MUMA suite avec Eugène Boudin

Continuons cette visite du musée d’Art Moderne André Malraux de la ville du Havre.

L’intérêt de ce musée est qu’il est un grand espace ouvert, car non cloisonné. Ils ont évité d’enfermer : les tableaux dans des salles thématiques pour chaque catégorie de peintre. C’est un parcourt linéaire qui permet aussi de naviguer entre les œuvres et les époques.

Par exemple, on trouve à quelques pas de distance les tableaux suivants.

Henri Matisse . 1099. Nature morte au pichet

Victor Vignon. 1847/1909 Pommes et pichet
Othon Friesz. 1909. Nature morte au pichet
Félix Vallotton. 1910. Nature morte aux pommes

Et plus loin dans l’espace et donc dans le temps.

Sébastien Strokospp. Nature morte à l’écrevisse (1630 environ )

Christophe Puytlinck. 1638 /1670. Nature morte

Michelangelo Cerquozzi. 1602 / 1660 Fleurs.

Michelangelo Campidoglio. 1610/1670. Fruits et singes

Et des paysages naturellement

Claude Monet . 1840/1926 . La Seine à Vetheuil

Courbet 1819. 1877 Les bords de la mer à Palavas

Charles Cottet. 1863/1925. Venise
Armand Guillaumin. 1841/1927. La Seine à Samois

Henri Matisse 1869./1954. Rue dans le Midi

Eugène Boudin 1824/1898. L’été à Villers .

Et, particularité de ce musée, il a reçu une donation importante concernant ce peintre Eugene Boudin.

Des paysages

Eugénie Boudin. 1852
(Haut) Hôtel de Ville Le Havre
(Bas) Tour François 1er Le Havre

Eugène Boudin 1824/1898. Des Étude sur les vaches

Eugène Boudin 1824/1898. La traite .
Eugene Boudin 1824/1898. La plage

Comme pour l’exposition sur l’abstraction, l’accrochage de la collection permanente est plaisante à voir et rapproche le regardeur des tableaux. Car on passe d’un espace à un autre avec plaisir et chaque série de tableaux ne gêne pas les autres.

A la sortie du musée, sur les quais, on peut voir cette sculpture créée en 2017 par Vincent Ganivet pour marquer le 500e anniversaire du port. Elle se compose de conteneurs maritimes colorés disposés en deux arches.

Catène de Containers
œuvre de Vincent Ganivet

« Le nom Catène de Containers vient du mot latin catena (chaîne) et signifie chaîne de conteneurs. Il s’agit d’une double allusion, d’une part au principe de la chaînette renversée utilisé pour la construction et, d’autre part, à la chaîne d’approvisionnement, dans laquelle se trouvent également les conteneurs et, finalement, le port. »

Abstraction au MUMA

Le MUMA, MUsée d’art moderne André Malraux de la ville du Havre, nous montre une exposition sur l’abstraction,

Pour cela, les responsables du Musée et de l’exposition sont partis du principe « que l’abstraction ayant été l’une des grandes questions artistiques du XXe siècle, cela a donné des œuvres abstraites remarquables. Et l’exposition est là pour présenter cette aventure ». Ils ont choisi de façon très pédagogique de montrer un exemple de chaque courant de l’abstraction et ils ont développé avec Julius Baltazar l’évolution de l’itinéraire d’un peintre qui utilise l’abstraction.

Pour voir le texte complet de l’exposition. https://www.muma-lehavre.fr/fr/expositions/itineraires-abstraits

L’affiche est la reproduction d’un tableau de Jean HÉLION, 1932, huile sur toile, 72,8 x 60 cm. Il est là pour présenter Abstraction géométrique.

« Déchargé de l’obligation au réalisme, l’artiste peut transformer l’espace de la toile en un formidable terrain de jeu et d’exploration. Jouer des formes et des couleurs »

Nature Morte

« Des siècles durant, les artistes n’auront eu de cesse de « mimer » le réel. Ou de tenter d’y parvenir du mieux possible « .

Ce sera Albert GLEIZES (1881-1953), Peinture familière, 1923, peinture à colle sur toile, 80,5 x 65,5 cm.

