La maison des arts Solange Bautoux à Evreux nous présente le parcours de François Place un illustrateur, qui est toujours resté fidèle au format du livre illustré.
Ce sont donc les dessins réalisés pour des livres auxquels il a collaboré, et tous les livres qu’il a créé qui sont présentés.
Ses premières collaborations
Et on continue par des livres
On découvre ainsi l’univers graphique de cet artiste illustrateur, qui ne veut pas rentrer dans les cases et les bulles. Chaque dessin permet de découvrir un univers créatif où les sources sont souvent puisées dans l’histoire de l’Art, comme dans ce dessin où Breughel nous vient à l esprit. Des illustrations de livres pédagogiques pour la jeunesse, il a évolué vers l’écriture de livre de dessins personnels.
Avec plus de liberté dans ses livres comme « l’enfant, le peintre et la mer »
Agréable de parcourir l’univers de cet écrivain illustrateur .
Au musée du Vexin à Themericour, Astrid Geuser a installé une exposition intitulée Anima Mundi. ( L’Âme Monde)
L’artiste nous emmène dans un monde extraordinaire.
“Il était une fois un territoire ancien, où les arbres murmuraient aux esprits du vent. De cette mémoire enfouie est née une légende : celle d’une Nature peuplée de créatures hybrides, entre végétal et animal, entre rêve et matière. L’exposition propose une immersion artistique au cœur d’un territoire vivant et légendaire.
Un parcours en trois chapitres inspiré des forêts et des habitants secrets du Vexin. Ancrée dans une démarche à la fois poétique et écologique, Anima Mundi cherche à éveiller notre regard sur la fragilité du Vivant, et réenchanter notre rapport à la Nature ».
La maîtrise des matériaux mi- végétaux mi synthétiques pour réaliser ses figures poétiques nous entraine dans un monde merveilleux.
Chaque sculpture se regarde sur des angles différents et à chaque regard on découvre chaque détail qui représente un autre animal ou une plante.
Et c’est comme cela à chaque sculpture.
Dans la première salle, elle donne des visages aux arbres « Car chaque arbre a une entité ancienne et une âme éternelle qui veille à la nature environnante……. »
Dans la salle métamorphose, Astride de Geuser nous transporte dans un monde où la nature et les vivants sont en harmonie.
« les champs mélodieux des fées et leurs dances aériennes apportaient une énergie nouvelle qui se répandait comme un souffle léger , identifiant une métamorphose dans le Vexin français. Les animaux et les plantes , autrefois séparées dans leurs formes distinctes , commencèrent à se fondre en une symbiose merveilleuses……. »
Gaïa Déesse de la Terre
Et pour continuer dans ce monde onirique , réalisé avec des végétaux, de la résine et beaucoup de créativité, nous découvrons d’autres personnages dans un cabinet de curiosités.
Man Rabbit et Chou – Racvanide
Et pour finir
Pour en savoir plus, cliquer sur son site vous découvrirez les aquarelles, sculptures, et autres curiosités. Vous y découvrirez les peintures , présentées dans l’exposition.
A la Tannerie , espace d’exposition de Houdan trois artistes se partagent le lieu.
La peinture à la plume
MARIE JOSÉ MALARGÉ
« Depuis 1965, Marie José Malargé reste fidèle à sa technique originale : peinture à la plume sur papier. Elle réalise ainsi une manière d’écriture très personnelle par laquelle elle explore, apprivoise et s’approprie son espace et ses objets familiers dans toutes leurs dimensions. »
Regardons cette technique originale
Les sujets souvent minimalistes sont épurés formellement pour ne représenter qu’un volume coloré. Mais ces formes sont quand même, attachées à un réel.
Si vous voulez rentrer dans son univers : Voir ses fleurs , ses poissons…
Céramiste – C’est en parallèle de son métier de restauratrice, activité professionnelle qu’elle effectue avec son époux Benoit Coignard. Ils ont des commandes pour différents musées comme celui de Nîmes et d’Arles ou la restauration de la collection Khmer du musée Guimet. Sandrine Ars-Coignard pratique la sculpture.
