Michel Daumergue présentait quelques photos de sa série couleur. Mer/mur dans la maisonette de Gargenville.
Son travail est comme celui d’un peintre, il compose des formes (ici avec ses photos) grace à un logiciel de montage. Il est intéressant car c’est du montage, du cadrage et de la transparence, mais il se garde bien de transformer les photos. Ce n’est pas un retoucheur de photo, mais, un artiste qui avec les nouveaux outils lui permettent d’aller plus loin dans la représentation d’un sujet.
Bref un plaisir de vous faire partager le travail de cet artiste qui utilise la photo comme outil, car derrière chaque rendu, on trouve une référence à notre histoire de l’art.
On a reconnu Mondrian, Annette Messager, Clara Brion, Zurbarán etc….
Les nouvelles technologies de photo permettent de réaliser des créations d’image surréaliste qui vont au-delà de la « trahison des images » que René Magritte donnait dans sa définition de surréalisme .
René Magritte. « la trahison des images «
Avec nos nouveaux outils de création qu’utilise un artiste comme Erik Johansson, (Erik Joh) l’image surréaliste réalisée par lui prend une dimension supérieure à nous faire douter de nos sens de la réalité.
Ses images surréalistes sont visibles sur son site ou son compte Instagram.
Exposition d’une photographe Dora KALLMUS (1881-1963) qui se déroule au Pavillon Populaire de Montpellier ( la Surface de la Chair). Sous le nom de Madame d’Ora, elle fut une photographe renommée.
Travaillant comme portraitiste mondaine d’abord à Vienne, alors centre culturel majeur et laboratoire de la modernité en Europe, puis dans le Paris des Années folles.
Le peintre Gustav Klimt. 1909
De son portrait du peintre Gustav KLIMT en 1908 jusqu’à celui de Picasso en 1958, utilisant les techniques les plus modernes, elle traite de nombreux sujets au fil d’une carrière extraordinaire de plus de 50 ans.
La danseuse Anna Pavlova. 1913Alma Mahler. 1916
Précurseure, elle est en 1908, l’une des premières femmes à ouvrir un studio de photographie à Vienne. Les aristocrates, les actrices et les créateurs de mode apprécient son intuition artistique, son talent pour saisir la personnalité de ses modèles, pour agencer les vêtements et les accessoires, et bientôt de nombreux magazines publient régulièrement ses images.
La comtesse Lilly Coudenhove-Kalergi ( 1er pilote d’avion ). 1917. La chanteuses Hélène Jamrich 1910.
Pyjamas du Wiener. Werklätte. 1919
C’est en 1925 qu’elle s’installe à Paris, où elle est immédiatement appelée par les maisons de haute couture comme Balenciaga et Chanel pour photographier les tenues élégantes portées par Tamara de Lempicka, Joséphine Baker et beaucoup d’autres. Figure majeure de la scène artistique, elle réalise de nombreux portraits d’atelier des personnalités en vogue, qu’elle côtoie dans la haute société de son temps.
Bracelet et bague en cristal de roche blanc de Paul Lévy. 1931. Chapeau de Madame Agnès. 1935La danseuse Joséphine Baker. ( cartes á cigarettes). 1027
Le peintre Tsuguharu Foujita. . 1926
Mais la guerre vient bouleverser sa vie et son travail. Juive convertie, elle perd son studio parisien pendant l’Occupation, ce qui la contraint à se cacher en Ardèche durant plusieurs années au cours desquelles sa famille et ses amis sont persécutés.
Retournant à Paris après 1945, ayant tout perdu, elle porte alors un regard aiguisé mais empathique sur les victimes de la guerre, et beaucoup plus distant sur le glamour et l’argent.
Dans un camp de réfugiés 1948Série les abattoirs.
Sidonie-Gabrielle Colette dite Colette. Écrivaine 1954Le peintre Pablo Picasso 1955
La romancière Louise de Vimorin. . 1955
Des éblouissements aux temps les plus sombres, des artistes d’avant-garde aux réfugiés démunis, jusqu’à l’étonnant travail métaphorique sur les abattoirs parisiens, les portraits de Madame d’Ora racontent de manière saisissante les bouleversements de la première moitié du XXe siècle. ( les textes sont issus du catalogue de l’exposition ).
photographie, Dora KALLMUS (1881-1963), Pavillon Populaire de Montpellier, Madame d’Ora,
Étonnant ce photographe qui réalise des maquettes pour prendre en photo avec un point de vue de l’intérieur.
