5 ème biennale de Estampe à la Tannerie, Noirs sillons.

Beaucoup d’artistes pour cet exposition intitulée Noirs Sillons, à la Tannerie de Houdan en ce printemps consacré à la gravure.

J’ai préféré rechercher des compléments d’information sur quelques artistes découverts lors de cette bienale, plutôt que de présenter tout le monde.

Une découverte de la gravure contemporaine.

Hélène Bascoul

Par le traitement graphique, autant que par les sujets, les gravures de Hélène Bascoul m’interpellent. Sur son site, on trouve cette même ambiance mais les traitements graphiques sont différents.

https://www.helenebascoul.art/96-2024.html

Françoise Blondel

Pour en savoir plus

https://www.blondel1.fr/noirs-blancs/

Et je suis étonné de voir que ses dessins et peintures sont bien éloignés de ses gravures, ou plus précisément, je n’ai pas ressenti la même lecture entre ses aplats d’encre finement éclairés et juxtaposés et cette univers en couleur dans les peintures vues sur son site.

Guy Braun gravure

En regardant ses glaneuses dans cette gravure énigmatique

elle donne envie d’en savoir plus.

https://guybraun.fr/eau-forte-etching/

Et on n’est pas déçu.

Sur son site en dehors de sa prestation d’enseignant graveur, une multitude de gravure est présenté. Elles sont toutes de qualité.

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J’ai dû couper un peu les images à droite et gauche, je m’en excuse, le but est de montrer la qualité de ces gravures et des modes de travail ( manière noire, burin, eau forte), cette maîtrise de l’outil va de pair avec le choix de ses dessins.

Hyun Jeung

Cette artiste nous montrait des gravures su bois.

Pluie sur les lotus

En recherchant , on voit que la renommée de cette artiste coréenne n’est pas à faire, son univers très sobre est apprécié.

https://www.hyunjeung.com

Et on découvre

Géranium

Djadjak

Gingko

Géranium

Pavot

Restons dans un univers de plante.

Valerie Loiseau

Pour Valérie Loiseau :

La nature est ce portail toujours ouvert qui permet d’accéder à un monde onirique où le passé et le présent n’ont plus de frontière, où les objets et les êtres sont des entités vivantes et fortes de symbole.

Dans le paysage, les perceptions s’affinent, les émotions se déploient…

Pour finir il faut montrer le travail de cet artiste graveur

Yannick Dublineau.

Car tous les graveurs présents lui rendaient hommage.

https://www.yannick-dublineau.com/Gravures.htm

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Initiatrice de cette biennale sur la gravure à la Tannerie avec Marc Giai-Miniet, l’exposition lui est dédiée.

Marc Giai-Miniet

Je ne peux pas terminer cette présentation, sans vous faire entrer dans l’univers grahique De Marc Giai-Miniet qui présentait des sérigraphies.

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Je vous propose d’aller voir son site pour découvrir les boîtes et tout le travail graphique de cette grande personnalité de l’art.

http://www.marc-giai-miniet.com/index.html

Mots de l’article:

Noir Sillons, 5eme biennale de l’estampe, la tannerie Houdan, Marc Giai-Miniet , Hélène Bascoul, Yannick Dublineau, Valérie Loiseau, Hyun Jeung, Guy Braun, Françoise Blondel, gravure, Yvelines,

Albrecht Dürer.

Une exposition sur la gravure intitulée “Noir et Blanc “ présentait une partie de la collection de gravure du Petit Palais. Très pédagogique, elle nous montre des gravures et eaux fortes rassemblées par des collectionneurs comme Eugène Dutuit et d’autres qui dès 1880 ont fait des donations à la ville de Paris .

Deux salles sont consacrées aux gravures de Albrecht Dürer .

J’espère que vous pouvez agrandir l’image et voir le paysage en bas de cette gravure grande comme une page de livre.

Au delà de la maîtrise de la perspective et du clair obscur de cette image, ce sont les objets et animaux qui parcourent symboliquement la lecture de cette gravure qui impressionnent. Que ce soit le sablier (le temps), le crâne (la mort) et les livres (la connaissance) , le plafond gravé de plantes, cette courge suspendue, donnent un sens. Tout cela sous le regard tranquille des animaux au premier plan etc… . Et sa signature sur le plancher etc …

Plus étonnant sont présentés des entrelacs.

Un autoportrait.

Albrecht Dürer Saint Eustache Burin taille 80cm /50cm

Jacques Gallot

Dans d’autres salles, l’exposition nous fait découvrir les eaux fortes de Jacques Gallot (1592 – 1635).

Jacques Gallot Le brelan eau- forte vers 1628.

Jacques Gallot la pendaison. Eau-forte vers 1633
extrait “ les grandes misères de la guerre suite de 18 pièces

Jacques Gallot Pillages d’une ferme . Eau-forte vers 1633
extrait “ les grandes misères de la guerre suite de 18 pièces

Jacques Gallot “La tentation de Saint Antoine “
Eau-forte vers 1635

A voir de très près pour percevoir une ambiance digne de Jérôme Bosch.

