Albrecht Dürer.

Une exposition sur la gravure intitulée “Noir et Blanc “ présentait une partie de la collection de gravure du Petit Palais. Très pédagogique, elle nous montre des gravures et eaux fortes rassemblées par des collectionneurs comme Eugène Dutuit et d’autres qui dès 1880 ont fait des donations à la ville de Paris .

Deux salles sont consacrées aux gravures de Albrecht Dürer .

J’espère que vous pouvez agrandir l’image et voir le paysage en bas de cette gravure grande comme une page de livre.

Au delà de la maîtrise de la perspective et du clair obscur de cette image, ce sont les objets et animaux qui parcourent symboliquement la lecture de cette gravure qui impressionnent. Que ce soit le sablier (le temps), le crâne (la mort) et les livres (la connaissance) , le plafond gravé de plantes, cette courge suspendue, donnent un sens. Tout cela sous le regard tranquille des animaux au premier plan etc… . Et sa signature sur le plancher etc …

Plus étonnant sont présentés des entrelacs.

Un autoportrait.

Albrecht Dürer Saint Eustache Burin taille 80cm /50cm

Jacques Gallot

Dans d’autres salles, l’exposition nous fait découvrir les eaux fortes de Jacques Gallot (1592 – 1635).

Jacques Gallot Le brelan eau- forte vers 1628.

Jacques Gallot la pendaison. Eau-forte vers 1633
extrait “ les grandes misères de la guerre suite de 18 pièces

Jacques Gallot Pillages d’une ferme . Eau-forte vers 1633
extrait “ les grandes misères de la guerre suite de 18 pièces

Jacques Gallot “La tentation de Saint Antoine “
Eau-forte vers 1635

A voir de très près pour percevoir une ambiance digne de Jérôme Bosch.

Jacques Gallot “La foire de Gondreville “
Eau-forte vers 1625

Sans vous montrer toute l’exposition, Rembrandt, Goya et d’autres, des explications sur les différentes techniques de gravure nous étaient données.

La gravure est un nom générique qui va du travail au Burin (qui est un travail sur la plaque de cuivre directement au Burin) ou le travail avec une pointe sèche, une gouge directement sur la matière comme le bois ou le Lino. Avec l’eau-forte, la gravure s’effectue sur un film de protection sur une plaque de cuivre ou certaines pierres ce qui facilite le dessin.

Ceci a permis une vraie révolution dans la diffusion des images, c’était le web de l’époque. Et beaucoup de tableaux étaient reproduits en gravure comme le tableau “Les Ménines” de Velasquez.

Francisco de Goya y Lucientes “ Les Ménines” eaux forte 1778
représentant le tableau de Diego Velasquez
( Goya réalisera plus de 17 Eaux forte de tableau de Velasquez )

Léopold Massart Eau forte 1879 sur papier Japon d’après un portrait huile sur toile réalisé parc Léon Bonnat de

L’eau-forte est un procédé de gravure en taille-douce sur une plaque métallique à l’aide d’un mordantchimique (un acide). L’artiste utilisant l’eau-forte est appelé aquafortiste. À l’origine, l’eau-forte était le nom donné à l’acide nitrique.

Rembrandt. Harmensz.van Rijn. “Le Coquillage” 1650
eau forte pointe sèche et Burin

Rembrandt. Harmensz.van Rijn. “Les trois arbres ” 1643
eau forte pointe sèche sur papier filigrané.

Bref, ce Petit Palais est une vraie ressource pour l’histoire de l’Art.

Un plaisir de se promener dans ces gravures .