A propos de la démarche:
Génétiquement programmé pour être peintre, j’ai très tôt choisi la photographie comme métier de survie : le moins éloigné de mes préoccupations.L’oeuvre de Kurt Schwitters m’a fait abandonner les gouaches pour assembler divers matériaux et objets ; découvrant la troisième dimension j’ai un temps été sculpteur, puis je me suis mis à reconstruire à échelle réduite mon univers de prédilection : les « Artists’rooms ». Ces maquettes sont devenues les « modèles », au sens pictural du terme, de mes photographies et depuis je les construis à cette fin . L’aspect polymorphe de ma démarche a orienté l’architecture de ce site.
Commençons par cet atelier de Marcel Duchamp.
En 2000, il réalise cet escalier.
Piranese.
Au début, j’ai photographié les maquettes à l’horizontale, avec une perspective toute normale, bien redressée, proche de l’oeil humain ( « Les ateliers »). Puis j’ai étendu cette vision à l’enfilade de plusieurs pièces ( » de porte en porte » ). Après avoir percé un plafond, comme le fît en son temps Gordon Matta- Clarck, j’explore des perspectives vertigineuses, telles que l’on peut en avoir sur un chantier ou dans une cage d’escalier : mes images prennent alors une dimension plus » Piranésienne « .
Il y a aussi cette maison japonaise traditionnelle.
On voit la maquette en haut et la prise de vue en dessous.
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La maison de Arbat date de 2012.
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Le Havre (photo du dessous).
Le Havre, la ville reconstruite.
Le Musée d’Art Moderne André Malraux du Havre m’a invité à réaliser un travail photographique inspiré par l’architecture et l’ambiance particulière de la ville .Le port du Havre et la partie basse de la ville furent presque entièrement rasés en 1944 par des bombardements aériens. La reconstruction de la ville a ensuite été confiée à l’architecte Auguste Perret et à son équipe. Après avoir évoqué New-York et ses ateliers d’artistes avec vue sur les toits de la ville, je me suis tout naturellement intéressé à ce port: point de départ des liaisons entre l’Europe et l’Amérique (à l’époque des paquebots : le France, le Normandie). Après un repérage d’une journée au Havre, j’ai entamé la construction de maquettes d’architectures à l’échelle 1/100 inspirées par les immeubles construits par Perret au centre ville et à l’entrée du port. J’ai aussi reconstitué à une échelle plus grande les parties d’un appartement type de Perret .J’ai photographié ces divers éléments agencés, en studio ,devant un fond de ciel nuageux, travaillant les éclairages pour obtenir les images d’atmosphères que je montre ici, à Paris-photo, en préambule d’une exposition au Havre.
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La cité radieuse de l’architecte LE CORBUSIER. A Marseille.
Une série sur New York.
Il y aussi le Palais des Beaux Arts de Horta.
Passages
Dans le Palais des Beaux-Arts, édifié par Victor Horta à Bruxelles en 1928 , les dégagements de la grande salle sont éclairés par de hautes fenêtres donnant sur une cour intérieure.
L’atelier Bourdelle.
Et pour finir cette photo où l’on voit sa maquette et deux grands tirages de ses photos et l’installation correspondante.
Pour voir la totalité de ses travaux , son site est très bien.
Frédéric JAULMES est Photographe à Montpellier. Il travaille pour des agences, des artistes et des galeristes pour qui il réalise affiches et catalogues. Il a réalisé de belles photos des tableaux pour le musée Fabre et des photos de produits pour des entreprises.
Sur une composante de mise en scène surréaliste, tendance Magritte auquel il a pris le personnage avec son chapeau, ce photographe, et réalisateur de vidéo de métier, poursuit depuis quelques années la fabrication d’histoires sur une base surréaliste.
Ici dans la maison des consuls des Matelles, il a résumé dans chaque pièce une scénographie en mettant en scène les objets qu’il a utilisés pour les photos et films surréalistes.