Paysage

« Le sujet se dissout. Et le paysage lui aussi s’efface. Il s’abstrait. L’histoire du paysage en peinture nous rappelle que le report sur la toile en deux dimensions d’un espace en trois dimensions oblige l’artiste à faire des choix, à adopter un cadre, un point de vue. Le paysage pictural est une vision d’un espace, une traduction, et, même très réaliste, une distorsion du réel. »

Nicolas de STAËL (1914-1955), Paysage, Antibes, 1955, huile sur toile, 116 x 89 cm

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Informel 

« Si le sujet se dissout, la peinture reste un langage. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, certains peintres feront l’expérience d’un langage abstrait ». 

Albert FERAUD (1921-2008), Sans titre, 1976, encre de chine appliquée à la seringue hypodermique

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Geste

« Du signe, le regard se porte sur le geste. La matière, déposée sur la toile, est marquée du geste même de l’artiste. »

ZAO Wou-Ki (1920-2013), Growing, 1956, huile sur toile, 54 x 65 cm

Matériaux

« Débarrassés de l’injonction de signifier, attendus à ne plus livrer que ce que l’on a sous les yeux, des artistes de l’abstraction interrogent alors l’oeuvre d’art dans ses composants même : le médium, le support, le cadre, le matériau… »

Ladislas KIJNO (1921-2012), Papier froissé peint, 1976, 108 x 75 cm

Et pour continuer cet exposition, une cinquantaine de tableaux sont présentés pour approfondir cette notion de l’abstraction. Ceci sans rentrer dans un classement de définition des différents courants ou un ordre chronologique de la présentation. Ceci permet ainsi à un tableau de Dubuffet de côtoyer une sculpture de Morellet et qu’une peinture d’Olivier Debré soit juste à côté d’une ligne horizontale de Genevieve Asse …. Ceci nous donne à voir tous ces créateurs qui ont eu le plaisir de peindre, de créer des univers avec des lignes, une éclaboussure , une couleur etc. et c’est avec plaisir que l’on voit dans ce musée des d’enfants qui dessinent, gesticulent et donnent à ce musée une joie qui n’est pas monacale.

Jean DUBUFFET (1901-1985), Ontogénèse, 1974, vinyle sur panneau, 251 x 316 cm

Roger Chastels. 1945. Cheminée d’hôtel

Olivier Debré. 1968. Juin Jaune

Genevieve ASE. 1978. Horizontale
Léon GISCHIA (1903-1991), , Vue d’en haut, 1962, gouache sur papier, 65 x 50 cm. 

Maurice ESTÈVE (1904-2001), Noirlac, 1954, huile sur toile, 61 x 50 cm

André LHOTE. 1910. Les Arbres à Avignon

Etienne HAJDU. 1972. Estampille Blanche.

André MASSON (1896-1987), Nature morte avec poissons,
1924, huile sur toile, 55 x 46 cm

François MORELLET Sphère-trames, 1969, acier, 180 cm

Julius BALTAZAR (1949 – ), Sans titre, 2014, encre de Chine et acrylique sur papier, 76 x 56 cm

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En fin d’exposition, le musée présente une dizaine de tableaux du peintre Julius Balthazar. Ceci est un extrait d’une donation réalisée par cet artiste qui porte aussi le nom de Hervé Lambion comme signature pour l’écriture de ses romans.

Julius BALTAZAR. 1999. Sans titre

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Julius BALTAZAR. 2003. Lumières du Vent

Julius BALTAZAR. 2017. Sans titre

Julius BALTAZAR. 2017. Luis Mizon

Julius BALTAZAR. 2019. S ans titre

Julius BALTAZAR. 1988. Sans titre

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Au niveau du restaurant, on peut voir aussi les 3 panneaux de cette tapisserie réalisée en fils métallique par Simone PROUVÉ fille de l’ingénieur Jean Prouvé.

Simone PROUVÉ (1931- ), Sans titre (tapisserie), 1999, fibres textiles, 227 x 199 par panneau.

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Nous continuerons la suite de ce musée dans un prochain blog.