Comme l’écrit son ami Dominique Lacoste « Chez Sandrine, tout est finalement sculpture, depuis les premières grandes statues figuratives, galbées et polies, des vierges émergées d’un bois de tilleul ou d’essingang au burin, les pains de terre désormais debout et entrepris dans la masse, et les blocs durs dont les noms font voyager : pierre du Bois-des-Lens, marbre de Carrare, albâtre du Brésil. Le voyage est d’ailleurs multiple. Déjà il se devine au cœur de la taille d’un matériau qui impose sa loi : irréversibilité des coups portés, savoir-faire qui doit toujours composer sans se soumettre, déploiement d’une certaine force. Il s’éprouve ensuite dans l’invitation à tourner autour de l’oeuvre finale, qui se révèle plurielle, et l’on se surprend à ne plus savoir quel abord on préfère. Enfin, il se trouve dans le déplacement du rendu de la surface. Le traitement de la céramique ̶ dont le raku mais pas seulement ̶ détermine à l’oeil et à la main rugosité, aspérités, craquèlements, quelques passages concédant de la brillance, et établit une correspondance avec l’aspect brut de la pierre primitive qu’on ne saura jamais. Puisque celle-ci ne manifeste plus que douceur mate et poudrée, velouté opalescent, plis et replis lisses en mouvements figés, même s’ils semblent prêts à s’animer. Au terme du voyage essentiel, celui de la création. »
La troisième artiste nous présente des toiles au premier étage.
KangSan
Cette artiste coréenne nous présente trois volets de son travail qu’elle définit comme suit:
Ma peinture trouve son inspiration dans la vie et l’humain mais plus que la représentation des corps ou des visages, ce qui m’intéresse c’est de capturer les émotions, les histoires, les désirs et les contradictions.
De façon non conventionnelle l’artiste travaille chaque série avec des écritures différentes, pour moi, il a fallut l’écriture de cet article pour en saisir le sens, car je suis bien entré dans des images à l’encre tout de suite, et je n’ai pas vu de linéarité avec les acryliques situés à l’opposée de l’espace .
Sa série rêve ou souvenir mélange un travail à l’encre que l’on recent comme issus d’une culture coréen et d’autres toiles qui sont plus dans une peinture très expressionniste. Difficile de voir de lien les séries de toile très différentes:
Autoportrait (Acrylique sur carton – 80×60
Sans titre (Acrylique sur carton – 80×60
Sans titre (Acrylique sur carton – 80×60
Inspire Expire (Acrylique sur carton – 80×60
Sans titre (Acrylique sur carton – 80×60
Le mieux pour comprendre le travail présenté , il faut lire :
Le travail de KangSan est un travail de réflexion sur la complexité des sentiments humains. Ce travail l’amène à se plonger dans le tourbillon des émotions humaines, dans ses méandres. Chaque toile est une invitation à explorer nos propres émotions, souvent contradictoires et entremêlées. Les traumatismes de la vie et le souvenir sont également des thèmes récurrents dans ce travail. Ils sont représentés tantôt de manière poétique tantôt de manière plus crue mais, ici encore, il s’agit d’une invitation à plonger dans nos propres émotions, à affronter nos traumatismes, à chérir nos souvenirs ou essayer d’y trouver une explication au présent. Cette exploration de l’âme humaine s’exprime notamment les séries suivantes : « Ligne du Destin » Dans cette série, ce sont différents destins (soulignés par une surintensité lumineuse le long de la ligne du destin de la main) qui sont illustrés. Cette série est organisée comme une galerie de portraits et peut, sous certains aspects, évoquer un reportage mettant en œuvre portraits peints et photographies N&B. Ici les modèles prêtent à la fois leur visage et l’une de leur main. La photographie est l’instrument d’une volonté de précision qui, en restituant les détails d’une ligne symbolisant le parcours passé et à venir d’une vie, s’oppose à l’expression parfois. trompeuse ou aléatoire d’un visage peints. « Rêve » Cette œuvre se présente sous la forme de six tableaux et d’un miroir. Tel un scénario, les six tableaux montrent la progression d’un passant dans une rue au petit jour jusqu’à son point. d’arrêt : un miroir abandonné. Ce miroir sur lequel le mot « rêve » est écrit intrigue le passant. L’image renvoyée par ce miroir est d’abord celle du passant mais par extension celle de nos propres vies. Au travers de la rencontre fortuite de ce passant et de ce miroir, c’est une représentation de. la vie et de ses hasards qui est exprimée. La vie est une succession d’évènements et de choix. A chaque évènement est associé un choix. De ce choix découle un autre évènement. « Souvenir » Cette série est un exercice de mémoire qui draine mes souvenirs d’enfance, des souvenirs. d’une époque pas si lointaine durant laquelle la société Coréenne relevait la tête à marche forcée, des souvenirs d’une époque pleine de promesses et de progrès mais marquée par la. présence d’un état autoritaire contrôlant l’information, la population et son éducation
On rentre bien dans ses toiles, on est pris dans une profondeur, on est dans la tache, on réagit à l’opposition entre le personnage et son environnement réel ou en pensée, même, si on ne devine pas exactement le sens. Il faudrait revoir l’exposition de KangSan après avoir lu et vu son site pour mieux apprécier cette ambiance picturale qu’elle nous a présentée à la Tannerie de Houdan.
