Léon Augustin Lhermitte

Léon Augustin Lhermitte, 1844/1925 est un peintre et graveur naturaliste français.

Par la vision du tableau « Les Halles «  au Petit Palais et une représentation du tableau «  les Glaneuses « sur sur les barrières qui entourent les chèvres, poneys, moutons et biquettes du petit parc animalier sur les bords de la Seine à Mantes la Jolie m’a poussé à réaliser une recherche sur ce peintre : Léon Lhermitte. Ce peintre dit naturaliste de la fin de XIX siècle qui est passé dans l’oubli comme Rosa Boheur … … … Et ce mouvement de peinture.

Léon Augustin Lhermitte est un peintre français né en 1844 à Mont-Saint-Père , petit village des bords de Marne, près de Château Thierry, dans le sud de l’Aisne.

Unique fils d’un instituteur, ce dernier encourage très vite ses dons pour le dessin et son goût pour la peinture.

Remarqué pour la qualité de son travail, devenu titulaire d’une bourse d’Etat, il intègre en 1863, à Paris, la « Petite Ecole » dirigée par le peintre Horace Lecoq de Boisbaudran.

Ecole Impériale de Dessin, rivale de l’ Ecole des Beaux-Arts, la « Petite Ecole » privilégie les techniques du dessin et la peinture de plein-air.

Comme le précise mes recherches grâce à

Wikipedia .

« Les naturalistes aspiraient à dépeindre la réalité objective de la nature dans ses moindres aspects, suivant une approche scientifique et documentaire. Ce mouvement a exercé une influence considérable sur l’art occidental et a inspiré de nombreux artistes, ….. »

Vite éclipsé dans l’histoire de l’art par les impressionnistes, les peintres Naturalistes représentent bien cette fin du XIX siècle, présentation du réalisme social et émergence d’une révolution de la forme de l’art par présentation plus individuelle du sujet par le peintre. Surtout, cette peinture a été reproduite sur différents supports comme la gravure et les supports imprimés qui sont devenus des images très populaires au début de XX siècle.

Laissons Courbet et l’angelus de Millet plus connu dans leur approche naturaliste et parcourons les réalisations de Léon Augustin Lhermitte.

Commençons par un petit format réalisé au pastel

La dent du Chat au lac du Bourget, 1901, pastel sec sur papier tendu sur châssis en bois, 43,5 x 55,5 cm, musée des Beaux-Arts de Reims.

– sur un grand format .

La Paye des moissonneurs. 1882

. Huile sur toile. H. 215,0 ; L. 272,0 cm musée d Orsay.

Étude. Très grand format.

Les Halles. huile sur toile  H. 404 x l. 635 cm. musée du Petit Palais

La têtée ou La jeune mère

huile sur toile 57. 47 cl. 1901. Musée de Reims


Fin de belle journée, soleil couchant, pêcheur, 52/94 cm 1921

6

la famille. 71/56 cm

La Famille 2. Huile sur toile 1908. . (256.5 x 348 cm.). Collection privée

7

Ouvroir du béguinage à Gand. 58.8 x 83.2 cm. 1896. Collection privée.

La fenaison. Musée Van Gogh. Amsterdam. Huile sur toile. 215/265cm 1887.

La Vendange à Mont-Saint-Père (1876). 101.6 x 148 cm.


  Les vendanges. Huile sur toile . (251.5 x 209.9 cm) Métropolitain Muséum New York

10

La Leçon de Claude Bernard (1889). Huile sur toile. H = 184 ; la = 285. Académie nationale de Médecine  Paris

11

Laveuses au lavoir. Huile sur toile 75 x 99 cm. Collection privée.

Les laveuses 1905. Pastel. 49.5 × 67.9 cm

12

La moisson. 122 /205 cm. (1874) Musée des Beaux-Arts, Carcassonne,

13

Glaneuses, Scènes de moisson. 1922. Collection privé. Patel ?

les glaneuses 1,6 × 1,2 M. 1887. Philadelphie muséum

Le Port de Granville, le soir (1892), Hanovre, musée de Basse-Saxe.

15

Le Vin (1885), musée des Beaux-Arts de Reims.