Jacques Gallot “La foire de Gondreville “
Eau-forte vers 1625

Sans vous montrer toute l’exposition, Rembrandt, Goya et d’autres, des explications sur les différentes techniques de gravure nous étaient données.

La gravure est un nom générique qui va du travail au Burin (qui est un travail sur la plaque de cuivre directement au Burin) ou le travail avec une pointe sèche, une gouge directement sur la matière comme le bois ou le Lino. Avec l’eau-forte, la gravure s’effectue sur un film de protection sur une plaque de cuivre ou certaines pierres ce qui facilite le dessin.

Ceci a permis une vraie révolution dans la diffusion des images, c’était le web de l’époque. Et beaucoup de tableaux étaient reproduits en gravure comme le tableau “Les Ménines” de Velasquez.

Francisco de Goya y Lucientes “ Les Ménines” eaux forte 1778
représentant le tableau de Diego Velasquez
( Goya réalisera plus de 17 Eaux forte de tableau de Velasquez )

Léopold Massart Eau forte 1879 sur papier Japon d’après un portrait huile sur toile réalisé parc Léon Bonnat de

L’eau-forte est un procédé de gravure en taille-douce sur une plaque métallique à l’aide d’un mordantchimique (un acide). L’artiste utilisant l’eau-forte est appelé aquafortiste. À l’origine, l’eau-forte était le nom donné à l’acide nitrique.

Rembrandt. Harmensz.van Rijn. “Le Coquillage” 1650
eau forte pointe sèche et Burin

Rembrandt. Harmensz.van Rijn. “Les trois arbres ” 1643
eau forte pointe sèche sur papier filigrané.

Bref, ce Petit Palais est une vraie ressource pour l’histoire de l’Art.

Un plaisir de se promener dans ces gravures .

Pierre Alechinsky

Chaumont sur Loire présentait cet été une remarquable rétrospective du travail de Pierre Alechinsky à l’imprimerie .

Que ce soit Dessins, gravures, lithographies, estampes murales, ouvrages de bibliophilie, les œuvres présentées nous montrent l’homogénéité de son travail sur 70 ans de création. « Pierre Alechinsky depuis toujours fasciné par le papier et les techniques d’impression, puisqu’il fut d’abord typographe et imprimeur, l’artiste en connaît, de longue date, tous les secrets et toutes les virtualités. L’exposition nous entraîne au cœur de ses créations, où règnent sans partage le génie, la culture et l’humour d’Alechinsky.

Cette rétrospective permet de voir l’évolution de cet artiste.

Et de ce texte de présentation de l’exposition, qui est remarquable, en voici un autre extrait: « « Tout dans ce travail, intéresse l’artiste : les pinceaux, l’encre, le papier, le geste, la liberté d’interprétation de l’idéogramme standard. Toutes choses qui marqueront son œuvre. “Alechinsky est épris du papier qui craque ou se gondole, il aime le crayon qui glisse en toute lenteur, l’encre qui marque fièrement son atteinte, l’aquarelle qui anoblit tout ce qu’elle rehausse. Il est au dessin comme à la plus vive confession, il sait qu’il en tire aussi bien l’aveu que la discrétion. L’art de dessiner n’est pas le moins du monde une récréation ou un délassement, c’est une empreinte magique sur la surface envoûtante du papier”, argumente l’écrivain Yves Peyré dans Le rêve et son préalable. »

Comme c’est une rétrospective, cela nous permet de mieux voir l’évolution de cet artiste.

De 1944 à 1948, il étudie l’illustration, il doit ainsi sa parfaite aisance pour la gravure car il a étudié à l’atelier 17 dirigé par Stanley Hayter.

1948

Pierre Alechinsky commence à peindre dans les années 47 juste avant d’entrer dans le mouvement CoBrA dont il deviendra un membre très actif, même s’il n’en est pas un fondateur.

CoBrA revue d’artiste Internationale (Copenhague, Bruxelles, Amsterdam ), ce mouvement artistique surréaliste révolutionnaire de 1949 à 1951 va avoir une grande influence sur l’Art européen de l’époque.

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A partir de 1950, Pierre Alechinsky découvre la peinture acrylique et « invente » les remarques marginales (l’image centrale est entourée de vignettes, inspirées des bandes dessinées, qui complètent le sens du tableau). Elles constituent aujourd’hui l’une de ses caractéristiques artistiques majeures.

A partir de 1954, Pierre Alechinsky découvre la calligraphie japonaise, son oeuvre s’oriente vers plus de fluidité et de spontanéité avec l’utilisation de l’encre hors du champ de la couleur.

1960 reconnaissance internationale de son œuvre, les Musées du monde entier ont des œuvres de l’artiste.

