Au MOCO de Montpellier vient de se terminer une rétrospective d’un peintre allemand des plus reconnus: Neo Rauch. Mieux que la présentation du commissaire de l’exposition, j’ai trouvé cette critique de Harry Kampianne très bonne.
A lire en entier sur le site :
Harry Kampianne
https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/article/neo-rauch-un-peintre-en-etat-de-249979
…..Force est de constater que le MO.CO sous l’impulsion de Numa Hambursin ne prend pas la peinture à la légère, que ce soit à travers Immortelle, large spectre de la jeune peinture figurative française ou plus récemment Neo Rauch, figure majeure de la Nouvelle école de Leipzig, célèbre pour ses sujets énigmatiques desquels se dégagent un parfum de mystère et de mysticisme. …….
Neo Rauch vit la peinture entre ciel et terre, un œil dans les nuages et l’autre rivé au sol. Un état d’apesanteur qui colle à merveille au sous-titre de l’exposition Le Songe de la Raison, bien qu’il dit « ne pas chercher à peindre le songe. Je cherche seulement à en comprendre le mécanisme »….
La peinture de Neo Rauch est imposante, expressive, ne serait-ce que par la puissance graphique et gestuelle de ses compositions mais aussi par la démesure onirique de ses sujets. Il la nourrit de références à la Renaissance italienne et flamande, au romantisme allemand, à un dialogue avec les maîtres du passé, à certaines influences comme Francis Bacon et Garouste (ce qui paraît plus probable) et inévitablement à une déstructuration grinçante du réalisme socialisme. La charge des symboles est parfois lourde et complexe…….
,….Neo Rauch nous offre en réalité une merveilleuse vitrine de ce que la peinture peut encore révéler comme secrets.
Intitulée Le Singe de la raison, d’après la gravure de Francisco de Goya El suenõ de la razón produce monstrous dont s’est parfois inspiré Neo Rauch, cette rétrospective réunit une centaine d’œuvre .

La présentation ne suit pas l’ordre de l exposition



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Certaines toiles ont une explication pour nous permettre de mieux comprendre et rentrer dans l’univers de ce peintre.

Pour être franc, j’ai eu du mal à rentrer dans son univers. Ce que je trouve étonnant c’est qu’il ait trouvé un large public, car cet univers de facture très (social-réaliste) des année 1930 dans les sujets et costumes, sans modernité, c’est juste l’introduction un peu surréaliste de certaines scènes et compositions et aussi le traitement de la peinture qui retiennent l’attention. Mais l’époque est à la peinture pour la peinture et à huile de préférence .
Pourtant au début de l’exposition, sont présentés ses premières toiles et dessins d’une autre facture.
Et c’est cette période (qu’il a renié) que je préfère.








Voilà comment se porte un volet du marché de l’Art en peinture. Fatigués des avant gardes, les collectionneurs ont des envies de peinture pour la peinture, se retrouver sur des formats, des peintures à huile avec un soupçon de modernité. On trouve un marché de collectionneur. Mais comme l’Art est la révélation d’un inconscient collectif, cette peinture représente bien une génération. Elle est loin de celle qui, il y a un siècle, voulait cesser la représentation figurative .
Et je ne suis pas sur que Neo Rauch soit le Goya á notre époque.