bouleverser sa vie et son travail. Juive convertie, elle perd son studio parisien pendant l’Occupation, ce qui la contraint à se cacher en Ardèche durant plusieurs années au cours desquelles sa famille et ses amis sont persécutés.
Retournant à Paris après 1945, ayant tout perdu, elle porte alors un regard aiguisé mais empathique sur les victimes de la guerre, et beaucoup plus distant sur le glamour et l’argent.
Dans un camp de réfugiés 1948Série les abattoirs.
Sidonie-Gabrielle Colette dite Colette. Écrivaine 1954Le peintre Pablo Picasso 1955
La romancière Louise de Vimorin. . 1955
Des éblouissements aux temps les plus sombres, des artistes d’avant-garde aux réfugiés démunis, jusqu’à l’étonnant travail métaphorique sur les abattoirs parisiens, les portraits de Madame d’Ora racontent de manière saisissante les bouleversements de la première moitié du XXe siècle. ( les textes sont issus du catalogue de l’exposition ).
photographie, Dora KALLMUS (1881-1963), Pavillon Populaire de Montpellier, Madame d’Ora,