Par la vision du tableau « Les Halles « au Petit Palais et une représentation du tableau « les Glaneuses « sur sur les barrières qui entourent les chèvres, poneys, moutons et biquettes du petit parc animalier sur les bords de la Seine à Mantes la Jolie m’a poussé à réaliser une recherche sur ce peintre : Léon Lhermitte. Ce peintre dit naturaliste de la fin de XIX siècle qui est passé dans l’oubli comme Rosa Boheur … … … Et ce mouvement de peinture.
Léon Augustin Lhermitte est un peintre français né en 1844 à Mont-Saint-Père , petit village des bords de Marne, près de Château Thierry, dans le sud de l’Aisne.
Unique fils d’un instituteur, ce dernier encourage très vite ses dons pour le dessin et son goût pour la peinture.
Remarqué pour la qualité de son travail, devenu titulaire d’une bourse d’Etat, il intègre en 1863, à Paris, la « Petite Ecole » dirigée par le peintre Horace Lecoq de Boisbaudran.
Ecole Impériale de Dessin, rivale de l’ Ecole des Beaux-Arts, la « Petite Ecole » privilégie les techniques du dessin et la peinture de plein-air.
Comme le précise mes recherches grâce à
Wikipedia .
« Les naturalistes aspiraient à dépeindre la réalité objective de la nature dans ses moindres aspects, suivant une approche scientifique et documentaire. Ce mouvement a exercé une influence considérable sur l’art occidental et a inspiré de nombreux artistes, ….. »
Vite éclipsé dans l’histoire de l’art par les impressionnistes, les peintres Naturalistes représentent bien cette fin du XIX siècle, présentation du réalisme social et émergence d’une révolution de la forme de l’art par présentation plus individuelle du sujet par le peintre. Surtout, cette peinture a été reproduite sur différents supports comme la gravure et les supports imprimés qui sont devenus des images très populaires au début de XX siècle.
Laissons Courbet et l’angelus de Millet plus connu dans leur approche naturaliste et parcourons les réalisations de Léon Augustin Lhermitte.
Commençons par un petit format réalisé au pastel
La dent du Chat au lac du Bourget, 1901, pastel sec sur papier tendu sur châssis en bois, 43,5 x 55,5 cm, musée des Beaux-Arts de Reims.
– sur un grand format .
La Paye des moissonneurs. 1882
. Huile sur toile. H. 215,0 ; L. 272,0 cm musée d Orsay.
Étude. Très grand format.
Les Halles. huile sur toile H. 404 x l. 635 cm. musée du Petit Palais
La têtée ou La jeune mère
huile sur toile 57. 47 cl. 1901. Musée de Reims
Fin de belle journée, soleil couchant, pêcheur, 52/94 cm 1921
6
la famille. 71/56 cm
La Famille 2. Huile sur toile 1908. . (256.5 x 348 cm.). Collection privée
7
Ouvroir du béguinage à Gand. 58.8 x 83.2 cm. 1896. Collection privée.