Les Glaneuses (1920), 

huile sur toile. 81 x h65 cm , musée national de l’Art occidental Tokyo

Les Glaneuses. Musée national des Beaux arts de (MNBA), Buenos Aires, Argentina. Pastel 55.5 x 77 cm


À la fontaine. Pastel. 49,1 x 44 cm. Musée des Beaux Art de Reims

: Lhermitte illustre ici le thème des lavandières, pour lequel il fait poser sa servante, Hortense Noury, près de la fontaine Sainte-Foy de son village natal. Pour ce pastel, il reprend en grande partie « La Petite fontaine », peinture datant de 1876. Lhermitte va régulièrement représenter ce lieu. ( Wikipedia)

huile sur toile 53.3 x 77.5 cm

La moissonneuse au repos. pastel 53/56 cm 1886. Musée des Beaux-Arts de Reims

En résumé, comme le précise Al copilot sans citer ses sources.

« Lhermitte a innové en rendant le réalisme social à la fois précis, lumineux et émouvant, en expérimentant des techniques graphiques et picturales tout en mettant la campagne et les ouvriers au centre de son œuvre, influençant ainsi l’art réaliste français et ses successeurs. »

De plus il a multiplié les gravures et reproductions pour permettre à ses créations d’être vues par plus de gens.

Pour voir une vidéo qui présente des œuvres de Jean Augustin Lhermitte

https://www.youtube.com/watch?v=dUbYUmupAgE

Albrecht Dürer.

Une exposition sur la gravure intitulée “Noir et Blanc “ présentait une partie de la collection de gravure du Petit Palais. Très pédagogique, elle nous montre des gravures et eaux fortes rassemblées par des collectionneurs comme Eugène Dutuit et d’autres qui dès 1880 ont fait des donations à la ville de Paris .

Deux salles sont consacrées aux gravures de Albrecht Dürer .

J’espère que vous pouvez agrandir l’image et voir le paysage en bas de cette gravure grande comme une page de livre.

Au delà de la maîtrise de la perspective et du clair obscur de cette image, ce sont les objets et animaux qui parcourent symboliquement la lecture de cette gravure qui impressionnent. Que ce soit le sablier (le temps), le crâne (la mort) et les livres (la connaissance) , le plafond gravé de plantes, cette courge suspendue, donnent un sens. Tout cela sous le regard tranquille des animaux au premier plan etc… . Et sa signature sur le plancher etc …

Plus étonnant sont présentés des entrelacs.

Un autoportrait.

Albrecht Dürer Saint Eustache Burin taille 80cm /50cm

Jacques Gallot

Dans d’autres salles, l’exposition nous fait découvrir les eaux fortes de Jacques Gallot (1592 – 1635).

Jacques Gallot Le brelan eau- forte vers 1628.

Jacques Gallot la pendaison. Eau-forte vers 1633
extrait “ les grandes misères de la guerre suite de 18 pièces

Jacques Gallot Pillages d’une ferme . Eau-forte vers 1633
extrait “ les grandes misères de la guerre suite de 18 pièces

Jacques Gallot “La tentation de Saint Antoine “
Eau-forte vers 1635

A voir de très près pour percevoir une ambiance digne de Jérôme Bosch.

Jacques Gallot “La foire de Gondreville “
Eau-forte vers 1625

Sans vous montrer toute l’exposition, Rembrandt, Goya et d’autres, des explications sur les différentes techniques de gravure nous étaient données.

La gravure est un nom générique qui va du travail au Burin (qui est un travail sur la plaque de cuivre directement au Burin) ou le travail avec une pointe sèche, une gouge directement sur la matière comme le bois ou le Lino. Avec l’eau-forte, la gravure s’effectue sur un film de protection sur une plaque de cuivre ou certaines pierres ce qui facilite le dessin.

Ceci a permis une vraie révolution dans la diffusion des images, c’était le web de l’époque. Et beaucoup de tableaux étaient reproduits en gravure comme le tableau “Les Ménines” de Velasquez.

Francisco de Goya y Lucientes “ Les Ménines” eaux forte 1778
représentant le tableau de Diego Velasquez
( Goya réalisera plus de 17 Eaux forte de tableau de Velasquez )

Léopold Massart Eau forte 1879 sur papier Japon d’après un portrait huile sur toile réalisé parc Léon Bonnat de

L’eau-forte est un procédé de gravure en taille-douce sur une plaque métallique à l’aide d’un mordantchimique (un acide). L’artiste utilisant l’eau-forte est appelé aquafortiste. À l’origine, l’eau-forte était le nom donné à l’acide nitrique.

Rembrandt. Harmensz.van Rijn. “Le Coquillage” 1650
eau forte pointe sèche et Burin

Rembrandt. Harmensz.van Rijn. “Les trois arbres ” 1643
eau forte pointe sèche sur papier filigrané.

Bref, ce Petit Palais est une vraie ressource pour l’histoire de l’Art.

Un plaisir de se promener dans ces gravures .