Pour démocratiser l’accès à son travail, la gravure et la lithographie ont permis de produire des œuvres qui assurent à Alechinsky une diffusion auprès d’un large public. Et c’est sur ce volet, que le thème de l’exposition est conçu.

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Lithographie qui a servi pour l’affiche de l’exposition.

L’arbre bleu.

Cette image a été utilisé pour la réalisation d un mur peint dans Paris

Sur tout un couloir, il nous a présenté un alphabet complet remarquable.

Sur un mur entier ce triptyque

En 1993

Aujourd’hui, toujours en inspiration, Pierre Alechinsky continu à créer

À Chaumont sur Loire, étaient présentés énormément de livres qu’il a réalisé en collaboration avec des poètes le plus souvent. Chaque livre est une œuvre à part entière.

Ci dessous, une gravure qui n’était pas à Chaumont-sur-Loire mais dans le musée Paul Valéry de Sète où une salle entière est consacrée aux artistes qui ont travaillé avec le poète Salah Stétié.

Le portrait du poète Salah Stétié.

Les mots de ce blog: Pierre Alechinsky, Chaumont sur Loire, CoBra,

Jan Goede

La gravure en simplicité .

Aux rencontres Artpage, la biennale de l’estampe et du livre d’art qui se déroulait vers Octon, petit village proche du lac du Salagou, on a vu différents ateliers d’artiste, dont celui de Judith Rotchild , et parmi les artistes invités , on découvre le graveur Jan Goede.

La simplicité des sujets et la qualité de ses rendus avec la technique de pointe sèche est simple et sans artifice. Sa maitrise lui permet de transmettre l’observation d’arbres, un brin d’herbes ou d’un sol en finesse mais sans charger le trait. La Perception de son regard à travers la pointe sèche sur du cuivre, ou les gravures sur linoléum nous donne des plaisirs simples. On notera qu’il préfère les arbres en hiver pour nous faire vibrer avec les branches plutôt que le vent dans les feuilles au printemps.

Loin des discours sur l’art, juste la simplicité de sa complicité du. regard et de ses outils pour graver.

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Cèdre. . Eaux forte 2021

Frêne . Eau-forte | 191 X 97 mm. Sur papier Hahnemuelhe 300gr/m²

Peuplier Blanc. Eau-forte | 198 X 99 mm. Sur Sur papier Hahnemuelhe 300gr/m²

Des aulnes au ruisseau eau-forte Sur papier Hahnemuelhe 300gr/m
Cailloux dans la rivière. eau-forte Sur papier Hahnemuelhe 300gr/m
Chardon eau-forte Sur papier Hahnemuelhe 300gr/m
Chêne eau-forte Sur papier Hahnemuelhe 300gr/

La pierre noire eau-forte Sur papier Hahnemuelhe 300gr/m
Le Chassezac eau-forte Sur papier Hahnemuelhe 300gr
Rocher blanc. eau-forte Sur papier Hahnemuelhe 300gr

Ses gravures sur lino sont plus contrastées et nous donnent bien l’ombre forte du soleil dans les branches des Oliviers.

Oliveraie. Linogravure Sur papier Hahnemuelhe 300gr/m.
Oliveraie. Linogravures Sur papier Hahnemuelhe 300gr/m.
Au Chassezac. Linogravure Sur papier Hahnemuelhe 300gr/m.
Nénuphar. Linogravure. Sur papier Hahnemuelhe 300gr/m.

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Pour en savoir plus voir son site:

https://www.jangoede-prints.com/portfolio/

Jan Goede, gravure, point sèche, Artpage,

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SPIG. LinoCutfactory

Stéphane Gétas alias Spig Linocutfactory, est un artiste illustrateur reconnue pour les gravures , il presenté sur le site BDG. : « il est illustrateur freelance depuis 1999 et vit et travaille à Bordeaux. Son médium de prédilection est la linogravure, un procédé d’estampe artisanal apparenté à la gravure sur bois. Ses illustrations sont entièrement gravées et imprimées à la main. Passionné par la musique, la mécanique, la Nature, les sciences et l’espace, Spig interroge dans ses gravures l’ordre et le désordre du monde avec humour et férocité. Son éclectisme se traduit par la diversité des ses collaborations : on retrouve ses illustrations sous forme d’affiches (cinéma, concert, évènementiel), de publicités… Parallèlement , il anime des ateliers d’illustration et de linogravures ». A la Galerie Arterosa de Montpellier où il a laissé des linogravures à découvrir .

son site est :

https://www.spig.fr

Les outils pour la linogravures.

Je ne suis pas sur que ce soit SPIG.

Je n’ai pas trouvé de traces de travaux très récents.

Son site SPIG.fr

Stéphane Gétas, Spig Linocutfactory, galerie ArteRosa, linogravures, illustrateur, SPIG,

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