La fenaison. Musée Van Gogh. Amsterdam. Huile sur toile. 215/265cm 1887.
La Vendange à Mont-Saint-Père (1876). 101.6 x 148 cm.
Les vendanges. Huile sur toile . (251.5 x 209.9 cm) Métropolitain Muséum New York
10
La Leçon de Claude Bernard (1889). Huile sur toile. H = 184 ; la = 285. Académie nationale de Médecine Paris
11
Laveuses au lavoir. Huile sur toile 75 x 99 cm. Collection privée.
Les laveuses 1905. Pastel. 49.5 × 67.9 cm
12
La moisson. 122 /205 cm. (1874) Musée des Beaux-Arts, Carcassonne,
13
Glaneuses, Scènes de moisson. 1922. Collection privé. Patel ?
les glaneuses 1,6 × 1,2 M. 1887. Philadelphie muséum
Les Glaneuses. Musée national des Beaux arts de (MNBA), Buenos Aires, Argentina. Pastel 55.5 x 77 cm
À la fontaine. Pastel. 49,1 x 44 cm. Musée des Beaux Art de Reims
: Lhermitte illustre ici le thème des lavandières, pour lequel il fait poser sa servante, Hortense Noury, près de la fontaine Sainte-Foy de son village natal. Pour ce pastel, il reprend en grande partie « La Petite fontaine », peinture datant de 1876. Lhermitte va régulièrement représenter ce lieu. ( Wikipedia)
huile sur toile 53.3 x 77.5 cm
La moissonneuse au repos. pastel 53/56 cm 1886. Musée des Beaux-Arts de Reims
En résumé, comme le précise Al copilot sans citer ses sources.
« Lhermitte a innové en rendant le réalisme social à la fois précis, lumineux et émouvant, en expérimentant des techniques graphiques et picturales tout en mettant la campagne et les ouvriers au centre de son œuvre, influençant ainsi l’art réaliste français et ses successeurs. »
De plus il a multiplié les gravures et reproductions pour permettre à ses créations d’être vues par plus de gens.
Pour voir une vidéo qui présente des œuvres de Jean Augustin Lhermitte
Inauguré il y a moins d’un an, la maison atelier louée par Berthe Morisot avec son mari Eugène Manet à Bougival de 1881 à 1884 est devenue un espace muséal consacré à cette rare artiste.
Femme du mouvement impressionniste.
L’exposition temporaire a comme sujet le Balcon.
Une scénographie agréable permet d’admirer beaucoup de tableaux et de dessins disséminés dans le monde qui ont été reproduits tout le long du parcours.
La logique de présentation de cet espace est de montrer les relations de Berthe Morisot avec la ville mais aussi avec le mouvement picturale porté par Manet, Renoir, et Caillebotte qui sont présents aussi dans les salles de cette maison.
Musée des Beaux-arts de Pau
Collection privé
Dans le pommier 1880
Dans la salle à manger 1886
Blanchisseuse 1890
Dans la véranda 1884
Jeune fille cueillant des cerises 1891.
Musée Marmottant Paris
Collection Privée
Enfants à la vasque. Musée Marmottant
Wallraf-Richarts Museum Cologne
Il en resort aussi de cette présentation que des peintures de Berthe Morisot présentes souvent des sujets lièes à la femme dans leurs activités.
Le plus connu de ses tableaux est
Musée d’Orsay Paris
Une salle nous montre que cette maison a été le lieu de rencontre avec des artistes comme Auguste Renoir, Camille Pissarro et aussi des poètes comme Stéphane Mallarmé qui deviendra le tuteur de sa fille Julie.
Auguste Renoir Bord de Seine à Bougival. 1875
Camille Pissaro. Seine à Bougival.
La salle suivante nous montre certains tableaux d’Edouard Manet, qui a soutenu Berthe Morisot dans son activité de Peintre, elle va épouser son frère.
. Edouard Manet. Le repos 1870
Edouard Manet. Portraits de Berthe Morisot étendue. 1873
musée Marmottant
Edouard Manet. Le balconEdouard Manet. Berthe Morisot au bouquet de violettes.